muscle papillaire du cône artériel l.m.
Le plus constant et le plus volumineux des muscles papillaires septaux du ventricule droit
Né de la crête supraventriculaire, il contribue, par les cordages tendineux, à la fixation de la valve atrio-ventriculaire droite. Il constitue un repère et un danger dans la chirurgie des malformations congénitales du cœur droit.
muscle papillaire postérieur du ventricule droit l.m.
musculus. papillaris posterior ventriculi dextri (TA)
posterior papillary muscle of right ventricle
muscle papillaire postérieur du ventricule gauche l.m.
musculus. papillaris posterior ventriculi sinistri (TA)
posterior papillary muscle of left ventricle
muscle papillaire septal du ventricule droit l.m.
musculus. papillaris septalis ventriculi dextri (TA)
septal papillary muscle of right ventricle
nécrose papillaire rénale l.f.
renal papillary necrosis
Nécrose ischémique de tous les éléments anatomiques de la médullaire rénale, presque toujours bilatérale, avec pour principaux symptômes une hématurie, une infection urinaire à type de pyélonéphrite, et dans les formes graves, une insuffisance rénale oligoanurique.
La migration d'une papille nécrosée peut induire un syndrome douloureux à type de colique néphrétique et une obstruction de la voie excrétrice. Les lésions peuvent être visibles sur l'urographie intraveineuse sous la forme d'une cavité centrée sur les cupules calicielles ou d'un séquestre au sein du calice. Les causes les plus fréquentes sont l'absorption prolongée de phénacétine, le diabète, une infection avec obstacle urinaire, la drépanocytose. Le traitement comporte la suppression éventuelle du facteur causal, la prescription d'antibiotiques en cas d'infection, les méthodes de réanimation en cas d'insuffisance rénale aigüe sévère.
œdème papillaire l.m.
oedema of the optic disc, œdema of the papilla
Aspect ophtalmoloscopique d'augmentation du volume de la papille optique, qui apparaît saillante par rapport au plan rétinien avoisinant.
Actuellement, dans la littérature internationale, on réserve ce terme à la traduction ophtalmoscopique de l'hypertension intracrânienne. Comme autres causes à l'origine de cet aspect morphologique, on note le gonflement papillaire ou la neuropathie œdémateuse.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Édit. 2017
œdème papillaire congénital l.m.
congenital oedema of the papilla
→ Bergmeister (persistance totale ou partielle de la papille épithéliale de)
[P2]
Édit. 2018
œdème papillaire de stase l.m.
Œdème de la tête du nerf optique dû à une élévation de la pression intracrânienne.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Édit. 2017
œdème papillaire idiopathique l.m.
idiopathic oedema of the papilla
Plusieurs fratries avec œdème papillaire idiopathique ont été décrites.
Le plus souvent ce sont des jeunes femmes obèses : le facteur familial est indiscutable pour ces cas. L’affection est autosomique récessive (MIM 243200).
W. A. Buchheit, neurochirurgien américain (1969)
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Syn. pseudotumeur cérébrale
Édit. 2017
papillaire (nécrose) l.f.
processus papillaire du lobe caudé du foie l.m.
processus papillaris lobi caudati hepatis (TA)
papillary process of caudate lobe of liver
Tubercule situé à l’extrémité inférieure du lobe caudé, en arrière de la porte du foie, au flanc gauche de la veine porte.
J. Winslow, anatomiste et chirurgien danois (1669-1760)
Syn. anc. éminence triangulaire de Winslow, tubercule papillaire du lobe caudé du foie
pseudoœdème papillaire, hypotélorisme, blépharophimosis et anomalies des mains l.m.
pseudopapilledema, ocular hypotelorism, blepharophimosis, and hand anomalies
Syndrome malformatif de la face, des oreilles, des mains et des pieds, avec surdité et pseudoœdème papillaire.
Une famille brésilienne, où l’implantation des oreilles est basse, les doigts palmés et où il existe un espace élargi entre le premier et le second orteil. Il existe, en plus, au niveau des yeux un épicanthus. L’affection est à hérédité indéterminée (MIM 264475).
A. F. Paes-Alves, médecin généticienne brésilienne (1991)
syringadénome papillaire palpébral l.m.
palpebral papillary syringadenoma
tubercule papillaire du lobe caudé du foie l.m.
→ processus papillaire du lobe caudé du foie
tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas (TIPMP) l.f.
papillary intraductal tumor mucinous of pancreas
La tumeur intracanalaire papillaire et mucineuse du pancréas, de haut potentiel de malignité naît des cellules qui tapissent les canaux pancréatiques et secrètent une quantité importante de mucus à l’origine d’une dilatation ou d’une obstruction des canaux pancréatiques.
Elle peut toucher tout ou partie du système pancréatique, le canal pancréatique principal (canal de Wirsung) ou les canaux secondaires ou les deux.
Les progrès dans la qualité de l’IRM font que ces lésions sont découvertes de plus en plus fréquemment. La TIPMP peut être rencontrée fortuitement (dans plus de 50 % des cas) ou à l’occasion de crises de pancréatite aigüe, les bouchons de mucus obstruant le canal pancréatique. Ce peut être au stade de tumeur maligne du pancréas, la TIPMP ayant un potentiel élevé de dégénérescence (15 % si la maladie concerne les canaux secondaires à 50 % si elle touche le canal principal).
