angéite granulomateuse gigantocellulaire l.f.
gigantocell granulomatous angiitis
→ Horton (maladie de), Takayashu (maladie de), angéite d'hypersensibilité
[F3, K4, N3, P2]
Édit. 2019
angéite isolée du système nerveux central l.f.
isolated primary angiitis, angiitis of the nervous central system
Affection rare, d'étiologie inconnue, de l'adulte, atteignant exclusivement les vaisseaux du système nerveux central.
Une panangéite segmentaire atteint les vaisseaux cérébraux et leptoméningés de petit calibre (artérioles et veinules de moins de 50 µm de diamètre), avec nécrose de la paroi et infiltration de lymphocytes, de cellules mononuclées et de cellules géantes. L'origine de cette angéite reste mystérieuse.
Le tableau clinique associe, sur un mode d'installation aigu ou subaigu, des céphalées quasi constantes, une encéphalopathie, des signes focaux déficitaires ou critiques, une hypertension intracrânienne, en rapport avec de multiples infarctus cérébraux et parfois des hémorragies. Cette symptomatologie neurologique est isolée. L'examen du liquide cérébrospinal révèle souvent une pléiocytose et une hyperprotéinorachie. L'angiographie n'est anormale que dans un cas sur deux : rétrécissements segmentaires, parfois associés à des dilatations fusiformes siégeant sur les petits vaisseaux de la convexité. Le diagnostic de certitude est histologique (biopsie leptoméningée).
L'évolution peut se faire vers une rémission prolongée grâce à la corticothérapie associée aux immunodépresseurs (cyclophosphamide).
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
Syn. angéite granulomateuse à cellules géantes du système nerveux central, angéite granulomateuse cérébrale, angéite granulomateuse du système nerveux central
→ angéite
[H1, K4]
Édit. 2019
angéite lymphocytaire l.f.
lymphocytic angiitis
Syn. vascularite leucocytoclasique
→ vascularite leucocytoclasique
[F1, F3, J1, K4]
Édit. 2019
angéite médicamenteuse l.f.
medicinal angiitis
Angéite survenant au cours ou au décours d’une thérapeutique médicamenteuse.
Il s’agit d’une angéite d’hypersensibilité qui touche surtout les vaisseaux cutanés de petit calibre et se traduit cliniquement par des manifestations cutanées (urticaire, purpura, éruption cutanéomuqueuse voire érythème noueux) et rarement par des manifestations viscérales. Parmi les très nombreux médicaments parfois responsables d’une angéite médicamenteuse, citons allopurinol, aspirine, anti-inflammatoires non-stéroïdiens, chlorpromazine, cotrimoxazole, furosémide, hydantoïne, pénicilline, quinidine, sels d’or, tétracycline, thiazidiques, certaines chimiothérapies antinéoplasiques et certains sérums et vaccins.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
→ angéite, angéite allergique de Zeek
[D1,G3,G4,G5,K4,N3]
Édit. 2019
manifestations rénales des angéites nécrosantes l.f.p.
renal manifestations of necrotizing angiitis
Des maladies diverses telles que la périartérite noueuse, les angéites hyperergiques, la granulomatose avec polyangéite (maladie de Wegener), les angéites granulomateuses allergiques, l'artérite de Takayashu ont en commun une pathologie vasculaire de type inflammatoire et nécrotique qui intéresse de nombreux organes dont le rein touché dans 70 à 90% des cas avec prédominance des lésions au niveau des artères arquées et interlobulaires et des glomérules.
Les manifestations rénales sont multiples : hématurie, cylindrurie, protéinurie, insuffisance rénale de sévérité et d'évolutivité variable. L'hypertension artérielle est fréquente. Le traitement varie en fonction de chaque type d'affection et a un effet souvent favorable. Il fait appel aux corticoïdes, aux immunosuppresseurs, aux échanges plasmatiques, à l'éventuelle éradication d'un ou de plusieurs allergènes. La reconnaissance des auto-anticorps anticytoplasme des polynucléaires (ANCA) a permis de rattacher aux vascularites systémiques certaines glomérulonéphrites nécrosantes et extracapillaires pauci-immunes apparemment primitives.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
→ angéite, anticorps anticytoplasme des polynucléaires, périartérite noueuse, angéites hyperergiques, granulomatose avec polyangéite, angéites granulomateuses allergiques, artérite de Takayashu
[F3, k4, M1, N3]
Édit. 2019
angéite non infectieuse l.f.
