Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

75 résultats 

adénocarcinome sébacé l.m.

sebaceous adenocarcinoma

carcinome sébacé

[F2,J1]

Édit. 2017

adénocarcinome sudoripare l.m.

sweat gland adenocarcinoma

carcinome sudoripare

[F2,J1]

Édit. 2017

Bartholin (adénocarcinome de la glande de) l.m.

Bartholin's gland adenocarcinoma

Adénocarcinome ou carcinome malpighien de la glande de Bartholin, habituellement bien différencié, qui se présente sous forme d’une végétation ou d’un kyste nécrosé de la grande lèvre.
Rare et tardivement diagnostiqué, il se traite par une vulvectomie.

C. Bartholin (ou Bartolinus) anatomiste danois (1655-1738)

Syn. Bartholin (cancer de la glande de )

Édit. 2017

prostate (adénocarcinome de la) l.m.

prostatic adenocarcinoma

Tumeur maligne épithéliale la plus commune de la glande prostatique, développée aux dépens des acinus.
L'adénocarcinome prostatique est en fréquence le deuxième cancer de l'homme, après celui du poumon. L'incidence en France est de 38 pour 100 000 habitants ; variable selon les pays, elle est la plus élevée chez les noirs des États-Unis. Sa mortalité en France est de 10% de l'ensemble des décès par cancer, et semble encore augmenter. Aucun facteur étiologique ou environnemental n'a été mis en évidence. Par contre des facteurs familiaux et génétiques sont prouvés, et certains gènes identifiés. Son développement est androgénodépendant, du moins au début de l'évolution.
Le cancer histologique est bien plus fréquent que le cancer clinique. Les stades de début sont totalement asymptomatiques. Le dépistage de masse n'est pas actuellement réalisable. Le diagnostic, souvent suspecté sur une élévation du taux de PSA, est fait par toucher rectal, échographie endorectale et ponction-biopsie prostatique. Il est parfois découvert dans les copeaux d'une résection endoscopique pour adénome. La coexistence des deux affections est fréquente. L'extension est locale (franchissement capsulaire, envahissement du plan séminal, des espaces cellulaires périprostatiques, du plancher vésical (avec retentissement sur le haut appareil), du rétropéritoine), régional (extension aux chaines lymphatiques ilio-obturatrices), métastatiques (squelette principalement, poumon, névraxe).
Le traitement des cancers localisés est curatif (prostatectomie totale associée à la lymphadénectomie pelvienne, ou radiothérapie (externe ou brachythérapie). Au-delà des limites prostatiques le traitement devient palliatif, associant de façon diverse chirurgie, radiothérapie et hormonothérapie. Le traitement des formes métastatiques est l'hormonothérapie, la suppression androgénique étant obtenue de diverses manières : pulpectomie testiculaire, agonistes de la LH-RH, antiandrogènes, œstrogénothérapie. Il n'y a pas de chimiothérapie spécifique. Le pronostic dépend du stade initial de la tumeur et de sa forme histologique, l'échappement hormonal annonçant souvent une évolution peu contrôlable.

prostate (adénocarcinome ductulaire de la) l.m.

periurethral prostatic duct carcinoma

Tumeur maligne rare de la glande prostatique, d'origine centrale et souvent volumineuse, infiltrant rapidement capsule et vésicules séminales.
Elle fixe le PSA comme un authentique adénocarcinome prostatique.

prostate (adénocarcinome endométrioïde de la) l.m.

Tumeur maligne exceptionnelle de la prostate, qui représenterait un aspect particulier d'adénocarcinome ductulaire.
Elle se développe près du veru montanum, envahit l'urèthre et est androgénodépendante.

Syn. tumeur endométrioïde de l'utricule prostatique

prostate (adénocarcinome très différencié de la) l.m.

prostatic "yellow cancer"

Tumeur maligne rarissime se développant dans la partie centrale de la prostate, molle et souvent volumineuse, de coloration jaune homogène.
Elle a une évolution longtemps locale. La coloration jaune caractéristique est liée à une très forte charge lipidique des cellules néoplasiques.

adénocarcinome broncho-pulmonaire primitif l.m.

