Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

76 résultats 

orifice interne de l'urèthre vessie en réplétion l.m.

ostium urethrae internum evacuans (TA)

filling internal urethral orifice

L’orifice interne de l’urèthre, vessie en réplétion, prend habituellement la forme d’un disque plat.
La partie intra murale de l’urèthre (col de la vessie, partie préprostatique chez l’homme) est fermée et l’urèthre est allongé.

Édit. 2017

partie cervicale vésicale du muscle détrusor de la vessie l.f.

pars cervicis vesicae musculi detruisoris vesicae, pars colli vesicae musculi detrusoris vesicae (TA)

bladder neck part of detrusor

Partie du détrusor de la vessie qui forme le sphincter de la vessie.
Elle est constituée de trois couches, de la profondeur à la superficie : une couche interne longitudinale, une couche moyenne circulaire et une couche externe longitudinale.

partie non stratifiée du muscle détrusor de la vessie  l.f.

pars nonstratificata musculi detrusoris vesicae (TA)

unstratified part of detrusor

Partie du muscle détrusor qui correspond à la partie mobile de la vessie où les fibres sont entrelacées sans organisation particulière.
Elle s’oppose à la base de la vessie, région trigonale et péricervicale, où le détrusor est stratifié en trois couches : longitudinale externe, circulaire moyenne et longitudinale interne.

petite vessie l.f.

retracted bladder

Perte de capacité fonctionnelle importante de la vessie, cause de pollakiurie intense et d'incontinence par impériosité.
La petite vessie est due à l'infiltration scléreuse progressive de la musculature vésicale, qui la rigidifie et la rétracte.
Les deux étiologies les plus fréquentes sont la tuberculose et la bilharziose urogénitales. La petite vessie retentit sur le haut appareil par sténose ou reflux. Son seul traitement est l'entérocystoplastie d'agrandissement.

pilier de la vessie l.m.

bladder's pillar

Faisceau supérieur du ligament vésicogénital pair situé sous le cul-de-sac vésico-utérin et tendu entre la vessie et l'utérus, constitué d'expansions musculaires lisses d'origine vésicale.

muscle vésico-utérin

polype de vessie l.m.

tumeur papillaire de vessie

polype ovulaire de vessie l.m.

bilharziome urinaire

sarcome de la vessie l.m.

bladder sarcoma

Etym : gr sarx : chair

sarcome, vessie (sarcome de la)

sommet de la vessie l.m.

apex de la vessie

sous-muqueuse de la vessie l.m.

tela submucosa vesicae urinariae (TA)

submucosa of urinary bladder

sous-muqueuse

sous-séreuse de la vessie l.f.

tela subserosa vesicae urenariae (TA)

Tissu celluleux interposé entre la séreuse de la vessie et sa paroi musculaire

vessie

tumeur infiltrante de vessie l.f.

infiltrating bladder tumor

vessie (cancer de)

tumeur papillaire de vessie l.f.

papillary bladder tumor

Localisation la plus fréquente des tumeurs urothéliales. Souvent multiples elles peuvent revêtir tous les degrés de gravité, allant des tumeurs les plus bénignes, dites superficielles, au cancer infiltrant.
De multiples classifications histologiques ont été proposées. Les facteurs carcinogènes les mieux identifiés sont certains colorants à base d'amilène et le tabac. Véritable maladie de l'ensemble de la paroi vésicale, l'évolution est spontanément multifocale et récidivante ; un quart des tumeurs initialement superficielles évolueront vers l'infiltration.
Le traitement des tumeurs superficielles est endoscopique (résection, électrocoagulation), ou a recours à la BCG-thérapie ou la chimiothérapie endovésicales. Le traitement des tumeurs infiltrantes est celui des cancers de vessie.

A. C. Broders Sr, anatomopathologiste américain (1922), V. F. Marshall, chirurgien urologue américain (1952), H. J. Jewett, chirurgien urologue américain (1952), J. Chomé, anatomopathologiste français (1957), J. N. Eble, anatomopathologiste américain (2004) pour la WHO/ISUP classification of tumors of urinary tract.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. papillome vésical, , polype de vessie

vessie (cancer de)

tumeur superficielle de vessie l.f.

superficial bladder tumor

Se dit d'une tumeur papillaire de vessie dont l'extension pariétale ne dépasse pas le chorion de la muqueuse.
Bien que pouvant montrer une tendance invasive, une telle tumeur est considérée en France comme non infiltrante et donc à classer dans la zone bénigne.

A.C. Broders Sr, anatomopathologiste américain (1922), V. F. Marshall, cirurgien urologue américain (1952), H. J. Jewett, chirurgien urologue américain (1952), J. Chomé, anatomopathologiste français (1957), J. N. Eble, anatomopathologiste américain (2004) pour la WHO/ISUP classification of tumors of urinary tract.

