Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

535 résultats 

duction passive en ophtalmologie (test de) l.m.

forced duction test

Mobilisation passive du globe oculaire, avec une pince, dans les différentes directions destinée à apprécier une restriction du mouvement oculaire.
Quand il est positif, on dit qu'il y a un effet de bride.
Ce test, plus précis sous anesthésie générale, met en évidence un obstacle à la distension des tissus orbitaires, des fascia, de la conjonctive, des muscles (test de l'élongation musculaire). Il peut conduire à modifier le protocole opératoire correcteur. De nombreux auteurs ont essayé d'apprécier quantitativement ce test en mesurant la force appliquée sur le globe durant la duction passive.

épreuve de freinage par la dexaméthasone l.f.

dexamethasone suppression test

Epreuve biologique destinée à contrôler la dépendance de la corticosurrénale à l'hypophyse.
Cette épreuve est utilisée pour le diagnostic positif du syndrome de Cushing.
Elle consiste à freiner la sécrétion hypophysaire de corticostimuline, l’ACTH. Il existe deux types de tests.
Le premier est un test dit de freinage « rapide », effectué en première intention, qui consiste à administrer 1 mg de dexaméthasone à minuit et à doser le cortisol plasmatique à 8 h . Chez le sujet normal, la  concentration de cortisol doit être inférieure à 50 nmol/L. Elle reste élevée en cas de syndrome de Cushing.
Le test dit  « standard » consiste à administrer la dexaméthasone à raison de 0,5 mg toutes les 6 h pendant deux jours. Le dosage de la cortisolémie est effectué 6 h après la dernière prise. L’interprétation des résultats est identique au test standard.

H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932)

Cushing (syndrome de), ACTH, dexaméthasone

[B3, O4]

Édit. 2020

épreuve de provocation l.f.

test of provocation

Test de provocation pour le dépistage du glaucome.
Plusieurs épreuves diagnostiques ont été utilisées pour évaluer les risques de glaucome à angle ouvert (test à la dexaméthasone) ou de glaucome à angle fermé (test à l'obscurité).

glaucome à angle ouvert, glaucome à angle fermé, dexaméthasone

[P2]

Édit. 2020

ésotropie monofixationnelle l.f.

monofixational esotropia

Ésotropie associant à l'élément tropique un élément phorique.
L'élément phorique se mesure au cover-test alterné, l'élément tropique au cover-test monoculaire (cover/uncover-test).

[P2]

Édit. 2018 

Fibrotest® n.m.

Test diagnostique non invasif d’évaluation de l’importance de la fibrose hépatique.
Initialement conçu pour les patients atteints d’hépatite chronique virale C, il combine les dosages de cinq marqueurs : l'alpha2 macroglobuline, l'haptoglobine, l'apolipoprotéine A1, la bilirubine totale et les gamma-glutamyl transférases avec un ajustement à l'âge et au sexe. Une formule mathématique permet le calcul du fibrotest qui varie de 0 à 1. Pour faciliter l’interprétation visuelle le résultat est accompagné d’un graphique en couleurs avec trois classes de gravité croissante.
 
Le test de fibrose varie entre 0.00 et 1.00 avec une prédiction des stades selon la classification Métavir. La corrélation de l’estimation de la fibrose par le Fibrotest® et l’examen anatomopathologique du foie est dans l’ensemble satisfaisante. Cependant, il ne faut pas retenir uniquement du résultat final mais analyser et tenir compte de chaque composante du test dans l’interprétation de celui-ci. En effet, des causes non liées au virus peuvent le perturber et donc rendre le résultat ininterprétable. Ainsi, la maladie de Gilbert qui élève le taux de bilirubine, une hémolyse qui entraîne une élévation de l’haptoglobine et un syndrome inflammatoire qui provoque une élévation des alpha2 globulines perturbent les résultats.
Il est combiné à l'ActiTest® qui estime l’activité nécrotico-inflammatoire dans les hépatites chroniques en intégrant le dosage de l’ALAT.

hépatite chronique virale C, ActiTest®, Métavir (classification de la fibrose hépatique), marqueurs non invasifs de fibrose hépatique, Fibrotest®

[L1]

Édit. 2018

Gracis (grilles de) l.f.

