Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

137 résultats 

comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail l.m.

Présent dans les entreprises de cinquante salariés et plus, ce comité composé à parties égales de représentants de la direction et du personnel, délibère de toutes questions concernant l’hygiène des locaux, les horaires de travail et les mesures de sécurité propres à conserver la santé des personnes, la prévention des accidents et des maladies professionnelles, etc. L’employeur ou son représentant préside ce comité. Il est responsable de l’application des mesures qui y sont décidées.

Sigle CHSCT

[E2]

union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et allocations familiales l.f.

Union qui se substitue aux caisses primaires d’assurance maladie et aux caisses d’allocation familiale :

- pour le recouvrement des cotisations d’assurances sociales, d’accident du travail, d’allocations familiales dues par les employeurs au titre des travailleurs salariés et assimilés et par les assurés volontaires ;
- pour le recouvrement des cotisations d’allocations familiales dues par les employeurs et travailleurs indépendants ;
- pour le contrôle et le contentieux du recouvrement.

Sigle URSSAF

administration des médicaments (modalité d ') l.f.

drug’s administration techniques

Ensemble des détails techniques réglant l'introduction d'un médicament dans l'organisme : durée du traitement, dose, rythme et horaire des prises, voie d'administration, etc.
L'administration discontinue peut être réglée par le patient lui-même comme dans la technique d'analgésie contrôlée par le patient. L'administration continue de médicaments puissants s'effectue grâce à des pompes volumétriques ou des seringues électriques. Elle peut être pilotée par ordinateur. Pour adapter les doses d'anesthésiques à l'intensité de la stimulation chirurgicale, on maintient une concentration plasmatique pré-établie et adaptée au type de chirurgie en réglant la dose administrée par un rétrocontrôle basé sur la surveillance continue d'un paramètre physiologique, comme l'électroencéphalogramme, la pression artérielle ou le relâchement musculaire (évalué avec un stimulateur de nerf).

pousse-seringue, pompe à galets, stimulateur de nerf

[G5]

Édit. 2017

administration des médicaments (voies d') l.f.p.

drug administration routes

Différents modes d'administration des médicaments.
Pour avoir une action générale, les médicaments doivent parvenir dans le sang qui les distribue dans l'organisme.
Les voies parentérales permettent un passage intravasculaire direct dans le sang d'un médicament et sa distribution par la circulation générale. Les voies entérales assurent la diffusion dans le sang grâce à un passage par le tube digestif.

[G5 ]

Édit. 2017

classification des médicaments l.f.

Classification des produits pharmaceutiques établie en combinant leur composition chimique et leur utilisation thérapeutique.
Le but de la classification est de ranger dans les classes homogènes les médicaments devant répondre à des mesures administratives particulières selon leurs dangers pharmacologiques et/ou leurs risques de toxicomanie. On parle ainsi des antibiotiques, dans antalgiques, etc. La classification comporte en France 20 classes et 146 sous-classes. Elle est nécessaire aux études de consommation.

[G3]

comité d'autorisation de mise sur le marché des médicaments l.f.

Commission siégeant auprès du ministre chargé de la santé.
Elle a pour mission de donner un avis sur les décisions d’octroi, de refus ou de retrait d’autorisation de mise sur le marché par l’examen et la discussion d’un dossier fourni par la société pharmaceutique qui en fait la demande.
La commission fait appel à des experts extérieurs qui ont au préalable examiné les dossiers, ainsi qu’à des rapporteurs désignés en son sein. Elle peut mettre en œuvre une procédure contradictoire.

[E]

conservation des médicaments l.f.

Ensemble des techniques utilisées pour que les médicaments gardent la stabilité de leurs principes actifs dans le temps.
Elle se fera en général à l'abri de la lumière, en flacons entièrement remplis, à l'abri de l'humidité, en un lieu dont la température ne dépassera pas une limite imposée. La durée maximale de conservation des médicaments est fixée par la date limite au-delà de laquelle ils ne doivent plus être utilisés. Cette date de péremption figure sur chaque unité de conditionnement.

[G3]

contrôle des médicaments l.m.

drug control

Contrôle portant sur l'identité et la pureté des excipients et des principes actifs qui les constituent, ainsi que sur la quantité des principes actifs présente dans le produit fini qui sera consommé par le malade.
Dans l'industrie pharmaceutique, ce contrôle doit être effectué sur chaque lot fabriqué.

[E3,G5]

élimination des médicaments l.f.

drug elimination

Expression impropre mais habituelle pour désigner un processus évacuant les substances médicamenteuses accompagnées de leurs métabolites hors de l'organisme où elles ont été introduites.
L’élimination passe par les émonctoires et médicament peut être éliminé par l'urine, les fèces, la salive, l'air expiré, les larmes, la sueur, le lait.