bronchial adenocarcinoma

Cancer broncho-pulmonaire primitif différencié de type glandulaire.
C'est l'un des quatre types histologiques fréquents des carcinomes bronchiques. Il représente environ 25 % de cet ensemble en France mais son incidence paraît croissante notamment au Japon et aux États-Unis. Il atteint la femme autant que l'homme et, bien que lié à l'intoxication tabagique, il l'est à un taux moindre que les autres types (environ 70 % de fumeurs ou anciens fumeurs). Macroscopiquement, il se manifeste par une tumeur à développement distal, parenchymateux, plus rarement il s’agit de masses bronchiques proximales. On individualise des formes lépidiques, acineuses, papillaires, micropapillaires, massives avec ou sans formation de mucus et une forme bronchioloalvéolaire. Par l'analyse immuno-histochimique, à l'aide du marqueur TTF1 (Thyroid Transcription Factor 1) exprimé dans 85% des adénocarcinomes pulmonaires primitifs, on le différencie des métastases, notamment d'origine digestive, qui ne l’expriment pas à l'exception de certaines formes de cancers thyroïdiens. Son traitement est celui des cancers bronchiques non à petites cellules quel qu’en soit le sous-type histologiquement. Il est idéalement chirurgical, mais il peut aussi bénéficier de radiothérapie et/ou de chimiothérapie et/ou en présence de certaines caractéristiques de son génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapie. Son pronostic reste très réservé. En revanche le pronostic  des formes pré-invasives ou à invasion minime, traitées, est excellent.

Étym. Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe

Syn. adénocarcinome bronchique

cancer broncho-pulmonaire primitif

[A2, A3, B2, F2, K1, K3 ]

Édit. 2020

artère de la queue du pancréas l.f.

arteria caudae pancreatis (TA)

artery to tail of pancreas

Branche collatérale de l’artère liénale vascularisant la queue du pancréas.

bord antérieur du corps du pancréas l.m.

margo anterior corporis pancreatis (TA)

anterior border of body of pancreas

Bord antérieur et inférieur du corps du pancréas qui limite en avant la face inférieure de l’organe.
Il donne attache au mésocôlon transverse. Il est longé par l’artère pancréatique inférieure.

Édit. 2017

bord inférieur du corps du pancréas l.m.

margo inferior corporis pancreatis (TA)

inferior border of body of pancreas

Bord postérieur et inférieur qui sépare les faces inférieure et postérieure du corps du pancréas.

Édit. 2017

bord supérieur du corps du pancréas l.m.

margo superior corporis pancreatis (TA)

superior border of body of pancreas

Bord du pancréas qui sépare les faces antérieure et postérieure de la glande.
Il est en rapport à son extrémité droite avec le tronc coeliaque et l’ensemble nerveux constitué par le plexus coeliaque, les ganglions coeliaques, aortico-rénaux et mésentériques supérieurs (plexus solaire). A son extrémité gauche il est échancré par le passage des vaisseaux spléniques.

Édit. 2017

cancer du pancréas l.m.

pancreatic cancer

L’adénocarcinome est le type histologique le plus fréquent. Les symptômes dépendent de la localisation de la tumeur. Pour les cancers siégeant dans la tête du pancréas, les signes les plus fréquents sont des douleurs, un amaigrissement et un ictère. Les adénocarcinomes de la partie gauche du pancréas sont plus rares et révélés à un stade plus tardif par des douleurs traduisant un envahissement de la région cœliaque ou rétro péritonéale.
Son incidence était d’environ 9000 nouveaux cas par an (INVS 2011) en France et de 14.000 nouveaux cas en 2017. Son incidence augmente, surtout chez la femme, avec une atteinte un peu supérieure chez l’homme (8 pour 100 000) que chez la femme (5,8 pour 100 000). Malgré les progrès récents, son pronostique reste mauvais avec une survie de 10 % à 5 ans. Il est responsable de presque autant de décès par an. Sa fréquence augmente après cinquante ans et culmine dans la septième décade. Les principaux facteurs de risque sont la pancréatite chronique et le tabagisme. Les tumeurs de la tête du pancréas s'accompagnent fréquemment d'un ictère précédé ou accompagné d'un prurit, avec une dilatation importante de la vésicule et des voies biliaires intra et extra-hépatiques. Les métastases sont surtout ganglionnaires et hépatiques. Le diagnostic repose sur la tomodensitométrie examen de première intention avec des séquences spécifiques qui permettent de préciser le stade de la tumeur et son extension vasculaire. L’aspect typique est celui d’une double dilatation biliaire et wirsungienne dans les cancers de la tête. La description précise des signes d’envahissement vasculaire ou veineux est essentielle pour le bilan de résécabilité de la tumeur. L'écho-endoscopie est utile pour caractériser la tumeur et surtout la biopsier pour affirmer le diagnostic en cas de chimiothérapie néo adjuvante et avant chimiothérapie en cas de tumeur non résécable d’emblée. Dans les cancers non métastatiques, le bilan permet de classer les tumeurs en résécable, de résécabilité limite et localement avancé en fonction de l’atteinte des vaisseaux péri tumoraux. Si la tumeur est opérable, il est primordial de réaliser une IRM hépatique pour s’assurer de l’absence de métastases hépatiques. Même après chirurgie à visée curatrice, une chimiothérapie adjuvante de 6 mois par FOLFIRINOX est le standard pour les malades en bon état général. Elle améliore significativement la survie globale qui, à 5 ans, a doublé (20 % versus 10 %). La chimiothérapie néoadjuvante a permis aux tumeurs non récécables d’emblée de devenir résécables.  La chimiothérapie dans les indications palliatives  a également amélioré significativement  le pronostic.

