groupe de réflexion interprofessionnel sur les comités d'éthique l.m.
Instance exécutive du Comité national de réflexion éthique sur l'expérimentation animale qui est chargé d'élaborer et de publier une charte nationale portant sur la déontologie et l'éthique de l'expérimentation animale, de faire toute proposition sur sa mise en application et d'adresser à la commission nationale de l'expérimentation animale toute recommandation de méthode susceptible d'améliorer le bien-être des animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques.
Ce comité a publié la Charte nationale portant sur l'éthique de l'expérimentation animale
Sigle : GRICE
haut comité d'étude et d'information sur l'alcoolisme l.m.
High committee of study and information about the alcoholism
Organisme qui, en France, met, conformément à sa mission éducative, gratuitement à la disposition des bibliothèques des centres hospitaliers universitaires une documentation législative, économique et médicale destinée aux étudiants préparant le certificat optionnel d’alcoologie.
Institué en application d’une circulaire du 15 juillet 1971 des ministres de l’Education nationale et de la Santé, il est placé auprès du Premier Ministre.
Ce haut comité a été remplacé le 3 décembre 1991 par le haut comité de la santé publique qui reprend les missions mais dont les fonctions sont plus larges.
Sigle : HCEIA
[L1,E1]
Édit. 2015
hors autorisation de mise sur le marché (AMM)l. f.
off-label indications
Qualifie un médicament rendu disponible sans autorisation officielle de mise sur le marché, c’est-à-dire en dehors des indications validées et énoncées dans le dossier résumé des caractéristiques du produit considéré (RCP), rédigé par la société pharmaceutique responsable et approuvé par les instances gouvernementales (AFSSAPS).
L’utilisation hors AMM peut concerner la posologie, les modalités d’administration (rythme, voie), la durée du traitement, les indications du médicament…
→ autorisation de mise sur le marché
[G5]
hybridation sur colonie l.f.
colony hybridation, Grunsrein-Hogness’procedure
Hybridation in situ qui permet l’identification des clones bactériens possédant une séquence d’ADN d’intérêt.
L’hybridation sur colonie se fait à l’aide d’une sonde d’ADN complémentaire de la séquence d’intérêt.
[Q1]
Édit. 2018
immunofluorescence sur Crithidia luciliae l.f.
immunofluorescence on Crithidia luciliae
Réaction de détection par immunofluorescence des anticorps anti-ADN natif utilisant comme substrat Crithidia luciliae.
Crithidia luciliae est un hémoflagellé dont le kinétoplasme contient de l'ADN bicaténaire donc natif . La détection des anti-ADN est une réaction d’immunofluorescence indirecte utilisant un frottis sur lame d’une suspension de Crithidiae, des dilutions du sérum du malade et un immunsérum antigammaglobulines humaines marqué avec un composé fluorescent.
Étym. lat. immunis : exempt de
implant de chambre antérieure sur œil phaque l.m.
phakic angle-supported anterior chamber lens, anterior chamber intraocular lens
Technique de chirurgie réfractive destinée à corriger une amétropie en plaçant un implant de chambre antérieure sur un œil phaque (possédant son cristallin).
Il implique une fixation artificielle particulière (anses ouvertes, anses fermées, fixation irienne).
Étym. lat. plantare : ficher dans le sol
Sigle : ICA
mélanome sur mélanose de Dubreuilh l.m.
lentigo maligna melanoma (LMM)
Mélanome malin survenant sur une mélanose circonscrite précancéreuse de Dubreuilh et se manifestant cliniquement par l'apparition, sur la plaque lentement extensive de la mélanose, d'un ou de plusieurs nodules durs intradermiques de teinte bleutée qui correspondent histologiquement à un envahissement du derme par des cellules tumorales.
Dans l'ensemble, l'évolution est plus lente et de pronostic moins sombre que dans les autres types de mélanome. Ici aussi, le pronostic dépend du niveau d'infiltration dans le derme et de l'épaisseur de la tumeur.
W. Dubreuilh, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1894)
Étym. gr. melas : noir ; -ome : suffixe indiquant la tumeur
→ mélanose circonscrite précancéreuse de Dubreuilh
mélanome sur nævus bleu l.m.
malignant blue nævus
Mélanome résultant de l’exceptionnelle transformation maligne d'un nævus bleu, se traduisant cliniquement par une augmentation progressive de la tumeur préexistante.
