maladie de Chauffard de l'adulte l.f.
Chauffard’s syndrome of adult
A. Chauffard, médecin interniste français, membre de l'Académie de médecine (1896)
Syn. maladie de Still de l’adulte
→ maladie de Still, arthrites juvéniles idiopathiques
[I1]
Édit. 2017
maladie de Still de l'adulte l.f.
adult’s Still’s disease
G. F. Still, Sir, pédiatre britannique (1896), E. G. L. Bywaters, médecin rhumatologue britannique (1971)
→ Still (maladie de), arthrite juvénile idiopathique
[I1]
Édit. 2017
mort subite de l'adulte l.f.
sudden adult death
Mort d’une personne survenant moins de vingt-quatre heures après l’apparition des symptômes ou signes alarmants.
La plupart des morts subites sont d’origine cardiaque (surtout obstruction des artères coronaires) ou cérébrales (accident vasculaire avec obstruction ou hémorragie).
→ décès
parotidite chronique de l'adulte l.f.
chronic parotitis.
Parotidite consécutive à des affections parotidiennes diverses.
L’évolution, lente, se fait par poussées douloureuses accompagnant un gonflement local, vers la sclérose de la glande. Elle est souvent rebelle aux traitements antibiotiques.
progeria de l'adulte l.f.
adult progeria
prurigo chronique de l'adulte l.m.
chronic prurigo of adults
Dermatose fréquente, mais d'individualité nosologique incertaine, caractérisée par des lésions papuleuses ou parfois nodulaires plus ou moins excoriées, prurigineuses, dispersées sur les zones accessibles du tégument, souvent les avant-bras, les cuisses, le haut du dos, mais aussi n'importe quelle autre région, parfois mêlées à des plaques lichénifiées et à des cicatrices maculeuses dyschromiques de poussées plus anciennes.
L'aspect histologique, peu spécifique, la précession du grattage sur la survenue des lésions, et parfois même la discrétion du prurit en regard de l'intensité des manœuvres de grattage corroborent la conception générale d'une dermatose aspécifique purement secondaire au grattage. Mais, si le déclenchement ou la persistance de nombre de prurigos paraissent essentiellement dépendre de facteurs psychogènes, n'importe quelle cause de prurit diffus peut engendrer un tableau clinique de prurigo : l'enquête étiologique de ce dernier rejoint donc celle de tout prurit généralisé.
régénération neuronale dans le cerveau adulte l.m.
neuronal regeneration in adult brain
Notion qui s'inscrit à l'encontre de la théorie hypothétique qu'on croyait bien établie d'un non-renouvellement neuronal, depuis les travaux de F. Nottebohm et coll. (1983), qui ont montré l'existence d'une neurogénèse saisonnière sous l'influence de l'œstradiol dans les centres vocaux du canari.
On connaît désormais, chez les mammifères adultes, un nombre limité de régions cérébrales où cette néoneurogénèse est possible : récepteurs olfactifs de la muqueuse nasale, interneurones GABAergiques du bulbe olfactif, du gyrus dentatus de l'hippocampe et du cortex associatif, enfin neurones glutaminergiques du cervelet.
Notamment, chez le macaque adulte, les aires associatives corticales préfrontale, temporale inférieure et pariétale postérieure, dont on connaît le rôle dans la cognition, reçoivent de nouveaux neurones qui peuvent jouer un rôle dans la plasticité comportementale (ce qui n'est pas le cas d'une aire corticale primaire comme le cortex strié). Une telle continuité dans les changements structuraux pourrait constituer un substratum pour l'apprentissage et la mémoire.
Malgré ces limitations dans la localisation et les types neuronaux, l'existence d'une telle régénération ouvre des perspectives sur de possibles thérapies de remplacement chez l'homme. L'idéal serait de pouvoir transformer les cellules souches in situ, sans recourir à des greffes avec leurs risques de rejet.
S. A. Goldman et F. Nottebohm, neurobiologistes américains (1983)
sommeil normal de l'adulte l.m.
adult’s normal sleep
Processus circadien actif de restauration ("circa diem" : proche de 25 heures), obéissant à des fluctuations périodiques du rythme veille-sommeil et ajusté à 24 heures sous l'influence, habituellement, de facteurs endogènes et de stimulations extérieures (synchroniseurs externes) : alternance lumière-obscurité, activité-repos du monde qui nous entoure, repas.
Son étude a largement bénéficié des travaux d'électrophysiologie moderne (A. L. Loomis, 1937, E. Aserinsky, 1953, N. Kleitman, 1963, ...).