adénocarcinome, pancréatite chronique

[F2, L1]

Édit. 2020

cancer du pancréas exocrine l.m.

exocrine pancreatic cancer

Adénocarcinome ductal siégeant le plus souvent dans la tête du pancréas à latence clinique habituelle, les symptômes révélateurs les plus fréquents étant les douleurs, l'amaigrissement et l'ictère.
Les métastases sont surtout ganglionnaires et hépatiques.
Le diagnostic repose sur l'échographie, la tomodensitométrie et l'écho-endoscopie et peut être confirmé par la ponction guidée sous imagerie. Les tumeurs de la tête du pancréas s'accompagnent presque constamment d'un ictère précédé ou accompagné d'un prurit, avec une dilatation importante des voies biliaires intra et extra-hépatiques et une grosse vésicule. Le pronostic est mauvais puisque la survie nette standardisée sur l'âge est de 10 % à 5 ans. La seule possibilité thérapeutique efficace est l'exérèse chirurgicale d'une tumeur limitée.

[F2, L1]

Édit. 2020

col du pancréas l.m.

collum pancreatis (TA)

neck of pancreas

Segment rétréci du pancréas entre la tête et le corps.

Syn. anc. isthme du pancréas

[A1]

Édit. 2015

corps du pancréas l.m.

corpus pancreatis (TA)

body of pancreas

Partie moyenne et médiane du pancréas comprise entre l’isthme et la queue du pancréas.
Moulé sur les organes voisins il comporte trois faces : une face antéro-inférieure marquée par les empreintes duodéno-jéjunale, de l’intestin grêle et du côlon transverse ; une face antéro-supérieure en rapport avec l’estomac dont la sépare le récessus omental inférieur ; une face postérieure qui répond à droite à l’origine de l’artère mésentérique supérieure, à la veine liénale, à la partie terminale de la veine gastrique gauche et à la veine rénale gauche ; cette face postérieure est parcourue par l’artère liénale et la veine liénale accompagnées des nœuds lymphatiques de la chaîne liénale ; par l’intermédiaire du fascia d’accolement elle répond de droite à gauche aux organes rétropéritonéaux : aorte, pilier gauche du diaphragme, pédicule rénal, glande suprarénale et rein gauches.

[A1]

Édit. 2015

crochet du pancréas l.m.

processus unciforme du pancréas

[A1]

Édit. 2015

cystadénome mucineux du pancréas l.m.

mucinous cystadenoma of pancreas

Le cystadénome mucineux du pancréas peut être de découverte fortuite ou être révélé par des douleurs abdominales, la palpation d’une masse abdominale ou une compression de la voie biliaire principale ou du canal pancréatique.
Dans sa forme typique, il s’observe chez la femme de 40-50 ans dans plus de 90 % des cas (la prédominance féminine est encore plus marquée que dans le cas du cystadénome séreux). Il siège préférentiellement dans la partie corporéo-caudale du pancréas. Il est macrokystique dans 80 % des cas, ne communique pas avec le canal pancréatique. A l’imagerie, la paroi se rehausse après injection de produit de contraste. La paroi plus ou moins épaisse peut être le siège de nodules ou de végétations. Le diagnostic de certitude doit être obtenu si besoin par l’écho-endoscopie complétée par une ponction avec dosage des enzymes pancréatiques et des marqueurs tumoraux. L’étude cytologique montre la présence de cellules muco-sécrétantes et un stroma de type ovarien très évocatrice du diagnostic et permettant d’éliminer une TIPMP (tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas).
Contrairement au cystadénome séreux, le cystadénome mucineux est une tumeur potentiellement maligne, susceptible de dégénérer en cystadénocarcinome mucineux. Il doit donc être opéré et réséqué.

