sarcopénie n.f
Diminution du nombre et du volume des fibres musculaires pouvant aboutir à une réduction, voire à une insuffisance de la masse musculaire conduisant à une altération de la force musculaire et des performances physiques.
Elle est généralisée en cas de dénutrition, de défaut de mobilité, d’immobilisation prolongée par maladie neuromusculaire et altération du métabolisme protéique.
Les critères anthropométriques, la circonférence et l’épaisseur du pli cutané de la partie médiane du bras, simples à utiliser peuvent être un indicateur de sarcopénie et permettent de suivre l’évolution, mais il n’y a pas de valeur seuil définie en raison des importantes variabilités individuelles. Il est possible grâce à l’absorption biphotonique d’analyser la composition corporelle. Le scanner permet de mesurer un index musculaire au niveau de la troisième vertèbre lombaire : il correspond à la surface musculaire rapportée à la taille au carré. Des valeurs inférieures à 55,4 cm2/m2 pour les hommes et de 38,9 cm2/m2 pour les femmes définissent la sarcopénie. L’imagerie par résonance magnétique permet de mesurer la masse musculaire ainsi que d’évaluer la qualité musculaire en calculant l’infiltration de la graisse dans le muscle.
Les outils de mesure de référence sont, pour la force musculaire, le dynamomètre et, pour la performance musculaire, la batterie courte de performance physique ou vitesse de marche.
La sarcopénie augmente avec l’âge, varie dans la population générale de 6 à 30%, à partir de 65 ans. Elle est imputable au processus de vieillissement mais peut être accélérée par la dénutrition et la sédentarité et des facteurs pathologiques tels que les cancers. Elle n’est pas spécifique du vieillissement qui s’accompagne également d’une diminution de la force et de la puissance des muscles squelettiques, caractéristiques de la dynapenia, laquelle n’implique pas forcément une la réduction de la masse musculaire. Chez les personnes âgées, l’affection se complique de chutes, de perte d’autonomie, de fragilité lesquelles conduisent à l’institutionnalisation. La prévention associe l’entraînement physique contre résistance et une supplémentation protéique adaptée.
I. H. Rosenberg, médecin américain (1997)
Étym. gr. sarx, sarkos : chair ; pénia : pauvreté, manque
Syn. atrophie musculaire
→ syndrome gériatrique, dynapenia, absorptiométrie, dynamométrie, batterie courte de performance physique