Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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polychromasie n.f.

→ polychromatophilie

polychromatophilie n.f.

Caractère de colorabilité d'intensité inégale, irrégulière, au niveau de cellules d'un même type.

Syn. polychromasie

polycistronique adj.

polycistronic

Qui contient plusieurs cistrons, lorsqu'il s'agit d'un ARN messager.
Ce terme peut aussi être utilisé pour qualifier une protéine constituée de plusieurs chaines polypeptidiques codées par plusieurs cistrons d'une même molécule d'ARN.

polyclinique n.f.

1- Étymologiquement, structure susceptible de dispenser des soins aux malades dans des spécialités multiples.
2- Dans le langage courant, établissement de soins ou secteur d’un établissement de soins destiné aux consultations et aux soins ne nécessitant pas hospitalisation, quels que soient la maladie ou l’organe en cause et accueillant tous les malades.
En raison de son ouverture sur la ville, il est désigné par les termes de policlinique ou de polyclinique souvent employés à tort l’un pour l’autre.
Il peut être rattaché à un établissement public ou privé ou être indépendant.

Étym. gr. polus : nombreux ; klinikos : en rapport avec les soins aux malades   

→ policlinique

polyclonal adj.

polyclonal

Désigne les cellules ou les produits de plusieurs clones.
Les réponses immunitaires vis-à-vis d’un antigène donné sont dites dégénérées et impliquent en général plusieurs clones de lymphocytes T et de lymphocytes B. Dans le cas des superantigènes, la réponse est polyclonale, mais les TCR des lymphocytes T activés par les superantigènes expriment les mêmes familles de gènes Vß. Dans certaines circonstances, la réponse immunitaire vis-à-vis d’un antigène est caractérisée par une restriction d’hétérogénéité des TCR ou BCR. Ces réponses sont dites monoclonales ou oligoclonales. C’est le cas par ex. des réponses anticorps vis-à-vis de différents polyosides.

Ant. monoclonal

polyclone n.m.

polycoria

Anomalie congénitale de la pupille avec présence de deux ou plusieurs orifices pupillaires.
Dans la vraie polycorie les pupilles doivent être entourées d'un anneau musculaire et doivent réagir de façon synchrone à la lumière. Les autres cas sont des pseudopolycories et l'orifice surnuméraire se referme lors de la dilatation de l'iris, ce qui est pratiquement toujours le cas.

Étym. gr. polus : nombreux ; korê : pupille

→ transdétermination polyclonale

polycorie glycogénique l.f.

glycogenic polycoria

Étym. gr. polus : nombreux ; koros : satiété (thésaurismose)

→ glycogénoses de I à VII

polycystine 1 n.f.

polycystin 1

Protéine glycosylée de 4302 acides aminés ancrée à la membrane cellulaire des cellules épithéliales tubulaires du néphron et présente, en particulier, dans les cils primaires du pôle apical.
La polycystine 1 est codée par le gène PKD1 situé dans le chromosome 16 dont les mutations sont à l’origine de la grande majorité des cas de polykystose à transmission autosomique dominante. C’est la plus fréquente des maladies génétiques des reins. Elle est caractérisée par la formation de kystes rénaux dans tous les segments du néphron à l’âge adulte. La polycystine 1 forme un complexe avec la polycystine 2 dans les cils primaires des cellules tubulaires qui réagit au flux urinaire en augmentant l’influx calcique et en contrôlant ainsi le diamètre et la différentiation tubulaire, ce qui expliquerait la formation de kystes lorsque le gène PKD1 ou le gène PKD2 est muté. Le lien entre cil primaire et kystes rénaux a conduit à inclure la polykystose rénale dans la nouvelle famille des ciliopathies.

→ polykystose à transmission autosomique dominante, polycystine 2, ciliopathie, PKD1 gene

polycystine 2 n.f.

polycystin 2

Protéine de 968 acides aminés ancrée à la membrane cellulaire des cellules épithéliales tubulaires du néphron et présente, en particulier, dans les cils primaires du pôle apical.
La polycystine2 est codée par le gène PKD2 situé dans le chromosome 4 dont les mutations sont à l’origine de polykystoses rénales à transmission autosomique dominante à une moindre fréquence que celles du gène PKD1 codant pour la polycystine1. Elle a environ 25% d’homologie avec cette dernière, essentiellement dans le domaine transmembranaire. En revanche, sa structure est proche de celle des canaux calciques TRP (transient receptor potential), ce qui la fait considérer comme un canal calcique. Cette propriété explique le rôle du complexe des polycystines 1 et 2 dans l’influx calcique survenant en réponse au flux urinaire dans le tubule. Les phénotypes cliniques des mutations de PKD1 et de PKD2 sont très voisins. Cependant les polykystoses relatives aux secondes ont un meilleur pronostic et se révèlent à un âge plus tardif.

→ polykystose à transmission autosomique dominante, polycystine 2, ciliopathie, PKD1 gene

polycythémie vraie l.f.

Syn. Vaquez (maladie de), polyglobulie vraie, polyglobulie essentielle,

→ Vaquez (maladie de)

[F1]

Édit. 2020

polydactylie n.f.

polydactyly

Présence supplémentaire d'un ou de plusieurs doigts ou orteils munis d'ongles.
Le même terme s'applique au dédoublement d'un doigt ou orteil. La polydactylie revêt souvent un caractère familial et se transmet alors avec une expressivité et une pénétrance variables selon le mode autosomique dominant. Elle peut être associée à d'autres anomalies squelettiques ou viscérales.

