rythme cardiaque fœtal l.m.
fetal heart rate
Activité cardiaque fœtale et, par extension, mesure de cette activité.
Il est le témoin de la vitalité fœtale. Son enregistrement par cardiotocographie à capteur Doppler, constitue la méthode la plus utilisée d'appréciation du bien-être fœtal. Pendant la grossesse, les paramètres analysés sont la variabilité instantanée jugée sur l'amplitude des oscillations de battement à battement, les ralentissements et les accélérations du rythme.
Pendant le travail, les anomalies les plus sérieuses sont les décélérations ou ralentissements que l'on classe en précoces ou simultanés, variables et tardifs ou résiduels. Ils témoignent d'une souffrance fœtale aigüe.
rythme cardiaque fœtal de base l.m.
base line fetal heart rate
Rythme du cœur fœtal, enregistré en dehors des modifications dues aux contractions utérines, physiologiquement compris entre 120 et 150 battements par minute.
Il présente, dès la fin du deuxième trimestre, trois types de variations rapides : les oscillations, les variations de battement à battement et les variations sporadiques, accélérations et ralentissements. La tachycardie fœtale se définit comme un rythme cardiaque de plus de 160 battements par minute pendant une durée d'au moins 10 minutes. On parle de bradycardie fœtale après 10 minutes de rythme cardiaque à moins de 120 battements par minute.
rythme plat permanent l.m.
permanent flat fetal heart rate tracing
Rythme cardiaque fœtal dont les oscillations de battement à battement sont inférieures à 5 battements par minute sur toute la longueur d'un enregistrement d'au moins 30 minutes.
Son pronostic est très péjoratif, d'autant qu'il s'accompagne de ralentissements et d'une disparition des accélérations du rythme.
rythme plat transitoire l.m.
transitory flat fetal heart rate tracing
Segment de tracé plat au sein d'un enregistrement normalement réactif d'un rythme cardiaque fœtal.
Sa signification est d'autant plus péjorative qu'il est de durée plus longue. Pour les tracés intermédiaires comportant une moitié de segment plat, la présence ou non de ralentissements, modérés ou sévères, et d'accélérations du rythme cardiaque accompagnant les mouvements fœtaux permet de nuancer le pronostic.
saccule n.m.
saccule, sacculus, statocyst
Partie de l’appareil récepteur périphérique des informations vestibulaires correspondant à la vésicule du labyrinthe postérieur membraneux, emplie d’endolymphe, interposée entre l’utricule et le conduit cochléaire.
De forme arrondie et de 2 mm de diamètre, il présente sur sa face médiale la macule ou sagitta, récepteur statesthésique du vestibule, aire d’origine des nerfs sacculaires.
Avec les canaux semi-circulaires et l’utricule, comme lui situés dans le rocher, le saccule constitue le labyrinthe membraneux postérieur.
Les macules otolithiques qui font partie du saccule sont mises en jeu par les accélérations linéaires ou par la gravité.
→ otolithe
score cardiotocographique de Hammacher l.m.
Hammacher's score
Score établi en donnant une pondération à chacune des composantes du rythme cardiaque fœtal, les oscillations, la ligne de base, les accélérations, les décélérations, etc.
K. Hammacher, gynécologue obstétricien suisse (1968)
→ monitorage électronique fœtal
[O6,2015]
système vestibulaire l.f
Ensemble des structures anatomiques qui, de l’appareil récepteur périphérique situé dans l’oreille interne jusqu’aux diverses structures centrales, participent, avec le système visuel et proprioceptif, au maintien de l’équilibre et d’une vision nette.
Le rôle de l’appareil vestibulaire périphérique est de stabiliser le corps et la vision lors de nos déplacements dans un monde tri-dimensionnel soumis par ailleurs à une force gravitationnelle permanente. Présent dès l’apparition des vertébrés, il s’est progressivement complexifié au cours de l’évolution et comprend chez l’homme deux systèmes, otolithique et canalaire.
Le système otolithique est constitué de l’utricule et du saccule. Ces deux formations membraneuses en forme de sac sont situées à l’intérieur du vestibule osseux et sont reliées entre elles par un canal en Y, le ductus utriculo-saccularis, lequel se poursuit par le ductus endolymphaticus (ou aqueduc du vestibule) menant au sac endolymphatique. Le volume de l’utricule est estimé à 30 mm3, celui du saccule à 10 mm3. Ces deux structures sont remplies d’endolymphe, liquide de type intra-cellulaire, riche en potassium (160-180 mM), faible en sodium (< 1 mM) et faiblement chargé positivement (+ 5-10 mV).
