Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

47 résultats 

exploration fonctionnelle respiratoire (E.F.R.) l.f.

functional respiratory evaluation

Étude de la fonction respiratoire reposant sur la mesure des débits et volumes pulmonaires ainsi que sur celle des échanges gazeux.
Quatre étapes sont nécessaires pour apprécier la fonction respiratoire :
- la mesure de la ventilation par l'étude des volumes pulmonaires mobilisables et non mobilisables, celle des débits pulmonaires de repos et maximaux et celle des propriétés mécaniques de l'appareil respiratoire ;
- l'étude des échanges gazeux entre l'air et le sang en particulier, la consommation d'oxygène, la capacité de transfert du CO ;
- le transport sanguin s'apprécie sur la mesure des gaz du sang artériel, l'équilibre acidobasique ainsi que l'hémodynamique pulmonaire;
- la commande neuromusculaire enfin, évaluée à partir du rythme respiratoire, des résultats de la stimulation par le CO2 ou l'hypoxie, les performances des muscles respiratoires.
On complète par l'évaluation de la réactivité bronchique et par le retentissement respiratoire des exercices musculaires.

[B3,K1]

Édit. 2018  

génomique fonctionnelle l.f.

functional genomics

Partie de la génomique qui étudie la fonction des gènes, leur régulation et les interactions de leurs produits d’expression, ARN et protéines.
L’étude nécessite l’analyse simultanée du transcriptome et du protéome, dans diverses conditions physiologiques et sur divers génotypes sauvages et mutants.

génomique, annotation fonctionnelle du génome, protéome, transcriptome

[Q1]

Édit. 2018

hanche (cotation fonctionnelle de la) l.f.

rating hip scale

Évaluation de la fonction globale de l'articulation de la hanche selon des échelles numériques normalisées.
Selon l'importance accordée aux différents paramètres analysés, plusieurs cotations sont utilisées:
1 - La cotation de Merle d’Aubigné et Postel: mesure la douleur, la mobilité articulaire, et la fonction, la marche selon une échelle de 0 à 6 - une hanche parfaite cote 6, 6, 6.
2 - La cotation de Harris se fait sur 100 points et contrôle: la douleur, pour 44 points, la fonction pour 47 points - dont 33 pour la marche et 14 pour l'activité - et l'amplitude des mouvements - mobilité et attitude - pour 9 points.
3 - L’indice algo-fonctionnel de Lequesne apprécie la douleur ressentie la nuit et lors de la marche, du piétinement,de la station assise prolongéée, ainsi que la gêne éprouvée lors du dérouillage matinal, le périmètre de marche et les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne conduisant si l’indice atteint 10 ou 12 à envisager une prothèse de hanche.

Ces échelles de cotation servent à comparer l’état préopératoire et les résultats des traitements selon les différentes statistiques.R. Merle d’Aubigné, membre de l’Académie de médecine et M. Postel, chirurgiens orthopédistes français (1954 et 1970) ; W.H. Harris, chirurgien orthopédiste américain (1969) ; M. Lequesne , rhumatologue français→ index articulaire, indice algo-fonctionnel de Lequesne pour la hanche[I1]

R. Merle d'Aubigné, membre de l'Académie de médecine et M. Postel, chirurgiens orthopédistes français (1954 et 1970) ; W. H. Harris, chirurgien orthopédiste américain (1969) ; M. Lequesne, médecin rhumatologue français (1987)

index artiiculaire, indica algofonctionnel de Lequesne pour la hanche

Édit. 2015

hémorragie utérine fonctionnelle l.f.

functional uterine hemorrhage

Métrorragie liée à une hyperplasie ou une atrophie de l'endomètre, sans cause organique telle qu'un polype, un fibrome ou une adénomyose.

Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis

[P2,O3]

hypophysectomie fonctionnelle l.f.

functional hypophysectomy

Ablation de la glande hypophysaire normale, indiquée dans les cancers du sein et de la prostate au stade de métastases douloureuses, ainsi que dans les rétinopathies diabétiques graves évoluant vers la cécité.
Elle est réalisée par voie extracrânienne trans-sphénoïdale. Autrefois plus fréquentes, les indications sont devenues très exceptionnelles.

imagerie fonctionnelle l.f.

functional imaging

Procédé d'imagerie dont le but est d'apprécier localement une ou plusieurs fonctions physiologiques ou métaboliques d'un organe.
Les images obtenues par les méthodes isotopiques (scintigraphiques) sont par nature fonctionnelles, qu'il s'agisse d'une image unique ou d'une série dynamique d'images successives. Celles-ci peuvent être observées soit directement sous forme d'une série d'images juxtaposées ou par une visualisation cinétique (mode cinéma), soit indirectement sous la forme globale d'une image fonctionnelle.
D'autres méthodes peuvent également permettre une imagerie fonctionnelle : radiocinéma, échocardiographie, doppler, tomographie par émission de positons, IRM fonctionnelle, etc.