L’imagerie initiale doit réunir les éléments diagnostiques : communication des lésions kystiques avec les canaux pancréatiques (caractère essentiel qui permet de différentier les TIPMP des autres lésions kystiques du pancréas qui sont non communicantes), présence de bourgeons et caractère multifocal des lésions. Dans 30 % des cas, il est possible de visualiser la béance papillaire avec issue de mucus.
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur papillaire l.f.
tumeur papillaire de vessie l.f.
papillary bladder tumor
Localisation la plus fréquente des tumeurs urothéliales. Souvent multiples elles peuvent revêtir tous les degrés de gravité, allant des tumeurs les plus bénignes, dites superficielles, au cancer infiltrant.
De multiples classifications histologiques ont été proposées. Les facteurs carcinogènes les mieux identifiés sont certains colorants à base d'amilène et le tabac. Véritable maladie de l'ensemble de la paroi vésicale, l'évolution est spontanément multifocale et récidivante ; un quart des tumeurs initialement superficielles évolueront vers l'infiltration.
Le traitement des tumeurs superficielles est endoscopique (résection, électrocoagulation), ou a recours à la BCG-thérapie ou la chimiothérapie endovésicales. Le traitement des tumeurs infiltrantes est celui des cancers de vessie.
A. C. Broders Sr, anatomopathologiste américain (1922), V. F. Marshall, chirurgien urologue américain (1952), H. J. Jewett, chirurgien urologue américain (1952), J. Chomé, anatomopathologiste français (1957), J. N. Eble, anatomopathologiste américain (2004) pour la WHO/ISUP classification of tumors of urinary tract.
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. papillome vésical, , polype de vessie
tumeur pseudo-papillaire et solide du pancréas (TPPS) l.f.
pseudo-papillary tumor and solid of pancreas
Tumeur très rare, potentiellement maligne, qui se voit chez la femme jeune entre 20 et 30 ans et peut aussi s’observer chez l’enfant.
C’est une tumeur souvent volumineuse, plus de 5 cm, pouvant atteindre 25 cm de diamètre, siégeant préférentiellement sur le corps et la queue du pancréas. La TPPS se manifeste habituellement par l’apparition progressive d’une masse de l’hypocondre gauche, avec ou sans douleurs abdominales. C’est une masse solide associant à des degrés divers des calcifications, des zones d’hémorragie et de nécrose qui expliquent l’aspect pseudokystique des TPPS. Au scanner, c’est une tumeur arrondie, bien limitée, avec une capsule contenant des calcifications dans 30 % des cas. Après injection de produit de contraste, il existe un rehaussement de la lésion qui délimite mieux les zones kystiques. La TPPS est une tumeur d’évolution lente à malignité atténuée. La biopsie de cette tumeur ne doit pas être réalisée, en raison du risque d’essaimage sur le trajet de ponction. Une exérèse pancréatique réglée est nécessaire du fait du caractère potentiellement malin.
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. tumeur de Frantz
acanthome intra-épidermique l.m.
intraepidermic acanthoma
→ épithélioma intra-épidermique
[J1]
Édit. 2016
analgésie intra-arachnoïdienne l.f.
intra arachnoid analgesia
Syn. rachi-anesthésie, analgésie intra-dure-mérienne
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
analgésie intra-dure-mérienne l.f.
intradural analgesia
Syn. rachi-anesthésie, analgésie intra-arachnoïdienne
[B3,G1,G3,G5]
Édit. 2017
anesthésie intra-arachnoïdienne l.f.
intra arachnoid anaesthesia
→ analgésie intra-arachnoïdienne, rachianesthésie
[G1]
Édit. 2017
anesthésie intra-dure-mérienne l.f.
intradural anaesthesia
→ analgésie intra-dure-mérienne
[G1]
Édit. 2017
arthrodèse intra-articulaire l.f.
intra-articular fusion
Arthrodèse pratiquée avec pénétration dans l’articulation, le plus souvent par arthrotomie large, pour exposer les surfaces articulaires, les aviver, les fixer et traiter dans le même temps d’éventuelles lésions pathologiques.
Dans certains cas particuliers l’intervention peut être faite par voie endoscopique.
Étym. gr. arthron : articulation ; dèsis : fusion
ballon intra-aortique l.m.
intraaortic balloon
Ballon gonflable, placé dans l’aorte descendante thoracique à l’aide d’un cathéter introduit par voie artérielle fémorale.
Technique de réanimation cardiaque permettant de compenser temporairement une insuffisance circulatoire aigüe ou un choc cardiogénique. L’inflation du ballon, synchrone de la diastole ventriculaire gauche, augmente la pression aortique améliore la perfusion coronaire et carotidienne et chasse le sang de l’aorte vers les territoires périphériques. Le dégonflage présystolique rapide évite d’accroître le travail du ventricule gauche.
S. D. Moulopoulos (1962), A. Kantrowitz (1968), médecins américains
Syn. assistance circulatoire, contrepulsion aortique
Édit. 2017