Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

54 résultats 

allergie aux champignons l.f.

mushroom allergy

Allergie provoquée par les spores des champignons.
Par ex. alternaria, cladosporium (parasite de graminées), épidermophyton (qui vit dans les couches cornées de l’épiderme, le phanères, les parties mortes et mal entretenues de la peau, fusarium (qui pousse sur la pourriture des végétaux, sur le maïs en tige), rouille (parasite des céréales).

bagassose, canne à sucre, champignonnistes (maladie des), Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,D2]

Édit. 2017 

allergie aux hyménoptères l.f.

hymenoptera allergy

En Europe, 3 à 5% de la population générale présentent des réactions anaphylactiques aux piqures d'hyménoptères.
Il s'agit tantôt d'abeilles, tantôt de guêpes, tantôt de frelons, très grosses guêpes dont le venin est très apparenté à celui des guêpes. Les bourdons sont de très gros insectes poilus, arrondis, piqueurs éventuellement mais non dangereux réellement et qui sont apparentés aux abeilles. L'allergie aux hyménoptères tue plus de gens chaque année en France que les morsures de serpents! On peut désensibiliser fort bien aux hyménoptères. Ce traitement est plus efficace dans l'allergie aux guêpes que dans l'allergie aux abeilles.

allergie (aux insectes), hyménoptères, Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,D4,D5]

Édit. 2017 

allergie aux insectes l.f.

insects allergy

Allergie par inhalation ou par ingestion, par contact, par piqûre ou morsure.
Elle survient aprés
- une inhalation ou une ingestion : débris de corps d’insectes (blattes par ex. ; on peut en rapprocher les arachnides, comme les acariens de la poussière de maison, ou les araignées rouges des arbres fruitiers) ; 
- un contact : chenille processionnaire ;
- une piqûre ou une morsure : abeille (3 à 5% de la population présentent des réactions anaphylactiques, 10% des signes biologiques tels que des IgE dans le sérum), guêpe, frelon, bourdon, fourmi (exceptionnelle en France).

chenille processionnaire, acarien, poussière de maison, araignée rouge, Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,D4,D5]

Édit. 2017 

allergie aux médicaments l.f.

drug allergy

Réaction d'hypersensibilité aux médicaments pouvant relever des quatre types de la classification de Gell et Coombs, systémique ou locale selon la voie d'administration.
Les lésions cutanées sont les plus fréquemment rencontrées (eczéma de contact, urticaire, etc.). De nombreux médicaments se comportent comme des haptènes ou plus rarement des antigènes.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,G3,G5]

Édit. 2017 

allergie aux plantes l.f.

plant allergy

Allergie causée par les végétaux.
De nombreuses plantes polliniques provoquent une hypersensibilité immédiate de type I par les grains de pollen : c’est le cas de l’ambroisie, des anacardiacées telles que Rhus urticans, de l’armoise, du chénopode ou d’autres chénopodiacées, de cupressacées, de graminées (plus de 6 000 espèces, dont la fléole, le pâturin, le chiendent), du plantain, des pariétaires. C’est aussi le cas d’arbres ou d’arbrisseaux, en particulier bétulacées (bouleau), châtaignier, cyprès, frêne, genévrier, genêt d’Espagne, hêtre, lierre, marronnier, micocoulier, noisetier, olivier, orme, palmier, peuplier, pin, platane, robinier (faux-acacia), sapin, tilleul. D’autres plantes sont allergisantes par leurs poussières, par ex. le soja. On observe aussi des allergies par contact de certains arbres : buis, bois tropicaux, troène.

graminées, coton, lin, ricin, canne à sucre, bagassose, bois tropicaux, baume du Pérou, Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3]

Édit. 2017 

allergie bronchique l.f.

bronchial allergy

Allergie se traduisant par de l'asthme, état dyspnéique fait de paroxysmes de sibilances, de dyspnée bronchique spontanée.
Il existe aussi des quintes de toux allergique à caractère nocturne dominant accompagnées de sibilances. L'allergie bronchique entraîne des phénomènes inflammatoires. Dans l'asthme allergique, les sympathomimétiques calment fort bien le spasme bronchique accompagné de dyspnée mais la cortisone par voie générale, locale ou en aérosol, est plus efficace contre les phénomènes inflammatoires.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,K1]