Étym. lat. eliminare : faire sortir, mettre dehors

médicament, émonctoire

[C2, G3, G5, E1]

Édit. 2019

essai des médicaments l.m.

drugs control

Ensemble des épreuves auxquels sont soumis les médicaments avant leur introduction en thérapeutique.
Elles sont réalisés chez l'animal pour vérifier leur toxicité et établir leurs propriétés pharmacologiques, puis chez l'Homme pour rechercher leur tolérance (chez l'Homme sain) et leur efficacité thérapeutique (chez des malades).

[G3,E1]

Édit. 2018  

médicaments anticancéreux (effets secondaires neurologiques des) l.m.p.

neurologic side-effects of antimitotic drugs

Complications neurologiques fréquentes et le plus souvent dose-dépendantes des médications antitumorales, qui doivent faire l'objet d'une surveillance attentive.
Non spécifiques, les tableaux cliniques centraux réalisent : des encéphalopathies aigües (surtout méthotrexate intraveineux ou intrathécal, mais aussi cisplatine, vincristine, procarbazine, 5-fluorouracile, cytosine arabinoside, nitrosurée, ifosfamide, tamoxifène, etc.) ; des atteintes pseudovasculaires (méthotrexate principalement, cisplatine) ; des encéphalopathies chroniques du type démence sous-corticale (méthotrexate, BCNU, cytarabine, etc.) ; des syndromes cérébelleux (5-fluorouracile, cytarabine) ; des myélopathies transverses (méthotrexate, cytarabine, rarement thiatépa) ; des méningites aseptiques (méthotrexate).
Des polyneuropathies de tous types (polyradiculonévrites aigües, neuropathies axonales sensorimotrices, neuropathies avec dysautonomie) sont connues. Les alcaloïdes de la pervenche, notamment la vincristine, sont les antimitotiques les plus toxiques pour le système nerveux périphérique.
La combinaison d'une chimiothérapie et d'une radiothérapie multiplie les risques de toxicité.

neuropathies des médicaments cardiovasculaires l.f.p.

cardiovascular drugs and neuropathies

Effets secondaires liés surtout à l'amiodarone.
Cette substance anti-angineuse et anti-arythmique peut être à l'origine de neuropathies sensitivomotrices distales des quatre membres, parfois associées à un syndrome cérébelleux et à une atteinte du système nerveux central. A la biopsie nerveuse, sont relevées des zones de démyélinisation segmentaire, de dégénérescence wallérienne et des inclusions lipidiques polymorphes. Il n'y a pas de relation absolue avec la durée du traitement, la dose cumulée, ni la concentration sérique. Lors de l'arrêt du traitement, l'évolution favorable ne survient souvent qu'après quelques mois.
Des neuropathies plus rares sont connues avec le disopyramide, le clofibrate et exceptionnellement le propranolol.

neuropathies des médicaments cardiovasculaires l.f.p.

cardiovascular drugs and neuropathies

Effets secondaires liés surout à l'amiodarone.
Cette substance anti-angineuse et anti-arythmique peut être à l'origine de neuropathies sensitivomotrices distales des quatre membres, parfois associées à un syndrome cérébelleux et à une atteinte du système nerveux central. A la biopsie nerveuse, sont relevées des zones de démyélinisation segmentaire, de dégénérescence wallérienne et des inclusions lipidiques polymorphes. Il n'y a pas de relation absolue avec la durée du traitement, la dose cumulée, ni la concentration sérique. Lors de l'arrêt du traitement, l'évolution favorable ne survient souvent qu'après quelques mois.
Des neuropathies plus rares sont connues avec le disopyramide, le clofibrate et exceptionnellement le propranolol.

publicité des médicaments (visa de) l.m.

Autorisation délivrée par le ministre chargé de la santé sur avis de la commission de contrôle de la publicité sur les médicaments.
On distingue :
1) le visa de publicité médicale pour la publicité diffusée exclusivement auprès des professions médicales ;
2) le visa de publicité pour le conditionnement ;
3) le visa grand public concernant les annonces par voie de presse, radiophonique ou télévisée.

voies d'administration des médicaments l.f.p

route of administration

Modes de pénétration utilisé pour qu'un médicament pénètre dans l'organisme visé.
On distingue : la voie entérale ou orale (introduction par la bouche dans le tube digestif), les voies parentérales (sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intraartérielle, intrarachidienne, intracardiaque), les voies transmuqueuses (voie rectale, buccolinguale, alvéolaire) et les voies locales (applications sur la peau ou sur les muqueuses, injections intrapleurales ou intraarticulaires).

