Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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pôle supérieur du rein l.m.

→ extrémité supérieure du rein

pôle supérieur du testicule l.m.

polus superior testis (TA)

superior pole of testis

→ extrémité supérieure du testicule

pôle temporal l.m.

polus temporalis (TA)

temporal pole

Extrémité antérieure arrondie du lobe temporal.

pôle végétatif de l'œuf fécondé l.m.

vegetative pole of the zygote

Partie du blastocyste située à l’opposé du bouton embryonnaire.

policlinique n.f.

Etablissement de soins comportant l’hébergement ou non, destiné au traitement de diverses maladies et mis à la disposition de la population d’une ville.
Les termes policlinique et polyclinique sont souvent employés l’un pour l’autre en dépit d’une étymologie et donc d’une signification différente.

Étym. gr. polis : ville ; klinikos : qui concerne le lit.

polio-encéphalite n.f.

polioencephalitis

Infection inflammatoire de la substance grise du cerveau.

Étym. gr. polios : gris

poliodystrophie infantile progressive l.f.

Syn. Alpers (maladie de)

→ Alpers (maladie de)

[H1, L1, O1, Q3]

Édit. 2018

poliomyélite n.f.

poliomyelitis

Infection inflammatoire de la substance grise de la moelle épinière.
C'est plus spécialement la poliomyélite antérieure aigüe aussi appelée maladie de Heine-Médin.

Étym. gr. polios : gris ; muelos : moelle

poliomyélite antérieure aigüe l.f.

acute anterior poliomyelitis

Maladie infectieuse aigüe, épidémique et contagieuse, provoquée par les poliovirus (virus à ARN de la famille des Picornaviridae) qui comprennent trois types antigéniques appartenant au genre Entérovirus.
Due à une contamination par voie digestive à l'occasion d'une baignade en rivière, plus exceptionnellement à partir de l'eau d'adduction, elle est devenue exceptionnelle dans les pays industrialisés depuis la vaccination. Toutefois les formes inapparentes sont fréquentes.
Les lésions touchent électivement les neurones de la corne antérieure de la moelle et des noyaux moteurs des nerfs crâniens, mais aussi l'hypothalamus et la substance réticulée du tronc cérébral.
Après un début fébrile, surviennent des paralysies périphériques flasques avec hypotonie et aréflexie, distribuées de façon irrégulière et asymétriques, avec notamment pléiocytose du LCR, parfois aussi des formes de type bulbaire ou bulbospinal.
La régression des paralysies s'effectue à partir du quinzième jour. Totale pour certains muscles, elle est partielle, minime ou nulle pour d'autres, accompagnée alors d'atrophie, nécessitant rééducation et éventuellement appareillage.

J. von Heine, chirurgien orthopédiste allemand (1840) ; K. O. Medin, pédiatre suédois (1890)

Étym. gr. polios : gris ; muelos : moelle

Syn. Heine-Medin (maladie de)

→ postpoliomyélitique (syndrome), poliovirus

poliomyélitique adj.

poliomyelitic

Qui se rapporte à la poliomyélite.

poliose n.f.

poliosis

Décoloration localisée des cheveux réalisant une mèche blanche mais pouvant aussi affecter les cils ou le sourcil.
Une poliose peut révéler un piebaldisme, un vitiligo, une repousse de pelade, une sclérose tubéreuse, des neurofibromes du cuir chevelu, un syndrome de Waardenburg-Klein, ou un syndrome de Vogt-Koyanagi-Harada.

Étym. gr. polios : gris

Syn. canitie partielle

→ Waardenburg-Klein (syndrome de) ,Vogt-Koyanagi-Harada (syndrome de)

poliovirus n.m.

poliovirus

Virus à ARN, non enveloppés, appartenant à la famille des Picornaviridae et au genre Enterovirus.
Il en existe trois sérotypes.
Les réservoirs de ces virus sont représentés par l’homme, l’eau, les coquillages, les légumes et les fruits crus et le sol contaminé par les selles de sujets porteurs ou infectés. La transmission interhumaine est directe ou indirecte, après contamination orofécale. Ces virus sont cosmopolites, à l’origine de formes endémiques ou de poussées épidémiques de poliomyélite antérieure aigüe dans les pays en voie de développement. Les formes asymptomatiques sont les plus fréquentes et les formes paralytiques ne représentent environ qu’un pour cent des cas. D’autres aspects cliniques sont observés : méningite aigüe à liquide clair, encéphalites, paralysie de nerfs crâniens, parésies transitoires. L’identification des poliovirus repose sur leur isolement en cultures cellulaires à partir du liquide céphalorachidien, du pharynx ou des selles. L’analyse sérologique permet de mettre en évidence des IgM spécifiques. La vaccination (vaccins à virus tués ou à virus vivants atténués) a permis d’obtenir l’éradication presque complète de la poliomyélite dans les pays industrialisés.

POLIP syndrome l. angl. m.