Édit. 2017 

allergie cutanée l.f.

skin allergy

Phénomènes allergiques de types très divers pouvant toucher la peau.
Tous les mécanismes allergologiques peuvent être observés ici : allergie immédiate à IgE, allergie de type III, allergie de type IV à médiation lymphocytaire. Les phénomènes peuvent être aigus, momentanés et réversibles à type d'urticaire ou d'œdème de Quincke, ou être au contraire d'évolution lente et durable comme le sont en particulier tous les eczémas.

Gell et Coombs (classification modifiée de), allergie cutanée et psychisme

[F3,J1]

Édit. 2018

allergie cutanée et psychisme

cutaneous allergy and psychism

Relation de cause à effet supposée entre la seule notion d'une tension anxieuse ou d'une situation difficile, avec une dermite allergique : urticaire, œdème de Quincke, angéites leucocytoclasiques apparentées au phénomène d'Arthus ou eczéma de contact.
Certains auteurs estiment que la tentation d'une recherche de facteurs psychiques est liée à notre ignorance étiologique, qui concerne par ex. 30 à 80% des cas d'urticaire ou d'œdème de Quincke.

Gell et Coombs (classification modifiée de), allergie cutanée

[F3,H4,J1]

Édit. 2018 

allergie de contact l.f.

contact hypersensitivity

Variété d'hypersensibilité retardée secondaire à l'application sur la peau de substances qui, chez certaines personnes, se révèlent allergisantes, par ex. chrome, nickel, caoutchouc, etc., et dont l'expression clinique est un eczéma.
Certaines allergies de contact, par ex. la dermite du ciment, sont à l'origine de dermatoses professionnelles. L'allergie de contact met en jeu les cellules de Langerhans de l'épiderme et les lymphocytes T.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,J1]

Édit. 2017 

allergie de contact au ciment l.f.

cement allergy

Allergie fréquente chez les maçons, particulièrement les eczémas des mains, due le plus souvent à une allergie de contact au bichromate du ciment.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[N1]

Édit. 2017 

allergie digestive l.f.

digestive allergy

Ensemble de symptômes digestifs aigus ou chroniques, en rapport avec un état d'hypersensibilité à un antigène quelle qu'en soit la nature (alimentaire, infectieuse, médicamenteuse) ou le mode d'introduction.
Différents types d'hypersensibilité (immédiate, semi-retardée ou retardée) peuvent être en cause et sont souvent intriqués pour le même syndrome. L'allergie et l'intolérance sont différentes : l'allergie fait appel obligatoirement à un mécanisme immunologique alors que l'intolérance comporte d'autres réactions possibles.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,L1]

Édit. 2018 

allergie humorale l.f.

humoral allergy

Type d'allergie où les anticorps sont en circulation dans les humeurs.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3]

Édit. 2017 

allergie nasale l.f.

nasal allergy

Allergie qui participe à tous les caractères généraux de l'allergie respiratoire, c'est-à-dire unité de lieu, de temps très souvent observée dans ces phénomènes explosifs : prurit nasal, éternuements.
Les phénomènes oculaires accompagnent fréquemment le phénomène nasal, particulièrement au cours des pollinoses. L'atteinte nasale est souvent rhino-sinusienne, ce qui est un facteur de durée plus grande de l'infection. Toute rhinite allergique qui dure doit entraîner une exploration endoscopique, radiographique et scanographique des sinus.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3 ,P1,P2]

Édit. 2017 

allergie naso-sinusienne l.f.

nasosinusal allergy

Hypersensibilité de la muqueuse naso-sinusienne liée généralement à des anticorps de type IgE.
La rhinite allergique en est la manifestation la plus fréquente, caractérisée par l’association : éternuements, obstruction nasale et rhinorrhée. Dans la rhinite saisonnière, l’étiologie est avant tout pollinique. La rhinite perannuelle est le plus souvent due aux acariens. La sinusite allergique aspergillaire est controversée.
L’allergie naso-sinusienne survient chez l’adulte jeune, elle entraîne des lésions sinusiennes diffuses, elle est parfois associée à un asthme ou à une polypose ou à l’association des deux.

