Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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muscle court fléchisseur des doigts de pied l.m.

musculus flexor digitorum brevis pedis (TA)

flexor digiti minimi brevis of foot

Muscle aplati et quadrilatère situé dans la région plantaires moyenne.
Il se détache du processus médial de la tubérosité du calcanéum, de la face profonde de l’aponévrose plantaire et des cloisons qui le séparent des muscles voisins. Il se divise en quatre tendons qui se terminent, après avoir été perforés par les tendons du muscle long fléchisseur des doigts de pied, sur l’extrémité postérieure de la deuxième phalange des quatre derniers orteils. Il fléchit les orteils. Il est innervé par un rameau du nerf plantaire médial.

Syn. anc. muscle court fléchisseur plantaire ; muscle court fléchisseur des orteils.

muscle court fléchisseur des orteils l.m.

muscle court fléchisseur des doigts de pied

muscle court fléchisseur du gros orteil l.m.

muscle court fléchisseur de l'hallux

muscle court fléchisseur du petit doigt de la main l.m.

musculus flexor digiti minimi brevis manus (TA)

flexor digiti minimi brevis of hand

Muscle fusiforme et grêle occupant l’éminence hypothénar.
Il se détache de l’hamulus de l’os hamatum, du rétinaculum des fléchisseurs et d’une arcade tendineuse des muscles de l’éminence hypothénar. Il descend pour se terminer sur le côté médial de la phalange proximale du petit doigt. Il fléchit le petit doigt. Il est innervé par un rameau de la branche profonde du nerf ulnaire.

muscle court fléchisseur du petit doigt du pied l.m.

musculus flexor digiti minimi brevis pedis  (TA)

flexor digiti minimi brevis of foot

Muscle occupant la loge plantaire externe.
Il s’insère en arrière sur la gaine du muscle long fibulaire et sur l’extrémité postérieure du cinquième métatarsien. Il se termine à la face plantaire de l’extrémité postérieure de la phalange proximale du petit orteil. Il fléchit le petit orteil. Il est innervé par un rameau du nerf plantaire latéral.

Syn. anc.  muscle court fléchisseur du petit orteil

muscle court fléchisseur du petit orteil l.m.

muscle court fléchisseur du petit doigt du pied

muscle court fléchisseur du pouce l.m.

musculus flexor pollicis brevis (TA)

flexor pollicis brevis

Muscle triangulaire situé dans l’éminence thénar.
Il naît par deux chefs : un chef superficiel qui se détache du tubercule de l’os trapèze et du bord inférieur du rétinaculum des fléchisseurs ; un chef profond qui s’insère sur la face antérieure de l’os trapézoïde et de l’os capitatum. Ces deux chefs se réunissent et se terminent sur l’os sésamoïde latéral et sur le tubercule latéral de la phalange proximale du pouce. Il porte le pouce en dedans et en avant. Le chef superficiel est innervé par un rameau du nerf médian ; le chef profond est innervé par un rameau de la branche profonde du nerf ulnaire.

muscle court fléchisseur plantaire  l.m.

muscle court fléchisseur des doigts de pied

muscle court palmaire l.m.

musculus palmaris brevis (TA)

palmaris brevis

Petit muscle peaucier, quadrilatère, situé à la partie superficielle de l’éminence hypothénar.
Il s’insère sur le bord médial de l’aponévrose palmaire et se fixe à la face profonde de la peau de l’éminence hypothénar. Il plisse transversalement les téguments  hypothénars. Il ests innervé par un rameau de la branche superficielle du nerf ulnaire.

Syn. anc.  muscle palmaire cutané

muscle court péronier l.m.

muscle court fibulaire

muscle court péronier latéral l.m.

muscle court fibulaire

muscle court radial l.m.

muscle court extenseur radial du carpe

nerf ciliaire court l.m.

nervus ciliaris brevis
Nerf issu du gangion ciliaire, qui pénètre dans le globe oculaire en perforant la sclérotique.
Ces nerfs innervent le muscle ciliaire et le muscle sphincter de la pupille par les fibres parasympathiques (mydriase et rôle dans l'accommodation). Les fibres sympathiques donnent l'innervation des muscles dilatateurs de la pupille (à l'origine d'un myosis).

os court l.m.

os breve  (TA)

short bone

Os dont les trois dimensions sont à peu près égales.