Étym. lat. imago : image, représentation

[B2,B3]

Édit. 2018

imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) l.f.

cerebral functional magnetic resonance imaging, functional MRI (fMRI)

Application de l'IRM qui dresse, de façon non agressive, une cartographie fonctionnelle du cerveau. Son principe repose sur la localisation de modifications hémodynamiques liées à l'activité neuronale que provoque l'activation d'une région encéphalique. Il est basé sur la théorie de C.W. Roy et C.S. Sherrington selon laquelle l’activation d’une région du cerveau entraine une augmentation notable du débit sanguin local et une augmentation de la consommation d’oxygène (principe BOLD : Blood Oxygenation Level Dependent). Cette augmentation de la consommation d’oxygène fait que le sang veineux efférent est plus riche est désoxyhémoglobine, substance paramagnétique, à l’origine d’une faible augmentation du signal RM par effet de susceptibilité magnétique. La technique, qui fait appel à des séquences d’écho-planar EPI écho de gradient, nécessite un imageur d’au moins 1,5 T, On a recours à des paradigmes d'activation : périodes d'activation cérébrale imaginées en fonction de la région du cerveau à explorer, qui nécessitent parfois des équipements particuliers (vidéoprojecteurs, écouteurs, joystick relié à un ordinateur etc... et qui alternent avec des périodes de repos. Les images acquises à une cadence rapide, de façon à suivre en temps réel les variations du signal provoquées par l'activation, sont présentées sous forme de cartes d'activation, codées en couleur, superposées aux images anatomiques ou à un rendu 3D du cortex cérébral.
Les applications physiologiques sont nombreuses : étude des zones fonctionnelles cérébrales, de l'asymétrie hémisphérique… ainsi que les applications cliniques : localisation des zones du langage, chirurgie de l'épilepsie, chirurgie tumorale….

C. W. Roy, anatomopathologiste et C. S. Sherrington, physiologistes américains, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1932 (1890)

imagerie de diffusion (en IRM), imagerie de perfusion (en IRM), séquence écho-planar

[H1,H2,B2,B3]

Édit. 2018

incapacité fonctionnelle l.f.

functional disability

Incapacité qui caractérise une fonction ou un individu devenus incapables d'accomplir la tâche assignée.
L'incapacité d'une fonction organique s'évalue à partir de la capacité normale du système d'accomplir sa fonction. Les capacités se mesurent à l'aide d'une grandeur physique ou d'une valeur économique et se calculent à partir d'une fonction logarithmiconormale (Cara, 1958) : l'incapacité va de 0 % (capacité normale) à 100 % (incapacité totale). Une réduction de capacité de 50 % correspond à une incapacité de 10 %. La figure montre l'exemple de l'incapacité visuelle en fonction de l'acuité visuelle (capacité de vision) mesurée en 1/10. Les points donnent le taux d'incapacité selon le barème officiel : la courbe est une logarithmiconormale. On voit que pour amener une incapacité notable, la réduction de la fonction visuelle, mesurée par l'acuité, doit être inférieure à 5/10. A partir de là, une faible diminution d'acuité amène une forte augmentation de l'incapacité.
Dans le domaine respiratoire le résultat est le même: si l'on mesure la fonction par le VEMS (valeur normale 3 litres chez l'adulte, correspondant à 100 % de la fonction, la réduction du VEMS doit être inférieure à 1,5 litres (50 % de la valeur normale correspondant à une incapacité de 10 %) pour qu'une réduction supplémentaire du VEMS aggrave notablement l'incapacité. Quand le VEMS est inférieur à 0,6 litre le patient devient pratiquement incapable de mener une vie tant soit peu active.
De même l'incapacité cardiaque pourrait s'évaluer par rapport à la normale à partir d'un test d'effort.
L'incapacité fonctionnelle ne doit pas être confondue avec l'incapacité permanente partielle (IPP) considérée pour l'indemnisation des dommages corporels : la première ne suit pas les mêmes lois que l'IPP, pour les incapacités multiples notamment.

W. Henry, physicien et chimiste britannique (1803)

Syn. Insuffisance

Henry (anamorphose d'), VEMS

insuffisance coronaire fonctionnelle l.f.

functional coronary insufficiency

Insuffisance de l’alimentation en sang oxygéné du réseau coronarien cardiaque, en l’absence de lésions organiques précises et localisées des artères coronaires.
Elle est liée soit à l’insuffisance de la perfusion coronaire dans certaines maladies (rétrécissement serré de la valvule aortique, insuffisance aortique importante, myocardiopathie obstructive) soit à l’augmentation des besoins métaboliques d’un myocarde pathologique (grandes hypertrophies ventriculaires, hyperthyroïdie, tachycardies paroxystiques). Comme l’insuffisance coronaire organique, l’insuffisance coronaire fonctionnelle se traduit par des douleurs d’angine de poitrine.

Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient

rétrécissement aortique, insuffisance aortique, cardiomyopathie obstructive, hyperthyroïdie, tachycardie paroxystique

insuffisance fonctionnelle n.f.

functional insufficiency, functional failure

Syndrome dans lequel un organe n'assure pas entièrement la fonction à laquelle il doit faire face.
La notion d'insuffisance fonctionnelle ou d'incapacité peut être généralisée à tout système (matériel, humain, etc.) lorsqu'il devient incapable d'assumer la tâche qui s'impose à lui.
L'insuffisance peut être transitoire : tout rentre dans l'ordre après un court temps de récupération. P. ex. l'essoufflement après un effort intense ayant dépassé la capacité cardiorespiratoire. Mais quand la répétition de phases d'insuffisance transitoires n'est pas suivie d'une récupération suffisante de l'équilibre normal, l'insuffisance devient chronique : il s'établit un équilibre pathologique plus ou moins bien toléré. P. ex. quand le patient n'est plus à même de récupérer rapidement après les apnées du sommeil qui amènent de trop longues phases d'hypoxie-hypercapnie, il s'en suit une dérive progressive vers une insuffisance respiratoire chronique de plus en plus grave.
Bien souvent une grande fonction met en jeu plusieurs mécanismes «en série» (p. ex. compensation cardiaque et rénale d'une insuffisance respiratoire), dans ce cas l'insuffisance d'un organe peut être compensée par les autres mais ceux-ci font apparaître alors des signes de charge anormale (par ex. la compensation ventilatoire d'une insuffisance cardiaque ou d'une hypoxie exogène provoque une certaine hypocapnie).
L'insuffisance d'une fonction excrétrice (pulmonaire, rénale, etc.) devient manifeste lorsque l'organe n'élimine plus convenablement les déchets résultant de l'activité métabolique journalière. Leur accumulation, mesurable dans le sang, indique la nature et le degré d'insuffisance (hypercapnie, hypercréatinémie, etc.).
Pour traiter une insuffisance, les médecins essayent souvent de ramener les dosages sanguins à la normale. Cette conduite n'est pas toujours justifiée et peut même être dangereuse chez un patient présentant une insuffisance fonctionnelle importante en équilibre pathologique stable : une correction brutale peut faire évoluer dangereusement la situation, parfois le patient meurt alors que ses dosages sont redevenus normaux. Ainsi la correction d'une insuffisance fonctionnelle doit toujours être progressive vers l'équilibre antérieur, s'il était bien toléré, même s'il était pathologique.
En urgence, avant d'attendre le résultat des dosages, il faut d'abord se fonder sur la clinique, réduire les besoins métaboliques pour soulager la fonction et la renforcer artificiellement s'il y a lieu (assistance ventilatoire, massage cardiaque, compensation d'une hémorragie, etc.).

Étym. lat. in privatif ; sufficientia : ce qui suffit (pour assurer une tâche assignée)

Syn. déconseillé incompétence fonctionnelle

incapacité fonctionnelle, insuffisance hépatique, rénale, respiratoire

IRM fonctionnelle l.f.

functional MRI

Syn. imagerie par résonance magnétique fonctionnelle

Sigle IRMf et angl. fMRI

imagerie par résonance magnétique fonctionnelle

[B2,B3,H1]

Édit. 2018

IRM fonctionnelle cérébrale l.f.

 cerebral functional MRI (fMRI)

Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle

[B2,B3,H1]

Édit. 2018

irradiation fonctionnelle l.f.

functional irradiation

Irradiation visant à supprimer ou alléger des troubles fonctionnels, par ex. des douleurs d'origines diverses, la dysphagie ou la dyspnée causées par une tumeur.

laryngopathie fonctionnelle l.f.

functional dysphonia

Affection organique des cordes vocales liée à une mauvaise utilisation de la voix.
Elle entraîne l’apparition d’un polype, d’un nodule, d’une cordite vasculaire.

longueur fonctionnelle de l'urèthre l.f.

urethral length pressure profile

profil de pression uréthrale

Merle d'Aubigné et Postel (cotation fonctionnelle de) l.f.