cystadénome séreux du pancréas, tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas

[F5,F2,L1]

cystadénome séreux du pancréas l.m.

serous cystadenoma of pancreas

Le cystadénome séreux du pancréas, de découverte le plus souvent fortuite par l’imagerie chez la femme âgée de 60-70 ans est une lésion bénigne qui ne dégénère pas et ne doit donc pas être opérée.
Siégeant au niveau de la tête du pancréas, entre deux et six cm diamètre, il a un aspect caractéristique en rayon de miel, fait de petits kystes millimétriques séparés par des travées fibreuses.
Lorsqu’il est atypique à l’imagerie, d’aspect macrokystique, il doit être distingué des autres lésions kystiques du pancréas, pseudo kyste et surtout cystadénome mucineux et TIPMP (tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas). Il se différencie des cystadénomes mucineux par l’absence de rehaussement vasculaire et des TIPMP par le caractère non communiquant du kyste avec le canal pancréatique. Dans les cas de diagnostic difficile, la ponction échoguidée du kyste avec dosage des marqueurs tumoraux pancréatiques, des enzymes et l’étude cytologique peut être utile.

cystadénome mucineux du pancréas, tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas

[F5,L1]

échancrure duodénale du pancréas l.f.

Syn. incisure pancréatique

incisure pancréatique

[A1, L1]

Édit. 2019

exploration fonctionnelle du pancréas l.f.

pancreatic function test

Méthode permettant d'apprécier qualitativement et quantitativement la valeur des secrétions pancréatiques.
L'apparition d'explorations morphologiques modernes comme la tomodensitométrie, la pancréatographie rétrograde endoscopique et l'échoendoscopie, a considérablement réduit la place des explorations traditionnelles.
Le seul examen fait couramment est le dosage de la stéatorrhée qui n'est interprétable que si le régime est supplémenté en beurre et le recueil des selles fait sur 2 ou mieux 3 jours. Il s'agit d'une exploration indirecte de la fonction pancréatique puisqu'il existe des causes extrapancréatiques d'élévation de la stéatorrhée. Le dosage du chymotrypsinogène fécal peut également être utile. Les autres explorations sont : l'étude de la sécrétion pancréatique par tubage duodénal et stimulation du pancréas par la sécrétine ou la céruléine, méthode la meilleure mais qui est longue, agressive, couteuse et non standardisée ; le recueil par une sonde placée à l'angle de Treitz des sécrétions digestives après un repas d'épreuve (repas de Lundh), méthode moins précise et comportant l'inconvénient d'une intubation ; les méthodes sans intubation comme le PABA-test ou le test au dilaurate de fluorescéine dont la sensibilité est souvent insuffisante pour permettre le diagnostic d'une insuffisance pancréatique débutante.

G. Lundh, chirurgien suédois (1965)

cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique, stéatorrhée, chymotrypsinogène, sécrétine

[B3,L1]

Édit. 2018  

face antérieure du corps du pancréas l.f.

face antéro-supérieure du corps du pancréas, corps du pancréas

[A1]

Édit. 2017

face antéro-inférieure du corps du pancréas l.f.

facies anteroinferior corporis pancreatis (TA)

antero-inferior surface of body of pancreas

Syn. anc : face inférieur du corps du pancréas

corps du pancréas

[A1]

Édit. 2017

face antéro-supérieure du corps du pancréas l.f.

facies anterosuperior corporis pancreatis (TA)

antero-superior surface of body of pancreas

Syn. anc : face antérieure du corps du pancréas

corps du pancréas

[A1]

Édit. 2017

face inférieure du corps du pancréas l.f.

face antéro-inférieure du corps du pancréas

[A1]

Édit. 2017

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