Édit. 2017

syndrome du QT court familial l l.m.

Syndrome caractérisé par un intervalle QTc court (QT et QT corrigé 300 ms) sur l’électrocardiogramme de surface avec un risque élevé de syncope ou de mort subite par arythmie ventriculaire.
Affection très rare du sujet jeune avec une grande hétérogénéité dans l’expression clinique qui peut-être cliniquement silencieuse ou comporter des épisodes de syncopes ou des morts subites. Il est très fréquemment associé à une fibrillation atriale isolée.
Il existe souvent des antécédents familiaux de mort subite ou de fibrillation atriale touchant plusieurs générations. La transmission du syndrome est de type autosomique dominant. Des mutations dans les gènes KCNQ1, KCNH2 et KCNJ2, tous codant des canaux potassiques cardiaques, ont été identifiées chez certains sujets atteints. Ces mutations entraînent un gain de fonction et un raccourcissement du potentiel d’action, d’où un raccourcissement de l’intervalle QT. L’exploration électrophysiologique montre des périodes réfractaires auriculaires et ventriculaires courtes et une vulnérabilité ventriculaire chez la majorité des patients. Le seul traitement préventif de la mort subite est, à l’heure actuelle, le défibrillateur automatique implantable.

I. Gussak, médecin cardiologue américain (2000) ; J-M Lupoglazoff, Isabelle Denjoy, médecins français (2007)

Réf. Orphanet, J-M Lupoglazoff, Isabelle Denjoy (2007)

intervalle QT, QTc, fibrillation atriale, KCNQ1,KCNH2 et KCNJ2, canal potassique, défibrillateur automatique implantable

trisomie du bras court du chromosome 3 (tri 3p) l.f.

trisomy chromosome 3 (short arm)

Remaniement chromosomique parental équilibré du chromosome 3 par translocation ou insertion.
La traduction clinique est un déficit mental sévère avec souvent épilepsie et troubles du comportement. On note une rétraction temporale, des joues rebondies, une grande bouche aux coins tombants, un menton très petit. Le bec de lièvre et des cardiopathies sont fréquentes.

trisomie du bras court du chromosome 4 (tri 4p) l.f.

trisomy chromosome 4 (short arm)

Remaniement chromosomique parental consistant, soit en une inversion péricentrique, soit en une translocation du bras court du chromosome 4 sur un acrocentrique, surtout le chromosome 22.
Dans ces familles, on peut trouver des enfants monosomiques et des enfants tri 4p. On note un déficit mental sévère avec agitation, une aplasie de l'ensellure nasale à la naissance avec saillie de la glabelle, un pavillon arrondi des oreilles, un menton massif. Les malformations squelettiques sont fréquentes.

ulna court l.m.

short ulna, ulna brevis

Raccourcissement de l’ulna par rapport au radius.
Il se voit dans de nombreuses malformations et dans le cadre d’ostéochondrodysplasies comme la maladie des exostoses multiples et l’enchondromatose multiple d’Ollier. La tête radiale peut se subluxer ou se luxer entraînant un trouble dans la fonction du coude.

L. Ollier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1899)

Syn. cubitus court

ulna, ostéochondrodysplasie, maladie exostosante

trisomie du bras court du chromosome 9 l.f.

trisomie 9p

[A4,O6,Q1,Q2]

syndrome du grêle court l.m.

