caduque adj., n.f.
decidua
1) Au sens général, ce qui est tombé, tombe ou tombera.
2) En médecine, l’adjectif substantivé représente l’ellipse de la locution « membrane utérine caduque » : la caduque, ou membrane déciduale, est expulsée au cours de l’accouchement et elle « tombe » en même temps que le placenta.
Cette membrane est constituée par une couche de cellules de grande taille provenant de la transformation déciduale des cellules stromales de l’endomètre épaissi, ou chorion cytogène, se formant dès la nidation de l’œuf fécondé.
Étym. lat. caduca ou decadua adjectifs dérivés de cadere : tomber ou de decidere ( de, du haut de). En bas latin médical, le mot fut utilisé quelque fois pour « crise d’épilepsie »
→ caduque basale, caduque interutéroplacentaire, caduque pariétale, caduque réfléchie
[A2,O3]
caduque utéroplacentaire l.f.
decidua
Couche de cellules de grande taille provenant de la transformation déciduale des cellules stromales de l’endomètre épaissi ou chorion cytogène, à partir de la nidation de l’œuf fécondé.
Étym. lat. caducus : qui est tombé
[A2,O3]
cancer bronchiolo-alvéolaire l.m.
alveolar carcinoma, bronchioloalveolar carcinoma
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire anormale développée aux confins des bronchioles et des alvéoles.
C'est un sous-type rare (3% des cancers broncho-pulmonaires dans sa forme pure) des adénocarcinomes broncho-pulmonaires primitifs dans la classification O.M.S.de 1999, mais il existe un continuum anatomoclinique avec les adénocarcinomes mixtes comportant une composante bronchiolo-alvéolaire, beaucoup plus fréquents. Il est défini comme une prolifération tumorale de cellules mucineuses ou non mucineuses (pneumocytes de type II ou cellules de Clara) se développant à la surface des alvéoles, sans réaction stromale ni infiltration des parois inter-alvéolaires. Il touche plus souvent la femme non fumeuse. L'expression radiologique la plus fréquente est celle d'un nodule périphérique unique en verre dépoli. Plus rarement, sont observées des formes pneumoniques ou des nodulesmultiples.
Il s’agit d’une tumeur a priori de bon pronostic, puisque sans pouvoir métastasiant. Les formes de type mucineux peuvent toutefois diffuser par voie alvéolaire et sont souvent multifocales. Leur chimiorésistance classique est remise en cause et elles pourraient bénéficier des inhibiteurs de la tyrosine-kinase de l’EGFR ("Epidermal Growth Factor Receptor").
M. Clara, anatomopathologiste allemand (1937)
Syn. carcinome bronchiolo-alvéolaire
→ adénocarcinome bronchique, cancer bronchique, cellule de Clara
[F2,K1]
cancer broncho-pulmonaire à petites cellules l.m. (CPC)
small cell lung carcinoma
Tumeur maligne primitive faite de cellules de petite taille, rondes ou fusiformes, dont l'origine neuro-endocrine est confirmée par la présence en immuno-histochimie de marqueurs spécifiques bien qu'inconstants (chromogranine, synaptophysine, CD56, NSE "neuron specific enolase).
Les CPC constituent l'un des quatre principaux types histologiques des carcinomes broncho-pulmonaires primitifs (environ 15% de l'ensemble). La nouvelle classification OMS 1999 n'en distingue plus que deux sous-types histologiques : les CPC purs, n'exprimant que les marqueurs des tumeurs neuroendocrines dont ils représentent la forme la plus indifférenciée et la plus maligne, et les CPC composites (associés à un autre contingent de type non à petites cellules), traduisant la fréquente hétérogénéité des carcinomes broncho-pulmonaires.
En clinique, les CPC se caractérisent très souvent par leur rapidité évolutive, leur siège habituellement proximal, avec extension médiastinale. Ils sont souvent d'emblée métastatiques. Une particularité est la présence fréquente de syndromes paranéoplasiques, notamment endocriniens.
