maculopathie diabétique exsudative l.f.
diabetic exsudative maculopathy
maculopathie diabétique œdémateuse l.f.
edematous diabetic maculopathy
maculopathie diabétique œdémateuse aigüe l.f.
acute edematous diabetic maculopathy
Sigle : MDOA
→ capillaropathie œdémateuse aigüe
microangiopathie diabétique l.f.
diabetic microangiopathy
Lésions spécifiques des petits vaisseaux (capillaires, veinules, artérioles) observées dans le diabète.
L’atteinte capillaire caractérisée par un épaississement de la membrane basale explique par sa diffusion à tous les organes et tissus la plupart des manifestations dégénératives (atteinte des vasa vasorum, des vaisseaux nourriciers des os, des vaisseaux rétiniens, des microvaisseaux rénaux. L'atteinte artériolaire explique les aspects spécifiques de l’artériopathie des membres inférieurs (gangrène distale limitée) et de la myocardiopathie diabétique.
Étym. gr. micros : petit ; angeion : vaisseau ; pathos : maladie
néphropathie diabétique l.f.
diabetic nephropathy
Ensemble des atteintes rénales, glomérulaires et interstitielles, survenant au cours de l’évolution du diabète de tout type.
L’atteinte glomérulaire secondaire à l’hyperfiltration glomérulaire induite par l’élévation de la glycémie, s’inscrit dans le cadre de la micro-angiopathie diabétique. La lésion anatomo-pathologique caractéristique est représentée par la glomérulosclérose intercapillaire et nodulaire de Kimmelstiel et Wilson. La première manifestation en est la micro-albuminurie qui précède de plusieurs années l’installation d’une protéinurie permanente dont le débit peut être néphrotique. Elle s’associe alors à une hypertension artérielle, à une rétinopathie diabétique et conduit inexorablement à l’insuffisance rénale totale.
L’infection urinaire fréquente chez les diabétiques, notamment chez les femmes, expose aux risques de pyélonéphrite aigüe et chronique. Une nécrose papillaire peut survenir.
La néphrose glycogénique, secondaire à l’atteinte tubulaire n’est pratiquement plus observée.
L’insuffisance rénale chronique du diabétique est devenue une des indications les plus fréquentes des techniques de substitution de la fonction rénale.
P. Kimmelstiel, anatomopathologiste américain et C. Wilson, médecin interniste britannique (1936)
→ micro-albuminurie, néphrotique (syndrome), pyélonéphrite aigüe, pyélonéphrite chronique, insuffisance rénale, néphrose glycogénique, rétinopathie diabétique
nouveau-né de mère diabétique l.m.
infant of diabetic mother
optorétino-diabétique (syndrome) l.m.
optoretino diabetic syndrome
C. H. Alström, psychiatre suédois (1959)
Édit. 2017
papillopathie diabétique œdémateuse aigüe l.f.
acute edematous diabetic papillopathy
→ capillaropathie œdémateuse aigüe
prurit diabétique l.m.
pruritus diabeticorum
Prurit dont on attribue la cause à un diabète, bien qu'il n'existe pas d'argument formel permettant d'établir la responsabilité de ce dernier : il s'agit en règle d'un prurit diffus « sine materia », mais parfois aussi d'un prurit anal ou génital avec ou sans candidose.
Son mécanisme est inconnu; cependant, le diabète est souvent compliqué de neuropathie végétative ou de multinévrite.
→ prurit généralisé, prurit endocrinien
rétinopathie diabétique l.f.
diabetic retinopathy
Complication rétinienne spécifique du diabète sucré liée à l'existence d'une microangiopathie.
C'est la plus fréquente des complications micro-angiopathiques du diabète sucré. Son incidence augmente avec la durée d'évolution du diabète. Elle se caractérise par la présence au fond d'œil, selon son stade, d'hémorragies, d'exsudats, d'anomalies microvasculaires, de néovaisseaux prérétiniens ; elle peut se compliquer d'hémorragies intra-vitréennes, de décollement de rétine tractionnel, de glaucome néo-vasculaire. Son évolution peut être très péjorative et la rétinopathie diabétique représente la première cause de cécité devant la loi, dans les pays occidentaux, chez les patients de moins de 65 ans. Les premières anomalies histologiques sont la disparition des péricytes et l'épaississement de la membrane basale des capillaires (rétinopathie diabétique infraclinique).
L'angiographie rétinienne à la fluorescéine a permis de mieux comprendre la pathogénie de cette complication, qui est dominée par l'œdème maculaire et l'ischémie rétinienne, de classifier les stades évolutifs et de guider les indications thérapeutiques. Son traitement est représenté essentiellement par la photocoagulation au laser, la chirurgie n'est que rarement indiquée pour les stades évolués.