Du point de vue histologique, la lésion a les caractéristiques du nævus bleu, associées aux critères cellulaires de malignité et souvent à des plages de nécrose. En ce qui concerne l'évolution, on distingue une forme à métastases limitées aux nœuds lymphatiques régionaux et une forme avec des métastases généralisées. La première guérit après excision de la tumeur et des nœuds lymphatiques, tandis que la seconde a un pronostic sévère.
Étym. gr. melas : noir ; - ome : suffixe indiquant la tumeur : lat. naevus : tache sur le corps
mise sur le marché d'un dispositif médical l.f.
putting into market of a medical device
«Première mise à disposition à titre onéreux ou gratuit d'un dispositif, autre que celui destiné à des investigations cliniques, en vue de sa disposition ou de son utilisation sur le marché communautaire, qu'il s'agisse d'un dispositif neuf ou remis à neuf» (93/42 CEE).
L'exception concernant les dispositifs destinés aux investigations cliniques est exposée dans un paragraphe de la Directive (93/42 CEE) où sont réglementés, plus particulièrement la qualification du médecin utilisateur et l'«environnement clinique humain adéquat».
Une série de Directives européennes ont mis de l'ordre dans la fabrication et l'utilisation des dispositifs médicaux, autrement dit du matériel et des instruments utilisés en médecine et en chirurgie. Ces Directives ont été transcrites dans le droit français par la Loi du 18 - 1 - 1994 suivie du Décret du 16 - 3 - 1995, relatif aux dispositifs médicaux et de celui du 15 - 1 -1996 qui fixe la matériovigilance.
→ dispositifs médicaux actifs, exigences essentielles pour un dispositif médical, matériovigilance, normalisation
prothèse (infection sur) l.f.
post-prosthesis infection
Infection bactérienne se développant sur du matériel prothétique, soit d’emblée après la pose de celui-ci, soit ultérieurement.
Il s’agit toujours d’une infection grave à germes pyogènes qui justifie un traitement antibiotique à visée bactéricide et peut aboutir à l’ablation de la prothèse.
rephasage des spins sur les échos pairs l.m.
in phase spins on even echos
En IRM, lors de l'utilisation d'une séquence d'écho de spin avec échos multiples et gradient de codage en fréquence symétrique, phénomène qui apparaît lorsqu'un vaisseau a un trajet suffisamment long au sein du plan de coupe, caractérisé par la disparition du signal sur les échos impairs et sa réapparition sur les échos pairs.
Le gradient de lecture bipolaire normal n'est efficace, pour maintenir les spins en phase, que sur les protons stationnaires. Il ne l'est pas sur ceux en mouvement, dont la position change entre l'application de chacun des deux lobes du gradient. C'est le cas des protons contenus dans les vaisseaux du plan de coupe. Leur déphasage peut être à l'origine d'artéfacts de flux. Mais si, dans une séquence d'écho de spin à échos multiples, on utilise un gradient de codage en fréquence symétrique, le déphasage des spins lié au flux, présent sur le premier écho, est exactement compensé sur le deuxième, de sorte qu'il y a récupération du signal et ainsi de suite. Ce phénomène s'observe si le flux est relativement lent et sa vitesse constante (flux veineux ; aorte sur des coupes faites en diastole sur des séquences synchronisées avec l'onde R de l’électrocardiogramme ; flux ralenti quelle qu'en soit la raison). Ce phénomène est exploité dans la technique d'ARM (angiographie par résonance magnétique) par contraste de phase, ou pour renforcer le signal intraluminal en ARM par temps de vol.
[B2,B3]
Édit. 2018
exposition sur phage l.f.
phage display
Technique de laboratoire plus connue sous sa dénomination de « phage display » permettant de présenter des peptides, des fragments d’anticorps ou d’autres protéines à la surface de phages filamenteux lesquels sont ensuite sélectionnés pour leur capacité de liaison à une cible.
Les banques de peptides exposés sur phage peuvent être sélectionnées sur différentes cibles: anticorps monoclonaux pour caractériser rapidement de nouveaux épitopes, récepteurs pour identifier de nouveaux ligands, ou enzymes pour caractériser de nouveaux substrats. Cette méthode est très efficace puisqu'il est possible de sélectionner un phage dont la fréquence dans la banque originale est très faible.