Les structures otolithiques sont sensibles à trois types de stimulus : l’accélération linéaire, selon les trois axes classiques du pitch (mouvement de tête signifiant OUI), du yaw (mouvement de tête signifiant NON) et du roll (mouvement de tête signifiant « peut-être »), le déplacement statique, tel que l’inclination de la tête selon ces trois axes, et la force gravitaire agissant vers le sol.
Le système canalaire est constitué de trois canaux semi-circulaires membraneux qui s’abouchent sur la cavité utriculaire. Ces canaux, inclus dans des canaux osseux du même nom, sont classiquement disposés dans les trois plans de l’espace, soit dans un plan relevé d’environ 30° par rapport au plan horizontal pour le canal latéral, dans un plan sagittal orienté de 45° vers le dehors pour le canal antérieur et orienté de 45° vers l’arrière pour le canal postérieur. Ces trois canaux sont sensibles aux accélérations (ou décélérations) angulaires.
Comme les mouvements de la vie courante se produisent dans n’importe quel plan de l’espace, c’est en pratique les deux types de structure, otolithique et canalaire, qui sont stimulés.
L’appareil vestibulaire est donc à la fois un accéléromètre et un capteur inertiel qui informe à tout moment les centres supérieurs de notre position dans l’espace, lesquels, en retour, déclenchent une réponse réflexe des muscles somatiques et oculo-moteurs permettant le maintien de notre équilibre et d’une vision nette.
Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)
→ exploration instrumentale vestibulaire, épreuves vestibulaires, macule otolithique, utricule, saccule, nerf vestibulaire, noyaux vestibulaires, examen vestibulaire, syndrome vestibulaire central, syndrome vestibulaire périphérique, vestibulaire
tachytraumatisme n.m.
tachytrauma
Polytraumatisme causé par une variation brusque de vitesse.
Les lésions internes se trouvent réparties dans tout le corps, elles sont surtout hémorragiques. Les tachytraumatismes sont particulièrement fréquents à l'occasion des accidents de la route.
Les lésions internes causées par les tachytraumatismes sont sans rapport direct avec des lésions visibles d'impact, elles résultent des effets de décélération causés par l'arrêt brutal de la victime lancée à grande vitesse, Vo. Mais l'arrêt n'est jamais instantané, et la décélération se produit pendant une fraction de temps, T, qui correspond à la distance d'arrêt, D. Il en résulte une décélération qui agit sur tout l'organisme,comme le ferait un toxique. 
L'effet toxique des accélérations est fonction du temps T (loi de Haber) avec une limite au-dessous de laquelle aucune lésion n'apparait (approximativement 5 G, pour les lésions hémorragiques et 20 G pour les écrasements osseux ou les arrachements de viscères).
L'impulsion produite par un choc est une grandeur proportionnelle à la durée du choc et à l'intensité de l'accélération, elle est orientée de même sens : elle définit la «dose agressive», dose qui n'atteint pas le seuil critique si la durée du choc est brève.
Outre la durée de l'impulsion, la nocivité d'un choc dépend de l'accélération qui est déterminée par deux facteurs : l'un est défavorable, le carré de la vitesse (lorsque le corps heurte un obstacle fixe), l'autre est favorable, la distance d'arrêt (d'autant plus longue que l'obstacle ou le projectile sont déformables).
Lors de la prise en charge d'un blessé de la route, la vitesse et la distance d'arrêt devraient être systématiquement estimées par le premier médecin qui a en charge la victime car ils orientent le diagnostic : si l'impulsion est faible il est inutile de faire des investigations poussées, mais si elle est forte il y a risque de pétéchies, voire d'hémorragies diffuses dans tous les tissus (surtout le cerveau), de tassements osseux (surtout les corps vertébraux). Pour les fortes impulsions les viscères du tronc (cœur, foie, etc.) peuvent être arrachés. Assez fréquemment on voit une rupture partielle de l'aorte au niveau de l'isthme (anévrisme traumatique) chez les victimes éjectées (la distance d'arrêt est très courte si l'arrêt a lieu sur un sol dur) et dans les chocs à grande vitesse. Lors de l'admission à l'hôpital une radiographie de contrôle est nécessaire.
