oncocyte n.m.
oncocyte, oxyphilic cell, Hürthle’s cell
Cellule épithéliale de grande taille remarquable par l’aspect finement granuleux de son abondant cytoplasme, lié à sa richesse en mitochondries, observée, soit principalement dans les tissus glandulaires (glande thyroïde, glande parathyroïde, hypophyse, glande salivaire, parenchyme rénal), soit au cours de l'évolution histophysiologique de structures normales telles que les follicules thyroïdiens (traditionnellement dénommées cellules de Hürthle), soit encore au cours de processus inflammatoires ou dégénératifs (thyroïdites) et de processus tumoraux (oncocytomes).
Les oncocytes sont normalement présents dans la période néonatale autour des reins et des surrénales. En dehors d’une implication dans la thermogenèse et la libération d’énergie, les oncocytes n’ont aucune fonction particulière et ne sont pas spécifiques d’un organe dédié.
Dans les parenchymes glandulaires (hypophyse, thyroïde, glandes salivaires) et dans les reins se constituent des oncocytomes. Au sein de la thyroïde, les oncocytes ou cellules oxyphiles sont communs au cours des processus de thyroïdite, de la maladie de Basedow ou du vieillissement, ou s’organisent en tumeurs. Ils ont été longtemps improprement désignés sous le nom de cellules de Hürthle par analogie avec des cellules décrites chez le chien, secondairement identifiées comme des cellules C productrices de calcitonine. De ce fait ce terme est abandonné dans la littérature francophone, mais il encore largement utilisé dans les écrits anglosaxons.
K. Hürthle, histologiste allemand (1894)
Étym. gr. ogkos : tumeur ; kytos : cellule
Syn. cellule oxyphile
→ oncocytome, Hürthle (cellule de)
[A2, O4]
Édit. 2017
paraganglion n.m.
En embryologie, élément dérivé de la crête neurale et constitué de cellules sécrétant des substances analogues à celles que sécrètent les cellules nerveuses à leur périphérie.
On en distingue deux types :
1 – les paraganglions adrénergiques qui sécrètent l’adrénaline et la noradrénaline. Le type en est la médulla de la glande suprarénale, masse importante provenant de diverses ébauches ganglionnaires issues de la crête neurale. Ses cellules constitutives émigreraient plus ou moins isolément, se mélangeraient à l’ébauche du cortex de la glande suprarénale et ne formeraient que secondairement un tissu massif au centre de la glande suprarénale. On peut y reconnaître assez précocement (12ème semaine chez l’homme) la présence d’adrénaline, mais les réactions histochimiques dites chromaffines ne se manifestent que plus tard. Ce n’est qu’après la naissance que l’adrénaline se trouve en concentration élevée. D’autres paraganglions du même type sont les corps para-aortiques dont l’évolution est précoce et qui sont situés au niveau de l’artère mésentérique inférieure.
2 – les paraganglions cholinergiques qui ne donneraient pas les réactions chromaffines, mais sécrèteraient de l’acétylcholine.
→ corps para-aortiques, glande suprarénale
[A,A2,A4,C2,K4,O4,O6]
Édit. 2017
sous-maxillite n.f.
submandibular gland inflammation, submaxillaritis.
Inflammation ou infection de la glande sous-maxillaire.
La sousmaxillite est le plus souvent d’origine lithiasique. Mais toute obstruction du canal excréteur de la glande peut entraîner une sousmaxillite. Son traitement repose sur les anti-inflammatoires, les antibiotiques et sur la levée de l’obstacle lorsque ce dernier est distal. En cas de récidive, seule l’exérèse chirurgicale de la glande, ou sousmaxillectomie, permet d’obtenir la guérison.
Syn. sousmandibulite
fascia rénal l.m.
fascia renalis (TA)
renal fascia
Lame fibreuse épaisse et dense qui limite la loge rénale.