G. P. Smith (né en 1941) chercheur américain, Prix Nobel de Chimie en 2018 pour cette découverte
→ phage
[B3]
Édit. 2019
embolie sur thrombose veineuse dans les cancers (risque d') l.m
Risk of venous thromboembolism in cancer
Le risque d’embolie sur thrombose veineuse est élevé dans les cancers.
Dans une double étude rétrospective et prospective Khorana a identifié cinq variables prédictives qui évaluent le risque d’accident thromboembolique dans le cancer et établissent un score:
1.site du cancer
- soit site à très haut risque (pancréas, estomac) : 2 points;
- soit site à haut risque (poumon, lymphome malin, gynécologique, vessie, testicule) : 1 point;
2. nombre de plaquettes sanguines ≥ 350. 109/ L : 1 point;
3. hémoglobine < 10g/dL : 1 point;
4. globules blancs > 11.109 /L : 1 point;
5. indice de masse corporelle > 35 : 1 point.
Par l’addition de ces différents points on établit un score qui se répartit en trois types de risque de présenter un accident thromboembolique dans un proche avenir (deux mois et demi) :
- faible risque (score 0) : probabilité de 0,3 à 0,8 %;
- risque intermédiaire (score 1-2) : probabilité de1,8 à 2 %;
- haut risque (≥ 3) : probabilité de 6,7 à 7 %.
Cette évaluation du risque est une bonne indication d’un traitement prophylactique des thromboses.
A. A. Khorana, hématologiste américain d'origine indienne (2008)
→ embolie pulmonaire, thrombose veineuse
[F1, F2, N1]
Édit. 2019
exposition sur ribosome l.f.
ribosome display
Technique de sélection de protéines qui peuvent se lier à un ligand déterminé consistant à créer des complexes associant la protéine à son ARN messager, la stabilité du complexe étant assuré par un ribosome.
Cette technique est utilisée par exemple pour sélectionner les protéines qui se lient à des fragments d‘anticorps afin de déterminer ceux pouvant servir à la préparation d’anticorps monoclonaux thérapeutiques.
→ ribosome, anticorps monoclonal
[C1, G5, Q1]
Édit. 2020
arthrite n.f.
Atteinte articulaire inflammatoire
Une arthrite peut être aigüe, subaigüe ou chronique, porter sur une articulation (mono- arthrite), un petit nombre d’articulations (oligo-arthrite) ou de nombreuses articulations (polyarthrite), être d’étiologie infectieuse, immunitaire ou métabolique. L’atteinte articulaire des arthrites est initialement synoviale, pouvant s’étendre ensuite aux autres structures de l’articulation (cartilage, fibrocartilages, os sous-chondral).
Étym. gr. arthron : articulation ; ite : inflammation
→ arthrite bactérienne, polyarthrite
arthrite à bactérie à Gram négatif l.f.
arthritis with Gram-negative bacterium
Arthrite infectieuse causée par une bactérie à Gram négatif.
Chez l’adulte la plupart des arthrites à bactéries Gram négatif sont dues à des bacilles : Escherichia coli le plus souvent mais aussi Proteus, Serratia et, chez les sujets atteints d’hémoglobinopathies, Salmonella.
Étym. gr. arthron : articulation ; ite : inflammation
arthrite à l'adjuvant l.f.
arthritis in the adjuvan
Arthrite expérimentale produite dans certaines souches de rat par l’injection dans les coussinets plantaires des pattes d’adjuvant complet de Freund.
L’arthrite à adjuvant considérée au départ comme un modèle expérimental voisin de la polyarthrite rhumatoïde est surtout utilisée maintenant dans l’évaluation pharmacologique de l’action des substances anti-inflammatoires.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
arthrite à mycobactéries atypiques l.f.
atypical mycobacteria arthritis
Arthrite pouvant causer une suppuration chronique, le plus souvent mono-articulaire.
