canal collecteur du rein n.m.
collecting duct
Partie distale du néphron entre le tube connecteur et la papille collectant le liquide de plusieurs néphrons et chargé d’élaborer l’urine définitive.
Le tube collecteur a une origine embryologique différente de celle des autres segments du néphron. Il provient du bourgeon urétéral, excroissance issue de la paroi dorso-médiale du canal de Wolff fait de cellules épithéliales, qui pénètre dans le blastème métanéphrogène qui est un tissu mésenchymateux. Ces deux structures exercent des effets inducteurs réciproques de type épithélio-mésenchymateux qui aboutissent du côté distal à la formation d’un arbre de tubules à l’origine des canaux collecteurs. Les tubes collecteurs comportent deux types cellulaires, les cellules principales ou claires, les plus nombreuses, et les cellules intercalaires ou sombres. Les premières sont le lieu de la réabsorption du sodium couplée à la sécrétion de potassium et de la réabsorption de l’eau. Les secondes sécrètent les ions H+ et les bicarbonates. Les cellules principales expriment des récepteurs des minéralocorticoïdes sensibles à l’aldostérone. Par leur intermédiaire, l’aldostérone stimule l’activité du canal à sodium, canal électrogène, qui réabsorbe le sodium créant ainsi une électronégativité luminale à l’origine de la sécrétion de potassium. Les cellules principales expriment également à leur pôle basolatéral des récepteurs de type V2 de l’hormone antidiurétique dont la stimulation entraîne le transfert à la membrane apicale de l’aquaporine 2 qui accroît la réabsorption d’eau le long d’un gradient osmotique préexistant en augmentant la perméabilité de la membrane. Les cellules intercalaires sont de deux types. Les cellules intercalaires A possèdent une H+ ATPase à leur pôle apical qui assure la sécrétion des ions H+ dans la lumière tubulaire et un échangeur chlore bicarbonate à leur pôle basolatéral pour la sortie des bicarbonates de la cellule. La situation est symétrique dans les cellules intercalaires de type B qui apparaissent plus sombres en microscopie optique du fait de l’abondance des mitochondries, sécrètent les bicarbonates dans la lumière par un échangeur anionique de type pendrine et les ions H+ dans les liquides interstitiels. Ces 2 types cellulaires sont convertibles entre eux selon les nécessités de rétablissement de l’équilibre acidobasique du sujet.
→ aldostérone, hormone antidiurétique, aquaporine
[A1,M1]
Édit. 2015
Fuhrman (grade nucléaire de) l.m.
Fuhrman nuclear grading
Méthode d'histopronostic adaptée aux carcinomes à cellules rénales comportant 4 grades.
Ce grade tient compte uniquement de l'aspect des noyaux, sans intégrer l'architecture tumorale, le type cellulaire ou le contenu cytoplasmique.
On décrit quatre grades de gravité croissante.
Grade I : petits noyaux ronds de 10 µ dont les contours sont réguliers et sans nucléole, sans cellules monstrueuses (30% des cancers à cellules rénales).
Grade II : noyaux de 15 µ, discrètement irréguliers, avec nucléoles visibles au grossissement x 400, sans cellules monstrueuses (30% des cancers à cellules rénales).
Grade III et IV : noyaux de 20 µ dont les contours sont irréguliers avec des nucléoles visibles au grossissement x 100.
Le grade III (30% des cancers à cellules rénales) ne comporte pas de cellules monstrueuses contrairement au grade IV (10% des cancers à cellules rénales).
Susan A. Furhman, anatomopathologiste américaine (1982)
[F2]
Édit. 2019
jonction cellulaire l.f.
cellular junction
Structure spécialisée de la membrane plasmique des cellules épithéliales, des cellules des muscles cardiaques et viscéraux, permettant de réaliser une couche continue et cohésive.