Test qui consiste à faire regarder par le sujet muni de lunettes rouge-vert des grilles, transparentes puis des grilles rouge-vert.
L’examen est réalisé selon deux modes, statique et dynamique. Le sujet indique l’emplacement de la seconde mire en donnant le nombre de carrés, ce qui permet ensuite de calculer la valeur de l’espacement en dioptries.
Ce test permet :
- de mieux analyser la motricité oculaire conjuguée en révélant, en accentuant ou en confirmant certains déficits,
- d’avoir un schéma de la dynamique oculaire, ce qui est intéressant si les troubles sont discrets ou complexes et pour avoir des examens comparatifs,
- d’étudier la diplopie et les phénomènes de suppression,
- de visualiser la torsion,
- d’obtenir une évaluation de la déviation en dioptries
La fiabilité du test est discutable en raison de la variabilité des réponses
  

G. P. Gracis, ophtalmologiste italien (1990)

hyperglycémie provoquée par voie orale(épreuve d') l.f.

Test d’exploration du métabolisme glucidique après ingestion de 75 g de glucose dissout dans 250 ml d'eau.
Un prélèvement sanguin est réalisé toutes les 30 minutes pendant deux heures.
L’élévation de la glycémie au-dessus de 7.7 mmol /l conduit au diagnostic de diabète. Il est possible de réaliser une épreuve simplifiée en effectuant une seule prise de sang correspondant au dosage de la glycémie 1 heure après l'ingestion du glucose.
Ce test est utilisé pour le diagnostic de diabète, pour l’exploration de certaines hypoglycémies et des hypersécrétions de somatotrophines. Il est réalisé chez la femme enceinte entre la 24ème et la 28ème semaine de grossesse pour dépister un diabète gestationnel (test de O'Sullivan).

J. B. O’Sullivan, médecin diabétologue américain (1964)

Sigle HGPO

O'Sullivan (test d')

hypolacrymie n.f.

hypolacrymia

Symptôme caractérisé par une sécrétion lacrymale diminuée, ne protégeant plus la surface cornéenne de façon satisfaisante : il en résulte des signes fonctionnels plus ou moins invalidants (picotements, sensation de brûlure oculaire) et une kératite plus ou moins importante située dans l’aire de la fente palpébrale.
On la visualise par le test à la fluorescéïne et surtout par le test au Rose Bengale. L’hypolacrymie est évaluée par le test de Schirmer.
Elle est observée dans certains syndromes tels que celui de Gougerot-Sjögren, après certains traitements systémiques (bêtabloquants, antihistaminiques, phénothiazines) ou ophtalmologiques.
L’instillation de substituts lacrymaux, gels, larmes artificielles, pommades diminue la sensation d’inconfort visuel ressenti par le patient sans guérir la cause de l’hypolacrymie. Dans les syndromes secs très sévères, on peut améliorer l’action des traitements substitutifs par des lunettes à chambre humide ou des clous méatiques, lesquels permettent l’occlusion des points lacrymaux

O. Schirmer, ophtalmologiste allemand (1903) ; H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1925) ; H. S. C. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1930)

Gougerot-Sjögren (syndrome de), Schirmer (test de), kératite

[N3, P2]

Édit. 2018

ischémie myocardique l.f.

myocardial ischemia

Hypoxie du myocarde secondaire à un défaut d'apport d'oxygène aux cellules du myocarde du fait d'une irrigation insuffisante, assez souvent indolore.
Le défaut d'irrigation est d'ordre :
- métabolique, entraînant une libération tissulaire de lactates par blocage du cycle de Krebs et mise en jeu du métabolisme anaérobie ;
- mécanique, par trouble de la contractilité segmentaire avec hypokinésie, akinésie ou dyskinésie ;
- électrique, avec des anomalies primaires de la repolarisation ventriculaire ;
- clinique, éventuellement, avec angine de poitrine ou insuffisance ventriculaire gauche.
Deux mécanismes interviennent dans la genèse de l'ischémie myocardique :
- l'augmentation des besoins en oxygène du myocarde, non compensée par une augmentation concomitante des apports ;
- la diminution des apports d'oxygène sans augmentation des besoins du myocarde. L'exemple type de cette dernière situation est le spasme coronaire sur artère saine ou présumée telle, en absence d'augmentation de la fréquence cardiaque. Les deux mécanismes peuvent coexister chez le même malade.
Outre l'électrocardiographie simple ou d'effort, les méthodes de dépistage de l'ischémie myocardique sont : isotopiques (thalium d'effort) ou échographiques, couplées à des épreuves physiologiques (test d'effort) ou pharmacologiques (injection de dipyrimidamole ou de dobutamine).
La coronarographie précise le siège et l'importance des rétrécissements coronaires athéroscléreux. On peut aussi déclencher une obstruction coronaire transitoire en utilisant un test de provocation du spasme (test à la méthylergométrine).