non infectious angiitis
Inflammation artérielle, souvent nécrotique, généralement diffuse, d’origine encore indéterminée.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
→ angéite
[K4]
Édit. 2019
angéites pulmonaires l.f.p.
lungworts angiitis
Syn. vascularites pulmonaires
[K1,K4]
Édit. 2019
angéites systémiques l.f.p.
systemic angiitis, angiitis
Angéites apparemment primitives, entrant dans le groupe hétérogène des angéites inflammatoires non infectieuses du système nerveux central, à côté de formes isolées et d'autres, associées à une maladie systémique, à une pathologie néoplasique ou bien à une intoxication.
Elles comprennent notamment l'artérite à cellules géantes, la maladie de Takayashu, la périartérite noueuse, le syndrome de Cogan, la granulomatose avec polyangéite, les angéites d'hypersensibilité, la maladie de Buerger.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
→ angéite, 'artérite à cellules géantes, maladie de Takayashu, périartérite noueuse, syndrome de Cogan, granulomatose avec polyangéite, angéites d'hypersensibilité, maladie de Buerger
[H1, K4]
Édit. 2019
angiokératome circonscrit næviforme de Fabry l.m.
angiokeratoma corporis circumscriptum næviforme
Dermatose en général présente à la naissance, faite d'une ou plusieurs plaques angiomateuses planes couvertes d'angiokératomes, c'est-à-dire de petits angiomes à surface kératosique, situées le plus souvent sur la jambe ou le pied.
Cette malformation des vaisseaux du derme papillaire, avec ectasies et parfois thromboses et un épiderme sus-jacent plus ou moins acanthosique et kératosique, est isolée ou associée à d'autres anomalies vasculaires dans le cadre d'un syndrome de Cobb ou de Klippel-Trénaunay. Le traitement en est l'excision chirurgicale ou par laser. Cette affection est très proche cliniquement de l'angiome serpigineux qui, toutefois, n'apparaît que dans l'enfance ou l'adolescence. Elle doit être distinguée de la sphingolipidose héréditaire, ou maladie de Fabry I, qui résulte d'un trouble du métabolisme des lipides dû à un déficit en a-galactosidase A.
J. Fabry, dermatologue allemand (1898), W. Anderson, chirurgien et dermatologiste anglais (1898)°
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; kéras : corne
Syn. angiokératose circonscrite næviforme, maladie de Fabry II
→ angiome serpigineux d'Hutchinson
[A3,J1,K4,N3]
Édit. 2017
angiotensine (I, II, III, IV) n.f.
angiotensin (I, II, III, IV).
Polypeptide de respectivement 10, 8, 7 et 6 acides aminés : Asp-Arg-Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe-His-Leu (angiotensine I), Asp-Arg-Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe (angiotensine II), Arg-Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe (angiotensine III), Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe (angiotensine IV).
L'angiotensine I est produite à partir de l'angiotensinogène par l’action d’une protéase plasmatique, la rénine ou angiotensinogénase, puis convertie en angiotensine II par l'enzyme de conversion et enfin désactivée par les angiotensinases. Les angiotensines sont douées de propriétés physiologiques, notamment pour l'angiotensine II une vasoconstriction des petites artérioles du rein avec pour conséquence une hypertension artérielle ; l'angiotensine III a perdu cette propriété mais a conservé une activité sur les corticosurrénales stimulant la formation d'aldostérone.
L’angiotensine II est dosée par technique radio-immunologique dans l’exploration de l’hypertension artérielle. Une augmentation est observée en cas de tumeur secrétant de la rénine
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; lat. tenere : tendre
Syn. hypertensine, angiotonine
[C1,C3,K4]
Édit. 2017
angle iridocornéen l.m.
angulus iridocornealis (TA)
iridocorneal angle
Angle formé par la jonction de l’iris et de la cornée.