Elle est dite serrée, adhérente ou communicante. Serrée ou occlusive ou zonula occludens ; elle se présente au pôle apical des cellules épithéliales sous forme de zones exigües où les feuillets externes des membranes plasmiques de deux cellules adjacentes fusionnent ; entre ces zones, les membranes restent séparées ; il se constitue ainsi un anneau continu d’une cellule à l’autre, séparant l’espace intercellulaire de la lumière. Adhérente ou zonula adherens, elle correspond à une divergence des membranes plasmiques de deux cellules voisines sans structure visible entre elles ; du coté cytoplasmique, se constate un fin réseau de matériel filamenteux qui s’insère sur le plateau terminal du cytosquelette situé sous la surface cellulaire. Elle est communicante quand une zone de contact entre les membranes de deux cellules voisines comporte des centaines de pores très fins permettant le passage de molécules, ions, nutriments, etc. Les cellules épithéliales possèdent les trois types de jonction ; les cellules cardiaques et musculaires viscérales possèdent les deux derniers.
labyrinthe ethmoïdal l.m.
labyrinthus ethmoidalis (TA)
ethmoidal labyrinth
Labyrinthe appendu à chaque extrémité de la lame criblée, de forme grossièrement cubique et creusé de cavités aérées : les cellules ethmoïdales.
Quatre des six faces du labyrinthe présentent plusieurs demi-cellules articulées avec d’autres demi-cellules des os voisins. Ainsi, la face postérieure s’articule avec la face antérieure du corps du sphénoïde (cellules ethmoïdo-sphénoïdales), la face antérieure avec l’unguis et le maxillaire (cellules ethmoïdo-unguéales et ethmoïdo-maxillaires), la face inférieure avec le maxillaire et le palatin (cellules ethmoïdo-maxillaires et ethmoïdo-palatines), enfin la face supérieure avec l’os frontal (cellules ethmoïdo-frontales et sinus frontal).
La face latérale ou lame orbitaire plane (os planum), lisse, fragile, contribue à former la paroi interne de l’orbite.
La face médiale ou nasale ou lame des cornets, contribue à l’édification de la paroi latérale des fosses nasales. Cette paroi est très complexe, présentant les cornets moyen et supérieur, les méats moyen et supérieur et dans le méat moyen des saillies (apophyse unciforme et bulle ethmoïdale) qui limitent des sillons ou gouttières, voies de drainage des cellules ethmoïdales.
Étym. gr. : laburinthos : labyrinthe, lieu mythologique où les chemins sont croisés de façon inextricable
Syn. masse latérale de l’ethmoïde
protéasome n.m.
proteasome
Complexe d’enzymes dont la finalité est de recycler les protéines inutiles contenues dans le cytoplasme des cellules.
Le protéasome exerce une activité d’épuration des déchets protéiques cellulaires. En cas de blocage du protéasome, les protéines anormales s’accumulent et la cellule meurt.
A. Hershko, A. Ciechanover, I. Rose découvrirent un petit polypeptide, alors appelé APF-1 pour ATP-dependent proteolytic factor 1 dont la conjugaison à d’autres protéines déclenchait leur dégradation. Très rapidement, il fut établi que APF-1 était identique à une molécule déjà décrite et appelée ubiquitine.
La fonction principale de l’ubiquitine est de marquer les protéines inutiles en vue de leur destruction par protéolyse. Plusieurs molécules d'ubiquitine s'attachent à la protéine condamnée et le tout se déplace ensuite vers un protéasome dans lequel la protéolyse se déroule. Ceci a pour conséquence la reconnaissance puis la destruction de la protéine marquée par le complexe protéolytique du protéasome
Le système ubiquitine-protéasome est responsable de la dégradation de la majorité des protéines intracellulaires. Il participe ainsi à la régulation du niveau d'expression de protéines impliquées dans le cycle cellulaire et la mort cellulaire programmée ou apoptose. Une dérégulation du protéasome est ainsi susceptible de participer à l'oncogénèse. L'inhibition du protéasome induit in vitro la mort de cellules tumorales. Le protéasome est nécessaire à la survie de toute cellule mais les cellules tumorales apparaissent beaucoup plus sensibles que les cellules saines à son inhibition et une dérégulation du protéasome procure un avantage compétitif aux cellules tumorales. L'activité accrue du protéasome dans les cellules tumorales semble en particulier participer à la résistance à l'apoptose qui est une caractéristique commune à la plupart des tumeurs. Des études expérimentales ont confirmé que le bortezomib (inhiteur de protéasome) en altérant la stabilité ou l'activité de ces protéines impliquées dans le cycle cellulaire, induit l'apoptose des cellules myélomateuses malignes, et semble épargner les cellules normales.