Étym. gr. ischanein : arrêter, retenir ; haima : sang

ocytocine (test à l') l.f.

oxytocin challenge test (sigle : OCT)

Epreuve de réponse fœtale à la stimulation de contractions utérines induites par l’ocytocine au cours d’une grossesse pathologique.
Pour la validité du test, l’administration intraveineuse d’ocytocine doit induire au moins trois contractions utérines toutes les dix minutes. Le test est dit positif si les contractions entraînent des ralentissements du rythme cardiaque fœtal, témoins de l’insuffisance placentaire. À cause de son manque de précision, ce test est abandonné au profit de l’enregistrement du rythme cardiaque fœtal non stimulé.

Édit. 2017

organicité (test d') l.m.

test of organic origin

Test psychométrique qui contribue à rechercher si des troubles de type psychiatrique ne sont pas symptomatiques d'une atteinte organique cérébrale.
Parmi les outils les plus utilisés dans ce but, qui font surtout intervenir la perception visuelle, on peut citer : le test de rétention visuelle de Benton, la figure complexe de Rey, le test de Bender, l'échelle clinique de mémoire de Wechsler.
Avec la mise à la disposition du clinicien d'investigations neuroradiologiques de plus en plus précises et fiables, ces procédures perdent de leur intérêt.

Étym. gr. organon : instrument de travail, organe

Bender (test de), Benton (test de), figure complexe de Rey, échelle clinique de mémoire de Wechsler, Wechsler adult intelligence scale (WAIS)

Édit. 2017

O'Sullivan (test de) l.m.

Test d’exploration de la tolérance glucidique de la femme enceinte entre 24 et 28 semaines d'aménorrhée.
L’ingestion de 50 grammes de glucose est suivie, une heure après, par un dosage de la glycémie qui ne doit pas dépasser 1,30 g/L. Si le test est positif, il faut réaliser une hyperglycémie provoquée per os avec 100 grammes de glucose. Le diagnostic de diabète gestationnel est affirmé d’emblée si après la première prise de glucose la glycémie est supérieure à 2 grammes par litre.
Le test O'Sullivan est recommandé pour toutes les femmes et plus particulièrement celles qui ont un risque de diabète pendant la grossesse : excès pondéral, antécédent familial de diabète, accouchement antérieur d’un enfant de plus de 4 kg, d’un enfant mort in utero.

J. B. O’Sullivan et Clare M. Mahan, diabétologues américains (1964)

hyperglycémie provoquée per os

Édit. 2017

pancréolauryle (test de) l.m.

pancreolauryl test

Test indirect et non agressif de la fonction pancréatique exocrine utilisant le dilaurate de fluorescéine, ester synthétique peu soluble dans l’eau qui est hydrolysé par les arylestérases pancréatiques en fluorescéine : celle-ci soluble dans l’eau, est résorbée par l’intestin grêle, conjuguée dans le foie puis excrétée dans les urines.
La mesure de la fluorescéine excrétée dans les urines est un reflet indirect de l’activité des enzymes pancréatiques. La spécificité de ce test est de 50 à 97%. Les autres causes de malabsorption et les antécédents de gastrectomie donnent des faux positifs. La sensibilité du test s’accroit avec la gravité de l’insuffisance pancréatique exocrine, atteignant 80% dans les formes sévères.

pénétration in vitro (test de) l.m.

in vitro penetration essay

Examen destiné à apprécier l'interaction des spermatozoïdes et du mucus cervical utérin ou glaire cervicale.
Ce test peut être simple (glaire de la patiente mise en présence de sperme témoin ou sperme du patient mis en présence de glaire témoin) ou croisé (glaire de la patiente-sperme du conjoint et tests avec des témoins respectifs), permettant de déterminer la part de responsabilité de la glaire cervicale et des spermatozoïdes en cas de test postcoïtal perturbé. Le test de pénétration in vitro est le plus souvent réalisé en tube capillaire et apprécie dans le temps (après 1, 2 et 4 heures) la distance parcourue par les spermatozoïdes, leur nombre, le pourcentage et la qualité de leur mobilité.