rhinite allergique, obstruction nasale, rhinorrhée, éternuement, pollen, acarien, sinusite, aspergillose sinusienne, asthme, polypose naso-sinusienne ,Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,P1]

Édit. 2017 

allergie oculaire l.f.

ocular allergy

L'œil, directement exposé aux différents agents pathogènes présents dans l'environnement, est un modèle intéressant d'observation directe des phénomènes cliniques et des réactions immuno-allergiques, spontanées, ou provoquées.
Une réponse allergique, même faible, peut avoir de graves conséquences sur la fonction visuelle. Différentes tuniques de l'œil et les tissus qu'elles contiennent peuvent être affectées séparément : surtout la paupière, la conjonctive, l'uvée.
La rétine peut être la cible de nombreux processus immunologiques. Le réseau vasculaire rétinien peut être facilement observé, ce qui est précieux au cours de l'évolution de maladies immunologiques à tropisme vasculaire.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,P2]

Édit. 2017 

allergie tissulaire l.f.

tissular allergy

Type d'allergie où les anticorps sont uniquement fixés sur tel ou tel tissu.

[F3 ]

Édit. 2017 

arbres et arbrisseaux (allergie aux) l.f.

tree and shrubby tree allergy

allergie aux plantes

bois tropicaux (allergie aux) l.f.

tropical wood allergy

Essences végétales exotiques souvent utilisées en ébénisterie, pouvant être responsables de pneumopathie immuno-allergique avec présence dans le sang d’anticorps précipitants, de fibrose pulmonaire, d'asthme, de rhinite, de conjonctivite  ou de dermites professionnelles reconnues maladies professionnelles sous le n° 47.
Les bois les plus dangereux sont le framiré, le niangon, le sipo, le beté, l'iroko, le makoré, le teck. Des quinones sont présentes dans de nombreux bois exotiques comme le teck, le palissandre. On a signalé parmi les allergènes les plus importants les dalbergiones, le desoxylapachol. Une orthoquinone, la mansonone, se trouve dans Mansonia altissima.

Édit. 2017

froid (allergie au) l.f.

cold allergy

Dénomination impropre à propos de manifestations apparentées à des crises d'urticaire pouvant apparaître lors de l'exposition au froid
L'éruption survient particulièrement au niveau des parties découvertes.
Les grandes poussées peuvent s'accompagner de troubles généraux : céphalées, frissons, dyspnée. Les muqueuses peuvent participer au phénomène lors de l'ingestion de boissons glacées.
On peut parfois clairement faire apparaître le prurit et l'œdème par application locale d'un peu de glace. Le transfert passif par le sérum est positif dans la moitié des cas. Une désensibilisation par accoutumance au froid est parfois possible. Le syndrome est souvent labile sans aucun traitement.
L'hydrocution, phénomène en général grave, peut avoir été précédée par des incidents isolés d'urticaire au froid.

chaleur (allergie à la), urticaire au froid

[F3, N1]

Édit. 2019

guêpe (allergie aux piqûres de) l.f.

wasp sting allergy

Allergie aux piqûres de cet insecte hyménoptère du genre Vespa.
Le venin contient de l’histamine, de la sérotonine, des peptides vasoactifs, des enzymes (hyaluronidase, phospholipases...).L’inoculation de venin est intradermique. L’injection à travers les muqueuses et la conjonctive oculaire provoquant une diffusion plus rapide.
La piqûre est douloureuse. On observe ensuite une réaction locale avec érythème, œdème, légère induration, souvent prurit, réaction qui disparaît en général en quelques heures. Une piqûre dans la bouche ou dans la gorge pourrait conduire à une obstruction et à l’asphyxie.
L’intensité des manifestations est fonction du nombre de piqûres, soit de la quantité de venin injectée. A la réaction locale s’ajoutent alors des signes généraux : asthénie, vomissements, diarrhée, céphalée, hypotension, voire convulsions et tendance lipothymique. Parfois peut survenir en outre, chez un sujet prédisposé, une réaction allergique indépendante de la dose de venin injectée et réaliser un état d’anaphylaxie. Une seule piqûre suffit à la déclencher.
Les guêpes de petite taille ont des venins voisins mais différents de ceux des autres vespidés. La désensibilisation au venin de guêpe donne de meilleurs résultats que celle au venin d'abeille

allergie aux insectes, hyménoptère (piqûre de)

insectes (allergie aux) l.f.