C’est une dépendance du fascia propria qui double le péritoine. Elle ferme la loge de toute part, y compris en dedans où les feuillets pré et rétro-rénaux se réunissent aux deux pôles de la loge et s’unissent au niveau du pédicule avec les éléments vasculo-nerveux et fibro-conjonctifs. Cette enveloppe fibreuse contient également la glande suprarénale. Elle envoie entre le rein et la glande suprarénale une expansion fibreuse, la lame intersurréno-rénale de Delamare, qui sépare la capsule adipeuse du rein de celle de la glande suprarénale. Son feuillet postérieur (fascia de Gérota) est solidement fixé au diaphragme et constitue l’un des moyens de fixité du rein.
D. Gérota, anatomiste et chirurgien roumain (1867-1939)
Syn. syn. anc. enveloppe cellulo-fibreuse du rein, enveloppe fibreuse du rein, fascia péri-rénal, fascia de Zuckerkandl
[A1,M2]
Édit. 2018
fascia rénal l.m.
fascia renalis (TA)
renal fascia
Lame fibreuse épaisse et dense qui limite la loge rénale.
C’est une dépendance du fascia propria qui double le péritoine. Elle ferme la loge de toute part, y compris en dedans où les feuillets pré et rétro-rénaux se réunissent aux deux pôles de la loge et s’unissent au niveau du pédicule avec les éléments vasculo-nerveux et fibro-conjonctifs. Cette enveloppe fibreuse contient également la glande suprarénale. Elle envoie entre le rein et la glande suprarénale une expansion fibreuse, la lame intersurréno-rénale de Delamare, qui sépare la capsule adipeuse du rein de celle de la glande suprarénale. Son feuillet postérieur (fascia de Gérota) est solidement fixé au diaphragme et constitue l’un des moyens de fixité du rein.
D. Gerota, anatomiste et chirurgien roumain (1867-1939)
Syn. anc. enveloppe cellulo-fibreuse du rein, enveloppe fibreuse du rein, fascia péri-rénal, fascia de Zuckerland
[A2,M2]
Édit. 2018
adénome n.m.
adenoma
Tumeur épithéliale bénigne développée aux dépens d'un tissu glandulaire et dont elle peut reproduire plus ou moins la structure glandulaire.
L’adénome comporte toujours une double prolifération du tissu épithélio-glandulaire et du tissu conjonctif de soutien. Représentant un tissu bien différencié, l’adénome conserve les propriétés sécrétoires spécifiques de la glande originelle (adénome parathyroïdien, adénome Langerhansien). Lorsque le tissu glandulaire fait partie d’un épithélium de revêtement, une muqueuse digestive par exemple, on parle de polyadénome, ou plus banalement de polype.
Lorsqu'il apparaît au niveau d'une muqueuse digestive, l'adénome forme généralement une saillie par rapport à la muqueuse adjacente, saillie plus ou moins pédiculée constituant macroscopiquement un polype et répondant souvent histologiquement à un polyadénome ou polype néoplasique adénomateux.
En ophtalmologie, tumeurs peu courantes de la glande lacrymale et des glandes de Meibomius.
L’adénome géant du sein est une tumeur très rare frappant essentiellement la jeune fille en période pubertaire. Il peut atteindre une taille considérable et posséder un aspect clinique très inquiétant.
On doit distinguer l’adénome de l’hyperplasie localisée. Cette dernière est réversible et disparaît avec la ou les causes qui l’ont engendrée.
Étym. gr. adenos :glande
[A3, F5, L1, O4, P2]
Édit. 2020
apocrine adj.
apocrine
1) Se dit d’une glande dont la sécrétion est expulsée en même temps qu’une partie de la cellule où elle a été accumulée par boursouflement et décapitation de la portion apicale des cellules.
2) Se dit de cette sécrétion elle-même.
Ce type de sécrétion exocrine, intermédiaire entre mérocrine et holocrine, est aussi désigné sous le nom d’holomérocrine. Il concerne la glande mammaire et certaines glandes sudoripares.
Étym. gr. apokrinô : j’exclus
Syn. holomérocrine
→ holocrine, mérocrine, glande sudorale apocrine
artère auriculaire postérieure l.f.
arteria auricularis posterior (TA)
posterior auricular artery
Artère de la tête qui naît de l’artère carotide externe un peu au-dessus de l’artère occipitale et du processus styloïde de l’os temporal.