solubilité (test de) l.m.

solubility test.
Test de dépistage de l'hémoglobine S reposant sur la précipitation sélective de cette hémoglobine lorsqu'elle est désoxygénée.
Le test se pratique sur une solution d'hémoglobine dans un tampon phosphate concentré où la désoxygénation est réalisée par addition de dithionite. L'intensité de la précipitation est proportionnelle à la quantité d'hémoglobine S présente dans l'hémolysat.

H. A. Itano, biologiste américain (1953)

Syn. test d'Itano

temps de céphaline l.m.

prothromboplastin time (PTT)

Test de coagulation qui consiste à mesurer dans un tube en verre à 37°C le temps de coagulation d'un plasma ayant été recueilli sur un anticoagulant (citrate de sodium 0,113 M) après que l'on ait permis la formation des complexes de coagulation sur une surface phospholipidique fournie par la céphaline, en même temps que l'on rétablit la concentration physiologique en calcium ionisé.
Ce test explore la phase de la coagulation activée par le contact avec le verre du tube mimant la voie intrinsèque de la coagulation, les complexes ténase et prothrombinase puis la fibrinoformation.
L'activation de la phase contact peut être augmentée par un activateur supplémentaire, le test est alors le temps de céphaline activé.

Terman-Merrill (test de) l.m

Terman-Merrill’s test

Modification du test de Terman afin de rendre le test initial non exclusivement verbal, traduit en français par Cesselin.
L'étalonnage a porté sur des enfants et des adolescents de 18 mois à 18 ans. Ce test s'avère plus discriminant grâce aux épreuves de performance et il a remplacé l'échelle de Terman. Le résultat s'exprime en terme de quotient intellectuel type Stern, c'est-à-dire : âge mental / âge chronologique x 100.

L. M. Terman et Maud Amanda Merrill, psychologues américains (1937) ; F. Cesselin, psychologue français (1937) ; W. Stern, psychologue allemand (1920)

test de diagnostic rapide des angines streptococciques l.m.

Test permettant de détecter la responsabilité d'un streptocoque β-hémolytique du groupe A à l’origine d’une angine.
Le test utilise une bandelette réactive, porteuse d’anticorps antistreptococcique, plongée dans une solution dans laquelle a été dilué un prélèvement par écouvillonnage amygdalien. Ce test mis à la disposition des médecins et des pharmaciens a pour objectif d’éviter un traitement antibiotique contre les angines d’autres origines. Sensibilité = 90 %, spécificité = 95 %.

tests tuberculiniques cutanés l.m.p

cutaneous tuberculin tests

Administration dermique ou intradermique de tuberculine pour le diagnostic de l'infection tuberculeuse.
L'examen de référence est l'intradermoréaction (IDR) à 10 unités de tuberculine dont le seuil de positivité est une papule supérieure à 5 mm de diamètre, 72 h après la réalisation de cette épreuve. L'utilisation du dérivé protéinique purifié de tuberculine, depuis l'année 2004, à la dose de 5 unités témoins, équivaut aux 10 unités anciennes de la tuberculine Mérieux.
Les indications de l'IDR sont l'enquête autour d'un cas de tuberculose, le dépistage et la surveillance des personnes exposées en particulier par leur profession, le test prévaccinal chez l'enfant de plus de 4 semaines.
La cutiréaction et le test dermique (percutané) ont été abandonnés. La multipuncture (monotest et bague tuberculinique) est déconseillée.
L’IGRA test constitue un nouveau moyen du diagnostic d’infection tuberculeuse latente.

tuberculine, primo-infection tuberculeuse, complexe primaire, tuberculose-infection latente, tuberculose-infection récente, tuberculose- maladie

transfusion du nouveau-né l.f.