Ils ne sont que rarement opérables mais bénéficient d'une très forte chimio- et radiosensibilité. Le pronostic est d'auntant plus sévère que le cancer est d'emblée disséminé. Leur étiologie est liée à l'intoxication tabagique
Syn. carcinome bronchique à petites cellules, carcinome broncho-pulmonaire à petites cellules
→ cancer broncho-pulmonaire primitif, CD56, chromagranine, neuron specific enolase, synaptophysine, syndrome paranéoplasique, tumeurs broncho-pulmonaires neuro-endocrines
[A3, F2, K1]
Édit. 2020
cancer du testicule l.m.
Les cancers du testicule sont essentiellement des tumeurs germinales (95% des cas) parmi lesquelles on distingue deux grandes catégories : les tumeurs séminomateuses (dites séminomes) qui apparaissent aux dépens de l’épithélium germinal des tubes séminifè
Les tumeurs non germinales : sont rares (moins de 5 %) : il peut s’agir de tumeurs du stroma et des cordons sexuels (tumeur à cellules de Leydig et tumeur à cellules de Sertoli), les tumeurs para-testiculaires (épididyme, déférent, albuginée) et les tumeurs secondaires (lymphome malin, leucémie, métastase).
L’incidence des cancers du testicule augmente, en France. Inférieure à 1500 en 1990, elle est actuellement de 2300 (projection InVS 2011). La mortalité qui lui est liée, en revanche diminue passant de près de 200 en 1990 à 86 en 2011 (données InVS). Quelle qu’en soit la forme histologique, les tumeurs germinales touchent des hommes plutôt jeunes (séminomes 25 à 55 ans, tumeurs non séminomateuses 35 ans). La cryptorchidie est un facteur de risque.
Le signe révélateur le plus fréquent est la découverte d’un gros testicule. Avant tout traitement, le dosage des marqueurs tumoraux :α-fœtoprotéine, β HCG et LDH est indispensable de même qu’un bilan d’extension à la recherche de métastases principalement ganglionnaires essentiellement lombo-aortiques et pulmonaires. La classification de Peckham distingue 4 stades.
L’orchidectomie, indispensable au diagnostic, est le premier temps thérapeutique. Le traitement dépend de la forme histologique et de l’extension. Il peut s’agir d’un curage lombo-aortique, d’une radiothérapie à laquelle les séminomes sont particulièrement sensibles et/ou d’une chimiothérapie très efficace dans toutes ces formes de tumeurs qu’elle guérit souvent même lorsqu’elles sont métastasées.
M. J. Peckham, oncologue et urologue britannique (1985)
Syn. carcinome testiculaire
→ carcinome embryonnaire, choriocarcinome, dysembryome, séminome, Peckham (classification de), tumeurs germinales du testicule, tératome du testicule, cryptorchidie, α foetoprotéine, β HCG, LDH, Peckham (classification de)
[F2,M2,M3]
cancer du vagin l.m.
cancer of the vagina
Il s’agit chez la femme âgée de cancers épidermoïdes, chez la femme jeune de sarcomes ou adénocarcinomes, à cellules claires, chez l’enfant de rhabdomyosarcomes embryonnaire (sarcome botryoïde).
Il peut parfois s’agir de mélanome du vagin.
Le cancer du vagin représente environ 2% des cancers gynécologiques, il s’agit plutôt d’un cancer de la femme âgée de plus de 90 ans. Chez les jeunes, le très rare carcinome à cellules claires est un adénocarcinome qui touche le plus souvent des femmes dont la mère a pris un oestrogène synthétique diéthylstilbestrol au cours des 16 premières semaines de grossesse, produit prescrit entre 1940 et 1971, pour faciliter la grossesse en prévenant en particulier les fausses couches .
Le traitement est essentiellement chirurgical généralement complété par une radiothérapie, curiethérapie et/ou téléradiothérapie. chez l’enfant le rhabdomyosarcome embryonnaire est très sensible à la chimiothérapie
Syn. carcinome du vagin
→ diéthylstilboestrol, rhabdomyosarcome embryonnaire.
[F2, O3]
Édit. 2020
cancer embryonnaire l.m.
embryonal carcinoma, germ cell tumor
Cancer appartenant au groupe des tumeurs à cellules germinales, connus sous le nom de tumeur vitelline et de tumeur du sinus endodermique du testicule et de l'ovaire.
