état de mal épileptique l.m.
status epilepticus
Activité épileptique continue ou par crises subintrantes.
Cet état peut revêtir autant d'aspects qu'il existe de variétés de crises épileptiques (notamment état de mal convulsif moteur partiel, myoclonique ou non convulsif). Il peut survenir chez un épileptique connu ou être la première manifestation d'une atteinte cérébrale dont il importe de préciser la nature.
L'état de mal convulsif généralisé doit être distingué de la crise tonique postérieure, signe d'une hypertension de la fosse postérieure de mauvais pronostic. De toute façon une prise en charge urgente s'impose.
épilepsie
[H1]
Édit. 2018
encéphalopathie épileptique précoce avec suppression-burst l.f.
Syn. syndrome d'Ohtahara
→ encéphalopathie épileptique infantile précoce
[H1,O1]
Édit. 2018
encéphalopathie épileptique infantile précoce l.f.
Syndrome rare caractérisé par un début dès les premiers mois de la vie, des spasmes toniques avec à l'électroencéphalogramme, des « suppression-bursts » (alternances de bouffées d’activité paroxystique avec des périodes de silence ou d’hypoactivité).
Des crises motrices partielles peuvent survenir. Une malformation cérébrale est retrouvée dans la majorité des cas : hémimégalencéphalie, dysplasie étendue, hydrocéphalie, syndrome d'Aicardi, porencéphalie. Le traitement est surtout à visée antiépileptique. Le pronostic est sévère : crises résistantes avec une évolution vers un syndrome de West (ou spasmes infantiles liés au sexe), retard psychomoteur important, décès précoce.
Intègrée dans le groupe des « encéphalopathies épileptiques précoces avec suppression-bursts », c’est la forme la plus précoce des encéphalopathies épileptiques infantiles qui incluent aussi le syndrome de West et le syndrome de Lennox-Gastaut.
Syn. syndrome d'Ohtahara
→ West (syndrome de), Lennox-Gastaut (syndrome de), hydrocéphalie, Aicardi (syndrome d'), porencéphalie, encéphalopathie épileptique précoce avec suppression-bursts, suppression bursts
[H1,O1]
Édit. 2018
centre de crise l.m.
crisis centre
Structure psychiatrique légère et souple comprenant un hébergement, définie par l'arrêté du 14 mars 1986 : "centre d'accueil permanent disposant de quelques lits permettant une prise en charge intensive et de courte durée pour répondre aux situations d'urgence et de détresse aigües".
De tels centres sont apparus il y a quelques années, sur un modèle anglo-saxon, dans certains secteurs psychiatriques. Leur avantage sur les services d'urgence des hôpitaux généraux est de maintenir la continuité des soins à l'intérieur du secteur.
Leurs indications sont limitées par l'absence de plateau technique et par la durée des crises, qui ne cèdent pas souvent dans le temps limité, fixé par les conventions en vigueur.
[E,H3]
crise n.f.
crisis, fit
1) Changement subit et généralisé dans l'évolution d'une maladie qui se manifeste par divers symptômes (ex. polyurie soudaine au cours d'une pneumonie - crise de diurèse - annonçant souvent une évolution favorable).
2) Par extension, accident subit survenant chez une personne en bonne santé apparente (ex. crise d'appendicite) ou aggravation brutale et passagère de l'état d'un malade (par ex. crise d'asthme).
Étym. gr. krisis : action ou faculté de distinguer, d'où phase décisive de l'évolution d'une maladie (Hippocrate)
[N1]
crise akinétique l.f.
akinetic seizure
Crise épileptique caractérisée par un arrêt complet des mouvements, malgré la conservation du tonus musculaire.
Étym. gr. akinesis : immobilité
[H1,H3]
crise amygdalienne l.f.
amygdalian seizure
Crise épileptique partielle, liée à des décharges au niveau de l'amygdale dite aussi complexe amygdalien, structure sous-corticale qui fait partie de la portion limbique du lobe temporal.
Elle se manifeste par une gêne épigastrique ascendante, des sensations nauséeuses, des automatismes oro- alimentaires, des mâchonnements, des signes végétatifs marqués (rougeur de la face, dilatation pupillaire, éructations, borborygmes), une réaction de peur et de panique, des hallucinations olfactogustatives.
Ses étiologies sont communes aux autres crises du lobe temporal.
Étym. gr. amygdalê : amande
crise atonique l.f.
atonic seizure
Crise brève, d'une à quatre secondes, manifestée parfois seulement par une chute brutale de la tête ou un fléchissement des genoux, avec blessure fréquente, mais souvent retour d'emblée à la station debout en cas de chute.
Un trouble de la conscience ou une confusion post-critique est difficilement prouvé. Une secousse myoclonique prémonitoire est fréquente.
crise blastique l.f.
blast crisis
Terme évolutif de la leucémie myéloïde chronique (LMC), caractérisé par l'apparition dans le sang et la moelle osseuse de blastes leucémiques dont l'origine myéloïde est nettement plus fréquente que la lymphoïde, la mégacaryocytaire ou l’érythrocytaire.
De nouvelles anomalies cytogénétiques s'ajoutent le plus souvent au chromosome Philadelphie. Les cellules malignes qui jusque-là étaient encore capables de différentiation perdent cette capacité pour laisser place à une « progression clonale » de blastes immatures, porteurs d'anomalies cytogénétiques additionnelles. La crise blastique est dans 80% des cas précédée pendant quelques mois par une période intermédiaire dite phase accélérée. Il n'existe pas de traitement véritablement efficace de la transformation aigüe. Les formes lymphoblastiques sont encore sensibles à la chimiothérapie. La prolifération peut alors toucher des organes extra-hématopoïétiques. Mais l'évolution est inexorablement fatale sauf pour les malades qui ont la possibilité de recevoir une greffe de moelle allogénique ou de cellules souches hématopoïétiques.
Syn. transformation aigüe, phase blastique
[F1]
crise cataméniale l.f.
catamenial epilepsy
Crise épileptique déclenchée par des modifications hormonales de la fin du cycle mensuel et survenant exclusivement à cette période.
Syndrome en fait très discuté.
L'hormonothérapie est souvent décevante. La prescription de clobazam (20-30 mg/j, pendant 10 jours autour des règles) a été considérée comme efficace.
Syn. épilepsie cataméniale
[H1,O3]
crise colloïdoclasique l.m.
colloidoclasic shock
[G2]
crise convulsive l.f.
acute convulsive disorder
Série de contractions involontaires dues à une augmentation anormale de l'activité musculaire entraînant des mouvements localisés ou généralisées.
Il peut s'agir de spasmes toniques interrompus parfois de quelques secousses ou d'une série de contractions musculaires rapides plus ou moins régulières donnant des mouvements cloniques d'une certaine ampleur.
La crise convulsive peut relever de causes multiples, méningite, ictus laryngé, intoxication (strychnine, solutions hypertoniques en excès, sulfamides hypoglycémiants, O2 hyperbare au-dessus de 3 ata, etc.), hyperthermie (surtout chez le jeune enfant), etc.
Si la crise dure, le traitement est symptomatique (diazépam, etc.).
Une crise convulsive isolée chez un adulte nécessite un examen neurologique soigneux pour en établir la cause. En effet une telle crise n'est qu'un symptôme traduisant la souffrance cérébrale, elle n'est pas pathognomonique de l'épilepsie : le diagnostic d'épilepsie ne doit jamais être porté sur une crise convulsive isolée.
→ épilepsie, HELP syndrome, hyperthermie, ictus laryngé
[H1]
crise d'angoisse l.f.
anxiety crisis
→ angoisse, anxiété aigüe, peur
crise d'éclampsie l.f.
eclamptic fit
Complication paroxystique de la pré-éclampsie, survenant pendant la grossesse ou dans les suites de couches, avec successivement une phase invasive tonique puis clonique et enfin un coma résolutif.
Elle peut être mortelle ou laisser des séquelles à type de cécité, de section de la langue ou d'anurie par nécrose corticale des reins.
[O3]
crise de rejet l.f.
rejection crisis
[F3]
crise de sevrage l.f.
withdrawal seizure
Crise épileptique survenant soit dans le contexte d'une intoxication alcoolique, soit lors de l'arrêt de certains médicaments surtout anti-épileptiques comme le phénobarbital ou les benzodiazépines.
Les crises de sevrage lors d'une intoxication alcoolique surviennent après un sevrage absolu ou relatif suivant une consommation chronique ou non de quantités importantes d'alcool : crises généralisées de type tonicoclonique, soit uniques, soit plus fréquemment en salves. Elles s'accompagnent d'autres signes en rapport avec le sevrage alcoolique et peuvent inaugurer un delirium tremens.
L'arrêt brusque de médicaments anti-épileptiques réalise le même tableau. Un état de mal est possible.
→ alcoolique (traitement de la maladie), sevrage, sevrage (syndrome de)
crise d'originalité juvénile l.f.
adolescent crisis
Ensemble des comportements d'opposition de l'adolescent aux normes de l'adulte.
Crise décrite par M. Debesse, qui se produit lorsque l'adolescent, à la conquête de son identité, manifeste son indépendance et son désir d'autonomie de façon ostentatoire en s'opposant aux normes sociales.
L'adolescence est dominée par une tendance à l'abstraction, à la rationalisation, aux préoccupations métaphysiques, qui est liée à l'entrée dans le stade de l'intelligence formelle, c'est-à-dire de l'accession à un fonctionnement intellectuel et conceptuel débarrassé de tout support concret.
Certaines bizarreries du comportement, certaines interrogations anxieuses sur l'identité, d'éventuelles idées suicidaires souvent en rapport avec des inquiétudes d'ordre métaphysique, peuvent faire craindre un mode d'entrée dans un état schizophrénique.
M. Debesse, psychologue français (1937)
crise du transplant l.f.
transplant crisis
Ensemble des manifestations cliniques et biologiques caractéristiques d'un rejet aigu réversible observé après transplantation rénale.
[F3]
crise dysmnésique l.f.
dysmnesic fit, seizure
Crise partielle comportant dès son début ou assez rapidement un décalage entre la réalité et les souvenirs.
Le patient ressent alors :
- une impression que le moment présent a été déjà vu, déjà entendu ou plus souvent déjà vécu, sans qu'il soit toujours possible de faire la part de telle ou telle modalité sensorielle ;
- une impression de désorientation passagère, d'étrangeté, de jamais vu, entendu ni vécu ;
- une vision panoramique, "au cours de laquelle le sujet a un aperçu panoramique très rapide d'épisodes plus ou moins étendus de sa vie passée" (H. Gastaut, 1972) ;
- des hallucinations ecmnésiques, "dans lesquelles le sujet se représente, se remémore dans le moindre détail, des expériences antérieurement vécues par lui" (H. Gastaut, 1972).
Ces manifestations impliquent une désorganisation paroxystique simultanée de la corne d'Amon et du cortex temporal externe. Elles sont classées dans les phénomènes illusionnels (aperceptifs), hallucinatoires, idéatoires, dysmnésiques.
H. Gastaut, neurophysiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1915-1995)
crise dysphasique l.f.
arrest speech, ictal aphasia
Crise épileptique partielle, souvent de brève durée, se traduisant par un trouble de l'expression ou de la compréhension du langage.
Souvent difficile à reconnaître s'il existe une perturbation de la conscience, elle est en rapport avec une décharge dans la région frontale inférieure ou temporopariétale de l'hémisphère dominant.
Étym. gr. dus : difficulté ; phagein : manger
crise en psychiatrie l.f.
crisis in psychiatry
Réponse à une demande excessive imposée par le milieu, et qui dépasse les mécanismes habituels d'adaptation de l'individu.
Les évènements éprouvants susceptibles de précipiter une crise en fonction de la personnalité du sujet et de son "seuil de résistance psychologique" (H.H. Garner), sont très nombreux : depuis les traumatismes psychiques de guerre jusqu'aux effets de la maladie et du travail de deuil. S'en rapprochent à un moindre degré les constantes rééquilibrations exigées par la vie. La relation étiologique est davantage circulaire que linéaire.
Si la crise représente un danger, elle est également considérée comme une occasion positive possible pour l'individu, avec l'aide de sa prise en soins. Dans la meilleure hypothèse, sont confortés son aptitude générale à résoudre ses problèmes, ainsi que son équilibre adaptatif.
H. H. Gartner, psychiatre américain (1945)
[H3]
crise génitale du nouveau-né l.f.
neonatal genital crisis
Ensemble des manifestations génitales physiologiques, gynécomastie, métrorragies muco
Elle est due à la privation brutale de l'imprégnation hormonale œstroprogestative.
[O1]
crise hallucinatoire l.f.
hallucinatory seizure
Crise comitiale partielle simple, pouvant devenir complexe, comportant comme symptômes principaux des perceptions sans objet, de natures visuelle, auditive, gustative, olfactive ou somatognosique.
Étym. lat. hallucinare : se tromper
[H3]
crise hypertensive l.f.
hypertensive fit
[K2]
crise myoclonique l.f.
myoclonic fit, seizure
[H1,I4]