Il correspond au point de réunion de la circonférence de l'iris avec avec la partie antérieure du corps ciliaire. Il joue un rôle important dans l’excrétion de l'humeur aqueuse.
Syn. anc. angle de la chambre antérieure, sillon péri-irien
[A1 ,P2]
Édit. 2020
angle pontocérébelleux (syndrome de l') l.m.
Syndrome qui associe sur un mode variable, mais en général unilatéral, une atteinte de la VIIIème
paire crânienne, précoce, avec surtout hypoacousie progressive, de la VIIème et de la Vème paires.
Il peut s'y adjoindre une atteinte des IXème, Xèmeet XIèmepaires.
Développé à partir du nerf vestibulaire dans le conduit auditif interne, le neurinome de l'acoustique représente environ 95% des tumeurs de l'angle pontocérébelleux. Son diagnostic doit être établi dès la phase otologique, où l'intervention est relativement bénigne, avant une extension extracanaliculaire.
[H1,H5]
Édit. 2017
ankyloglossie-hétérochromie iris-pouces en griffe l.f.
ankyloglossia-heterochromia iridis-thumbs clasped
Adhérence de la langue au palais, hétérochromie irienne, anomalies des doigts avec pouce en griffe.
La racine du nez est large, il peut exister une fente palatine et bien évidemment des troubles du langage.
T. Sato, chirurgien japonais (1983)
Étym. gr. agkulê : frein ; glôssa : langue
Syn. Sato-Iida (syndrome de)
[P2,P3,Q2]
Édit. 2017
antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II l.m.p.
angiotensin II receptors antagonists
Famille de médicaments réduisant les effets de l’angiotensine II par action antagoniste sur ses récepteurs membranaires (candésartan, irbésartan, valsartan, etc.)
Étym. gr. ant : qui combat ; agonistes combattant
[G3,G5]
Édit. 2017
anticorps anti-idiotype l.m.
anti-idiotype antibody
Auto-anticorps qui, en bloquant les récepteurs HLA-DR des immunoblastes maternels stimulés par les antigènes paternels, permettraient une tolérance immunitaire à l'égard de l'embryon.
anti-inducteur n.m.
antiinducer
Molécule antagoniste de l'action d'un inducteur.
anti-infectieux adj.
antiinfectious
Qui combat ou prévient une infection.
anti-inflammatoire n.m.
antiinflammatory drug
Médicament symptomatique utilisé dans le traitement des affections inflammatoires, par voie générale ou locale.
Ils comprennent deux classes essentielles : les anti-inflammatoires stéroïdiens représentés par les glucocorticoïdes, dont le chef de file est le cortisol ou hydrocortisone, et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), dont le chef de file est l'aspirine.
anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) l.m.p.
non steroidal antiinflammatory
Substances médicamenteuses largement utilisées dans les affections rhumatologiques aigües ou chroniques, pour combattre l’inflammation.
Les AINS sont groupés en six classes chimiques pyrazolés, indoliques, paryl-carboxyliques, fémarates, oxicams et anticox 2. Leur principal mode d’action relève de l’inhibition de la cyclo-oxygénase avec diminution de la synthèse des prostaglandines, mais certains d’entre eux agissent aussi sur la lipo-oxygénase. Ils sont responsables d’une inhibition de la formation des thromboxanes et des lipoxines, d’une stabilisation de la membrane lysosomique des cellules phagocytaires, et de l’inhibition de la migration des leucocytes. Certains de leurs effets indésirables sont directement en rapport avec l’inhibition de la biosynthèse des prostaglandines : accidents digestifs, rénaux, cardiovasculaires et respiratoires. D’autres sont des accidents d’hypersensibilité dose-dépendants. Les AINS trouvent leur indication dans toutes les douleurs de l’appareil locomoteur, soit en première intention soit en association avec les analgésiques soit lorsque les traitements analgésiques se sont révélés inefficaces.
antithrombine III n.f.
antithrombin III
Glycoprotéine de biosynthèse hépatique, inhibiteur physiologique de la coagulation, s'opposant spécifiquement à la thrombine et aux facteurs Xa, IXa, XIa .