insects allergy

L’allergie aux insectes peut se produire par inhalation, ingestion, contact, piqûre ou morsure.
Ingestion de débris de corps d’insectes (blattes, acariens de la poussière de maison, araignées rouges des arbres fruitiers).
Contact des chenilles processionnaires.
Piqûre ou morsure d’abeille (3 à 5 % de la population présentent des réactions anaphylactiques, 1 0% des signes biologiques tels que des IgE dans le sérum), guêpe, frelon, bourdon, fourmi (exceptionnelle en France).

Étym. lat. insecare : couper, par référence à l’aspect du corps à plusieurs parties apparemment séparées

chenille processionnaire, acarien, poussière de maison, araignée rouge

insuline (allergie à l') l.f.

insulin allergy

Au début de l'utilisation du traitement insulinique, accident allergique observé avec une grande fréquence : soit incident local à type d'œdème et d'urticaire autour du point d'injection, soit accident général à type de choc.
Ces incidents se sont raréfiés grâce à l'utilisation d'insuline purifiée, puis actuellement à celle d'insuline biosynthétique.

Étym. lat. insula : île

isocyanates (allergie professionnelle aux) l.f.

isocyanate allergy

Produits utilisés dans la production industrielle des polyuréthanes, mousses, surfaces, objets divers et sols, peintures, vernis, solvants,colles etc., les isocyanates peuvent provoquer des accidents respiratoires aigus tels que  rhinites, asthme et syndromes bronchiques, récidivant parfois lors de contacts avec des quantité infimes d’isocyanates, et des accidents chroniques cutanés à type d’eczémas de contact de nature allergique, muqueux avec des blépharo-conjonctivites récidivantes ou enfin respiratoires sous forme de pneumopathie interstitielle aiguë, subaiguë ou chronique  .
Les maladies professionnelles dues aux isocyanates sont indemnisables et rangées sous le titre du 62ème tableau des maladies professionnelles et du 43ème tableau des maladies professionnelles agricoles.

lait de vache (allergie au) l.f.

cow's milk allergy

Ensemble de troubles cliniques allergiques à type soit respiratoire (coryza et asthme bronchique), soit digestif (gastralgies, vomissements, diarrhées), soit cutané (eczéma, urticaire), soit général pouvant aller jusqu'au choc allergique aigu.
Le lait de vache contient des protéines dont les 4/5 sont représentés par des caséines. L'antigène majeur est la bêta-actoglobuline. Le chauffage diminue le pouvoir allergisant du lait. On peut désensibiliser par l'administration de doses croissantes per os.

allergie, allergie alimentaire

latex (allergie au) l.f.

latex allergy

Allergie aux protéines thermostables et hydrosolubles contenues dans la sève d'Hevea brasiliensis, constituant principal du latex.
De nombreux dispositifs médicaux comportent des parties en latex(gants chirurgicaux, sondes d'intubation, masques, tubulures, etc.). En milieu chirurgical notamment, les occasions de contact sont fréquentes et peuvent donner des accidents parfois sévères, en particulier un choc anaphylactique.
On recherche l'allergie au latex par des tests intraépidermiques (prick-tests). Les IgE spécifiques antilatex peuvent être mises en évidence au RAST. En cas d'allergie au latex prouvée, le praticien doit porter des gants en caoutchouc synthétique, par exemple en néoprène.
L'allergie au latex est plus fréquente chez le personnel hospitalier et chez les patients qui ont des contacts répétés avec du latex (p. ex. enfants atteints de spina bifida fréquemment sondés). Il existe une réactivité croisée avec différents végétaux (p. ex. pollen de Ficus) et fruits exotiques (bananes, avocats, kiwi).

Étym. lat. latex : liqueur, sève de plante (Le Peletier, 1706)

allergie

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