A. Hershko, biochimiste israélien, A. Ciechanover, biochimiste israélien, I. A. Rose, biochimiste américain, tous trois prix Nobel de chimie en 2004 (1979)
Étym. Ces enzymes sont des protéases, d’où le terme de protéasome, situé à l’intérieur de la cellule
→ ubiquitine, bortezomib, myélome multiple
régénération (cellulaire ou tissulaire) l.f.
regeneration
Remplacement des cellules d'un tissu parenchymateux et (ou) épithélial par des cellules de même type : exemples : foie (cellules hépatiques), vaisseaux (cellules endothéliales), rein (cellules tubulaires), peau (épithélium de Malpighi), sang (cellules hématopoïétiques).
Pour la peau, le recrutement des cellules régénérées se fait à partir des cellules intactes situées dans les berges de la lésion. La régénération ne laisse aucune trace de l'agression. Elle ne peut se réaliser que si le squelette conjonctif du tissu et(ou) sa membrane basale épithéliale restent présents ou sont rétablis après leur destruction.
sarcome de l'utérus l.m.
uterine sarcoma
Tumeur conjonctive maligne, plus fréquente au niveau du corps que du col utérin.
Elle apparaît avec prédilection chez la femme d’âge mûr et représente environ 5% des tumeurs malignes de l’utérus. D’origine mésodermique, cellules musculaires lisses, cellules conjonctives interstitielles du myomètre, cellules du stroma endométrial et cellules des parois vasculaires donnent naissance à des tumeurs dont le type cellulaire est méconnaissable dans les formes différenciées. La relation entre la cellule tumorale et la cellule originelle est difficile à préciser dans les formes différenciées. Des classifications basées sur l’aspect des cellules tumorales ont été proposées: sarcomes à cellules fusiformes, à cellules rondes, à cellules géantes et mixtes. On distingue trois grands types : Les carcinosarcomes utérins se développent dans l’endomètre les plus courants, Les léiomyosarcomes utérins se développent à partir de la paroi musculaire de l’utérus. La tumeur la plus rare est le sarcome endométrial stromal est née à partir du tissu conjonctif de l’endomètre. Leur traitement repose sur la chirurgie.
Etym : gr sarx : chair
stroma gonadique l.m.
gonadal mesenchyme
Tissu mésenchymateux lâche enserrant les follicules ovariens, pouvant contribuer à la différenciation des cellules de la granulosa et des cellules thécales qui les entourent.
La formation du stroma ovarien dépend largement de l'activité folliculaire. Dans la région médullaire et juxta-hilaire, le stroma ovarien subit une involution aux environs de la troisième année de la vie ; mais il peut être le siège de proliférations tumorales identiques à celles observées au niveau de la région corticale fonctionnelle de l'organe (tumeurs du stroma gonadique).
Pour le testicule, le stroma est réduit à un interstitium fibrovasculaire lâche, séparant les tubes séminifères, et contenant des cellules de Leydig responsables de la sécrétion des hormones sexuelles mâles. De la même manière que dans l'ovaire, des tumeurs à cellules de Leydig et à cellules de Sertoli ainsi que des tumeurs de la granulosa et des tumeurs thécales peuvent naître dans le testicule, alors que le mésenchyme primitif de la crête génitale forme la totalité de la gonade, notamment les cellules de Leydig et les cellules de Sertoli, à l'exception des cellules germinales qui proviennent de l'endoderme du sac vitellin.
hormones pancréatiques l.f.p.
pancreatic hromones
Produites par les cellules endocrines du pancréas et libérées dans la circulation sanguine, elles ont des effets multiples principalement dans la régulation glycémique et plus généralement le métabolisme intermédiaire, mais aussi la digestion, le contrôle de l’apport alimentaire.
