ostium abdominale l.m.
tubal ostium
Orifice du pavillon de la trompe de Fallope faisant communiquer la trompe avec la cavité péritonéale et par lequel l’ovocyte, capté par les franges du pavillon après l’ovulation, pénètre dans le canal tubaire.
Il permet aussi l’écoulement des sécrétions tubaires ; son obturation par une infection provoque l’hydrosalpinx.
Étym. lat. ostium : entrée
Édit. 2017
palpation abdominale obstétricale l.f.
obstetrical abdominal palpation
Procédé d'exploration clinique de l'utérus gravide.
La femme enceinte est couchée sur le dos, tête basse, membres inférieurs étendus ou très légèrement fléchis, membres supérieurs le long du corps. L'abdomen doit être complètement relâché. Les mains de l'opérateur, chaudes et souples, sont posées à plat sur l'abdomen dont la paroi est doucement déprimée par la pulpe des doigts. L'examen doit être indolore et effectué avec méthode, commençant par la région sus-pubienne, continuant par le fond utérin puis par les parties latérales. La palpation permet d'apprécier : la sensibilité de l'utérus, sa consistance souple ou tendue (des contractions indolores, irrégulières, peuvent apparaître qui doivent faire suspendre momentanément l'examen) ; le volume du fœtus ; la situation sagittale, oblique ou transverse du fœtus ; la présentation, en recherchant au niveau du détroit supérieur, entre les pulpes des doigts des deux mains, un pôle dur et régulier, arrondi (pôle céphalique) ou mou, irrégulier (siège) ; le pôle opposé au niveau du fond utérin le plan du dos (manœuvre de Budin) avec le sillon du cou ; le ballottement fœtal ; la quantité de liquide amniotique, en recherchant le signe du flot et du glaçon en cas d'hydramnios ; la présence de plusieurs pôles identiques en cas de grossesses gémellaires ou multiples. Pendant l'examen, la main abdominale peut ressentir des chocs brusques correspondant aux mouvements du fœtus.
P. Budin, obstétricien et pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1846-1907)
paracentèse abdominale l.f.
Syn. paracentèse d’ascite
partie abdominale de l'œsophage l.f.
pars abdominalis oesophageae (TA)
abdominal part of oesophagus
→ œsophage
partie abdominale de l'uretère l.f.
pars abdominalis ureteris (TA)
abdominal part of ureter
→ uretère
partie abdominale du conduit thoracique l.f.
pars abdominalis ducti thoracii (TA)
abdominal part of thoracic duct
Segment d’origine sous-diaphragmatique du conduit thoracique.
Il nait en arrière de l’aorte de l’union des deux troncs lombaires lymphatiques et des troncs intestinaux lymphatiques. Son origine est parfois dilatée en citerne du chyle.
partie abdominale du muscle grand pectoral l.f.
pars abdominalis musculi pectoralis majoris (TA)
abdominal part of pectoralis major
pelvi-abdominale adj.
abdomino-pelvic
Concernant le pelvis et l'abdomen.
plaie thoraco-abdominale l.f.
thoracoabdominal penetrating wound
Plaie des viscères à la fois thoraciques et abdominaux.
Elle s'observe dans près de 20% des plaies thoraciques en pratique civile et encore plus fréquemment dans les plaies de guerre.
L'association d'une plaie thoracique et d'une plaie abdominale est toujours à craindre lorsque le trajet de la plaie passe en une zone située au-dessous de l'arc antérieur de la 4èmecôte. Même en l'absence de défense ou de contracture, il faut pratiquer un examen échographique ou tomodensitométrique qui seuls permettent d'affirmer l'existence d'une lésion intrapéritonéale avant tout signe de décompensation.
ponction abdominale l.f.
abdominal aspiration
Paracentèse péritonéale à l’aiguille permettant de retirer du sang et de porter ainsi le diagnostic d’hémopéritoine, par rupture de grossesse extra-utérine notamment.
poussée abdominale l.f.
abdominal push
Contraction à la fois volontaire et réflexe des muscles de la sangle abdominale, provoquée par la pression de la présentation fœtale sur le périnée au moment de la phase expulsive de l’accouchement.
pression abdominale l.f.
abdominal pressure
respiration abdominale paradoxale l.f.
abdominal paradoxical breathing
Dépression de la paroi abdominale au cours de l'inspiration, témoin de l'inefficacité de la contraction du diaphragme.