Cytopathie appartenant au vaste cadre des mitochondriopathies, associant polyneuropathie, ophtalmoplégie, leuco-encéphalopathie et pseudo-obstruction intestinale, survenant avant 20 ans.
Les tableaux cliniques principaux intègrent généralement le syndrome pseudo-obstructif chronique, l'ophtalmoplégie externe progressive avec diplopie et des signes de polyneuropathie périphérique. L'atteinte de la substance blanche, asymptomatique, sus et sous-tentorielle, peut être mise en évidence par IRM. L'évolution se fait le plus souvent vers un état de dénutrition sévère, responsable du décès.
Comme beaucoup de mitochondriopathies, cette affection est de diagnostic difficile du fait de sa rareté et d'un fréquent délai de plusieurs années avant que la symptomatologie clinique ne se complète progressivement. Une biopsie musculaire montre 5 à 10% de fibres COX négatives et de fibres rouges déchiquetées ("ragged red fibers"). Les complexes I, II et IV de la chaine respiratoire sont partiellement diminués. Une mutation du gène nucléaire codant pour la thymidine phosphorylase (22q13.32-qter), responsable de délétions multiples au niveau de l'ADN mitochondrial (mt ADN), a été démontrée.

Syn. MNGIE (myo neuro gastro intestinalis encephalopathy syndrome)

→ mitochondriopathies

poliste n.f.

Nom générique de guêpes.

politique de santé l.f.

Ensemble des orientations techniques et financières adoptées par un gouvernement pour le maintien et/ou l’amélioration de la santé de la population.
Tous les gouvernements affirment avoir une politique de santé, certains en ont une sous forme d’un plan programmé à plus ou moins long terme, certains n’en ont aucune. Une politique peut viser particulièrement la lutte contre les endémies ou le développement des équipements sanitaires ou la formation des personnels, etc.

→ planification sanitaire

Politzer (procédé de) l.m.

politzerization, Politzer method

Manœuvre visant à faire pénétrer de l’air dans la trompe d’Eustache à l’aide de la poire de Politzer.

Á. Politzer, otologue autrichien (1863)

[P1]

Édit. 2018

pollakiménorrhée n.f.

pollakimenorrhea

Règles trop fréquentes et cycles courts, par anovulation le plus souvent.

pollakiurie n.f.

pollakiuria

Fréquence excessive des mictions.
On parle de pollakiurie diurne au-delà de six mictions par jour, nocturne au-delà d'une miction la nuit. C'est un symptôme fréquent et peu spécifique. Il peut exprimer une pathologie urinaire vésico-uréthrale (tumorale, lithiasique, inflammatoire), régionale (prostatique, annexielle) ou neurologique (affections cérébrales ou médullaires). Elle peut aussi être essentielle.

pollakiurie essentielle l.f.

idiopathic pollakiuria

Fréquence exagérée des mictions sans cause organique décelable.
Elle peut être le symptôme d'une instabilité vésicale ou être de nature purement psychogène.

pollakiurique adj.

Qui se rapporte à la pollakiurie.

Polle (syndrome de) l.m.

Polle's syndrome

Invention ou provocation par un parent (la mère le plus souvent) de troubles factices, avec une demande diagnostique et thérapeutique (syndrome de Münchhausen "by proxy" : par procuration, R. Meadow).
Les procédés utilisés sont variables, parfois très dangereux : blessures, drogues, régimes ("antiallergiques" par ex.), anoxie provoquée, apprentissage. Les problèmes posés par la personnalité de ces mères restent assez mal cernés. Un tiers environ présenteraient un syndrome de Münchhausen.

R. Meadow, pédiatre britannique (1977)

Étym. Polle : fils unique du baron von Münchhausen

→ Münchhausen (syndrome de)

pollen n.m.

pollen

Elément reproducteur mâle des phanérogames, petit corpuscule léger transporté par les insectes (entomophilie) ou le vent (anémophilie).
Un grand nombre de pollens anémophiles mesurent entre 20 et 60 microns. L'allergie pollinique reste le grand modèle des allergies par inhalation nasale ou bronchique, ou oculaire.

→ allergie aux pollens

pollicisation n.f.

pollicisation

Intervention chirurgicale suppléant à l’absence traumatique ou congénitale de pouce par la transplantation d’un doigt voisin ou quelquefois du gros orteil.

Étym. lat. pollex: pouce

pollinose n.f.

pollinosis

Ensemble des troubles pathologiques allergiques survenant à l'occasion du contact de grains de pollen avec une muqueuse nasale, bronchique, conjonctivale, spécifiquement sensibilisée.
Les pollens anémophiles peuvent provoquer des manifestations respiratoires allergiques telles que l'asthme et la rhinite spasmodique ("rhume des foins"). Leur calendrier varie selon l'année et les régions, comprenant une avant-saison (arbres), une grande saison de mai à juillet environ (graminées) et un regain plus tardif pour les composées telle l'Ambrosia, l'Armoise, le Chénopode.

Pollosson (mécanisme de) l.m.

Pollosson’s mechanism

Mécanisme par lequel s’engage une présentation du front en faisant pénétrer successivement dans l’excavation la bosse occipitale puis le menton selon un diamètre oblique.

A. Pollosson, gynécologue obstétricien français (1860-1924)

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