Il s'agit de cellules d'allure épithéliale à cytoplasme clair, se développant sous des formes variées, acineuse, tubulaire, papillaire ou massive ; dans les formes les plus primitives, la disposition se fait en réseau lâche. On peut alors noter des structures péri-vasculaires spéciales, de type sinus endodermique, des kystes ressemblant aux vésicules vitellines et des sphérules hyalines colorables par le PAS intra ou extracellulaire. La tumeur vitelline sécrète habituellement de l'α-fœtoprotéine. En localisation intracrânienne, néoformation très rare dans la région pinéale, plus que dans la région supra-sellaire.La malignité du carcinome embryonnaire est forte, mais il est très sensible à la chimiothérapie.
→ tératome malin du médiastin, cancer embryonnaire de l'ovaire, cancer embryonnaire du testicule, tumeur vitelline maligne, α-fœtoprotéine.
[F2]
cancer lobulaire in situ du sein l.m.
in situ lobular breast cancer
Cancer nés à partir des lobules mammaires, au niveau des acini, qui sont remplis par des cellules atypiques plus denses et volumineuses que les cellules normales mais qui n’effondrent pas la basale et n’envahissent pas le stroma.
Il est asymptomatique, découvert fortuitement sur une pièce d’exérèse de lésion présumée bénigne. Il est très souvent multifocal et même bilatéral. Il régresse en principe après la ménopause. Il n’exige aucun traitement mais relève d’une surveillance, car il multiplie par sept le risque de cancer invasif, voire par douze en cas d’antécédent familial.
Syn. carcinome lobulaire in situ du sein
[F2,O5]
cancer sarcomatoïde du rein l.m.
sarcomatoid renal carcinoma
Tumeur du rein de haute malignité développée à partir des cellules des tubes contournés ou des tubes collecteurs.
Il s'agit en fait d'un groupe inhomogène de tumeurs indifférenciées provenant des carcinomes à cellules rénales, d'évolution toujours mortelle.
Syn. carcinome sarcomatoïde du rein
[F2,M2]
cancer spinocellulaire l.m.
squamous cell carcinoma
Tumeur épithéliale maligne du sujet âgé, qui s'observe sur la peau, les demi-muqueuses et les muqueuses malpighiennes, plus fréquemment chez l'homme que chez la femme, se développe en profondeur et peut donner des métastases par voie lymphatique ou sanguine.
On connaît plusieurs facteurs favorisants : le rayonnement solaire, principalement les UVB de 280 à 320 nm, les rayons X, les cicatrices de brûlure, le goudron, la prise d'arsenic, les traitements immunosuppresseurs. Siégeant surtout sur les parties découvertes et principalement sur la lèvre inférieure, le centre du visage et les zones maxillaires, la lésion débute comme une petite tumeur dure à base infiltrée et évolue rapidement vers une formation bourgeonnante ou ulcérée, à bordure surélevée, qui saigne facilement au toucher. Les tissus sous-cutanés et le plan osseux sont progressivement envahis, tout comme les ganglions de drainage ; une généralisation par voie sanguine peut se produire. L’examen histologique révèle une néoformation émanant du tissu épithélial, qui se compose de gros bourgeons lobulés ou de travées anastomosées, constituées en majorité de cellules polyédriques éosinophiles, ressemblant à celles du corps muqueux. Les éléments néoplasiques se kératinisent progressivement vers le centre des lobules, ou se rangent en couches concentriques autour d'amas de kératine appelés globes cornés, souvent parakératosiques. Quelques aspects histologiques particuliers ont été décrits : carcinome pseudoglandulaire ou dyskératosique, également décrit sous l'appellation erronée d’adénoacanthome des glandes sudoripares de Lever, carcinome bowénoïde, forme trabéculaire, type à cellules fusiformes ou ancien épithélioma fusocellulaire de Roussy-Leroux. Les tumeurs de la langue, des lèvres et de la région anogénitale donnent rapidement des métastases. Le pronostic des localisations cutanées est généralement moins sévère. Le traitement consiste en l'extirpation chirurgicale ou en radiothérapie ou curiethérapie.