Elle traverse généralement la glande parotide et se dirige vers le sillon rétroauriculaire où elle se divise en deux branches : la branche auriculaire et la branche mastoïdienne. Elle fournit des rameaux parotidiens et l’artère stylo-mastoïdienne. Elle irrigue essentiellement l’auricule, la région rétroauriculaire (rameau occipital) et accessoirement la glande parotide.
Syn. anc. artère rétroauriculaire
artère temporale superficielle l.f.
arteria temporalis superficialis (TA)
superficial temporal artery
Branche terminale latérale de l’artère carotide externe.
Elle naît dans l’épaisseur de la glande parotide à hauteur du col du condyle ; elle fournit un rameau à la glande. Dans son trajet ascendant elle croise le processus zygomatique et s’épuise, au niveau de la région temporale, en branches destinées au cuir chevelu avec deux rameaux principaux, frontal et pariétal. Ses sinuosités apparaissent fréquemment à travers les téguments.
artère thyroïdienne supérieure l.f.
arteria thyroidea superior (TA)
superior thyroid artery
Première branche collatérale de l’artère carotide externe.
Elle naît au-dessus du cartilage thyroïde et se distribue à la glande thyroïde et au larynx. Elle fournit des branches collatérales : le rameau infra-hyoïdien, le rameau sterno-cléïdo-mastoïdien, l’artère laryngée supérieure et le rameau crico-thyroïdien. Elle se termine en se distribuant par trois branches au pôle supérieur du lobe latéral de la glande thyroïde : les rameaux glandulaires antérieur, postérieur et latéral.
cancer du sein l.m.
breast cancer
Tumeur maligne de la glande mammaire naissant dans la grande majorité des cas à partir des revêtements épithéliaux des lobules ou des canaux galactophores.
Il s’agit dans plus de 90% des cas d’adénocarcinomes. Les sarcomes et les lymphomes malins mammaires sont beaucoup plus rares (environ 1% des cas). La grande majorité des adénocarcinomes du sein sont des cancers "invasifs", c'est à dire envahissant les structures sous-jacentes à la glande mammaire elle-même (canaux ou lobules). Mais, il existe des cancers(ou carcinomes) in situ canalaires ou lobulaires qui avec les cancers dits micro-invasifs, (c’est-à-dire avec un envahissement minime du tissu sous-jacent) représentent environ 15% des cas diagnostiqués lors du dépistage par mammographies et dont les taux de guérison avoisinent 100%.
Parmi les formes invasives, on distingue les adénocarcinomes canalaires infiltrants (70 à 80% des cas), les adénocarcinomes lobulaires infiltrants (10% des cas), les adénocarcinomes tubuleux (environ 5% des cas), les adénocarcinomes colloïdes ou mucineux (2% des cas) et les adénocarcinomes médullaires (environ 1% des cas)
On distingue des cancers de type "luminal" qui se développent à partir des cellules épithéliales des canaux ou des lobules . Les cancers de type "luminal A" ont plus de récepteurs d'oestrogènes que ceux de type "luminal B". A côté il existe des cancers de type "basal like" plus agressifs, dont les cellules ressemblent aux cellules basales des canaux galactophores amènant le lait dans les canaux, par opposition aux cellules luminales.
A la surface des cellules cancéreuses des adénocarcinomes mammaires se trouvent dans 75 % des cas environ des récepteurs hormonaux (aux oestrogènes et ou aux progestatifs). Ces cancers sont alors souvent sensibles à une action hormonale. A la surface de ces cellules on retrouve dans un quart des cas une surexpression d’un récepteur appelé HER2/neu qui, activé, entraîne une activation de la prolifération tumorale; ce type de cancer sera sensible à une immunothérapie spécifique. On dit qu'un cancer du sein est "triple négatif" quand à la surface des cellules, il n'y a ni récepteurs hormonaux, ni surexpression d'HER2/neu.