Étym. gr. polus : plusieurs ; dactulos : doigt

Syn. polydactylisme

→ Pallister-Hall (syndrome de), Papillon-Léage et Psaume (syndrome de), persistance du vitré primitif, Pfeiffer (syndrome de), Majewski (syndrome de), polydactylie postaxiale avec myopie progressive, polydactylie rudimentaire, ectrodactylie

[A4,O6,Q2,Q3]

polydactylie avec chondrodysplasie néonatale de type II l.f.

polydactyly with neonatal chondrodystrophy, type II

→ Majewski (syndrome de)

polydactylie postaxiale avec myopie progressive l.f.

polydactyly, postaxial with progressive myopia

Association décrite dans une seule famille sur quatre générations avec 9 membres atteints.
Le probant a, en plus, une hernie inguinale et une ectopie testiculaire. L’affection est autosomique dominante (MIM 174310).

A. Czeizel, médecin généticien et G. Brooser, ophtalmologiste hongrois (1986)

polydactylie rudimentaire l.f.

rudimentary polydactyly

Anomalie malformative consistant en la présence d'un doigt surnuméraire rudimentaire à la base ou au centre de la première phalange du cinquième doigt.

polydipsie n.f.

polydipsia

Exagération anormale de la sensation de soif, conduisant à la prise de boissons très abondantes.
C'est l'une des causes possibles de la polyurie.

polydipsie primaire l.f.

primary polydipsia

Trouble primitif de la soif, très rare, par lésions hypothalamiques, différant d'une polydipsie secondaire à une polyurie par déficit d'hormone antidiurétique (HAD).
Les formes psychogènes, dénommées potomanie, sont bien plus fréquentes, notamment chez les grands anxieux, dans l'excitation maniaque et l'hystérie. Une réanimation d'urgence peut être nécessaire devant certains déséquilibres hydr-électrolytiques majeurs. Il est rappelé que la dipsomanie ne concerne que l'absorption intermittente et paroxystique de boissons alcooliques.
D'autres causes organiques de polydipsie seront également éliminées : endocriniennes (diabète insipide), rénales ou iatrogènes (par ex., un syndrome poly--uropolydipsique lors de la prise de lithium, par insensibilité des cellules rénales à l'HAD, nécessitant une surveillance annuelle ou biannuelle).

polydysplasie ectodermique héréditaire l.f.

→ dysplasie ectodermique anhidrotique

polyembryome de l'ovaire l.m.

polyembryoma of the ovary

Tumeur germinale ou tératome pluritissulaire de l’ovaire, bénin en général.

polyembryome testiculaire l.m.

polyembryoma of the testis

Tumeur maligne rare du testicule associant carcinome embryonnaire et cellules de type vitellin ou syncytio-trophoblastique.
La tumeur peut simuler un embryon de deux semaines. Les teneurs en AFP et en bêta-HCG sont élevées.

polyembryonie n.f.

polyembryony

Développement de plusieurs embryons à partir d’un seul œuf.
Chez certains vers (douves, schistosomes, ecchinocoques, etc.) et insectes, multiplication intense à un stade larvaire.
Chez les mammifères, la polyembryonie est de règle chez le tatou et dans beaucoup d’autres espèces. Chez l’Homme, les jumeaux univitellins constituent un cas particulier de polyembryonie, la formation des deux embryons distincts se produisant aussitôt après la première division de l’ovule fécondé en deux cellules. Une grossesse multiple peut être le résultat d’une polyembryonie (jumeaux univitellins) mais celle-ci résulte le plus souvent de la fécondation de plusieurs ovocytes (jumeaux pluri-vitellins).

→ paratomie, grossesse gémellaire

[O3]

Édit. 2018

polyendocrinien adj.

polyendocrine

Qui concerne plusieurs glandes endocrines.

polyendocrinopathie auto-immune l.f.

autoimmune polyendocrinopathy

Association de plusieurs affections auto-immunes liée à une altération de la fonction du thymus devenu incapable, par altération génique, d’éliminer les cellules T activées contre les protéines auto-immunes et permettant la diffusion dans l’organisme de lymphocytes T auto-réactifs.
Le type 1, juvénile, syndrome de Whitaker, rare, associe au moins deux affections de la triade : candidose, hypoparathyroïdie et insuffisance surrénale à d’autres atteintes endocriniennes.
Le type 2, le plus fréquent, survient chez l’adulte jeune (75% sexe féminin) et associe une insuffisance surrénale type Addison, une affection thyroïdienne (type Hashimoto ou Basedow) à d’autres affections : ovarienne, antéhypophysaire, diabète insulino-résistant, troubles cutanés et des phanères (vitiligo, pelade), réalisant de nombreuses variantes.
Le type 3 de l’adulte (Neufeld), sans insuffisance surrénalienne est caractérisé par une thyroïdite auto-immune. Trois variantes en ont été décrites selon les associations :  3a avec un diabète, une sarcoïdose, une maladie cœliaque ; 3b associé à une maladie de Biermer ; 3c avec des troubles des phanères.
Le type 4 comprendrait des associations inclassées.
Actuellement les types 3 et 4 sont regroupés dans le type 2 (Kahaly).

Joanne Whitaker, pédiatre et Virginia M. Esselborn, biologiste américaines (1956), M. Neufeld, pédiatre et N. K. Maclaren, pédiatre et anatomopathologiste américains  (1980), G. J. Kahaly, endocrinologue allemand (2009)

→ Whitaker (syndrome de)

polyénergétique adj.

polyenergetic

Se dit d’un rayonnement constitué de particules de même nature (particules matérielles ou photons) ayant des énergies individuelles différentes.
Le terme est généralement appliqué à des particules ayant toutes les énergies entre 2 limites.

Ant. mono-énergétique

→ spectre continu

polyenthésopathie n.f.

→ fibrosite

polyenzyme n.m.

polyenzyme

→ multienzyme

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