G. Roussy et R. Leroux, anatomopathologistes français, membres de l'Académie de médecine (1950) ; A. C. Broders, anatomopathologiste américain (1925)
Étym. gr. karkinos : crabe, ulcère, cancer ; lat. spina : épine ; ôma : tumeur
Syn. carcinome épidermoïde, carcinome spinocellulaire épithélioma spinocellulaire, épithélioma pavimenteux, épithélioma malpighien typique (obs.), spinaliome, carcinome basocellulaire
→ Broders (classification de), cancer épidermoïde cutané, carcinome spinocellulaire
[F2]
capsule de Bowman l.f.
Bowman’s capsule
Feuillet pariétal de l’espace urinaire du glomérule.
La capsule de Bowman est faite de cellules épithéliales dites pariétales. Ces cellules peuvent proliférer sous forme de croissant dans les glomérulonéphrites extra-membraneuses.
W. Bowman , Sir, anatomiste et chirurgien britannique (1816-1892)
[A1,M1]
Édit. 2015
capture n.f.
capture
Au sens général, action de capturer, soit de prendre en domination, avec une interprétation différenciée selon les cas.
1) En physique, fixation d’électrons en raison de leur charge négative.
2) En neurobiochimie, passage, à partir de l’espace synaptique, d’un neurotransmetteur dans le cytosol d’un neurone ou dans celui de cellules gliales.
La capture neuronale des neurotransmetteurs est un phénomène actif qui met en jeu des transporteurs membranaires sécifiques. Il existe aussi une capture extraneuronale intéressant en particulier les cellules gliales.
3) En cardiologie, phénomène consistant, dans le cadre d’une dissociation auriculo-ventriculaire, dans la survenue anticipée d’une contraction ventriculaire entraînée par une systole auriculaire.
4) En zoologie et en parasitologie, façon de se rendre maître d’un animal en vue de le vacciner, d’opérer un prélèvement ou encore de le neutraliser.
5) En hydrologie, détournement d’une section d’un cours d’eau par une rivière voisine.
Étym. lat. capere, captum : prendre; -ure, suffixe d’action.
→ interférence (dissociation par), tachycardie ventriculaire.
[B1,C3,K2,D2]
carcinoïde adj.
carcinoid
Concerne une tumeur développée au niveau du tractus gastro-intestinal aux dépens des cellules endocrines entéromaffines (cellules de Kutchinsky) mais aussi en dehors du tube digestif notamment dans le poumon.
Étym. gr. karkinôma : tumeur cancéreuse (de karkinos : crabe, cancer), et suffixe -eide du grec eidos : sorte.
→ syndrome carcinoïde, tumeur carcinoïde, tumeur carcinoïde intestinale, tumeur carcinoîde appendiculaire, tumeur carcinoïde bronchique, tumeur carcinoïde bronchique atypique, tumeur carcinoïde bronchique maligne, tumeur carcinoïde du rein, tumeur carcinoïde thymique
[F2]
carcinome basocellulaire pseudokystique l.m.
adenoid basal cell carcinoma
Carcinome basocellulaire dont les amas tumoraux contiennent des cavités plus ou moins importantes, parfois vides, parfois remplies d'une substance mucoïde ou de débris nécrotiques.
La plupart de ces cavités résultent de dégénérescence ou de nécrose frappant les cellules tumorales ; d'autres succèdent à des modifications dégénératives du stroma ; certaines, enfin, peuvent provenir de la désintégration d'un groupe de cellules ayant subi une évolution sébacée.
Syn. cancer basocellulaire pseudokystique, épithélioma basocellulaire pseudokystique
[F2,J1]
carcinome basosébacé l.m.
Carcinome basocellulaire dont les cellules se différencient en certains endroits et en proportion variable vers des éléments plus volumineux, multivacuolaires, analogues aux cellules des glandes sébacées normales, et contenant des enclaves lipidiques.
La tumeur, qui est assimilée par certains à l'épithélioma sébacé, est peu évolutive et ne donne que rarement des métastases. Elle doit être différenciée du carcinome sébacé, dans lequel la
différenciation cellulaire est beaucoup plus nette et dont l'évolution est plus maligne.
Étym. lat. sebum : suif
Syn. cancer basosébacé, épithélioma sébacé
[F2,J1]
carcinome dans un adénome pléomorphe l.m.
carcinoma in pleomorphic adenoma (malignant mixed tumor)
Tumeur faite de cellules plus ou moins atypiques, d’architecture invasive, à caractère destructeur.
