anticorps anti-SS-A l.m.
anti-SS-A antibodies
Auto-anticorps présent dans le sérum de 40 à 60% des cas de syndrome de Gougerot-Sjögren, 25 à 35% des cas de lupus érythémateux disséminé, de certaines connectivites indifférenciées et très rarement (moins de 1% des cas) chez le sujet sain.
Au cours du lupus érythémateux disséminé, les anti-SS-A sont surtout le fait des formes cutanées subaigües de la maladie, des formes associées à un déficit en C2, C4 et C1 et des formes dites séronégatives c’est-à-dire sans anticorps antinucléaires. Les grossesses survenant chez une femme lupique ayant des anticorps anti-SS-A comportent pour le fœtus un risque élevé de lupus néonatal et de bloc auriculo-ventriculaire congénital ; la présence d’anticorps anti-SS-B est souvent associée ici à celle d’anti-SS-A. Les anti-SS-A réagissent avec des ribonucléoprotéines solubles qui ont la particularité d’être trouvées aussi bien dans le cytoplasme des cellules que dans leur noyau. Il s’agit de complexes constitués d’un RNA de faible poids moléculaire et d’une ou plusieurs protéines fixées sur ce RNA porteuses des épitopes avec lesquels réagissent les anticorps.
Syn. anti-Ro
→ lupus érythémateux disséminé, Gougerot-Sjögren (syndrome de)
anticorps anti-SS-B l.m.p.
Auto-anticorps présent dans le sérum de 60 à 80% des sujets atteints de syndrome de Gougerot-Sjögren primitif, dans certains cas de lupus érythémateux disséminé où ils s’associent volontiers à la présence d’anti-SS-A
Les anti-SS-B réagissent avec des ribonucléoprotéines solubles nucléaires et surtout cytoplasmiques faites d’un RNA de faible poids moléculaire et de protéines dont une protéine de 46 kD porteuse des épitopes réagissant avec l’anti-SS-B. Physiologiquement, cette ribonucléoprotéine intervient dans la terminaison des transcrits de la RNA-polymérase III.
→ anticorps anti-La, lupus érythémateux disséminé, connectivite mixte, Gougerot-Sjögren (syndrome de)
anticorps antistreptococciques l.m.p.
streptococcic antibodies
Anticorps formés à la suite d’une infection par les streptocoques des groupes A, C, G : antistreptolysines O et S, antistreptodornase, antistreptohyaluronidase, antistreptokinase.
anticorps antithyroïde l.m.
thyroid antibody
Auto-anticorps spécifique d'organes rencontré au cours de différentes maladies de la thyroïde, en particulier au cours de la thyroïdite de Hashimoto et de la maladie de Basedow.
anticorps bloquant l.m.
blocking antibody
Dans le cadre de l'hypersensibilité immédiate, anticorps de type IgG qui, en se combinant préférentiellement avec l'allergène, l'empêche de se combiner avec les IgE spécifiques fixées à la surface des mastocytes et des basophiles et peut se lier à des récepteurs IgG possédant dans leur domaine cytoplasmique le motif ITIM, ce qui empêche l'activation des mastocytes et des basophiles par l'allergène.
Les anticorps bloquants sont ainsi capables d'inhiber des réactions d'hypersensibilité immédiate.
Par l’inhibition de la production d’une cytokine, le MIF (Migrating Inhibiting Factor), ils participent à la tolérance immunitaire de la mère à l'égard de l'embryon
anticorps circulant l.m.
circulating antibody
anticorps cytotoxique l.m.
cytotoxic antibody
Anticorps dirigé contre un épitope de molécule membranaire de cellules cibles dont la fixation peut entraîner la lyse des cellules cibles par activation du système du complément ou par mise en jeu de cellules cytotoxiques dépendant des anticorps (ADCC).
anticorps (domaine d'un) l.m.
domain of one antibody
Un des segments répétitifs des régions constantes et variables des chaînes légères et lourdes des anticorps.
Cette structure répétitive de la molécule d'un anticorps suggère qu'ils sont issus d'une série de duplications d'un gène unique primitif.
anticorps facilitant l.m.
facilitating antibody
Anticorps maternel, anti-idiotype, anti-lymphocyte B, anti-HLA-G, anti-cytokine, participant à la tolérance anti-paternelle et à l'absence de rejet de l'embryon.
Leur absence peut entraîner des fausses couches répétées.
anticorps froid l.m.
cold antibody
Anticorps détectable dans le sérum à un titre plus élevé à une température inférieure à 37°C qu'à 37°C.
anticorps (fragment d') l.m.
antibody fragment
Partie d'un anticorps résultant de sa scission par un enzyme protéolytique.
anticorps (gène des) l.m.
antibody gene
Gène codant pour chaque domaine d'un anticorps.
On distingue les gènes C codant pour les régions constantes, présents dans une ou quelques séquences d’un génome, et les gènes V codant pour les régions variables, présents en un très grand nombre de séquences différentes.