La nocivité d'un choc peut être réduite (prévention secondaire) par augmentation de la distance d'arrêt, ce qui réduit d'autant l'accélération, d'où l'intérêt des dispositifs d'écrasement au devant des véhicules, de la ceinture de sécurité et de l' air bag.
J. Haber, chimiste allemand, prix Nobel de chimie (1921)
→ accélération, dose, Haber (loi de), impulsion, prévention, polytraumatisme
transport des patients en ambulance l.m.
transport of patients in ambulance
Mode de transport qui, s'il est possible, s'impose pour des trajets allant d'une centaine de mètres à quelques dizaines de kilomètres, mais apporte un certain nombre de nuisances liées aux variations d'accélération (freinages et virages) et aux secousses subies par le véhicule, ces deux effets étant fonction de la vitesse.
C'est pourquoi la conduite d'une ambulance doit toujours être prudente : la priorité dont elles jouissent doit être utilisée pour une conduite régulière et non pour permettre une grande vitesse. De même le patient doit être placé la tête en avant dans le sens de la marche de façon à ce que lors du freinage le sang aille vers la tête et non vers les pieds, ce qui risquerait de désamorcer le cœur et de provoquer son arrêt en cas de collapsus cardiovasculaire ou d'état de choc. Une suspension amortie du brancard doit atténuer la fréquence des vibrations nocives. De même l'aménagement de la cabine et la disposition du matériel, du personnel et du patient doivent être protégés contre les accélérations et les secousses : le patient doit être sanglé sur son brancard et celui-ci doit être solidement bloqué pour éviter qu'il tombe en cas d'arrêt brusque.
Il y a trois sortes d'ambulances :
- Ambulances légères destinées au transport de malades ou de blessés légers ne nécessitant aucun soin pendant le trajet (de simples voitures utilitaires légères aménagées pour recevoir une couchette brancard), ces ambulances sont en général confortables et rapides.
- Ambulances de premiers secours (VSAB, véhicules de secours aux asphyxiés et blessés) peuvent recevoir deux, voire quatre brancards. Elles sont, en principe, en liaison radiotéléphonique avec leur service de rattachement et doivent posséder un équipement minimum pour des soins simples et pour la contention des patients. Ce sont en général des camionnettes utilitaires spécialement aménagées pour les services de secours (pompiers, militaires, etc.). Elles sont plus robustes, mieux équipées et mieux adaptées aux services assurant les premiers secours aux blessés mais elles sont moins confortables et moins rapides que les ambulances légères ; une norme définit les dimensions de la cabine, son équipement et les performances du véhicule.
- Ambulances médicalisées des SMUR. Elles amènent le médecin sur place : leur équipement permet des soins de réanimation déjà très évolués et même de donner l'anesthésie pendant le trajet. Elles doivent avoir une liaison radiotéléphonique avec leur hôpital de rattachement et, si possible, avec leur SAMU. Elles ont à peu près les même dimensions et les mêmes performances mécaniques que les VSAB mais ne comportent en général qu'un seul brancard pour laisser de la place au personnel qui donne les soins.
→ accélérations, transport des patients, vibrations, VSAB, transport des patients en hélicoptère, transport des patients en avion, évacuation sanitaire, SMUR
utricule n.m.
utriculus labyrinthi vestibularis (TA)
utricle of vestibular labyrinth
Partie de l'appareil récepteur périphérique des informations vestibulaires.
L'utricule constitue le labyrinthe membraneux postérieur avec les canaux semi-circulaires et le saccule, tous trois situés dans la partie pétreuse de l’os temporal.
Les macules otolithiques qui en font partie sont mises en jeu par les accélérations linéaires et par la gravité.
Étym. lat. utriculus : petite outre
variabilité du rythme cardiaque fœtal l.f.
fetal heart rate variability
Diversité de la durée du cycle cardiaque fœtal de battement à battement (variabilité à court terme) ou sur l'ensemble d'un enregistrement (variabilité à long terme).
Une bonne variabilité à court terme témoigne du bien-être fœtal. La perte de variabilité à court terme définit un tracé plat. Pendant la grossesse, le tracé plat indique une souffrance fœtale et une probabilité de détresse néonatale, modulée par la présence ou non d'accélérations et de ralentissements, proportionnelle à la longueur du tracé plat.