Les mycobactéries atypiques constituent un groupe particulier de mycobactéries qui sont occasionnellement pathogènes, parmi lesquelles on distingue des formes photochromogènes, des formes scotochromogènes et des formes à croissance rapide.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
Syn. arthrite à bacilles paratuberculeux
arthrite à parvovirus l.f.
parvovirus arthritis
Polyarthrite aigüe pouvant compliquer chez l’adulte une infection par le parvovirus humain (HPV).
Responsable chez l’enfant de la cinquième maladie ou érythème infectieux, le parvovirus B19 peut chez l’adulte être responsable d’une polyarthrite aigüe ou subaigüe, plus fréquente chez la femme que chez l’homme, touchant les mains et les genoux mais aussi les poignets, les pieds, les coudes et les épaules, accompagnée parfois d’un discret qyndrome pseudo-grippal et d’un rash érythémateux. Rapidement résolutives le plus souvent, ces arthrites peuvent parfois persister des semaines ou des mois, ce qui peut poser un problème diagnostique délicat avec une polyarthrite rhumatoïde débutante. Dans certains cas, le virus a pu être isolé directement à partir du sang ou d’une articulation atteinte ; la présence d’anticorps IgM spécifiques, au décours de la phase aigüe ou pendant la convalescence, est très en faveur du diagnostic.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
arthrite à Pasteurella multocida l.f.
Pasteurella multocida arthritis
Atteinte mono-articulaire inflammatoire contigüe à une cellulite, elle-même déclenchée par une morsure ou une griffure par un animal infecté par Pasteurella multocida.
Pasteurella multocida est un coccobacille à Gram négatif présent dans la flore orale de près de la moitié des Chiens et des Chats. Après la contamination, l’infection humaine se développe, en 48 heures, sous la forme d’une cellulite locale avec parfois tendinite ou arthrite de voisinage, fébricule, voire bactériémie. La pénicilline en est le traitement de choix.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
arthrite à Salmonella l.f.
Salmonella arthritis
Arthrite englobant deux ordres de faits différents : d’une part, les arthrites suppurées à Salmonella avec présence du germe dans l’articulation qui sont en fait le plus souvent des ostéo-arthrites et surviennent avec prédilection chez les sujets atteints de drépanocytoses, d’autre part les arthrites réactionnelles à Salmonella typhymurium qui, comme les autres formes d’arthrites réactionnelles, sont surtout le fait de sujets porteurs de l’antigène HLA- B27.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
→ arthrite réactionnelle, Salmonella
arthrite à Streptobacillus moniliformis l.f.
Streptobaccillus moniliformis arthritis
Atteinte polyarticulaire inflammatoire touchant les grosses articulations, survenant au cours des septicémies à Streptobacillus moniliformis secondaires à une morsure de rat et guérissant sans séquelles, même en l’absence de traitement antibiotique.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
arthrite avec enthésite l.f.
enthesitis-related arthritis
[I1,I4]
Édit. 2017
arthrite bactérienne l.f.
bacterial arthritis
Arthrite infectieuse causée par une bactérie présente dans l’articulation.
Les arthrites bactériennes peuvent être dues surtout à des pyogènes (staphylocoque, gonocoque, streptocoque, pneumocoque, méningocoque, bactéries à Gram négatif, Salmonella, Hemophilus influenzae surtout chez l’enfant, etc.), au bacille tuberculeux, à Brucella melitensis et, exceptionnellement, à des germes tels que Pasteurella multocida ou Streptobacillus moniliformis. L’infection articulaire résulte le plus souvent d’une diffusion hématogène. Elle peut aussi résulter d’une inoculation directe de l’articulation au cours d’une ponction ou d’une infiltration articulaire ou encore de la diffusion d’une infection de voisinage (ostéomyélite par ex.). Il faut enfin rapprocher des arthrites infectieuses l’infection survenant sur une prothèse articulaire de remplacement.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
arthrite brucellienne l.f.
brucellar arthritis
Ensemble des manifestations articulaires survenant au cours des brucelloses.
S’observant surtout dans les brucelloses à Brucella melitensis, il peut s’agir d’arthralgies fréquentes au cours de la période fébrile (d’où le terme de fièvre sudoro-algique), de mono- arthrites, de polyarthrites aigües, de spondylodiscites et d’arthrites chroniques suppurées pouvant ressembler aux arthrites tuberculeuses, touchant sacro-iliaque, hanche, poignet, etc., mais moins destructrices que ces dernières.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation