rapport AC/A l.m.
AC/A ratio
Montant de la convergence accommodative (AC) induite par unité d'accommodation (A).
Il est déterminé, pour une distance de fixation donnée, en divisant le montant de la convergence accommodative exprimée en dioptries prismatiques par le montant de l'accommodation exprimée en dioptries sphériques (méthode du gradient).
rapport CA/C l.m.
CA/C ratio
Unité d'accommodation convergentielle (CA) induite par unité de convergence (C).
L'accommodation convergentielle n'étant sollicitée qu'en vision binoculaire, elle n'entre plus en jeu en son absence et par voie de conséquence le rapport CA/A ne peut plus alors être mesuré.
Une double interaction existe entre le système accommodatif et le système des vergences (relation croisée) qui permet de mieux comprendre de nombreuses constatations cliniques. Les relations entre l'accommodation et la convergence ne se réduisent donc pas au seul rapport AC/A.
rapport cardiothoracique l.m.
cardiothoracic ratio
Syn. index cardiothoracique
→ index cardiothoracique, défaillance cardiaque
rapport corticodiaphysaire l.m.
cortico medullary ratio
Rapport de la somme de l'épaisseur des deux corticales sur la largeur totale de l'os, mesurées à mi-hauteur de la diaphyse.
Cette mesure, réalisée le plus souvent sur le tibia, donne une évaluation du degré de minéralisation osseuse : à l'état normal, ce rapport est voisin de 0,5 chez l'enfant après 18 mois et le demeure jusqu'à 50 ans.
Syn. index corticomédullaire
rapport corticopapillaire l.m.
[M1]
rapport d'Arden l.m.
Arden’s relationship
G. B. Arden, ophtalmologiste et électrophysiologiste britannique (1962
rapport de grille l.m.
grid ratio
Pour une grille antidiffusante, rapport R entre la hauteur des lames h et leur écartement D, soit R= h/D.
Les rapports les plus couramment employés en radiodiagnostic varient de 6 à 12. Les rapports élevés améliorent l'antidiffusion mais nécessitent d'augmenter la dose de rayons X, d'où un compromis suivant le type d'examen.
rapport de hasards l.m.
Risque relatif de survenue d’un événement dans une analyse multifactorielle réalisée selon le modèle de Cox
rapport de masculinité l.m.
Ratio dans un échantillon ou une population du nombre de sujets du sexe masculin pour cent sujets du sexe féminin.
Le sexe ratio à la naissance est voisin de cent six garçons pour cent filles.
Syn. sexe ratio
rapport de vraisemblance l.m.
likehood ratio
Dans un examen complémentaire, rapport du pourcentage de « vrais positifs » chez les malades à celui du pourcentage de « faux positifs » chez les sujets inclus dans l’étude, mais qui n’ont pas la maladie.
P. ex. un rapport de vraisemblance égal à quatre signifie que l’examen est quatre fois plus souvent positif chez les malades que chez ceux qui n’ont pas la maladie.
[E1]
Édit. 2020
rapport gyromagnétique l.m.
gyromagnetic ratio
Rapport (gamma) entre la vitesse de précession oméga0 d’un proton placé dans un champ magnétique et l'intensité B0 de ce champ, selon la relation : gamma égale oméga0 sur B0.
Edit. 2018
Syn. constante gyromagnétique
→ précession, spin
[B1,B2,B3]
rapport I/E l.m.
I/E ratio
Rapport entre la durée de l'inspiration et celle de l'expiration dont la valeur normale est de l'ordre de 2/3 = 0,67.
Ci-dessous, pneumotachogramme montrant la mesure correcte des temps inspiratoire (entre le début de l'inspiration et le début de l'expiration) et expiratoire (entre le début de l'expiration et le début de l'inspiration). On voit que l'expiration (phase passive) est toujours plus longue que l'inspiration (phase active). Le réglage des respirateurs doit tenir compte de ce rapport et allonger l'expiration, en cas d'emphysème et surtout en cas de bronchospasme.
→ Fleisch (pneumotachographe de), pneumotachographe, spirogramme, ventilation
rapport nucléocytoplasmique l.m.
nucleoplasmic index, nuclear cytoplasmic ratio
Rapport entre le volume du noyau et celui de la cellule.
Ce rapport tend à augmenter dans les cancers, par hypertrophie nucléaire. Le rapport normal est d'environ 1/4 ou 1/6 ; il s'approche de 1/1 dans la cellule cancéreuse.
rapport nucléoplasmatique l.m.
nucleoplasmic ratio
rapport P/S l.m.
P/S ratio
Rapport de l’acide phosphorique à la sphingomyéline dans le liquide amniotique, indicateur de la concentration en surfactant, donc de la maturité du poumon fœtal.
rapport sexuel l.m.
coitus
→ coït
rapport signal/bruit (S/B) l.m.
signal to noise ratio
Quotient de la partie déterministe et utile du signal à sa partie aléatoire (ou bruit), cette dernière nuisant à l'interprétation de l’image.
Le signal S, sur une partie homogène de l'image numérique, présente une certaine incertitude. Sa fluctuation d'un pixel à l'autre autour de la valeur S est appelée déviation standard (Ds) ou écart-type. Si l'on désigne par Sm la valeur moyenne de S, le rapport signal / bruit peut être défini comme le rapport de Sm sur la déviation standard : S/B=Sm/Ds. La diminution du rapport signal/bruit est la principale cause de limitation de la résolution en imagerie numérisée. On ne peut en général augmenter ce rapport qu'en allongeant les durées d'acquisition, ce qui pose des problèmes pour les examens de scintigraphie et d'IRM, déjà longs par eux-mêmes.
[B2,B3]
Édit. 2018
rapport tissu air l.m.
tissue air ratio
Rapport de la dose en un point du milieu sur l'axe d’un faisceau électronique et de la dose délivrée au même point de l’espace au centre d'un petit volume équivalent-air assurant l'équilibre électronique.
Sigle RTA
rapport tissu maximum l.m.
tissue maximum ratio
Rapport des doses, sur l'axe d’un faisceau de photons de haute énergie, à une profondeur donnée dans le milieu et à la profondeur du maximum.
Pour éviter de mettre en jeu la différence des distances à la source les 2 doses sont mesurées au même point de l'espace en modifiant le fantôme pour réaliser les 2 profondeurs.
Sigle RTM
rotation d'axe incliné par rapport à la pesanteur l.f.
off-vertical axis rotation (OVAR)
Epreuve de stimulation vestibulaire qui soumet un sujet assis à une rotation à vitesse constante selon un axe incliné sur la verticale d’un angle de 10 à 15°.
La réponse nystagmique provoquée est modulée par les variations de la position de la tête par rapport à la pesanteur au cours de la rotation. Cette épreuve teste les récepteurs otolithiques.
Sigle RAIG
similitude (rapport de) l.m.
similarity ratio
Quand deux êtres ou objets sont exactement semblables, le rapport numérique entre deux distances ou mesures homologues quelconques est constant.
Si deux êtres sont de forme semblable, le rapport des longueurs des bras est égal au rapport de longueur des jambes ou à celui de deux distances prises entre deux repères anatomiques homologues, ce qui définit le rapport de similitude : ce rapport ne dépend pas du choix de l'unité de longueur.
Le rapport des surfaces homologues est égal au carré du rapport de similitude, s2, et le rapport des volumes homologues est égal au cube du rapport de similitude, s3. Quel que soit le rapport de similitude, le rapport des densités des organes homomologues d'êtres ou de machines semblables est s0 = 1. Il en résulte que les poids sont proportionnels aux volumes et donc que le rapport des poids homologues est égal au cube du rapport de similitude, s3, il en est de même des rapports d'échanges d'énergie (chaleur, aliments etc.) du fait de l'équivalence de la masse et de l'énergie (équation d'Einstein).
Tiffeneau (coefficient de, rapport de) l.m.
forced vital capacity test, forced vital capacity one second
Épreuve d'expiration forcée pour déterminer le VEMS (volume expiré au maximum en une seconde) et calculer son rapport avec la capacité vitale VEMS/CV.
Ce test proposé par R.Tiffeneau avait déjà été utilisé par A. Strohl dans un but de contrôle de la qualité des spiromètres. Il a été codifié par Cara et Sadoul. Les auteurs américains l'ont largement diffusée à la fin des années 50 sous le sigle FVC1.