Elle s'observe mieux sur un patient couché sur le dos en plaçant une main sur l'abdomen et l'autre sur le thorax qu'à la vue. On la constate au cours des bronchopneumopathies obstructives mais aussi lors des traumatismes thoraciques où elle témoigne de l'épuisement du blessé.
veine sous-cutanée abdominale l.f.
→ veine épigastrique superficielle
[A1, K4]
Édit. 2020
obésité abdominale l.f.
Édit. 2017
anévrysme de l'aorte l.m.
aortic aneurysm
Les anévrysmes de l’aorte sont les plus fréquents des anévrysmes artériels.
Leur topographie concerne par ordre de fréquence l'aorte sous-rénale, l'aorte ascendante, l’arc de l’aorte, l'aorte descendante et l'aorte diaphragmatique. Ils sont fréquemment associés à des anévrysmes iliaques, en continuité directe ou non, ce qui justifie le terme d’anévrysme aorto-iliaque. L’étiologie la plus fréquente en est dégénérative. Leur risque évolutif principal est la rupture qui reste fatale dans plus de la moitié des cas.
Leur traitement électif a fait de considérables progrès. A la mise-à-plat-prothèse ouverte, remarquablement efficace à long terme mais invasive à court terme est venu s’adjoindre le traitement endovasculaire, mieux toléré par les malades à haut risque chirurgical.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation,
→ anévrysme, anévrysme aortique thoracoabdominal, anévrysme de l'arc de l'aorte
[K3,K4]
Édit. 2017
anévrysme de l'arc de l'aorte l.m.
arch of aorta aneurysm
Anévrysmes localisés entre l’origine de l’aorte et l’origine de l’artère subclavière sur les portions ascendante et horizontale de l’aorte auxquels il faut adjoindre les anévrysmes de l’aorte thoracique descendante ; les plus fréquents intéressent l’aorte ascendante et sont le plus souvent dégénératifs.
La découverte de ces anévrysmes est très souvent fortuite à l’occasion d’un examen en imagerie du thorax effectue pour une toute autre affection. Il ne faut néanmoins pas oublier que l’examen clinique du thorax peut lui aussi être révélateur d’un frémissement à la palpation, d’un souffle à l’auscultation, voire de la palpation en sus-sternal ou sus-claviculaire d’une saillie battante voire expansible.
Le bilan lésionnel reste l’apanage de l’échographie et en préopératoire de l’angioscanner 3D incontournable pour une bonne connaissance des lésions anévrysmales.
Les anévrysmes de l’arc de l’aorte procèdent le plus souvent de la propagation d’un anévrysme d’amont ou d’aval, ou de sa dissection.
Leur pronostic est dominé par les risques de rupture dans le péricarde, avec une tamponnade, et par le risque de dissection aortique.
A partir du doublement du diamètre aortique le traitement chirurgical est indiqué.
Les anévrysmes de la portion ascendante peuvent compliquer une maladie du tissu conjonctif comme la maladie e Marfan, accompagner ou compliquer une insuffisance ou plus rarement un rétrécissement valvulaire aortique, notamment en cas de bicuspidie.
Plus rares sont les anévrysmes émaillant l’évolution d’une coarctation ou d’une autre anomalie congénitale.
Pour les anévrysmes de la portion ascendante les modalités chirurgicales vont du simple remplacement sus-coronaire à l’intervention de Bentall qui substitue à la racine aortique un tube prothétique valvulé dans lequel sont réimplantés les ostia coronaires.
Les anévrysmes de la portion horizontale de l’arc aortique posent des problèmes techniques difficiles en rapport avec l’anatomie complexe qui voit naître les troncs supra-aortiques qui rendent nécessaire l’utilisation de prothèses à branches multiples.
Le traitement des anévrysmes de l’aorte thoracique descendante est rendu délicat par le fait que ce segment aortique peut donner naissance, via les artères intercostales, aux artères médullaires, notamment à l’artère d’Adamckevicz (artère de l’intumescence lombo-sacrée). Leur traitement comporte un risque de paraplégie.
Toutes ces opérations sont réalisées sous circulation extracorporelle.
Les progrès de la chirurgie endovasculaire ou hybride ont facilité la prise en charge technique de ces lésions.
Tout à fait à part sont les faux-anévrysmes traumatiques de l’isthme aortique qui surviennent après un traumatisme de décélération de grande violence. Ces faux-anévrysmes traduisent la rupture de l’intima et de la média qui n’est que temporairement contenue par l’adventice. Le traitement est rendu compliqué par la fréquence des autres lésions traumatiques qui engagent elles aussi rapidement le pronostic vital. Les techniques endovasculaires permettent de stabiliser rapidement la paroi aortique le temps du traitement des autres lésions traumatiques mais le pronostic d’ensemble reste très réservé.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
Syn. anc. anévrysme de la crosse aortique
→ arc de l’aorte, anévrysme, anévrysme de l’aorte, anévrysme aortique thoracoabdominal, anévrysme traumatique, artère de l’intumescence lombo-sacrée, Bentall (opération de), bicuspidie, circulation extracorporelle, coarctation de l’aorte, Marfan (maladie de), tachytraumatisme
[K3,K4]
Édit. 2017
anévrysme disséquant de l'aorte l.m.
→ dissection aortique, anévrysme disséquant, anévrysme de l'aorte
[K3,K4]
Édit. 2017
anévrysme familial de l'aorte thoracique et dissection aortique l.f.
familial thoracic aortic aneurism and dissection
Affection familiale d’atteinte de l’aorte ascendante.
L’atteinte progressive de l’aorte peut débuter dans le jeune âge ou plus tardivement au cours de la vie ; elle conduit à une dilatation progressive avec formation d’un anévrysme qui provoque la rupture. D’autres vaisseaux périphériques peuvent être atteints. Certaines formes s’associent à la maladie de Marfan ou au syndrome de Loeys et Dietz.
Des mutations des gènes ACTA2 et TGFBR2 sont responsables de cette affection.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
Sigle familial TAAD
→ dissection aortique, Loeys et Dietz (syndrome de), Marfan (maladie de) ,TGFBR2 gene, ACTA2 gene
[K3, K4, Q2]
Édit. 2018
aorte n.f.
aorta (TA)
aorta
Tronc d'origine de toutes les artères de la grande circulation du corps.
Elle nait de la base du ventricule gauche au niveau de l'orifice aortique. Elle monte et décrit une courbe à concavité inférieure s'appuyant sur le pédicule pulmonaire gauche. Au niveau de la face latérale gauche de la 4e vertèbre thoracique elle prend une direction descendante pour rejoindre le diaphragme en se rapprochant progressivement de la ligne médiane. Elle traverse le diaphragme par l'hiatus aortique, au niveau duquel elle devient l'aorte abdominale qui se termine en regard de la 4e vertèbre lombaire en se trifurquant en artères iliaques communes droite et gauche et artère sacrée médiane.
aorte à cheval l.f.
overriding aorta
Malformation congénitale de l’origine de l’aorte qui ne naît pas du seul ventricule gauche, mais au-dessus des deux ventricules unis par une communication interventriculaire haute.
Cette malposition aortique est le plus souvent un des éléments d’une malformation plus complexe (tétralogie de Fallot, transposition partielle ou complète des gros vaisseaux).
Syn. chevauchement de l’aorte, aorte biventriculaire
aorte à droite l.f.
right aortic arch
aorte ascendante l.f.
pars ascendens aortae, aorta ascendens (TA)
ascending aorta
Première portion de la crosse aortique, ascendante et longue de 5 à 6 cm.
Elle commence au niveau de l'orifice aortique du ventricule gauche, se dirigeant en haut, en avant et à droite sur 3 à 4cm puis se redresse et monte verticalement jusqu'à la hauteur de la 1ère articulation chondrosternale gauche, sur une longueur de 2 à 3 cm. Dans cette portion, elle est dans la gaine séreuse artérielle du péricarde avec l'artère pulmonaire située d'abord en avant d'elle puis sur son côté gauche. En arrière d'elle et sur les côtés, le sinus transverse du péricarde sépare le pédicule artériel aortopulmonaire des 2 atriums et des auricules. Au-dessus du sinus transverse, cette partie ascendante répond à droite à la veine cave supérieure, en arrière à l'artère pulmonaire droite qui la croise transversalement.
Anc. dénom. portion ascendante de la crosse aortique
aorte caudale l.f.
aorte descendante l.f.
pars descendens aortae, aorta descendens (TA)
descending aorta
Portion de l'aorte qui s'étend du flanc gauche de la 4ème vertèbre thoracique jusqu'à sa terminaison en regard de la 4 ème vertèbre lombaire où elle se divise en artères iliaques communes gauche et droite et artère sacrée médiane.
Elle présente 2 portions : l'aorte thoracique descendante et l'aorte abdominale.
Syn. anc. portion descendante de l'aorte