Étym. lat. medicamentum :  médicament, poison

médicament

distorsion (produits de) l.m.

products of distorsion

distorsion acoustique

hexaiodés hydrosolubles (produits de contraste) l.m.p.

produits de contraste hexaiodés hydrosolubles

[B2]

produits de contraste hexa-iodés hydrosolubles l.m.p.

water soluble hexaiodenated contrast media

Groupe de produits de contraste dont la molécule se compose de deux noyaux aromatiques comportant chacun trois atomes d'iode.
Le groupe comprend deux produits très différents : 1- le plus ancien est un dimère monoacide dont la solution comprend 1/3 de sel de sodium et 2/3 de sel de méglumine de l'acide ioxaglique. En solution, chaque molécule se dissocie en un ion ioxaglate d'une part, un ion sodium ou méglumine d'autre part, soit deux ions pour six atomes d'iode. Ce produit a une osmolalité faible, qui le rapproche de celle des produits non ionique de même concentration. La solution à 350 mg d'iode/mL est surtout indiquée en angiocardiographie. 2- plus récent, l'iodixanol, comporte une molécule qui ne se dissocie pas en solution et possède six atomes d'iode. Iso-osmolaire et non ionique, très bien toléré, ses indications sont celles des triiodés hydrosolubles. Il ne doit pas être utilisé en injection intrathécale.

produits de contraste iodés hydrosolubles l.m.p.

water soluble iodinated contrast media

produits de contraste hexa-iodés hydrosolubles, produits de contraste tri-iodés hydrosolubles

produits de contraste non ioniques l.m.p.

nonionic contrast media

  produits de contraste tri-iodés hydrosolubles non ioniques

produits de contraste tri-iodés hydrosolubles l.m.p.

water soluble triiodinated contrast media

Sels d'un acide organique triiodé, les acides utilisés ayant en commun un noyau aromatique portant trois atomes d'iode.
On distingue deux groupes : les tri-iodés hydrosolubles de haute osmolalité, les plus anciens, les moins coûteux et les moins bien tolérés; les tri-iodés hydrosolubles non ioniques, plus récents, plus couteux mais beaucoup mieux tolérés. Ces produits sont éliminés par voie rénale. Tous ne peuvent pas être injectés par voie intrathécale.

  barrière hématoencéphalique, osmolalité, réactions secondaires, toxicité aigüe (d'un produit de contraste)

produits de contraste tri-iodés hydrosolubles de haute osmolalité l.m.p.

high osmolality water soluble triiodinated contrast media

Premiers contrastes tri-iodés hydrosolubles apparus sur le marché. Les seuls encore utilisés sont les sels de méglumine ou de sodium et de méglumine de l'acide amidotrizoïque ou de l'acide ioxitalamique.
En solution, ces sels se divisent en deux ions : amidotrizoate ou ioxitalamate d'une part ; méglumine ou sodium d'autre part : d'où deux ions pour trois atomes d'iode. Leur osmolalité est élevée et augmente avec la concentration en iode. Fortement hypertoniques, ces produits, toxiques pour le système nerveux, ne doivent en aucun cas être injectés par voie intrathécale et seules leurs solutions les moins concentrées peuvent être utilisées en angiographie cérébrale. Les concentrations plus importantes s'emploient en angiographie, phlébographie, scanographie et, du fait de leur élimination par voie rénale, en urographie intraveineuse.

produits de contraste tri-iodés hydrosolubles non ioniques l.m.p.

nonionic water soluble triiodinated contrast media

Produits de contraste différant des tri-iodés hydrosolubles à haute osmolalité par une liaison amide stable en solution, qui rend la base salifiante solidaire de l'acide (la molécule ne se dissocie pas en solution).
Les solutions de ces produits comprennent seulement une particule pour trois atomes d'iode. Leur faible osmolalité diminue les réactions secondaires et surtout réduit de façon importante la toxicité pour le système nerveux, à tel point que certains d'entre eux (iopamiron®, omnipaque®) peuvent être injectés par voie intrathécale. Leur osmolalité, légèrement supérieure à celle du plasma aux faibles concentrations, augmente avec la concentration en iode. Ces produits sont indiqués, en fonction de leur concentration, dans tous les types d'angiographies et de phlébographies, en angiocardiographie, scanographie et, du fait de leur élimination rénale, en urographie intraveineuse.

produits de dégradation de la fibrine l.m.p.

fibrin degradation products

Peptides dérivant de l'action de la plasmine sur la fibrine, contenant entre autres des liaisons entre fragments de la molécule de fibrine qui n'existent pas dans la molécule de fibrinogène.
Les D-dimères sont de tels produits. Leur mise en circulation signifie qu'il y a eu fibrinoformation et fibrinolyse secondaire. En cas de fibrinogénolyse primaire, la plasmine détruit avant tout le fibrinogène circulant et ne fait donc pas apparaître en quantité les produits spécifiques de la destruction de la fibrine. La distinction entre produits de la dégradation du fibrinogène et de la fibrine permet donc le diagnostic différentiel entre fibrinolyse primaire et secondaire.

Sigle  : PDF

produits dérivés du sang l.m.

sang (produits dérivés du)

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