→ choroïdopathie diabétique, micro-angiopathie diabétique
rétinopathie diabetique de fond l.f.
background diabetic retinopathy
Aspect du fond d'œil caractérisé essentiellement par l'existence d'hémorragies et/ou d'exsudats, sans les complications sévères de la rétinopathie.
Ce terme ne reflète qu'un aspect descriptif de la rétinopathie diabétique et n'est utilisé que comme traduction de la locution anglaise correspondante.
Il ne correspond ni à un stade évolutif précis, ni à une classification physiopathogénique de la maladie.
rétinopathie diabétique floride l.f.
florid diabetic retinopathy
Forme évolutive très rare de la rétinopathie diabétique, caractérisée par l'apparition et l'évolution très rapide de néo-vaisseaux prérétiniens, d'hémorragies intra-vitréennes, et d'un glaucome néo-vasculaire.
Elle survient spécifiquement chez des sujets jeunes présentant un diabète de type 1, souvent instable et évoluant depuis au moins dix ans, et apparaît sur une rétine indemne de toute rétinopathie. Elle est due à une décompensation ischémique aigue. Elle nécessite une photocoagulation panrétinienne intense et rapide. Des indications de destruction hypophysaire ont été discutées.
→ capillaropathie diabétique aigüe
rétinopathie diabétique ischémique l.f.
ischemic diabetic retinopathy
Micro-angiopathie rétinienne diabétique au cours de laquelle prédominent des occlusions plus ou moins étendues et disséminées du lit capillaire.
Deux stades évolutifs peuvent être différenciés: dans la rétinopathie préproliférante, des territoires étendus d'oblitération capillaire sont en général bordés d'anomalies microvasculaires intra-rétiniennes, d'anomalies veineuses et de nodules cotonneux ; la rétinopathie proliférante (ou proliférative) associe au tableau précédant l'apparition de néovaisseaux rétiniens et/ou papillaires ; lorsque des néovaisseaux prolifèrent au niveau du cortex vitréen, on parle aussi de vitréorétinopathie diabétique.
rétinopathie diabétique œdémateuse l.f.
diabetic exsudative retinopathy
Microangiopathie rétinienne diabétique au cours de laquelle prédominent les troubles de la perméabilité vasculaire.
Ce tableau clinique de la rétinopathie diabétique est caractérisé par un œdème rétinien clinique plus ou moins sévère et par des phénomènes de diffusion angiographique.
Syn. rétinopathie diabétique exsudative
rétinopathie diabétique exsudative l.f.
→ rétinopathie diabétique œdémateuse
rétinopathie diabétique préproliférante l.f.
preproliferative diabetic retinopathy
Stade évolutif de la rétinopathie diabétique lié à l'existence d'une ischémie rétienne étendue, précédant l'apparition de néo-vaisseaux.
Ce stade évolutif est caractérisé cliniquement par l'existence d'hémorragies intravitréennes, d'anomalies micro-vasculaires intra-rétiniennes, d'anomalies veineuses (boucles veineuses, veines en chapelet,.etc.), de nodules cotonneux. Elle est confirmée par l'angiographie à la fluorescéine qui montre la présence de larges territoires d'ischémie rétinienne et l'absence de néovaisseaux pré-rétiniens.
→ rétinopathie diabétique ischémique
rétinopathie diabétique proliférante l.f.
proliferative diabetic retinopathy
Stade évolutif de la rétinopathie diabétique caractérisé par l'existence de néovaisseaux prérétiniens et/ou pré-papillaires.
Ce stade évolutif, rare avant au moins dix ans d'évolution du diabète, est reconnaissable cliniquement ou à l'angiographie et fait le lit des complications sévères que sont les hémorragies intra-vitréennes, le décollement de rétine tractionnel et le glaucome néo-vasculaire. Sa présence est liée à l'existence d'une ischémie rétinienne étendue. Son existence est l'indication formelle d'une photocoagulation rétinienne au laser.
Syn. rétinopathie proliférative
→ rétinopathie diabétique ischémique
uvéopathie diabétique l.f.
diabetic uveopathy
Ensemble des anomalies pariétales induites par le diabète au niveau de la choroïde, du corps ciliaire et de l'iris.
→ uvéite, choroïdopathie diabétique, iridopathie diabétique
vessie diabétique l.f.
diabetic bladder
Variété de neurovessie due à la neuropathie périphérique du diabète.
Il s'agit habituellement d'une vessie atone, insensible. Le résultat est une rétention chronique importante avec distension vésicale.
Étym. lat. vesica : vessie
[M3, R1]
Édit. 2019
vitréorétinopathie diabétique l.f.
diabetic vitreorétinopathy
→ rétinopathie diabétique ischémique
Berlin (œdème de) l.m.
commotio retinae
traumatic retinopathy
Œdème des couches externes de la rétine, secondaire à une contusion frontale du globe oculaire.
Cet aspect d'œdème par contusion peut être associé à des hémorragies pré- et sous-rétiniennes, ainsi qu'à des ruptures traumatiques de la choroïde.
R. Berlin, ophtalmologiste allemand (1873)
Syn. maculopathie contusive, maculopathie traumatique
Édit. 2017
encéphalopathie progressive avec œdème, hypsarythmie, et atrophie optique l.f.
progressive encephalopathy with edema, hypsarhythmia, and optic atrophy syndrome
Syn. syndrome PEHO
[H1, P2, Q2]
Édit. 2019
halo d'œdème l.m.
ring of edema
1) Historiquement, en radiologie digestive, image constituée par une couronne hypodense entourant la niche gastrique ou bulbaire emplie d'opacifiant.
Cet aspect était celui d'une niche ulcéreuse vue de face, entourée de son bourrelet d'œdème, plus particulièrement visible par compression abdominale élective ou par la technique de couche mince.
2) En IRM, halo en hypersignal en T2 entourant une lésion et traduisant son caractère évolutif.
Sa transformation graisseuse milite en faveur de la régression de la lésion (lésion « regraissante » = lésion régressante). J Malghem.
J Malghem, radiologue belge.
Syn. image en cocarde
[B2,B3]
Édit. 2018
œdème n.m.
edema
Infiltration par un liquide séreux d’un tissu conjonctif de soutien, s’accompagnant souvent d’exsudation dans une cavité parenchymateuse ou séreuse, p. ex. alvéole pulmonaire, plèvre.
On distingue :
1) l’œdème inflammatoire (exsudat) dû à une fuite plasmatique d’eau, d’électrolytes et de protéines au cours de la réaction inflammatoire, à partir des vaisseaux sanguins ou lymphatiques ;
2) l’œdème hémodynamique ou de stase (transsudat) qui traduit une modification de l’équilibre défini par une augmentation de la pression hydrostatique, essentiellement dans le secteur artériolo-capillaire.
Il se développe surtout dans les tissus lâches comme le tissu conjonctif sous-cutané. Quand la pression du doigt sur la peau laisse une empreinte en godet l’œdème est dit mou ; dans le cas contraire il est dit dur. Il est mal toléré dans les tissus bridés par une enveloppe résistante, gaine ou aponévrose, comme dans le rein, le foie, les muscles ou le cerveau. Dans les cavités, il se manifeste par un épanchement séreux. Il existe des œdèmes localisés, p.ex. consécutifs à une compression veineuse ou lymphatique et des œdèmes viscéraux, p.ex. œdème pulmonaire secondaire à une défaillance cardiaque. Au cours de la toxémie gravidique, sa localisation à la face indique l’imminence d’une crise d’éclampsie.
L’œdème généralisé est un anasarque.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
→ congestion, hyperhydratation, loge (syndrome de), pression oncotique, pression osmotique, anasarque, syndrome œdémato-ascitique
Édit. 2017
œdème aigu cardiogénique du poumon l.m.
acute pulmonary oedema
Œdème aigu du poumon causé par un état d'insuffisance aigüe du cœur gauche.
L'œdème devient manifeste au bout de 30 min. quand la pression capillaire pulmonaire dépasse 30 mm de Hg, généralement à la suite d'une élévation de la pression télédiastolique du ventricule gauche ou d'un obstacle à la vidange des veines pulmonaires.
Le diagnostic repose sur les signes cliniques : le malade se tient assis, angoissé et présente une tachypnée superficielle caractéristique, accompagnée d'une toux avec expectoration mousseuse qui ne le soulage pas ; on note des signes d'insuffisance cardiaque gauche (tachycardie, bruit de galop et marée montante de râles crépitants à l'auscultation des poumons).
Le traitement consiste à administrer de l'oxygène au masque sous pression positive (CPAP) et à soulager la précharge par l'administration intraveineuse d'un diurétique d'action rapide comme le furosémide, voire d'un dérivé nitré délivré par perfusion continue à la seringue électrique (y associer les digitaliques). Sauf en urgence et faute de mieux, la saignée est abandonnée. Il ne faut jamais coucher de tels malades pendant leur transport et ils doivent être laissés assis dans leur lit.
Toutes les cardiopathies affectant le cœur gauche peuvent se compliquer d'œdème aigu du poumon : cardiopathies ischémiques, hypertensives, myocardiopathies non obstructives, cardiopathies valvulaires touchant les valves mitrales ou aortiques.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
→ filtration, IPPB, œdème, œdème aigu du poumon, orthopnée
Édit. 2017