short bowel syndrome

Le syndrome dit du « grêle court » est secondaire à une résection chirurgicale (par exemple après infarctus mésentérique) laissant en place moins de 150 à 200 cm d'intestin grêle chez l’adulte.
Il s'agit d'une maladie rare (environ 1 cas pour 1 000 000 de personnes en France). Elle est caractérisée par une diarrhée, une malabsorption des nutriments, des troubles hydroélectrolytiques. Le grêle court peut aussi être d’origine congénitale. L’évaluation de l’insuffisance intestinale tient compte du grêle restant, du type d’anastomose, de la longueur du colon restant et de la préservation de la valvule iléo-caecale. La longueur de l’intestin réséqué n’a que peu de valeur, variant si elle est mesurée fraiche ou fixée, mais surtout en raison de la variabilité anatomique l’intestin grêle allant de 3 à 7 mètres. La longueur de l’intestin restant est mesurée au bloc opératoire ou évaluée à partir des données de l’imagerie (scanner). Le côlon restant est estimé en pourcentages, en divisant le côlon en 7 parties, supposées de longueur égales, et correspondant chacune à 14 % de la totalité.
Le type de SGC est distingué par une classification anatomique : l’entérostomie terminale (type I anatomique), l’anastomose jéjuno-colique (type II anatomique) et l’anastomose jéjuno-iléocolique (type III anatomique). Les types II et III sont de meilleur pronostic car la malabsorption est moins sévère. Le côlon peut en partie pallier l’insuffisance intestinale, en particulier pour les glucides.
Les principales causes du SGC sont, chez l’adulte, l’ischémie intestinale, la maladie de Crohn, les cancers et les traumatismes. Chez les nourrissons et les jeunes enfants, ce sont les conséquences de l’entérocolite nécrosante néonatale et le syndrome du grêle court congénital, trouble intestinal rare des nouveau-nés d'étiologie inconnue. Les patients naissent avec un intestin grêle court (moins de 75 cm de long) compromettant l'absorption intestinale se manifestant par une diarrhée chronique, des vomissements et un retard de croissance staturo-pondérale.
 Le taux de citrulline plasmatique (acide aminé produit par les entérocytes) est un marqueur d’insuffisance intestinale. Il est corrélé à la longueur de grêle restant et donc abaissé chez les patients atteints du SGC. La citrulline plasmatique permet de discriminer les patients pouvant être sevrés de nutrition parentérale  (> 20 μmol/L) de ceux qui restent dépendants de la nutrition parentérale deux ans après la résection intestinale, témoignant d’une insuffisance intestinale permanente.
Les troubles sont définitifs dans 50 % des cas. Ils peuvent régresser, au moins en partie, après une période d'adaptation intestinale de 6 à 12 mois. La prise en charge en centre spécialisé est très complexe et difficile pour les patients. Après une phase de réanimation hydro-éléctrolytique et une phase d’alimentation orale hypercalorique et hyperprotéique, en favorisant les solides par rapport aux liquides,  une autonomie nutritionnelle est possible. Dans 50 % des cas, la nutrition parentérale à domicile de longue durée reste le traitement de référence.
Les alternatives à la nutrition parentérale peuvent être l’utilisation des facteurs de croissance de la muqueuse intestinale, tel le téduglutide, polypeptide recombinant, analogue du GLP2 (Glucagon Like Peptide 2), qui diminue le débit des selles et augmente la citrullinémie, mais dont l'efficacité n'a été établie que sur la réduction des besoins en nutrition parentérale. Les données à long terme sont limitées. La surveillance d'éventuelles proliférations de cellules muqueuses digestives (polypes colorectaux, néoplasie gastro-intestinale ou biliaire, etc.) est recommandée. La transplantation intestinale est une alternative à la nutrition parentérale, isolée ou associée à la transplantation hépatique en cas d’insuffisance hépatique.
Les principales causes d’échec de la nutrition parentérale sont l’hépatopathie, les infections et les thromboses veineuses liées au cathéter,  le refus de la nutrition parentérale. Ces situations sont des indications potentielles à une transplantation intestinale.
 

Syn. syndrome  de l'intestin court

Réf. Nuzzo A, Corcos O, Joly F . Syndrome du grêle court: de la nutrition à la greffe intestinale. Post'U 2014.

citrullinémie, analogue du GLP2, transplantation intestinale, infarctus mésentérique, entérostomie, maladie de Crohn, entérocolite nécrosante, alimentation parentérale

[L1, L2]

Édit. 2018

syndrome de l'intestin court l.m.