C’est le plus fréquent des cancers féminins dans les pays occidentaux à haut niveau socio-économique. Il peut atteindre l’homme dans 1% des cas. En France, selon les estimations de Santé publique France, son incidence annuelle est de 58 546 cas en 2018 et la mortalité qui lui est liée de 12 146 cas annuels. Rare avant 30 ans, son pic d’incidence se situe entre 60 et 65 ans. Il est favorisé par le jeune âge à la puberté, la nulliparité ou une première grossesse après 35 ans, l’absence d’allaitement, des cycles anovulatoires, un traitement œstrogénique prolongé, une ménopause tardive. Dans 5 à 8 % des cas, il s’agit de formes familiales parmi lesquelles on met en évidence une mutation des gènes BRCA1, BRCA2.
Il peut être diagnostiqué soit à l’occasion d’un dépistage par mammographie recommandé tous les deux ans de 50 à 74 ans, soit lors de la découverte d’une anomalie mammaire, le plus souvent une tuméfaction. Il existe dans 2 à 3% des cas des formes qui s’accompagnent de signes inflammatoires. Le diagnostic s’ aide de l’imagerie, mammographie, échographie,image de résonnance magnétique.
Il existe deux principaux marqueurs tumoraux sériques relativement peu sensibles mais intéressants pour suivre et apprécier tout au moins partiellement l’efficacité thérapeutique, lorsqu’ils sont élevés, l’antigène carcino-embryonnaire, peu sensible et peu spécifique, le CA 15-3 plus sensible et plus spécifique, en aucun cas, il ne peut s’agir d’outils de dépistage.Le diagnostic est histologique porté soit par une biopsie guidée soit lors de l’intervention par une biopsie extemporanée confirmée et affinée lors de l’inclusion en paraffine.
Son pronostic dépend des caractéristiques cliniques et histologiques dont le grade histopronostique (grade de Scarff Bloom et Richardson adapté par Elston et Ellis), la présence ou non de récepteurs hormonaux, de la surexpression ou non d’HER2/neu et par l’envahissement ganglionnaire axillaire (les formes invasives sont lymphophiles) qui est évalué soit par curage axillaire, limité quand cela est possible grâce à la technique dite du ganglion sentinelle. Les métastases sont principalement osseuses, hépatiques et pulmonaires.La taille de la tumeur, l’envahissement clinique ganglionnaire et les métastases sont à la base de la classification internationale T N M.
En l’absence de métastases, le traitement est local intéressant la tumeur et les aires ganglionnaires satellites, basé sur la chirurgie et la radiothérapie dont l’étendue dépend du stade initial. Au niveau mammaire la chirurgie complétée alors, au besoin par la radiothérapie, s’efforce d’être la moins mutilante possible. De même avec la technique dite du ganglion sentinelle, lorsqu’on peut l’utiliser sans risque, l’évaluation de l’envahissement des ganglions axillaires devient de moins en moins agressive.
Ce traitement est souvent complété par un traitement médical dit « adjuvant » dépendant des caractéristiques anatomiques et biologiques de la tumeur. Ce peut être une chimiothérapie cytotoxique, une hormonothérapie à visée anti-œstrogène (en présence de récepteurs hormonaux), une immunothérapie spécifique en cas de surexpression du gène HER2/neu).
La chirurgie est contre-indiquée, tout au moins de première intention dans les rares formes inflammatoire, le traitement reposant sur les traitements médicaux et la radiothérapie. Le traitement des formes métastatiques est essentiellement médical dépendant des caractères de la tumeur : présence ou non des récepteurs hormonaux, du statut HER2/neu et bien sûr de l’état général de la patiente.
W. S. Halsted, chirurgien américain (1894)
Syn. carcinome mammaire
→ adénocarcinome, antigène carcinoembryonnaire, BRCA, cancer inflammatoire du sein, cancer médullaire du sein, cancer in situ, carcinome canalaire in situ du sein, carcinome lobulaire in situ du sein, classification TNM, dépistage, échographie, Scarff Bloom et Richardson
[F2, O5]
Édit. 2020
cellule acineuse l.f.
acinus cell
Cellule sécrétante se groupant pour former une unité sécrétrice exocrine de forme sphérique appendue au canal excréteur d'une glande (p. ex. acinus pancréatique, glande antrale).