Au sein de la tumeur on observe des plages de cellules appartenant à un adénome pléomorphe. Ce mode évolutif s’observe dans 3 à 4% des cas, d’autant plus que l’évolution est prolongée ou qu’il s’agit d’une récidive. On distingue les carcinomes non invasifs, limités au contenu de l’adénome pléiomorphe sans infiltration du tissu adjacent et les carcinomes invasifs de pronostic réservé si la tumeur dépasse de plus de 8 mm les limites de l’adénome pléiomorphe.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2]
carcinome embryonnaire l.m.
embryonal carcinoma, germ cell tumor
Néoplasme appartenant au groupe des tumeurs à cellules germinales, connus sous le nom de tumeur vitelline et de tumeur du sinus endodermique du testicule et de l'ovaire.
En localisation intracrânienne, néoformation très rare dans la région pinéale, plus que dans la région suprasellaire.
Il s'agit de cellules d'allure épithéliale à cytoplasme clair, se développant sous des formes variées, acineuse, tubulaire, papillaire ou massive ; dans les formes les plus primitives, la disposition se fait en réseau lâche. On peut alors noter des structures périvasculaires spéciales, de type sinus endodermique, des kystes ressemblant aux vésicules vitellines et des sphérules hyalines colorables par le PAS intra ou extracellulaire. La tumeur vitelline sécrète habituellement de l'α-fœtoprotéine.
La malignité du carcinome embryonnaire est forte, mais il est très sensible à la chimiothérapie.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cancer embryonnaire
→ tératome malin, cancer de l'ovaire, cancer du testicule, α-fœtoprotéine, tumeur vitelline, tumeur du sinus endodermique
[F2,O6]
carcinome indifférencié de la thyroïde l.m.
undifferenciated carcinoma of the thyroid
Tumeur maligne, cliniquement agressive, dont les cellules tumorales ne s’organisent pas en structures papillaires ou vésiculaires.
Les cellules ont souvent d’importantes atypies cytoplasmiques et nucléaires.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,O4]
carcinome lobulaire in situ du sein l.m.
in situ lobular breast cancer
Cancer de la partie proximale des canaux galactophores, dans les lobules, au niveau des acinus, qui sont remplis par des cellules atypiques plus denses et volumineuses que les cellules normales mais qui n’effondrent pas la basale et n’envahissent pas le stroma.
Il est asymptomatique, découvert fortuitement sur une pièce d’exérèse de lésion présumée bénigne. Il est très souvent multifocal et même bilatéral. Il régresse en principe après la ménopause. Il n’exige aucun traitement bien qu’il multiplie par sept le risque de cancer invasif, voire par douze en cas d’antécédent familial.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,O5]
carcinome pilomatriciel l.m.
pilomatriciel carcinoma
Tumeur maligne exceptionnelle correspondant à un carcinome développé à partir de la matrice pilaire.
Atteignant l'adulte d'âge moyen, elle se présente généralement sous forme de nodules sous-cutanés siégeant sur le tronc et les membres.
Histologiquement, elle comporte une prolifération de cellules matricielles atypiques, des zones nécrotiques et des plages de cellules momifiées entourées d'un granulome macrophagique ; les mitoses y sont nombreuses. Bien que rares, des métastases peuvent se développer. Le traitement est chirurgical.
A. Malherbe et J. Chenantais fils, dermatopathologistes français (1880)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. épithéliocarcinome de Malherbe
[F2,J1]
cardiolipide n.m.
cardiolipin, reaginic test
Diphosphatidylglycérol, phospholipide non azoté, localisé particulièrement dans les membranes internes des mitochondries des cellules du myocarde, où il est associé à la cytochrome-oxydase ; c’est aussi un constituant des membranes bactériennes.
Etant donné la richesse en mitochondries des cellules du myocarde on l’extrait du cœur de bœuf pour l’utiliser comme antigène dans la sérologie des tréponématoses : réaction de Bordet-Wassermann, VDRL, Kline, etc.
