psychose délirante aigüe ou subaigüe l.f.
acute delusional disorder
État délirant aigu ou subaigu, qui pose le problème de son évolution à court et à long terme.
Il peut s'agir notamment :
- de la classique bouffée délirante (non exclusive de certaines éventualités ci-après ;
- d'états réactionnels à un traumatisme psychique ou bien, dans certains systèmes socioculturels et ethniques traditionnels, d'une réponse à des circonstances vécues comme agressives ;
- de formes délirantes du post-partum (L.V. Marcé, 1858), le plus souvent favorables, moins fréquentes que les troubles thymiques ;
- de véritables psychoses expérimentales par des drogues hallucinogènes ;
- d'une poussée délirante ou d'un mode d'entrée dans une psychose au long cours, surtout schizophrénique. S'inscrivent dans ce sens une personnalité schizoïde, un début subaigu, une adaptation affective médiocre au monde délirant, des troubles du cours de la pensée.
Mais des formes schizophréniformes de bon pronostic sont également possibles et un recul de plusieurs mois est parfois nécessaire. Si bien que, parmi les nombreuses dénominations appliquées aux psychoses délirantes aigües, le terme de "schizophrénie aigüe" prête à diverses ambigüités.
L. Marcé, psychiatre français (1862)
thyroïdite subaigüe de Crile l.f.
Crile subacute thyroiditis
G. W. Crile Jr, chirurgien américain (1950) ; F. de Quervain, chirurgien suisse (1902)
[O4]
thyroïdite subaigüe de de Quervain l.f.
de Quervain’s thyroiditis
Inflammation de la thyroïde d’origine probablement virale.
Son diagnostic est évoqué devant une thyroïde douloureuse et augmentée de volume, avec fièvre et thyrotoxicose discrète transitoire. Les examens complémentaires mettent en évidence une vitesse de sédimentation très augmentée, des teneurs en T3 et T4 libre légèrement élevées, l’absence de fixation à la scintigraphie. L’évolution est spontanément favorable avec parfois une hypothyroïdie transitoire et un rebond possible.
F. de Quervain, chirurgien suisse (1902) ; G. W. Crile Jr, chirurgien américain (1950)
Syn. thyroïdite subaigüe de Crile
→ exploration fonctionnelle thyroïdienne
Foix-Alajouanine (myélite nécrotique subaigüe de) l.m.
Foix-Alajouanine's myelitis
C. Foix et T. Alajouanine, membre de l’Académie nationale de médecine, neurologues français (1926)
→ myélite nécrotique subaigüe, Foix-Alajouanine (maladie de)
[H1]
Édit. 2018
aspergillose pulmonaire chronique nécrosante (ou semi-invasive) l.f.
chronic necrotizing pulmonary aspergillosis
Pneumonie chronique nécrosante d'allure pseudo-tuberculeuse due à des champignons du genre Aspergillus.
Elle survient dans un contexte fréquent de bronchopathie chronique obstructive, souvent favorisée par une corticothérapie de longue durée. Son autonomie vis-à-vis de l'aspergillose pulmonaire invasive est discutée.
Étym. lat. aspergillum : goupillon
cellulite nécrosante l.f.
[J1,D1]
entérocolite nécrosante l.f.
acute necrotising enterocolitis
Entéropathie observée essentiellement durant les dix premiers jours de la vie chez les prématurés et les enfants ayant souffert à la naissance.
Anatomiquement, elle est caractérisée par des plages de nécrose plus ou moins étendues de la paroi intestinale, compliquée souvent de perforations, de péritonite et de septicémie. L'étiologie reste discutée, il pourrait s'agir de causes bactériennes spécifiques ou non spécifiques, de causes virales type coronavirus (Coronaviridae).
[D1, L1, O1]
Édit. 2020
Lyell (épidermolyse nécrosante suraigüe de) l.f.
toxic epidermal necrolysis, Lyell disease, scalded skin syndrome (SSS)
Syndrome grave caractérisé par la survenue de macules roses ou brunes précédant de peu l'apparition de bulles claires, tendues ou flasques confluant rapidement pour aboutir à un décollement massif de l'épiderme, réalisant un tableau de grand brûlé, associé à une atteinte très intense des muqueuses oculaire, buccopharyngée et œsophagienne, ainsi qu’à une altération marquée de l'état général comportant une prostration et une hyperthermie à 39° ou plus.
Une pancytopénie, une insuffisance rénale ou une atteinte des fonctions hépatiques peuvent apparaître et sont de mauvais pronostic.
L'étiologie du syndrome de Lyell est, chez l'adulte, dans la majorité des cas, médicamenteuse ; les médicaments les plus fréquemment responsables sont les anti-inflammatoires non-stéroïdiens, les sulfamides retard et les anticonvulsivants.
Le pronostic est sévère avec une mortalité survenant dans 10 à 20% des cas, secondaire à des troubles hémodynamiques ou à des surinfections. Lorsqu'il est favorable, l'évolution se fait vers la guérison en quatre à six semaines, mais comporte de fréquentes séquelles notamment oculaires. Le traitement ne se conçoit que dans un centre spécialisé et comporte en urgence l'apport massif d'eau et d'électrolytes. Un tableau clinique voisin est réalisé chez l'enfant par l'épidermolyse staphylococcique aigüe, autrefois appelée syndrome de Lyell infantile ou syndrome de Lyell staphylococcique.
A. Lyell, dermatologue britannique (1956) ; R. Debré, membre de l'Académie de médecine, pédiatre, M. Lamy, membre de l'Académie de médecine, généticien, M. Lamotte, médecin français (1939)
Syn. Lyell (syndrome de), epidermolysis necroticans combustiformis, nécrolyse épidermique toxique de Lyell, érythrodermie avec épidermolyse de Debré, Lamy, Lamotte (expression obsolète)
[D1, J1, G4, O1]
Édit. 2020
fasciite microbienne nécrosante l.f.
Syn. cellulite bactérienne
[D1, J1]
Édit. 2020
fasciite nécrosante l.f.
necrotizing fasciitis
Atteinte néctotique d'un fascia (aponévrose musculaire).
Étym. lat. fascia : bande ; gr. necrôsis : mortification
[D2,J1]
Édit. 2018
lymphadénite nécrosante histiocytaire l.f.
necrotizing histiocytic lymphadénitis
→ adénite histiocytaire nécrotique
microangéite nécrosante l.f.
→ périartérite noueuse microscopique
pancréatite nécrosante l.f.
pancreatic necrosis
pneumonie nécrosante l.f.
necrotizing pneumonia
Multiples excavations égales ou inférieures à un centimètre au sein d'une alvéolite infectieuse ; au-delà d'un centimètre, on parle d'abcès.
Le type en est la pneumonie à Klebsiella pneumoniae.
→ infection pulmonaire à Klebsiella pneumo niae
pneumopathie nécrosante l.f.
rétinite nécrosante aigüe l.f.
acute retinal necrosis
Nécrose inflammatoire aigüe de la rétine, prenant la forme de multiples foyers rétiniens nécrotiques en doigts de gant, situés en avant de l’équateur et progressant vers le pôle postérieur.
Elle survient dans un contexte d’infection virale chez un sujet immunocompétent (virus herpétique le plus souvent).
Syn. nécrose rétinienne aigüe
rétinite nécrosante progressive l.f.
progressive retinal necrosis
Foyers rétiniens nécrotiques apparaissant au pôle postérieur et progressant de façon centrifuge.
Ce tableau clinique, dont le pronostic visuel est sombre, est le plus souvent rencontré chez des sujets immunodéprimés. Il est lié au virus VZV (varicelle-zona) dans la plupart des cas.
sialométaplasie nécrosante l.f.
necrotizing sialometaplasia
Métaplasie épidermoïde du parenchyme salivaire accompagnée d'une nécrose inflammatoire, caractérisée par une ulcération douloureuse presque exclusivement localisée au palais et qui guérit spontanément en 3 à 10 semaines.
Le rôle étiologique d'un trouble de la vascularisation des glandes salivaires accessoires, à l'origine d'un infarcissement et d'une nécrose, est l'hypothèse la plus reconnue. Elle pourrait représenter un stade évolutif de la palatite nicotinique.
Étym. gr. sialon : salive ; gr. méta, indiquant changement ; plassein : former
vascularite nécrosante systémique l.f.
Syn. angéite nécrosante
[F3, K4, N3]
Édit. 2020
angéite nécrosante granulomateuse l.f.
necrotizing angIitis
Maladie inflammatoire ou immune des artères de petit calibre.
Le démembrement nosologique de ces nombreuses maladies n’est pas achevé. La plus connue des angéites nécrosantes est la périartérite noueuse. Mais on peut encore citer : l'artérite à cellules géantes (maladie de Horton), la maladie de Takayashu, la vascularite à IgA (purpura rhumatoïde), la granulomatose avec polyangéite (maladie de Wegener), etc.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
Syn. vascularite nécrosante
→ périartérite noueus, maladie de Takayashu, artérite à cellules géantes, vascularite à IgA, granulomatose avec polyangéite
[F3, K4, N3]
Édit. 2019
angéite nécrosante l.f.
necrotizing angeitis
Groupe de maladies marquées par une inflammation nécrotique des parois des vaisseaux sanguins, surtout celle des artères de moyen calibre ou des artérioles, secondaire à un probable mécanisme immunopathologique.
L'artérite à cellules géantes, la périartérite noueuse, l'angéite d’hypersensibilité, la granulomatose avec polyangéite , la granulomatose éosinophilique avec polyangéite font partie de cette entité.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
Syn. vascularite nécrosante systémique
→ artérite à cellules géantes, périartérite noueuse, angéite d’hypersensibilité, granulomatose avec polyangéite , granulomatose éosinophilique avec polyangéite
[F3, K4, N3]
Édit. 2019
Bickerstaff (encéphalite de type) l.f.
Bickerstaff’'s type encephalitis
Groupe d'affections caractérisées par des signes d'encéphalite du tronc cérébral (rhombencéphalite), survenant principalement chez des enfants, des adolescents ou des adultes jeunes de sexe masculin.
Le début se marque par des céphalées avec fièvre, vomissements et épisodes vertigineux. Une paralysie oculomotrice et des troubles de la vigilance apparaissent ensuite. Une atteinte de la plupart des nerfs crâniens est fréquente et des signes pyramidaux et extrapyramidaux sont possibles. Une pléiocytose lymphocytaire est relevée dans le liquide céré bro-spinal.
Après deux à trois semaines, l'évolution est notée comme régressive dans la généralité des cas.
Le diagnostic différentiel doit porter sur les affections à virus Epstein-Barr et à cytomégalovirus, qui réclament un traitement urgent.
E. R. Bickerstaff, neurologue britannique (1951)
→ cytomégalovirus, Epstein Barr (virus d')
Édit. 2017
encéphalite n.f.
encephalitis
Atteinte inflammatoire et non suppurée de l'encéphale, dont la topographie et l'extension varient selon la cause, microbienne, virale ou parasitaire.
L'encéphalite est, en général, associée à une atteinte méningée.
Aux troubles de la conscience pouvant aller jusqu'au coma, s'associent surtout des crises convulsives, des signes neurologiques focalisés, des désordres neurovégétatifs parfois majeurs et un état fébrile avec altération de l'état général. Il existe des ondes lentes diffuses de grande amplitude à l'électroencéphalogramme et des anomalies du liquide cérébrospinal.
Principalement chez le grand enfant et le jeune adulte, la méningoencéphalite herpétique, la plus fréquente des encéphalites virales, avec notamment son tableau pseudotumoral et ses signes EEG temporaux, est d'un pronostic redoutable à court terme, nécessitant un traitement antiviral urgent, sous peine de suites surtout mnésiques à long terme. Chez le nouveau-né infecté par voie placentaire ou génitale lors de l'accouchement, les séquelles neuropsychiques sont graves en cas de survie.
L'IRM est plus sensible que le scanner dans la détection des lésions herpétiques encéphaliques précoces.
Chez les malades atteints par le VIH, des signes de type encéphalitique traduisent souvent une toxoplasmose cérébrale.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
→ herpès, toxoplasmose, sida
[ D1, H1]
Édit. 2019
encéphalite amibienne granulomateuse l.f.
amoebic encephalitis
Encéphalite d’évolution spontanément mortelle, provoquée par une amibe tellurique, Acanthamœba culbertsoni et survenant chez les patients immunodéprimés.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
→ encéphalite, Acanthamœba culbertsoni, sida
[D1, H1]
Édit. 2019
encéphalite de Californie l.f.
California encephalitis
Maladie arbovirale due au virus California, du genre Bunyavirus (CEV, famille des Bunyaviridae), présente en Amérique du Nord.
Le virus de l'encéphalite de Californie existe dans l'Ouest des Etats-Unis, de la Californie et du Texas à la frontière du Canada. Il est responsable de quelques cas humains d'encéphalite.
Ce virus est le chef de file d'un complexe d'arbovirus, de sorte qu'aujourd'hui, sous l'appellation d'"encéphalite du groupe California", on désigne un ensemble d'infections méningo-encéphalitiques dues à une douzaine de Bunyavirus très proches les uns des autres, sévissant surtout en Amérique.
Les principaux sont : La Crosse, Jamestown Canyon, California, Keystone, Snowshoe Hare, Trivittatus. Hors d'Amérique du Nord, le complexe California comprend encore les virus Tahyna, Inkoo, Guaroa et d'autres. Outre leur neuropathogénicité, ces virus ont en commun plusieurs caractères épidémiologiques : leurs hôtes naturels sont des rongeurs et des lagomorphes, leurs vecteurs sont des moustiques du genre Ochlerotatus, chez lesquels la transmission verticale du virus est habituelle.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
→ encéphalite, La Crosse (virus), Jamestown Canyon (virus), Snowshoe Hare (virus), Keystone (virus), Tahyna (virus), Inkoo (virus), Guaroa (virus), Trivittatus (virus)
[D1, H1]
Édit. 2019