[A2]
cellule bordante de l'estomac l.f.
parietal cell, oxyntic cell
Une des deux variétés de cellules caractérisant les glandes fundiques de l'estomac, de siège externe par rapport aux autres cellules de la glande (cellules principales).
Elles font saillies dans le chorion, repoussant la lame basale, plus nombreuses dans la partie supérieure, devenant plus rares vers le fond de la glande. Ces cellules ont dans leur cytoplasme un fin réseau de canaux en encorbellement autour du noyau ; ce réseau s'ouvre dans le canal glandulaire au sommet de la cellule. Elles sécrètent l'acide chlorhydrique, de l'eau et des électrolytes ainsi que le facteur intrinsèque nécessaire à l'absorption intestinale de la vitamine B12.
Syn. cellule pariétale, cellule acidosécrétrice
[A2,L1]
colique salivaire l.f.
salivary colic
Crise douloureuse lors de la migration d’un calcul dans le canal excréteur d’une glande salivaire principale, surtout sous-maxillaire.
Elle se manifeste à l’occasion d’un repas, par une intumescence rapide et douloureuse de la glande en cause, interdisant tout essai alimentaire. Un afflux de salive dans la bouche marque la fin de la crise, susceptible de se renouveler jusqu’à l’élimination du calcul.
→ lithiase salivaire, calcul salivaire, parotidite calcifiante, calcinose salivaire, lithiase salivaire
[P3,N1]
conduit parotidien l.m.
ductus parotideus (TA)
parotid duct
Canal excréteur de la glande parotide.
Il mesure 4 cm de long et 3 mm de diamètre.
Il nait de la glande par l’union de deux racines et émerge du bord antérieur de celle-ci. Il traverse la région massétérine en passant un cm sous l’ processus zygomatique ; puis il contourne le bord antérieur du muscle masséter , passe en avant de la boule graisseuse de Bichat, enfin il traverse le muscle buccinateur. Il s’ouvre dans la cavité buccale par un orifice situé en regard du collet de la première ou deuxième molaire supérieure. Dans la rougeole, le signe de Koplik est la présence de tachse blanchatres autour de l’orifice du conduit parotidien.
N. Sténon (Steno, Stenonius ou Stensen) anatomiste et théologien danois (1638-1686)
Syn. canal parotidien, canal de Sténon
[A1, P1]
Édit. 2019
conduit sublingual principal l.m.
ductus sublingualis major (TA)
major sublingual duct
Le plus volumineux des conduits excréteurs de la glande sublinguale.
Né à la partie moyenne de la glande, il chemine à sa face profonde et s’ouvre, en dehors du conduit submandibulaire, au sommet de la caroncule sublinguale.
C. Bartholin (ou Bartholinus), anatomiste danois (1655-1738) ; A. Rivinus, botaniste, physiologiste et médecin allemand (1652-1723)
Syn. anc. canal sublingual principal ; canal de Bartholin ; canal de Rivinus
[A1]
Édit. 2015
corde du tympan l.f.
chorda tympani, radix parasympathica ganglii sublingualis (TA)
chorda tympani, parasympathetic root of sublingual ganglion, parasympathetic root of submandibular ganglion
Filet nerveux anastomotique né du nerf facial dans la portion verticale de son trajet intrapétreux.
Il traverse la caisse du tympan dans sa paroi latérale (replis malléolaires de la membrane du tympan) et rejoint le nerf lingual dans l’espace interptérygoïdien. Il contient les fibres viscérales préganglionnaires, vasomotrices et sécrétoires qui innervent la glande submandibulaire et la glande sublinguale après relais dans le ganglion submandibulaire. Il véhicule également des fibres sensorielles gustatives qui, en amont, constituent le nerf intermédiaire.
Syn. racine parasympathique du ganglion sublingual, racine parasympathique du ganglion submandibulaire
[H5]
Édit. 2015
corps ultimobranchial l.m.
ultimobranchial
Dérivé de la 5ème poche branchiale, il s’incorpore au corps thyroïde vers lequel il migre avec la glande parathyroïde supérieure dérivée de la 4ème poche branchiale.
Les cellules du corps ultimobranchial donnent naissance aux cellules parafolliculaires ou cellules C de la glande thyroïde qui sécrètent la calcitonine.