J. Bordet, immunologiste belge, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1919; A. P. von Wassermann, bactériologiste allemand (1906) ; B. S. Kline, biologiste américain (1930)
Étym. préfixe cardio- et lipide : lipide du cœur
→ Bordet-Wassermann (réaction de), VDRL, Kline (réaction de)
[C1,C3]
cardiomyocyt e n.m.
cardiomyocyte
Cellule du muscle cardiaque.
Mesurant 50 à 100 µm de long et 10 à 20 µm de large, la cellule myocardique entourée par une membrane et dotée de tous les organites intracytoplasmiques ainsi que de myofibrilles de 1 à 2 µm de diamètre qui constituent l’élément contractile. Longtemps considéré comme un syncytium, le myocarde est en réalité constitué de cellules distinctes étroitement connectées les unes aux autres.
Au sein du myocarde se situent les cellules nodales aux caractères particuliers et aux fonctions originales.
Syn. cellule myocardique
[K2,A2]
caspase n.f.
caspase, cysteine-containing, aspartate-specific protease.
Enzyme protéolytique, du type des cystéine-protéases, hydrolysant les liaisons peptidiques
situées après un aspartate, impliquée dans la vie des cellules et qui peut parfois activer l’apoptose déclenchée par ex. par le TNF.
La première caspase a été isolée chez un nématode (Cenorabditis elegans). Chez l’Homme on connaît au moins dix caspases, réparties en trois groupes selon des similitudes structurales. Certaines d’entre elles participent à la « maturation » des cellules d’autres à leur apoptose.
Étym. contraction de cystein aspartase
→ apoptose, mort cellulaire, TNF
[C3]
Édit. 2019
Castelman (maladie de) l.f.
Castelman’s disease
La maladie de Castleman (MC) ou hyperplasie angio-folliculaire est une maladie lymphoproliférative bénigne de forme localisée ou multicentrique rare, dont les manifestations cliniques sont hétérogènes, allant d'une adénopathie latente asymptomatique à des épisodes récurrents d'adénopathies diffuses avec de graves symptômes systémiques.
La forme localisée ou unicentrique atteint l’abdomen, le thorax ou les nœuds (ganglions) périphériques. Elle est de découverte fortuite, il n’y a pas de syndrome inflammatoire. Elle n’est pas associée au virus HHV8.
La forme multicentrique est symptomatique avec fièvre, asthénie, amaigrissement. Biologiquement, il existe une anémie inflammatoire, une gammapathie monoclonale, une hypoalbuminémie. Elle peut être associée à une affection auto-immune et/ou au virus HHV8 et/ou à un syndrome POEMS (polynévrite, organomégalie, endocrinopathie, gammapathie monoclonale, hyperpigmentation cutanée). La forme systémique est fréquemment associée à une immunosupression et/ou une infection par le HIV.
Histologiquement, on distingue une forme hyaline vasculaire et une forme plasmocytaire.
La forme hyaline vasculaire dite forme classique est caractérisée par des centre germinatifs anormaux comportant des vaisseaux à paroi épaissie, une modification du réseau des cellules dendritiques folliculaires, des lymphocytes du manteau agencés concentriquement en bulbe d’oignon, une vascularisation inter-folliculaire marquée.
La forme plasmocytaire, le plus souvent multicentrique, est caractérisée par des zones inter-folliculaires comportant une hyperplasie vasculaire, une plasmocytose importante, des centres germinatifs hypertrophiques, la présence de cellules plasmocytaires et plasmoblastiques polyclonales. Le marquage HHV8 est souvent retrouvé au niveau des plasmoblastes.
Il existe des formes mixtes.
B. J. Castelman, anatomopathologiste américain (1954) ; N. Dupin, dermatologue français (2000)
→ POEMS
[D1,K1]
caténine n.f.
catenin
Protéine cellulaire servant de lien entre certaines protéines membranaires (cadhérines) et les protéines du cytosquelette ou des microtubules.
On distingue plusieurs caténines (α-, β-caténines). La β-caténine est trouvée associée dans les cellules épithéliales à l'extrémité de la cadhérine-E, permettant le maintien de l'adhérence des cellules entre elles et l'ancrage au cytosquelette.
→ cadhérine, cytosquelette, microtubule
[C1, C3]
Édit. 2019