Les principales hormones pancréatiques sont élaborées par les îlots de Langerhans, amas cellulaires de 0,1-0,3 mm de diamètre dont l’ensemble constitue environ 1% du poids de la glande pancréatique. L’insuline est produite par les cellules B (ou béta), les plus nombreuses, en situation centrale dans l’îlot ; l'insuline est constituée de 2 chaînes polypeptidiques réunies par 2 ponts dissulfures ; elle se libère de la pro-insuline par clivage d’un peptide de connexion (C-peptide) dont le taux est le reflet de sa production endogène ; l’insuline est aussi costockée et cosécrétée avec un autre peptide, l’amyline qui n’est pas dénuée d’activité hormonale ; l’insuline se lie à des récepteurs spécifiques (GLUT) ce qui contribue à la pénétration intracellulaire du glucose et des aminoacides ; c’est physiologiquement la seule hormone hypoglycémiante, mais l’insuline réduit aussi l’amino-acidémie et les concentrations sanguines d’acides gras libres ; parallèlement, elle enrichit les contenus tissulaires en glycogène, protides et lipides, et constitue de ce fait l’hormone anabolisante par excellence ; elle intervient enfin dans la pénétration cellulaire du potassium et du phosphore, et possède un léger effet rétentionniste en eau et en sel. Le glucagon est produit par les cellules A (ou alpha) plus présentes en périphérie de l’îlot ; le glucagon est constitué d’une seule chaîne polypeptidique ; ses formes circulantes révèlent une grande hétérogénéité ; le glucagon est hyperglycémiant par stimulation de la glycogénolyse et de la néoglycogénèse à partir des aminoacides, des lactates et du glycérol ; c’est aussi un lipolytique puissant.
La somatostatine est produite par les cellules D, les moins nombreuses qui contractent des connexions à la fois avec les cellules à insuline et celles à glucagon ; outre son action centrale sur l’inhibition de la production de GH, la somatostatine au niveau des îlots freine essentiellement les sécrétions d’insuline et de glucagon.
Enfin l’îlot est producteur de ghréline (cellules E ou epsilon) qui stimule l’appétit, et de polypeptide pancréatique (cellules F) qui n’a pas d’action physiologique connue.
Indépendamment des îlots, d’autres productions hormonales sont assurées par d’autres cellules neuroendocrines qui sont annexées aux canalicules du pancréas exocrine. Celles-ci libèrent différents peptides : gastrine, sérotonine, calcitonine, CGRP (calcitonin gene related peptide), neurotensine, substance P, VIP (vasoactive intestinal peptide), bombésine, cholécystokinine, ACTH, GHRH, TRH et aussi PP.
→ pancréas, îlot de Langerhans, insuline, amyline, glucagon, somatostatine, ghréline, polypeptide pancréatique, gastrine, sérotonine, calcitonine, CGRP, substance P, VIP, bombésine, cholecystokinine, ACTH, GHRH, TRH
[C1, C2, C3, H1, O4]
Édit. 2019
ciliopathie n.f.
ciliopathy
Terme général regroupant les maladies, les troubles fonctionnels, sensoriels et de développement liés à des anomalies de la formation ou de la fonction de l’appareil cellulaire ciliaire.
La ciliopathie peut être la conséquence d’une destruction par infection (les dyskinésies ciliaires secondaires) ou d’anomalies de constitution ou de fonction mécanique dans les bronches, l’intestin, l’épididyme, dans tout organe à épithélium ciliaire et dans les organes sensoriels (sphère O.R.L.). Les cils ont un rôle de capteurs d’informations et d’intermédiaire entre les espaces endoluminaires et les cellules bordantes ciliées .
On peut citer comme exemples : le syndrome du cil immobile d’Afzelius, la dyskinésie ciliaire primitive, les syndromes de Kartagener, de Bardet-Bield, d’Alström, de Meckel-Gruber, de Senior-Løken, la dysplasie thoracique asphyxiante, la polykystose rénale, la néphronophtisie congénitale.
M. Kartagener, médecin interniste suisse (1933) ; G. Bardet, médecin français (1920) ; A. Biedl, anatomopathologiste et endocrinologue hongrois (1922) ; C. Alström, psychiatre suédois (1959) ; J. F. Meckel, anatomiste allemand (1822) ; G. B. Gruber, anatomopathologiste allemand (1934) B. Senior, pédiatre sud-africain (1961) ; A. C. Løken, neuropathologiste norvégien (1961)
→ syndrome du cil immobile, cil vibratile, syndrome de Kartagener, syndrome de Bardet-Bield, syndrome de Meckel-Gruber, syndrome de Senior et Løken, syndrome d’Alström, trichomégalie avec retard mental, nanisme et dégénérescence pigmentée de la rétine, trichomégalie-cataracte-sphérocytose, syndrome des cils longs
[A2]
Corti (organe spiralé de) l.m.
Corti’s organ, acoustic papilla
Formation réceptrice cochléaire contenant les cellules ciliées sensibles, située dans le canal cochléaire.
A. Corti, anatomiste italien (1851)
[A1,P1]
Édit. 2015
Corti (organe spiralé de) l.m.
Corti’s organ, acoustic papilla
Formation réceptrice cochléaire contenant les cellules ciliées sensibles, située dans le canal cochléaire.
A. Corti, anatomiste italien (1851)
[A1,P1]
Édit. 2015
dilatations des bronches (lésions anatomiques des) l.f.p.
bronchiectasis (pathology of)
Augmentation permanente et irréversible du calibre des bronches, associée à des remaniements importants de leurs parois, pouvant entraîner une hypersécrétion bronchique avec stase favorisant l'infection et une hypervascularisation artérielle bronchique, cause d'hémoptysies graves.
On sépare les dilatations bronchiques diffuses étendues à un vaste territoire ou à la totalité de l'arbre bronchique, des dilatations localisées n'intéressant qu'un territoire voire une seule bronche.
La dilatation affecte des bronches moyennes entre leur quatrième et huitième division. L'ampleur du territoire ainsi que la sévérité des lésions conditionnent symptômes, diagnostic et pronostic. On peut observer une insuffisance respiratoire grave si les territoires atteints sont très importants.
On distingue les bronchectasies cylindriques et fusiformes, les bronchectasies variqueuses ou moniliformes avec des dilatations irrégulières alternant avec des zones rétrécies et les dilatations sacciformes kystiques qui siègent au niveau des bronches proximales et se terminent en cul-de-sac au niveau des bronches de 5e génération. Dans cette forme, les constituants de la paroi bronchique sont remplacés par du tissu fibreux, la muqueuse bronchique est ulcérée et présente des zones de métaplasie faites de cellules épidermoïdes non ciliées.
Il est des formes localisées segmentaires, lobaires, voire plurilobaires. Les bronchectasies sont bilatérales dans 50% des cas. Habituellement elles siègent au niveau des segments basaux des lobes inférieurs. L'atteinte du lobe moyen ou de la lingula est rarement isolée sans atteinte du lobe inférieur correspondant. L'atteinte des lobes supérieurs est rare, souvent asymptomatique.
Les hémoptysies sont dues à l'hypervascularisation par le réseau des artères bronchiques des parois bronchiques anormalement épaissies, comme l'a montré l'angiographie bronchique sélective.
Le court-circuit vasculaire entre les circulations pulmonaires et bronchiques, évolue vers une hypoxémie sans hypercapnémie, qui peut à la longue se compliquer d'insuffisance respiratoire et d'un retentissement cardiaque droit.
Syn. bronchectasie
endométriose cutanée l.f.
cutaneous endometriosis
Affection rare due au développement anormal dans la peau d'épithélium de la trompe de Fallope.
Elle se développe à la suite d'une salpingectomie et se manifeste sous la forme de multiples papules brunâtres péri-ombilicales qui comportent une cavité kystique uniloculaire contenant des formations papillaires et qui sont bordées d'un épithélium constitué de cellules cylindriques, dont certaines sont ciliées et d'autres sécrétrices.
Syn. obs. endosalpingiose cutanée
[J1, O3]
Édit. 2020
macule otolithique l.f.
otolithic macula
Structure sensorielle réceptrice vestibulaire située dans l'utricule et le saccule, élément du labyrinthe membraneux postérieur (vestibule), aire d'origine des nerfs sacculaire et utriculaire constituée par une zone épithéliale de cellules sensorielles ciliées surmontée d'une membrane otoconiale.
On distingue la macule utriculaire (macula utriculi) ou lapillus, située dans l'utricule et orientée horizontalement et la macule sacculaire (macula sacculi) ou sagitta, située dans le saccule et orientée sagittalement. Les macules otolithiques sont les récepteurs statesthésiques du vestibule sensibles aux accélérations linéaires, notamment au vecteur gravitationnel, renseignant ainsi le sujet sur la position de sa tête dans l'espace.
Les informations issues de ces récepteurs sont véhiculées vers les centres nerveux par les nerfs utriculaire et sacculaire, contingents du nerf auditif (n. octavus).
Étym. lat : macula : tache. gr. ous, ôtos : oreille ; lithos : pierre
Mainzer-Saldino (syndrome de) l.m.
Mainzer’s syndrome
Ensemble associant hépatomégalie à fonctions normales, rétinite pigmentaire, atrophie optique, dysplasie rénale (petits reins), arachnodactylie, retard mental, dysplasie métaphysaire fémorale supérieure, épiphyses en cône des phalanges et ataxie cérébelleuse.
L’évolution se fait vers une aggravation progressive des troubles visuels et de l’insuffisance rénale. Celle-ci peut justifier une greffe rénale (ordinairement vers 10 à 14 ans). La transmission est autosomique récessive.
L’affection entrerait dans le cadre des ciliopathies par l’intermédiaire des gènes IFT140 (InterFlagellar Transport 140 homolog) en 16p13.3 et NPHP (NePHronoPhthisis) codant pour des protéines (cystoprotéines, néphrocystine) intervenant dans le développement des cellules ciliées primitives des tubules rénaux (T. Watnick et G. Germino, 2003) et des cellule pigmentaires de la rétine (E. Otto, 2005). Ce dysfonctionnement ciliaire par altération des gènes NPHP 3 et 5 serait également responsable de syndromes voisins : le syndrome de Senior-Locken associant néphropathie et rétinite pigmentaire, la dégénérescence tapétorétinienne de Leber et certaines néphropathies tubulaires chroniques congénitales.
F. Mainzer, médecin radiologue américain (1970) ; R. M. Saldino, médecin radiologue américain (1971) ; A. Giedion, pédiatre et radiologue suisse (1979)
Syn. syndrome conorénal (A. Giedion 1979)
→ Bodaghi (syndrome de), ciliopathie, Senior-Locken (syndrome de), Leber-reins polykystiques-malformations cérébrales), conorénal (syndrome), néphronophtise
mucus nasal l.m.
Film liquidien dans lequel battent de façon constante et synchrone les cils des cellules ciliées de la muqueuse nasale .
Le mucus est un gel visco-élastique.
Étym. lat. mucus : mucus, morve de mungere, moucher
muqueuse utérine l.f.
tunica mucosa (corpus uteri), endometrium (TA)
endometrium
Tunique très mince et friable qui revêt toute la surface intérieure de l'utérus et se continue sans limite nette avec en haut la muqueuse des trompes et en bas celle du col.
Sa couleur varie du blanc rosé au rouge pâle. On distingue deux couches : une couche profonde très mince, dite basale, et une couche superficielle fonctionnelle qui est le siège de transformations cycliques. Cette dernière couche est divisée en deux zones : la zone superficielle, ou couche compacte, et la zone inférieure, ou couche spongieuse. L'épithélium superficiel est constitué par une rangée unique de cellules cubiques ou prismatiques, ciliées ou non, reposant sur une membrane basale. Cet épithélium s'invagine en tubes glandulaires qui sont situés dans un stroma conjonctif.
Au cours du cycle, l'endomètre passe par quatre phases : la phase réparatrice, pendant laquelle la muqueuse se reconstitue, la phase proliférative pendant laquelle la muqueuse croît, passant de 1 à 3 mm, la phase de sécrétion à laquelle elle atteint 5 à 8 mm d'épaisseur et se charge en glycogène et la phase menstruelle où la zone fonctionnelle se désagrège en petits fragments qui sont entraînés par le flux menstruel.
Syn. endomètre
onde propagée (théorie de l') l.f.
Théorie visant à expliquer le mode de propagation d’une onde sonore dans l’oreille interne
Cette théorie a été élaborée par György von Békésy en étudiant les déplacements de la membrane basilaire lors d’une stimulation sinusoïdale dans des cochlées post-mortem ou largement disséquées. Il observa que le déplacement des membranes cochléaires possédait les propriétés spatiales et temporelles d’une onde voyageant de la base vers l’apex de la cochlée. L’amplitude du déplacement augmente progressivement à partir de la base pour atteindre un maximum. Plus la fréquence de stimulation est basse, plus l’amplitude maximale du déplacement est apicale : c’est la tonotopie cochléaire. Cette théorie fut complétée par l’introduction de la notion de micromécanique cochléaire où un rôle dominant est attribué aux cellules ciliées externes.
G. von Békésy, biophysicien hongrois, prix Nobel de médecine en 1961
Édit. 2017
organe spiralé de Corti l.m.
Corti’s organ, acoustic papilla
Formation réceptrice cochléaire contenant les cellules ciliées sensibles, située dans le canal cochléaire.