Dans la cellule vierge à l'origine d'un lymphocyte B, les gènes V sont groupés à une grande distance du ou des gènes C sous forme de segments de gènes V, et au cours de la différenciation lymphocytaire n'importe lequel des gènes V peut subir une transposition et, grâce à ce réarrangement de l'ADN, être placé près d'un gène C ; le lymphocyte B résultant synthétise alors uniquement la chaîne légère ou lourde de l'anticorps ainsi réalisée.
Dans un génome, l'ensemble des gènes V et le ou les gènes C correspondants sont placés sur le même chromosome. Il existe ainsi trois regroupements distincts sur trois chromosomes différents : pour la chaîne légère kappa, la chaîne légère lambda et la chaîne lourde. On parle alors de gènes VX, Vλ ou VH et Cκ, Cλ, ou CH.
→ anticorps (domaine d'un), segment de gène J lambda, site de combinaison antigénique
anticorps hétérocytotrope l.m.
hetero-antibody
Anticorps pouvant se fixer sur des cellules hétérologues, souvent avec une affinité plus grande que sur les cellules de l'espèce d'origine.
Ainsi, les IgG humaines peuvent se fixer sur les cellules cutanées du cobaye et donner des réponses positives en test d'anaphylaxie cutanée passive, mais se fixent moins facilement sur les cellules humaines.
anticorps homocytotrope l.m.
homocytotrop antibody
Anticorps qui ne peut se lier qu'à des cellules de l'espèce à laquelle il appartient et pas aux cellules d'espèces différentes.
anticorps humoral l.m.
circulating antibody
Anticorps présent dans le plasma, la lymphe et les liquides de l'organisme, par opposition aux anticorps fixés sur les cellules.
Ce sont les médiateurs de l'immunité humorale.
Syn. anticorps circulant
anticorps immun l.m.
immune antibody
Globuline plasmatique synthétisée par les plasmocytes, en réponse à une stimulation antigénique.
Cet anticorps n’est acquis qu’après stimulation antigénique, l’anticorps anti-rhésus par ex., par opposition aux anticorps naturels présents dès la naissance, ceux par ex. dirigés contre les antigènes des groupes sanguins A et B.
Syn. agglutinine irrégulière
anticorps incomplet l.m.
Anticorps qui se fixe à la surface de son antigène sans pouvoir agir en l’absence d’artifices tels que la présence d’un milieu albumineux, acidification…
[F3]
Édit. 2018
anticorps irrégulier l.m.
agglutinin
→ agglutinines irrégulières, anticorps immun
anticorps monoclonal l.m.
monoclonal antibody
Anticorps homogène produit par un clone de lymphocytes B descendant d’une seule et unique cellule mère et ne détectant généralement qu’un seul déterminant antigénique.
Ces anticorps ont la particularité d’avoir une structure (classe d’immunoglobuline, allotypie, idiotypie) et une fonction identiques (spécificité pour le même antigène ou le même épitope).
La production d’un anticorps monoclonal peut survenir « in vivo » comme c’est le cas dans certaines gammapathies monoclonales (myélome multiple, maladie de Waldenström, leucémies lymphoïdes chroniques, lymphomes malins). Cette production peut également être réalisée « in vitro » à partir d’hybridomes formés par la fusion de lymphocytes B normaux de spécificité connue avec des cellules de myélome. Des anticorps monoclonaux sont produits par la Souris auxquelles sont conférées des propriétés spécifiques de l’espèce humaine.
Un grand nombre de tels anticorps monoclonaux produits industriellement et de spécificités variées sont couramment utilisés en recherche et en biologie clinique pour le diagnostic et le traitement de plusieurs affections, particulièrement en cancérologie, en pathologie inflammatoire et immunitaire.
→ anticorps, antigène, immunoglobuline, allotypie, épitope, hybridome, gammapathie monoclonale, humanisé
[C1, G5]
Édit. 2019
anticorps humanisés n.m.p.
Dénomés zu-mab, ils sont moins immunogènes que les anticorps chimériques xi-mab.
→ anticorps monoclonaux chimériques, chimère
[C1,G5]
Édit. 2017
anticorps zu-mab l.m.p.
→ anticorps humanisés, humanisé
[C1,G5]
Édit. 2017
anticorps xi-mab l.m.p.
Anticorps monoclonaux chimériques ayant une partie murine variable et une partie humaineconstante.
→ anticorps monoclonaux chimériques
[C1,G5]
Édit. 2017
anticorps naturel l.m.
natural antibody
Anticorps trouvé dans le sérum sans pré-immunisation connue par l’antigène correspondant.
Par ex., les anticorps dirigés contre les antigènes érythrocytaires des groupes sanguins A et B sont des anticorps naturels. La plupart des anticorps naturels sont des auto-anticorps.
anticorps OKT l.m.
OKT antibody
Anticorps monoclonal commercialisé sous la dénomination OKT et spécifique d'antigènes de membranes des lymphocytes T humains.
→ OKT3
anticorps polyclonaux l.m.p.
Mélange d'anticorps reconnaissant différents épitopes sur un antigène donné, chaque idiotype étant sécrété par un clone de plasmocytes différent.