Merle d’Aubigné hip rading score

R. Merle d’Aubigné, membre de l’Académie de médecine et M. Postel, chirurgiens orthopédistes français (1954 et 1970) ; W. H. Harris, chirurgien orthopédiste américain (1969)

hanche (cotation fonctionnelle de la)

protéomique fonctionnelle l.f.

functional proteomics

La protéomique fonctionnelle étudie les fonctions de chaque protéine.

Étym. gr. prôtéios : de première qualité ; sanscrit ome : complétude, plénitude

protéomique, protéome, pharmacoprotéomique, omiques (sciences)

rééducation fonctionnelle l.f.

1) Ensemble des techniques manuelles (massages, mobilisation, etc.) ou physiothérapiques, visant à faire recouvrer partiellement ou totalement des déficits fonctionnels à des personnes souffrant d’une affection musculaire, articulaire ou neurologique à la suite d’une maladie ou d’un accident.
2) Spécialité médicale exercée par des médecins titulaires d’un diplôme de rééducation fonctionnelle ou par des kinésithérapeutes.

réserve fonctionnelle rénale l.f.

functional renal reserve

Différence entre le débit de filtration glomérulaire mesuré en conditions habituelles et la capacité maximale de filtration glomérulaire mesurée après ingestion d'un régime riche en protéines ou perfusion d'un mélange d'acides aminés.
La capacité maximale de filtration glomérulaire est mesurée une à deux heures après ingestion de 200 à 250 g de viande cuite ou au bout d'une heure de perfusion d'une solution d'acides aminés (0,2 à 0,4 g/mn). La réserve fonctionnelle rénale représente 15 à 30% du débit de filtration glomérulaire de base. Une augmentation parallèle du flux plasmatique rénal est observée.

test de complémentation fonctionnelle l.f.

genetic complementation, cis-trans test

test cis-trans

[Q1]

vision fonctionnelle l.f.

fonctionnal vision

Vision utilisable en pratique chez un malvoyant, pouvant être optimisée par un entraînement psychoneurosensoriel spécifique.

vision

connectivité fonctionnelle l.f.

Méthode d’analyse de la topologie du gigantesque réseau formé par les divers types de neurones dont le cerveau est constitué 1 - 2.
L'essor des techniques d'imagerie fonctionnelle a profondément modifié la manière d'aborder la cartographie fonctionnelle du cerveau humain. Il a conduit à l'émergence de vastes projets confrontés à la manipulation d'énormes quantités de données anatomo-fonctionnelles : connectomique. Ces projets impliquent la possibilité de comparer des individus et de thésauriser les résultats obtenus en matière de localisation anatomique par rapport à un référentiel. La majeure partie des informations architecturales ne sont pas accessibles chez les sujets étudiés par imagerie fonctionnelle pour lesquels on doit se contenter de l'anatomie macroscopique révélée par l'IRM (imagerie de diffusion). Néanmoins la possibilité actuelle de réaliser des expériences cognitives chez le sujet sain en s'appuyant sur le couplage entre activité neuronale et réponse hémodynamique (TEP, IRMf, imagerie optique) ou sur l'enregistrement direct de l'activité électrophysiologique (EEG, MEG), ouvre des horizons inespérés.
Dans les prochaines années s’effectuera un rapprochement entre les méthodologies mises en œuvre en imagerie fonctionnelle et la culture usuelle des spécialistes des neurosciences. Ce rapprochement passe par un changement de point de vue dans la manière d'aborder le traitement des données. Il s'agit en effet d'intégrer aux traitements des informations structurelles d'origines architecturale ou cognitive. Le type de transition nécessaire au niveau des algorithmes est relativement classique dans le monde du traitement d'images et plus particulièrement dans celui de la vision par ordinateur. Il est en effet lié à un des paradigmes de la vision qui consiste à passer des images brutes à la reconnaissance des objets par l'intermédiaire de représentations structurelles 2. Une image brute est d'abord réduite à un graphe représentant synthétiquement l'agencement de diverses informations locales extraites par des filtres (segments, taches, coins...). Cette représentation est alors confrontée à des représentations structurelles connues a priori des objets à identifier 1.

J.-F. Mangin et V. Frouin, médecins chercheurs français (1998) ; J.P. Changeux, neurobiologiste français (1983) ; D.C. Marr, neuroscientifique britannique (1982)

Réf. 1 - J.-F. Mangin et coll. : « Place de l'anatomie dans la cartographie fonctionnelle du cerveau » - Service Hospitalier Frédéric Joliot, Département de Recherche Médicale, DSV, CEA, Orsay
2 - Changeux JP., « L'homme neuronal », Faya

omiques (sciences), connectomique, imagerie de diffusion, théorie des graphes, tomographie par émission de positons, TEP, imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, IRMf, électroencéphalographie, EEG, magnétoencéphalographie, MEG

[B2,H1,H5]

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