neonatal transfusion

Outre les règles classiques, ce type de transfusion doit tenir compte du passage transplacentaire possible d'anticorps maternels dangereux.
A travers le placenta, certaines mères du groupe O transmettent à leur enfant des anticorps (anti-A, voire même anti-B), qui peuvent hémolyser ses hématies, ce qui entraîne une anémie et un ictère. Une transfusion apportant des hématies hémolysables par ces anticorps peut être particulièrement dangereuse, d'autant que les hématies d'adulte sont beaucoup plus vulnérables aux anticorps immuns que celles d'un nouveau-né. De même le passage transplacentaire d'anticorps d'une mère qui a pu être immunisée contre certains groupes anormaux peut induire un phénomène semblable, si les hématies cibles transfusées rencontrent ces anticorps (ex., immunisation d'une mère contre un facteur rhésus).
Règles spécifiques de la transfusion du nouveau-né :
1) elle doit se faire en ayant connaissance non seulement du groupe sanguin de base et du groupe rhésus de l'enfant, mais aussi de ceux de la mère ;
2) elle ne doit pas être faite sans avoir réalisé au préalable un test de Coombs sur le sang de l'enfant. Ce test peut parfois être négatif malgré la présence d'anticorps immuns anti-A ou –B ;
3) si le test de Coombs est positif il faut conserver un échantillon du sang maternel. Cet échantillon doit accompagner l'enfant en cas de transfert ;
4) le sang destiné à la transfusion ne doit pas risquer d'être hémolysé par des anticorps transmis par la mère. P. ex., un enfant A, né d'une mère O, ne doit pas recevoir du sang A mais du sang O non dangereux ;
5) la transfusion doit se faire avec des hématies fraîches et, si possible, avec du sang total frais. En effet, le nouveau-né est incapable de glycuroconjuguer la bilirubine pendant les premiers jours de sa vie : l'utilisation d'hématies vieilles de plus de quatre jours est contre-indiquée, car elle risque d'entraîner un ictère avec toutes ses conséquences cérébrales possibles.
Si l'on doit répéter les transfusions il est inutile de rechercher les agglutinines irrégulières avant l'âge de six mois.

R. Coombs, immunologiste britannique (1945)

transfusion sanguine, Coombs (test de)

fixation du complément (réaction de) l.f.

complement fixation (test)

Réaction immunologique utilisée pour mettre en évidence, dans le sang, un complexe antigène-anticorps spécifique.
Dans son principe, ce test comporte deux phases successives : pour révéler dans un sérum la présence des anticorps recherchés, on ajoute à plusieurs dilutions du sérum à tester (préalablement chauffé à 56°C) une dose fixe de complément (préalablement titré) puis, dans un second temps, un système hémolytique (hématies de mouton – anticorps anti-hématies). Si le complément a été fixé dans la première réaction, il n'y a pas d'hémolyse : test positif ; si le complément n'a pas été fixé (absence d'anticorps), il y a hémolyse : test négatif. La présence d'anticorps nécessaire au premier système immunologique se traduit donc par l'inhibition de l'hémolyse dans le second. La réaction de fixation du complément a été très largement utilisée pour le diagnostic de nombreuses maladies infectieuses en raison de la simplicité de sa mise en œuvre ; habituellement, les anticorps fixant le complément ne persistent que quelques semaines ou mois, ce qui permet de détecter une infection relativement récente. Elle est aujourd'hui remplacée par des méthodes sérologiques plus spécifiques et surtout plus sensibles.

Syn. déviation du complément

hémolyse, complément, complexe immun

[F3]

Édit. 2018

batterie courte de performance physique l.f.

short physical performance battery

Ensemble de tests physiques permettant d'évaluer la performance physique d'un individu : le test d'équilibre, le test de la vitesse de la marche et le test de lever de chaise.
L’addition des scores de tous les tests permet d’obtenir un score de performance globale qui se répartit en trois catégories :
 0-6 Faible performance
 7-9 Performances intermédiaires
 10-12 Haute performance
un score inférieur à 8 est indicateur de risque de sarcopénie

J. M. Guralnik, épidémiologiste américain (1994 et 2000)

sarcopénie

[I, N]

Édit. 2021 

acide formiminoglutamique l.m.

formiminoglutamic acid

Acide constitué d'une molécule d'acide L-glutamique portant sur l'azote un radical formimine HN=CH-.
C'est un métabolite de la dégradation physiologique de l'histidine, formé par l'ouverture du cycle de l'acide imidazolone-propionique, et qui normalement cède son radical formimine à l'acide tétrahydrofolique, coenzyme de la formiminoglutamique-transférase. L'accumulation de ce composé s'observe en cas de carence en acide folique, lors d'un test comportant l'ingestion d'une certaine quantité d'histidine (test au FIGLU).

