Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

45 résultats 

périphérie du champ récepteur l.f.

receptive field periphery

Région de l'espace entourant le champ récepteur dans laquelle une stimulation module, le plus souvent dans le sens de l'inhibition, la réponse à la stimulation du champ récepteur.
Le vocable "périphérie" est utilisé de façon confuse pour désigner la zone du pourtour du centre du champ récepteur lorsque celui-ci est circulaire.

apraxie magnétique l.f.

magnetic apraxia

Comportement irrépressible observé chez des patients porteurs de lésions frontales, dont la main semble suivre un objet présenté par l'examinateur, comme guidée par un aimant.
Si l'examinateur interrompt son mouvement, le patient saisit l'objet (comportement de préhension pathologique).
Trouble souvent associé au grasp reflex et au collectionnisme.

D. E. Denny-Brown, neurolophysiologiste américain d’origine néo-zélandaise (1958)

Étym. gr. apraxia : inaction (a : privatif ; praxis : action)

Syn.  apraxie d'aimantation

artefact de susceptibilité magnétique en IRM l.m.

magnetic susceptibility artifact

susceptibilité magnétique (artefact de)

[B2,B3]

Édit. 2018

blindage magnétique l.m.

magnetic shielding

Procédé permettant de réduire l'étendue des lignes de champ d'un aimant pour en limiter la nuisance.
Ce blindage magnétique peut être "passif" (les lignes de champ sont contenues par d’épaisses plaques de fer, très lourdes) ou "actif", l'aimant principal étant entouré d'un bobinage qui crée un contre-champ magnétique opposé au champ principal. Les aimants supraconducteurs actuellement utilisés en IRM sont en général dotés d'un blindage actif.
Edit. 2018

Étym.  : all. blenden: aveugler

Faraday (cage de), blindage

[B1,B2,B3]

flux magnétique l.m.

magnetic flux

Grandeur qui caractérise le magnétisme traversant une surface S, et qui se définit comme le produit du champ magnétique par la surface S perpendiculaire à la direction de celui-ci.
Lorsque la surface est limitée par un conducteur électrique, la variation du flux entraine l'apparition d'une différence de potentiel aux bornes du conducteur (phénomène d'induction électromagnétique). En IRM, le signal enregistré a pour origine les variations de flux provoquées à travers l'antenne par la rotation de l'aimantation transversale, durant la précession libre de la relaxation.
L'unité de flux magnétique est le weber (Wb).

précession, signal RM

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

imagerie par résonance magnétique (IRM) l.f.

magnetic resonance imaging (MRI)

Application à l'imagerie du phénomène de résonance magnétique nucléaire des protons.
L’IRM consiste à appliquer le phénomène de résonance aux noyaux des atomes d'hydrogène du corps, placés dans un champ magnétique, à recueillir un signal lors de leur retour à l'état d'équilibre, à le localiser ce signal et à en faire une cartographie. Aux séquences classqiues en écho de spin et de gradient sont venues s’ajouter progressivement d’autres séquences plus rapides ou explorant d’autres propriétés des tissus (séquences de diffusion, de perfusion, angio-IRM, IRM fonctionnelle….)
Contrindiquée chez certains patients porteurs de dispositifs électroniques implantés ou d'objets métalliques intracorporels situés dans des zones sensibles (certains clips vasculaires intra-crâniens corps étranger métallique intra-oculaires...) l'IRM, de plus en plus précise, sensible et non irradiante, a des applications de plus en plus larges.

Étym. lat. imago : image, représentation

résonance magnétique, gadolinium

[B2,B3]

Édit. 2018

imagerie par résonance magnétique en neurologie (IRM) l.f.

magnetic resonance imaging in neurology

Technique d'imagerie appliquée à l'étude du système nerveux central mais aussi périphérique, qui consiste à faire osciller ou résonner les noyaux des atomes d'hydrogène (H+) dans un champ magnétique et à recueillir un signal lors du retour à l'état d'équilibre.
Le signal obtenu dépend de la composition chimique de chacun des points du plan étudié. Deux paramètres du temps de relaxation sont mesurés : le T1, obtenu après un temps court (600 ms) sur l'excitation et qui est lié à l'interaction entre les protons (H+) et l'environnement ; le T2, obtenu après un temps long (I200 ms), lié à l'interaction des protons (H+) entre eux.
Cette méthode multiparamétrique donne des résultats sur la structure étudiée en fonction du type de séquence, du temps de répétition (TR), du temps d'écho (TE), du nombre d'échos, du plan des coupes, de leur épaisseur et de leur nombre. Le type de matrice, d'antenne, l'intensité du champ magnétique sont autant de paramètres permettant une étude sans cesse optimisée et en trois dimensions.
De nouvelles séquences de diffusion, de perfusion, FLAIR, etc., ont des indications précises selon la pathologie, de même que l'angio IRM et les clichés avec injection de produit de contraste (gadolinium).
Contrindiquée chez les patients porteurs d'objets métalliques intracorporels (stimulateurs cardiaques, clips vasculaires, débris de métaux intra-oculaires...), l'IRM s'applique à tous les champs de la neurologie centrale, voire périphérique (tumeurs, pathologie radiculaire, notamment).