L'éveil est caractérisé par des réactions comportementales et une activité électroencéphalographique (EEG) désynchronisée de type alpha (8 à 13 cycles/seconde).
Le sommeil lent (SOL) est marqué essentiellement par une activité EEG synchronisée avec prépondérance d'ondes thêta (3,5 à 7,5 cycles/ seconde). Il comporte quatre stades de profondeur croissante.
Le sommeil paradoxal (SP) se définit surtout par la présence conjointe d'une hypotonie musculaire généralisée, à l'exception de mouvements oculaires rapides, verticaux mais surtout horizontaux ("rapid eye movement sleep", ou "REM sleep"), d'un tracé EEG proche de l'éveil et, chez l'animal en milieu expérimental, par l'enregistrement d'une activité pontogéniculo-occipitale (GPO). L'hypotonie musculaire semble due à une inhibition des motoneurones spinaux, liée à une interruption du contrôle activateur par les noyaux réticulaires, mais également par les voies corticospinales.
Activité hallucinatoire survenant quatre à cinq fois par nuit, le rêve est plus fréquent lors du SP, mais non exclusif à cet état.
Le passage de l'éveil au stade 4 pendant les premières heures du sommeil est progressif et plus ou moins régulier. La première phase du SP apparaît entre 80 et 120 minutes environ après l'endormissement. Survient alors un second cycle de l'ordre de 90 minutes, terminé par une autre phase de SP. Quatre à cinq cycles différents se succèdent pendant la nuit. Le SP représente 20% du temps de sommeil total (TST).
Parmi les nombreuses modifications neurophysiologiques du sommeil, seront seulement citées les sécrétions hormonales, qui obéissent assez bien au rythme veille/sommeil.
A. L. Loomis, physicien (1937), E. Aserinsky (1953), N. Kleitman (1953 et 1963) neurophysiologistes américains
→ réticulée (formation) et fonction d'éveil, rêve
Still de l'adulte (maladie de) l.f.
adult’s Still’s disease
Maladie dont le tableau clinique est comparable à celui de la maladie de Still de l’enfant et qui affecte surtout les jeunes adultes.
Au cours de la maladie de Still de l’adulte, l’atteinte articulaire est quasiconstante (94% des cas), intéressant les interphalangiennes proximales et les métacarpo-phalangiennes, les poignets et les grosses articulations (genoux, hanches, épaules). Elle peut aussi être monoarticulaire. Comme chez l’enfant, il peut y avoir une atteinte temporomaxillaire, cervicale postérieure haute, tarsienne et des interphalangiennes distales. La survenue d’une amylose est possible. Le pronostic articulaire est plutôt favorable et il est rare que les atteintes viscérales portent atteinte au pronostic vital.
G. F. Still, Sir, pédiatre britannique (1896), E. G. Bywaters, médecin rhumatologue britannique (1971)
syndrome de détresse respiratoire de l'adulte l.m.
adult respiratory distress syndrome (ARDS)
Difficulté respiratoire caractérisée par un œdème pulmonaire pouvant entraîner la mort.
Il peut survenir à la suite d’une hypoxie due à un aéroembolisme.
Sigle SDRA
éthique en réanimation d'adulte l.f.
ethics in adult intensive care
Observance des règles morales et déontologiques de la réanimation chez les adultes.
Avant ou après l'admission dans un service de réanimation, les décisions à prendre par l'équipe médicale se posent, par ex. devant un refus d'admission, pour récuser un traitement d'exception, pour ne pas traiter une complication, pour un refus d'escalade thérapeutique, pour le refus d'acharnement thérapeutique, pour décider d'arrêter un traitement actif ou même pour suspendre tout traitement actif, en se contentant d'instituer un traitement «palliatif» dit «de confort» afin d'éviter la douleur, la gêne respiratoire, la soif et l'anxiété.
Toujours difficiles à prendre, ces décisions se basent sur l'état antérieur du patient (maladie chronique irréversible, handicap majeur), sur la cause des défaillances viscérales (leur nombre et leur gravité), la durée de l'évolution sans amélioration et sur la capacité des services médicaux. On doit tenir compte de l'âge, de l'espoir raisonnable de survie, de la qualité de vie qui serait alors envisageable, du désir exprimé par l'entourage et la famille, des conditions socioéconomiques ainsi que des possibilités de traitement à domicile ou dans une autre structure d'accueil en cas de séquelles importantes.
Etym.êthikon : la morale
éthique, acharnement thérapeutique, éthique en réanimation pédiatrique, homing
[E3,G1]
Édit. 2018