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur papillaire de vessie

tunique muqueuse de la vessie urinaire l.f.

tunica mucosa vesicae urinariae (TA)

mucosa of urinary bladder, mucous membrane of urinary bladder

vessie urinaire

tunique musculaire de la vessie l.f.

muscle détrusor de la vessie

tunique musculaire de la vessie urinaire l.f.

tunica muscularis vesicae urinariae (TA)

muscular layer of urinary bladder, muscular coat of urinary bladder

vessie urinaire

tunique séreuse de la vessie urinaire l.f.

tunica serosa vesicae urinariae (TA)

serosa of urinary bladder , serous coat of urinary bladder

vessie urinaire

vessie urinaire l.f.

vesica urinaria (TA)

urinary bladder

Réservoir dans lequel l’urine qui s’écoule par les uretères s’accumule et séjourne dans l’intervalle des mictions.
Elle est contenue dans la cavité pelvienne, en arrière de la symphyse pubienne et du pubis, au-dessus du plancher pelvien. Chez l’homme, la vessie est située au-dessus de la prostate, au-dessus et en avant du rectum et des vésicules séminales. Chez la femme, elle se trouve en avant de l’utérus et du vagin.
Sa capacité physiologique, un peu plus grande chez la femme que chez l’homme, est en moyenne de trois cents millilitres.
Les orifices urétéraux se situent aux deux angles supérieurs du trigone de la vessie, tandis que l’orifice uréthral interne ou col de la vessie en occupe l’angle inférieur.
La paroi vésicale comporte trois tuniques : une externe, la couche sous-séreuse, conjonctive
(adventis) en partie doublée en surface par la tunique séreuse ; une couche moyenne, musculaire, le muscle détrusor de la vessie ; une couche profonde, muqueuse qui, lisse chez l’enfant, devient aréolaire chez l’adulte par hypertrophie des fibres musculaires ; chez le sujet âgé elle peut prendre l’aspect de vessie à colonnes ; entre le détrusor et cette tunique muqueuse s’interpose une couche sous-muqueuse conjonctive.

[A1, M3]

Édit. 2019

vessie à colonnes et à cellules l.f.

bladder with columns and cells

Syn. vessie de lutte

vessie de lutte

[M3]

Édit. 2019

vessie à oreille l.f.

bladder ear

Sur l'urographie intraveineuse d'un jeune nourrisson, prolongement diverticulaire, uni ou bilatéral, situé à la partie inféro-antérieure de la vessie.
Il s'agit d'un aspect normal de la vessie à cet âge, ses cornes latérales ayant tendance à s'engager dans le canal inguinal. Cette hernie transitoire disparaît avec le remplissage de la vessie.

Étym. lat. vesica : vessie

urographie intraveineuse,

vessie aréflexique l.f.

non reflex neuropathic bladder

Syn. vessie autonome

vessie autonome

[H1, M3]

Édit. 2019

vessie atone l.f.

atonic neuropathic bladder

Vessie hypocontractile du fait de l'atteinte de sa musculature par une lésion neurologique périphérique ou pariétale intrinsèque.
Le résultat clinique en est une rétention chronique complète ou incomplète, avec ses dangers infectieux et de retentissement éventuel sur le haut appareil.

Étym. lat. vesica : vessie

neurovessie, vessie diabétique, rétention chronique d'urine

[H1, M3]

Édit. 2019

vessie automatique l.f.

upper motor neuropathic bladder, reflex neuropathic bladder

Type de vessie neurogène, conséquence de lésions médullaires atteignant le neurone moteur central, où le fonctionnement de l'appareil vésicosphinctérien n'est plus contrôlé que par les arcs réflexes sacrés.
Les lésions médullaires interrompent le réflexe mictionnel normal, qui est intégré dans le tronc cérébral et permettent l'expression de réflexes archaïques, sous-lésionnels, intégrés dans la moelle sacrée. La vessie est hyperréflectique et dyssynergique. Le réflexe mictionnel peut être déclenché par une stimulation souslésionnelle telle la percussion de la vessie.

Étym. lat. vesica : vessie

neurovessie

[H1, M3]

Édit. 2019

vessie autonome l.f.

autonomic bladder, lower motor neuropathic bladder, autonomous neuropathic bladder

Ensemble de troubles sphinctériens vésicaux liés à une lésion médullaire complexe touchant le cône terminal.
Il s’agit d’un type de vessie neurologique, conséquence de lésions de l'innervation périphérique, où le fonctionnement de l'appareil vésicosphinctérien résulte de la seule innervation autonome intrinsèque. La sensibilité est absente, les réflexes anal et bulbocaverneux sont abolis, l’anus est béant et le plancher pelvien hypotonique.
Le système nerveux autonome entretient une contraction tonique ou rythmique de faible amplitude ; c'est ainsi que fonctionne la vessie après une lésion de ses nerfs périphériques. Le réflexe mictionnel étant interrompu, la vidange d'une vessie atone ne peut se faire que par une hyperpression abdominale ou une expression manuelle.

Étym. lat. vesica : vessie

Syn. vessie aréflexique

neurovessie, cône médullaire

[H1, M3]

Édit. 2019

| page précédente | /4 | page suivante