Étym. lat. imago : image, représentation

résonance magnétique, gadolinium, IRM fonctionnelle cérébrale

imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) l.f.

cerebral functional magnetic resonance imaging, functional MRI (fMRI)

Application de l'IRM qui dresse, de façon non agressive, une cartographie fonctionnelle du cerveau. Son principe repose sur la localisation de modifications hémodynamiques liées à l'activité neuronale que provoque l'activation d'une région encéphalique. Il est basé sur la théorie de C.W. Roy et C.S. Sherrington selon laquelle l’activation d’une région du cerveau entraine une augmentation notable du débit sanguin local et une augmentation de la consommation d’oxygène (principe BOLD : Blood Oxygenation Level Dependent). Cette augmentation de la consommation d’oxygène fait que le sang veineux efférent est plus riche est désoxyhémoglobine, substance paramagnétique, à l’origine d’une faible augmentation du signal RM par effet de susceptibilité magnétique. La technique, qui fait appel à des séquences d’écho-planar EPI écho de gradient, nécessite un imageur d’au moins 1,5 T, On a recours à des paradigmes d'activation : périodes d'activation cérébrale imaginées en fonction de la région du cerveau à explorer, qui nécessitent parfois des équipements particuliers (vidéoprojecteurs, écouteurs, joystick relié à un ordinateur etc... et qui alternent avec des périodes de repos. Les images acquises à une cadence rapide, de façon à suivre en temps réel les variations du signal provoquées par l'activation, sont présentées sous forme de cartes d'activation, codées en couleur, superposées aux images anatomiques ou à un rendu 3D du cortex cérébral.
Les applications physiologiques sont nombreuses : étude des zones fonctionnelles cérébrales, de l'asymétrie hémisphérique… ainsi que les applications cliniques : localisation des zones du langage, chirurgie de l'épilepsie, chirurgie tumorale….

C. W. Roy, anatomopathologiste et C. S. Sherrington, physiologistes américains, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1932 (1890)

imagerie de diffusion (en IRM), imagerie de perfusion (en IRM), séquence écho-planar

[H1,H2,B2,B3]

Édit. 2018

imagerie par résonance magnétique oculo-orbitaire dynamique l.f.

dynamic oculo-orbital magnetic resonance imaging

Technique d’imagerie par résonance magnétique consistant en l’acquisition de séquences courtes des orbites lors des fixations du regard, dans les plans neuro-oculaire, neuro-oculaire transhémisphérique oblique, et coronal.
Elle permet la visualisation des mouvements oculaires et l’analyse de leur conséquence sur le contenu orbitaire (contraction musculaire, déplacement du nerf optique, etc.).

Étym. lat. imago : image, représentation

Sigle IRMOD

plan neurooculaire, plan neurooculaire transhémisphérique oblique

[P2,B2,B3]

Édit. 2018

microscope magnétique l.m.

magnetic microscope

Microscope électronique comportant des lentilles magnétiques.

[B1,B3]

Édit. 2017

moment magnétique l.m.

magnetic moment

Grandeur vectorielle liée à un aimant et représentant des propriétés magnétiques.
Deux types de moments magnétiques sont importants en IRM : les moments élémentaires des protons (moments microscopiques) : μ (mu) qui suivent les lois de la mécanique quantique et le moment macroscopique M0, correspondant à la somme des précédents pour la quantité pondérale de matière représentée par un voxel et qui suit les lois de la mécanique classique.
Edit. 2018

Étym. lat. momentum, contraction de movimentum : mouvement ; magneticus, de magnes : aimant

[B2,B3]

résonance magnétique l.f.

magnetic resonance

Opération qui consiste à exciter, à l'aide d'une onde électromagnétique de radiofréquence, un système constitué par des moments magnétiques placés dans un champ magnétique constant et à étudier leur mode de retour à l'équilibre.
L'onde de radiofréquence est dite en résonance lorsque sa fréquence correspond à celle de la précession des moments magnétiques. On parle de résonance paramagnétique électronique (RPE) lorsqu'il s'agit des moments des électrons, et de résonance magnétique nucléaire lorsqu'il s'agit des moments des noyaux. La spectrométrie par résonance magnétique (SRM) donne des informations sur les structures biochimiques à partir de la répartition des fréquences de résonance. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) conduit à des représentations en coupes du corps humain.

Sigle RM

écho en IRM, relaxation, spectrométrie, IRM

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

résonance magnétique nucléaire l.f.

nuclear magnetic resonance (NMR)

Méthode physique permettant l'étude de certaines structures moléculaires.
Son application médicale est l'imagerie par résonance magnétique (IRM).