Sa diminution reflète une gêne à l'écoulement gazeux et correspond à un trouble ventilatoire obstructif. Son augmentation est le reflet d'un trouble ventilatoire restrictif.
R. Tiffeneau, pneumologue et physiologiste français (1948), A Strohl médecin français, membre de l’Académie de médecine (1919) ; M. Cara et P. Sadoul médecins français, membres de l’Académie de médecine (1952)
Sigle VEMS/CV
→ spirogramme, VEMS
rapport ventilation-perfusion l.m.
ventilation perfusion ratio
Rapport entre la ventilation alvéolaire d'un lobule pulmonaire et le débit sanguin qui le perfuse exprimé en litres/minute.
Mais les poumons sont très inhomogènes et les différentes régions ont des rapports différents, variables avec la position
Le rapport global ventilation/perfusion chez le sujet normal en position debout est égal à 0,8 (4/5) Ce rapport es un bon moyen d’étude de la fonction respiratoire : il est perturbé dans un certain nombre d’affections pulmonaires ou vasculo-pulmonaires.
Un lobule pulmonaire, ventilé par une ventilation V', perfusé par un débit sanguin Q', est traversé par un débit d'oxygène et par un débit de gaz carbonique dont le rapport est égal au quotient respiratoire local, R. Cet O2 est véhiculé par le débit sanguin. En appliquant le principe de Fick appliqué à l'O2 on peut écrire avec les symboles usuels de la physiologie respiratoire :
= = k
Le coefficient k dépend des unités et des conditions de mesure : si la pression partielle est mesurée en mm de Hg et les volumes gazeux sont pris aux conditions alvéolaires normales au niveau de la mer k = 0,863. Cette formule montre que le rapport est nul si le lobule n'est pas ventilé ou si le débit sanguin est très grand, qu'il est très grand si le débit sanguin est très faible ou si la ventilation est très grande. Chez un sujet normal debout, les sommets sont très ventilés et peu irrigués, le rapport est de l'ordre de 3,3 avec R = 2, au contraire les bases sont peu ventilées et très irriguées, le rapport est de l'ordre de 0,63 avec R = 0,65 (J. West, 1962).
Ces données montrent que, chez le sujet debout ou assis, l'élimination du CO2 se fait surtout par les sommets tandis que l'absorption d'O2 se fait surtout par les bases. Dans les conditions citées ci-dessus on a la PO2 = 132 mm de Hg aux sommets et 89 mm de Hg aux bases. Mais ces valeurs varient considérablement quand le sujet change de position, notamment s'il est couché sur un lit ou sur une table d'opération ce qui peut avoir des conséquences immédiates. De même la position a des conséquences à long terme : par. ex. le bacille tuberculeux, très sensible à la PO2, a besoin d'O2 pour se développer, c'est pourquoi les lésions tuberculeuses se voient surtout au sommet chez l'Homme, dans les gouttières paravertébrales chez la Vache (dont le thorax est horizontal) et près du diaphragme chez la Chauve-souris (qui est souvent pendue par les pieds la tête en bas). Cela justifie aussi l'intérêt des sanatoriums d'altitude (au niveau de la mer la PaO2 = 95 mm de Hg et elle vaut 73 mm de Hg à 1 500 m).
Ainsi la position d'un patient et sa mise au lit ou sur la table d'opération modifient l'hématose : il faut y prendre garde pour éviter des accidents d'hypoxie, particulièrement lors de changements de position au cours du transport ou lors de la mise sur la table d'opération, surtout chez les pulmonaires ou les cardiaques.
A. Fick, physiologiste allemand (1870)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
Valsalva (rapport de) l.m.
Valsalva ratio
Rapport entre les fréquences cardiaques pendant l'épreuve de Valsalva (bradycardie) et juste après pendant la tachycardie compensatoire.
Ce rapport permet d'évaluer la réactivité du système nerveux autonome.moyens pour le faire. On ne peut mesurer la fréquence sur de si courte durée que sur l'électrocardiogramme. La période (inverse de la fréquence) se mesure avec précision sur l'intervalle RR.
Le rapport de Valsalva devient ainsi :Rv = RR le plus court / RR le plus long.
→ période, système nerveux autonome, Valsalva (épreuve de)
[K2]
Édit. 2019
Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.
- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,
- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.
Sigle : ONIAM
→ Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux
Édit. 2017