A. Corti, anatomiste italien (1851)
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
[A1,P1]
Édit. 2017
papillome des plexus choroïdes l.m.
papilloma of choroid plexus
Tumeur bénigne rare des cavités ventriculaires, développée à partir de l'épithélium des plexus choroïdes, schématiquement localisée le plus souvent dans le ventricule latéral gauche chez l'enfant et le quatrième ventricule chez l'adulte.
Elle se présente comme une masse bourgeonnante irrégulière, de couleur gris rosé, adhérente aux plexus choroïdes, parfois calcifiée. Histologiquement, elle est formée de papilles, tapissée de cellules cylindriques hautes ou cubiques, non ciliées, dont l'axe est richement vascularisé. Dans les formes à évolution lente et silencieuse, les papilles sont plus étirées, les noyaux cellulaires deviennent irréguliers. Le diagnostic peut être difficile, d'autant plus qu'il existe de très rares formes malignes et des métastases par desquamation dans le LCR.
Les signes cliniques révélateurs correspondent au blocage des voies d'écoulement du LCR et comportent hypertension intracrânienne et paralysies oculomotrices. Le pronostic est en règle très favorable après ablation chirurgicale, mais le diagnostic est parfois porté tardivement, notamment chez l'adulte, qui présente alors des lésions volumineuses.
paracousie n.f.
paracusia, paracousis
Appréciation erronée d’un son.
Quand elle concerne la hauteur d’un son, elle est essentiellement endocochléaire. Elle est surtout gênante lorsqu’elle affecte une seule oreille, le sujet n’entendant pas la même fréquence des deux côtés. La diplacousie est la perception simultanée de deux sons séparés par une tierce ou une quarte, parfois une octave. Elle témoigne de lésions des cellules ciliées externes de l’organe de Corti et s’accompagne d’une perte des propriétés de sélectivité fréquentielle de l’oreille.
La paracousie de Willis porte sur l’intensité de la parole qui est mieux perçue dans un bruit de fond grave. Elle est le plus souvent associée à une otospongiose.
Th. Willis, anatomiste britannique (1672)
Étym. gr. parakousis : audition défectueuse
partie olfactive de la tunique muqueuse du nez l.f.
pars olfactoria tunicae mucosae nasi (TA)
olfactory part of nasal mucosa, olfactory area of nasal mucosa, olfactory region of nasal mucosa
Petite surface de la muqueuse nasale située à l’extrémité postérieure de la gouttière olfactive, à cheval sur le cornet nasal supérieur et la partie haute du septum nasal.
C’est le siège de l’organe de l’odorat avec les nombreuses terminaisons ciliées des nerfs olfactifs, leurs cellules de soutien et les glandes olfactives qui diffèrent des glandes de la muqueuse nasale et participeraient à concentrer les particules odorantes.
Syn. anc. tache olfactive, tache jaune (2)
recrutement n.m.
recruitment
Phénomène observé dans certaines surdités, caractérisé par le contraste constant entre l'augmentation du seuil de perception du son et l'augmentation trop rapide du bruit perçu lorsque l'intensité du son est augmentée progressivement au-delà du seuil.
Si, pour un son d'intensité donnée, le sujet perçoit plus qu'il ne devrait par rapport à son seuil, on dit qu'il y a recrutement. Cette distorsion de la phonie est essentiellement recherchée par l'étude du seuil du réflexe stapédien (test de Metz). Ce seuil est normalement 80 dB audessus du seuil auditif du patient normo-entendant. En cas de recrutement, ce seuil s'abaisse. Le recrutement témoigne de lésions des cellules ciliées externes de l'organe de Corti ; il s'accompagne d'une perte de la discrimination fréquentielle.
O. Metz, otologiste danois (1952)
tonotopie n.f.
tonotopy
Disposition anatomique particulière du système auditif périphérique caractérisée par une répartition spatiale des cellules ciliées.
Chacune d’entre elles, spécifique d’une fréquence, est disposée régulièrement le long de la cochlée, fréquences basses à l’apex, élevées à la base. Cette organisation est reproduite dans le nerf cochléaire (fibres basses fréquences au centre, hautes fréquences en périphérie) ainsi qu’aux étages supérieurs. Elle serait également présente dans le système vestibulaire.
Étym. gr. tonos : tension; topos : lieu, place