→ appareil branchial, arc branchial, poche branchiale, calcitonine
[A1,O6]
cybernine n.f.
cybernin
Substance sécrétée par une glande endocrine ou paracrine modulant la sécrétion d'une autre glande, en particulier en l'inhibant, dans un système "cybernétique" de rétro-inhibition.
Ce terme caractérise l'effet de la somatostatine qui joue un rôle de rétro-inhibiteur sur la sécrétion d'hormones digestives comme la gastrine, la cholécystokinine ou la sécrétine, hormones qui stimulent la sécrétion de somatostatine ; celle-ci inhibe aussi la sécrétion de la somathormone.
R. Guillemin, médecin endocrinologue américain, membre de l’Académie de médecine, prix Nobel de Médecine en 1977
Étym. gr. kubernein : diriger
[C1,O3]
dacryoadénite n.f.
dacryoadenitis
Inflammation de la glande lacrymale, aigüe ou chronique, pouvant affecter sa portion orbitaire, palpébrale ou les deux à la fois.
Les dacryoadénites aigües sont des affections peu fréquentes se caractérisant par des douleurs et un œdème orbitopalpébral externe, et sont le plus souvent secondaires à une maladie infectieuse (oreillons, grippe, mononucléose infectieuse).
Les formes aigües primitives sont plus rares et affectent surtout les sujets jeunes après épidémies : sous l'influence d'une antibiothérapie générale (parfois associée à une corticothérapie), elles évoluent rapidement vers la guérison.
Les dacryoadénites chroniques se caractérisent par une tuméfaction orbitopalpébrale externe parfois associée à un ptosis ; leurs étiologies sont multiples et une biopsie de la glande lacrymale est habituellement nécessaire pour établir le diagnostic (sarcoïdose, tuberculose, lèpre, trachome, syphilis, pseudotumeur inflammatoire).
Étym. gr. dakruon : larme, aden : glande
diiodotyrosine n.f.
diiodotyrosine
Dérivé de la tyrosine, synthétisé dans la glande thyroïde par iodation en 3 et 5 du noyau phénolique d'une molécule de tyrosine au sein de la thyroglobuline, où il constitue un terme précurseur des hormones T3 et T4.
Au cours de la synthèse de ces hormones, des molécules de diiodotyrosine sont libérées et désiodées, permettant un recyclage de l'iode dans la glande. La diiodotyrosine exerce un effet antithyroïdien éventuellement utilisable en thérapeutique.
foie n.m.
hepar (TA)
liver
Glande abdominale, brun rouge, d’un poids moyen de 1500g, qui sécrète la bile et assure un grand nombre de fonctions métaboliques indispensables à la vie.
Le foie occupe la région sous-phrénique droite, la partie supérieure de la région coeliaque et la partie attenante de la loge sous-phrénique gauche. On lui décrit deux faces : une face diaphragmatique subdivisée en une face supérieure et une face postérieure ; une face viscérale, inférieure. La partie supérieure de la face diaphragmatique et la face viscérale sont séparées par un bord inférieur mince. Le foie est entouré de trois tuniques : séreuse ou péritonéale, sous-séreuse et fibreuse. Cette dernière se continue au niveau du hile avec la capsule fibreuse péri-vasculaire.
La morphologie externe du foie permet de décrire quatre lobes : droit, gauche, carré et caudé. Ces lobes ne correspondent pas à la distribution vasculo-biliaire à l’intérieur de l’organe qui seule détermine la segmentation hépatique.
La segmentation vasculo-biliaire permet de distinguer dans la partie gauche du foie : un secteur latéral gauche composé des segments II et III et un secteur médial gauche qui constitue le segment IV. La partie postérieure du foie est constituée par le lobe caudé qui représente le segment I. On distingue dans la partie droite du foie : un secteur médial droit composé des segments V et VIII, et un secteur latéral droit composé des segments VI et VII. Cette segmentation est dite portale car centrée sur la distribution des branches de la veine porte.