Syn. syndrome du grêle court

syndrome du grêle court

[L1, L2]

Édit. 2018

syndrome du grêle court congénital l.m.

syndrome du grêle court

[L1, O1]

Édit. 2018

acidité gastrique l.f.

gastric acidity

Teneur en ions H+ dans la sécrétion gastrique, dont la mesure permet d'explorer le fonctionnement des cellules sécrétrices de l'estomac.
Par rapport à l'examen radiologique ou endoscopique, la mesure de l'acidité gastrique permet une analyse fonctionnelle chimique de l'estomac à côté de la fonction mécanique.

[C2,L1]

Édit. 2017

adénocarcinome gastrique l.m.

gastric adenocarcinoma

L’adénocarcinome (ADK) de l’estomac est le type histologique le plus fréquent, représentant 90 % des cancers gastriques.
L’incidence de l’adénocarcinome hors jonction œsogastrique (JOG),  en particulier antral, appelé aussi distal, diminue régulièrement, alors que l’adénocarcinome de la JOG augmente. L’ADK situé au-dessus du cardia est habituellement développé sur un endobrachyœsophage. L’ADK situé entre 1 cm au-dessus et 2 cm au- dessous du cardia est un ADK du cardia vrai et l’ADK situé entre 2 cm et 5 cm au-dessous du cardia appelé ADK proximal ou sous cardial. La diminution de l’incidence de l’ADK distal est liée à un meilleur contrôle des facteurs de risque, en particulier l’éradication d’Helicobacter Pylori . Les autres facteurs de risque de l’ADK sont la gastrite atrophique,  l'hérédité et l’antécédent de gastrectomie partielle ancienne (plus de 10 ans) .  Les deux principales formes héréditaires de cancers gastriques connues correspondent au syndrome de Lynch (type intestinal le plus souvent) et aux formes héréditaires des cancers gastriques associées aux mutations du gène CDH1 qui exprime une protéine E-cadhérine anormale. Le cancer gastrique fait également partie du spectre d’autres syndromes de prédisposition héréditaires aux cancers : polyposes adénomateuses colorectales  ; polypose juvénile ; syndrome de Peutz-Jeghers ; maladie de Cowden ; syndrome de Li-Fraumeni.La recherche d’une infection à helicobacter pylori et son éradication est recommandée chez les patients et chez les apparentés au premier degré. Histologiquement, la classification des ADK (OMS 2010) distingue les ADK tubuleux, papillaire, mucineux (>50 % colloïde muqueux), à cellules indépendantes (>50 % de cellules en bague à chaton ou isolées).
Le traitement est fonction de la classification TNM. Les  chimiothérapies tendent à inclure non seulement les patients avec cancer gastrique, mais aussi ceux avec adénocarcinome du tiers inférieur de l’œsophage et/ou de la JOG, le site tumoral primitif (œsophage, JOG, estomac) n’influe pas significativement sur la survie globale. En cas de cancer superficiel, le traitement endoscopique réalisé dans un centre expert est une alternative à la chirurgie.  Dans les formes résécables, la chimiothérapie péri-opératoire est une référence.  La chimiothérapie palliative varie selon la présence ou non d’une surexpression de HER2. (Human Epidermal Growth Factor Receptor-2).

Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe

syndrome de Lynch, gène CDH1, E-cadhérine, endobrachyoesophage, HER2, polypose adénomateuse colorectale, polypose juvénile, Peutz Jeghers, Maladie de Cowden, syndrome de Li-Fraumeni, Helicobacter Pylori, facteur de croissance épidermique

[F2, L1, L2]

Édit. 2020

adénome gastrique l.m.

gastric adenoma

Adénome développé aux dépens de la muqueuse gastrique qui se développe le plus souvent sur une muqueuse atrophique avec métaplasie intestinale.
Cette métaplasie est presque toujours à l'origine de la prolifération.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[A3,F5,L1,L2]

Édit. 2017

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