Elle fait partie du groupe des serpines (dont le modèle est l'alpha1-antitrypsine) qui sont les inhibiteurs des enzymes à activité sérine-protéase. Le gène (situé sur le chromosome 1) et la séquence protéique sont entièrement connus. Différentes mutations peuvent être à l'origine des déficits héréditaires quantitatifs (déficits de type I) ou qualitatifs (déficits de type II) en antithrombine III. Les déficits de types II sont caractérisés par la synthèse d'une protéine anormale incapable de neutraliser la thrombine (type II RS, reactive site), ou incapable de fixer l'héparine (type II HBS, heparin binding site).
On distingue les déficits constitutionnels, de transmission autosomique dominante, quantitatifs ou qualitatifs, et les déficits acquis survenant au cours des maladies hépatiques sévères, des syndromes néphrotiques, des coagulopathies de consommation, de la grossesse et des traitements hépariniques.
L'augmentation du risque de thrombose notamment veineuse est bien établie dans les déficits constitutionnels homozygotes et qualitatifs. Ces déficits de prévalence, estimée de 1/2 000 à 1/5 000, sont à l'origine d'états thrombophiles. La transmission s'effectue sur le mode autosomique dominant. La prévalence des accidents veineux thromboemboliques est supérieure à 50% chez les patients hétérozygotes. Les thromboses veineuses cérébrales restent toutefois rares et les thromboses artérielles cérébrales le sont encore plus.
Un traitement anticoagulant à long terme est indiqué après un premier accident thrombotique.
O. Egeberg, hématologue norvégien (1965)
apolipoprotéine A-II n.f.
apolipoprotein A-II.
Protéine de liaison des lipides circulant dans le sang des vertébrés, un des composants des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Dimère de deux chaînes de 77 acides aminés, sa masse moléculaire est de 16,5 kDa et sa concentration plasmatique est normalement de 0,3 à 0,4 g/L.
Abrév. apoA-II
apolipoprotéine C-II n.f.
apolipoprotein C-II
Polypeptide faisant partie de la composition des lipoprotéines de très basse densité (VLDL) et des lipoprotéines de haute densité (HDL).
L'apoC-II a une masse moléculaire de 8 800 kDa (79 acides aminés) et joue le rôle d'activateur de la lipoprotéine lipase. Sa concentration normale dans le plasma est de 50 mg/L. L'absence d'apoC-II dans le plasma est cause d'hypertriglycéridémie.
Abrév. apoC-II
apolipoprotéine C-III n.f.
apolipoprotein C-III
Polypeptide faisant partie de la composition des lipoprotéines de très basse densité (VLDL) et des lipoprotéines de haute densité (HDL).
L'apoC-III est un glycopeptide de 8 750 kDa (79 acides aminés), dont il existe plusieurs isoformes plus ou moins riches en acide N-acétyl-neuraminique et dont la concentration plasmatique est normalement de 130 mg/L.
Abrév. apoC-III
apoplexie utéroplacentaire l.f.
severe placental abruption (grade IIIb)
Hématome rétro-placentaire dont l'infarcissement s'étend à tout l'utérus, aux viscères pelviens, et même extra-pelviens en particulier aux reins, au foie, ou au cerveau.
Elle régresse si l'utérus est rapidement évacué.
Étym. gr. apoplexia : apoplexie, être frappé de stupeur
Syn. maladie de Couvelaire
artère profonde du bras l.f.
arteria profunda brachii (TA)
profunda brachii artery ; deep artery of arm
Branche collatérale la plus importante de l’artère brachiale.
Née près de l’origine de l’artère brachiale, elle se dirige obliquement en bas latéralement et en arrière, pour s’engager dans le sillon du nerf radial dont elle est satellite à la face postérieure de la diaphyse humérale. Au-dessus de l’épicondyle latéral de l’humérus elle se divise en ses deux branches terminales, antérieure et postérieure. Elle donne un rameau au muscle deltoïde, de nombreuses collatérales au muscle triceps brachial, notamment l’artère profonde du chef médial de ce muscle et les artères collatérales moyenne et radiale. Elle participe au réseau péri-articulaire du coude
Syn. anc. artère humérale profonde ; artère collatérale externe du bras