Sigle RMN

imagerie par résonance magnétique, résonance magnétique

[B2,B3]

Édit. 2018

spectrométrie par résonance magnétique l.f.

magnetic resonance spectrometry

Technique qui utilise la résonance magnétique nucléaire pour obtenir des informations sur les structures biochimiques à partir de la répartition des fréquences de résonance des noyaux.

Syn. spectroscopie par résonance magnétique

Sigle SRM

résonance magnétique

[B2,B3]

Édit. 2018

spectroscopie par résonance magnétique l.f.

magnetic resonance spectroscopy

Sigle SRM

spectrométrie par résonance magnétique

[B2,B3]

Édit. 2018

stimulation magnétique transcraniale l.f.

Méthode d’activation transitoire de structure cérébrale ou cérébelleuse à l’aide d’une stimulation magnétique.
Elle a l’intérêt d’être transitoire et de ne pas provoquer de lésion.

susceptibilité magnétique l.f.

magnetic susceptibility

Propension d'une substance à devenir aimantée lorsqu'elle est placée dans un champ magnétique.
Elle s'exprime par le rapport I sur H où le vecteur I est l'intensité d'aimantation de cette substance placée dans le champ H.
La valeur de ce rapport permet de définir, en fonction de son signe et de sa valeur, le diamagnétisme, (rapport négatif), le paramagnétisme (rapport faiblement positif) et le ferromagnétisme (rapport fortement positif). En IRM, une grande différence de susceptibilité magnétique entre deux tissus contigus est suceptible d’être source d’artefact.

champ magnétique, susceptibilité magnétique (artefact de)

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

susceptibilité magnétique (artefact de) l.f.

magnetic susceptibility artifact

En IRM, artéfact important lié à une distorsion du champ magnétique local dans la zone frontière entre deux régions de susceptibilités magnétiques très différentes (p. ex. zone de transition air-os, os-tissu, hémoglobine-tissu, etc.).
Il existe à leur interface un gradient de champ magnétique intrinsèque qui induit un déphasage des spins au niveau de la zone de transition. Ce déphasage est à l’origine d’une zone de signal hypo-intense artéfactuelle. A l’interface air-tissu, cet artefact en hyposignal peut donner l'impression d'un agrandissement de la cavité aérique. Au niveau d'une calcification ou d'une structure osseuse, il peut simuler un agrandissement de celles-ci.
Cet artefact peut être exploité dans un but diagnostique, son augmentation en écho de gradient par rapport à l'écho de spin étant un argument en faveur de certains diagnostics : calcification, foyer hémorragique ancien riche en hémosidérine, métastase de mélanome riches en mélanine…
Il est à l’origine du principe de l’IRM fonctionnelle et de l’IRM de perfusion.

susceptibilité magnétique, champ magnétique, imagerie de perfusion (en IRM), imagerie par résonance magnétique fonctionnelle

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

flux magnétique l.m.

magnetic flux

Grandeur qui caractérise le magnétisme traversant une surface S, et qui se définit comme le produit du champ magnétique par la surface S perpendiculaire à la direction de celui-ci.
Lorsque la surface est limitée par un conducteur électrique, la variation du flux entraîne l'apparition d'une différence de potentiel aux bornes du conduc­teur (phénomène d'induction électro­magnétique). En IRM, le signal enregistré a pour origine les variations de flux provoquées à travers l'antenne par la rotation de l'aimantation transversale, durant la précession libre de la relaxation. Ce signal IRM, dont l’intensité et la topographie peuvent être déterminés, est à l’origine de l’image IRM matricielle.
L'unité de flux magnétique est le weber (Wb).

précession, signal RM, weber

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

stimulation magnétique transcrânienne

Technique médicale consistant à créer à travers la boîte crânienne un champ magnétique capable de modifier l’activité neuronale dans la zone recevant ce flux.
La première description revient à  Arsène d’Arsonval en 1896.
La stimulation magnétique à une fréquence inférieure à 1 Hz est inhibitrice, la stimulation à une fréquence supérieure à 5 Hz est activatrice : ceci peut s’observer en agissant au niveau du cortes moteur primaire.
C’est à partir des années 1980 que cette technique a trouvé son intérêt en neurologie et en psychiatrie. La stimulation transcrânienne répétée consiste à émettre une série d’impulsions pendant un temps donné.
Les indications actuelles sont la dépression et les syndromes hallucinatoires ; moins efficace que la stimulation électrique transcrânienne ( électrochocs ), elle a l’avantage d’être indolore et très bien tolérée. Le traitement repose en règle sur une administration quotidienne pendant plusieurs jours consécutifs. 

J. Arsène d’Arsonval, méecin physicien français, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine (1896)

champ magnétique, dépression, psychose hallucinatoire chronique

[H1, H3]

Édit. 2019

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