Il existe une segmentation dite hépatique correspondant à la distribution intra-parenchymateuse des veines hépatiques qui cheminent dans les scissures séparant les secteurs et segments portaux. Ces deux systématisations hépatique et portale se chevauchent : « Dans la scissure d’une systématisation donnée se trouve un pédicule principal de l’autre systématisation » (C. Couinaud).
Le foie est une glande exocrine du fait de la sécrétion de la bile. Il a aussi de multiples fonctions métaboliques glucidiques, lipidiques, protidiques et des activités de détoxication et d’épuration. Il joue un rôle important dans la synthèse des protéines plasmatiques et constitue un lieu de stockage des vitamines A, D, K, B et du fer.
C. Couinaud, chirurgien et anatomiste français (1954 et 1957)
[A1,L1]
Édit. 2018
de Graaf (follicule de)
l.m.p.
graafian follicle
Follicule ovarien arrivé au terme de sa maturation, destiné à se rompre, au 14ème jour du cycle menstruel.
Lors de l’ovulation, ce follicule se rompt et libère dans la cavité péritonéale l’ovule qui est recueilli par le pavillon tubaire. Après l’ovulation, le follicule rompu est une formation cavitaire de 15 à 25 mm de diamètre, incluse dans la corticale ovarienne, remplie de liquide folliculaire, limitée en périphérie par la membrane de Slavjanski, sur laquelle reposent 5 à 6 assises de cellules de la granulosa, contient une zone hémorragique autour de laquelle s’organisent les trois couches de la paroi folliculaire, granulosa, thèque interne et thèque externe, pour former une glande endocrine transitoire, le corps jaune. Le corps jaune ne se développera pleinement que si l’ovule est fécondé. Les cellules de la granulosa, volumineuses, au cytoplasme chargé d’un pigment jaune donnant sa couleur à cette glande endocrine temporaire, ou cellules lutéiniques de la granulosa, sécrètent la progestérone. Les cellules de la thèque interne, plus petites que les précédentes, sécrètent des oestrogènes; ce sont les cellules lutéiniques thécales. A la douzième semaine de grossesse, le corps jaune régresse et forme le corps blanc non fonctionnel ou corpus albicans, formation fibreuse inactive, cicatricielle.
En l’absence de fécondation, le corps jaune régresse environ 9 jours après l’ovulation, c’est-à-dire vers le 23ème jour du cycle menstruel.
La mise en évidence du follicule mature par l'échographie, de préférence par voie transvaginale, permet de surveiller les traitements inducteurs de l'ovulation en association avec le dosage plasmatique de 17-β-œstradiol et de réaliser le recueil des ovocytes pour la fécondation in vitro.
R. de Graaf, anatomiste et médecin néerlandais (1641-1673)
Syn. follicule mature, follicule ovarien vésiculeux
→ membrane de Slavjanski,granulosa, thèque, corps jaune, progestérone, oestrone.
[A3,O3]
Édit. 2018
ganglion sublingual l.m.
ganglion sublinguale (TA)
sublingual ganglion
Ganglion parasympathique situé entre la glande sublinguale et le nerf lingual auquel il est appendu.
Il reçoit des fibres parasympathiques provenant du noyau salivaire supérieur, qui cheminent par le nerf intermédiaire de Wrisberg, la corde du tympan et le nerf lingual. Ces fibres assurent l’innervation sécrétoire de la glande sublinguale.
G. G. Valentin, anatomiste suisse, membre de l’Académie de médecine (1810-1883) ; P. Blandin, anatomiste et chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1798-1849)
Syn. ganglion de Valentin, ganglion de Blandin
Gil-Vernet (segmentation de) l.f.
Gil-Vernet's segmentation
Première étude fine de la structure anatomique de la glande prostatique basée sur des centaines de coupes autopsiques, démontrant qu'elle n'est pas homogène et définissant une zone centrale et périuréthrale ou crâniale où naîtrait l'hypertrophie bénigne de la glande, et une zone périphérique ou caudale où naîtrait l'adénocarcinome, toutes deux séparées par une zone de transition ou intermédiaire.
S. Gil-Vernet, anatomiste et chirurgien urologue espagnol, membre de l’Académie de médecine (1953)