Syn. acide formamidinoglutarique

Abrév. FIGLU

[A4,C1,C2,F1,O6,R2]

Édit. 2017

albinisme oculo-cutané type 1B (AOB) l.m.

oculocutaneous albinism type 1B

Forme d’albinisme oculo-cutané caractérisé par une hypopigmentation cutanée et des cheveux, un nystagmus, une pigmentation irienne et rétinienne réduite et une décussation des fibres du nerf optique.
Les nouveau-nés ont des cheveux blancs ou jaunes très clair, mais au cours des années les cheveux peuvent foncer jusqu'à devenir blonds ou châtain clair. Les cils peuvent être plus foncés que le cuir chevelu et les sourcils. La peau reste blanc crème mais un léger bronzage est possible avec des taches de rousseur et des nævus pigmentés. Avec le temps, la peau peut devenir rugueuse, dure et épaisse si les recommandations de protection solaire ne sont pas suivies. Les patients présentent un risque accru de développer des carcinomes squamocellulaire ou basocelullaire mais le mélanome est rare.
Le nystagmus est parfois visible dès la naissance mais le plus souvent pas avant l'âge de trois ou quatre mois. Il est généralement plus important en cas de stress, de colère ou de fatigue. L'iris est bleu à la naissance et peut devenir marron/brunâtre ou verdâtre/vert-noisette ou rester tel quel. L'acuité visuelle va de 20/100 à 20/200. L'examen ophtalmologique révèle les vaisseaux sanguins de la choroïde, une pigmentation rétinienne réduite et une hypoplasie fovéale. Strabisme alternant, vision stéréoscopique réduite et un potentiel évoqué visuel altéré sont associés à la décussation caractéristique du nerf optique au niveau du chiasma.
L'AOC1B est dû à une mutation du gène TYR sur le chromosome 11q14.2 codant pour la tyrosinase. La mutation conduit à la production d'une enzyme tyrosinase partiellement inactive aboutissant à une Synthèse minimale de mélanine dans les mélanocytes. Le test de génétique moléculaire est nécessaire pour confirmer le diagnostic, les patients atteints d'AOC1B présentant un certain degré de variation phénotypique qui peut entraîner une confusion dans la distinction des différentes formes d'AOC.
La transmission est autosomique récessive et le test génétique est disponible.
Un examen ophtalmologique et dermatologique annuel est nécessaire et des lentilles de contact ou des lunettes sont prescrites pour améliorer l'acuité visuelle. Des verres sombres peuvent être utiles pour soulager la photophobie. Le strabisme peut être traité chirurgicalement. Une protection solaire est impérative, elle fait appel à des vêtements adaptés et à des crèmes solaires appliquées sur les zones exposées afin d'éviter les brûlures et réduire le risque de cancer de la peau.

Étym. lat. albus : blanc

Réf. Orphanet (2013)

albinisme oculo-cutané, TYR gene

[J1,P2,Q2]

Édit. 2017

angle objectif l.m.

objective angle

Dans le strabisme, angle formé au premier point nodal de l'œil par l'intersection entre la ligne de direction principale de l'œil dévié et la ligne de direction secondaire de cet œil qui passe par le point-objet de fixation.
On peut mesurer objectivement cet angle en recentrant les reflets cornéens, soit en compensant la déviation par un prisme (méthode de Krimsky) ou par le mouvement du bras du synoptophore, soit en utilisant la méthode de Hirschberg. Dans ces deux méthodes, on néglige l'angle alpha.
On utilise aussi l'annulation de la refixation au cover test alterné avec un prisme, ou au Syn.optophore au flashing alterné. Il faut alors qu'il y ait une bonne fixation de chaque œil.
Ces deux méthodes sont moins exactes s'il y a une fixation excentrique.
À condition qu'il n'y ait pas d'adaptation sensorielle, on peut encore mesurer subjectivement l'angle objectif au test de Lancaster et ses dérivés ; ce sont alors des méthodes surtout utilisées dans les strabismes paralytiques.

Syn. angle de déviation, angle strabique

[A1,P2]

Édit. 2017

| page précédente | /22 | page suivante