Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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pointe du cœur l.f.

→  apex du cœur

pointe du nez l.f.

→ apex du nez

pointe du nez l.f.

→  apex du nez

pointe du rocher (syndrome de la) l.m.

syndrome of the apex of petrous bone

Paralysie de la VIème paire crânienne associée à une atteinte du nerf ophtalmique de Willis, rameau sensitif de la Vème paire (douleur ou au contraire anesthésie), liée à une atteinte de la pointe du rocher qui est située entre les étages moyen et postérieur de la base du crâne.
Il peut s'agir d'une ostéite de l'apex pétreux, d'une phlébite du sinus pétreux supérieur, toutes deux secondaires à une otite, ou d'une tumeur (cholestéatome, chondrome, méningiome, neurinome, etc.).
Les clichés radiologiques en incidence de Hirtz et l'imagerie médicale, en particulier le scanner, sont d'un grand intérêt.

Syn. syndrome de Gradenigo et Lannois

→ syndrome de Gradenigo et Lannois

pointe du sternum l.f.

→ processus xiphoïde

pointe globuleuse du nez l.f.

bulbous nasal tip

Malformation responsable d’un excès de volume et d’une disparition des reliefs de la pointe du nez.

pointe hyperprojetée du nez l.f.

overprojecting nasal tip

Malformation responsable d’une saillie excessive de la pointe du nez sur la ligne de profil.

pointe onde l.f.

spike and wave

En électroencéphalographie, complexe formé par la succession d'une pointe et d'une onde lente ayant à peu près la même amplitude.
L'amplitude relative des deux constituants de la pointe-onde peut varier d'un paroxysme à l'autre. Les pointes-ondes sont presque caractéristiques de l'absence (petit mal épileptique) surtout quand elles se succèdent régulièrement en rythmes de 3 à 3,5 par seconde.

pointe tombante du nez l.f.

ptosis of the nasal tip

Malformation responsable d’un aspect trop bas de la pointe du nez sur la ligne de profil.

pointes-ondes continues pendant le sommeil (syndrome des) l.m.

continuous spike-waves during sleep

Condition rare, rencontrée seulement chez l'enfant, se traduisant par une activité paroxystique continue, abondante, représentant au moins 85% du tracé, électivement recueillie pendant le sommeil lent.
L'activité paroxystique est constituée de pointes-ondes lentes à 2,5 c/s, de grande amplitude, bilatérales, plus ou moins symétriques et synchrones. Cette activité disparaît pendant le sommeil rapide.
Les pointes-ondes continues de sommeil s'associent souvent à des crises épileptiques de sémiologie variable, qui peuvent précéder les anomalies électro-encéphalographiques. Peuvent être constatés aussi des troubles neuropsychologiques complexes et sévères, en particulier dans la sphère du langage.
Cette condition doit être distinguée : de l'activation par le sommeil lent d'une épilepsie partielle à paroxysmes centrotemporaux ; du syndrome de Landau-Kleffner ; du syndrome de Lennox-Gastaut.

points A l.m.p

A points

Points de références dosimétriques de la plésiocuriethérapie pelvienne (cancer du col utérin) situés à 2 cm de part et d'autre de la source endo-utérine.
Ils contribuaient à définir, dans le Système de Manchester devenu obsolète, une limite du volume-cible.

points aléatoires (test à) l.m.

Test formé de points disposés apparemment au hasard, ne faisant apparaître aucune forme définie, mais la fusion des deux parties du test donne lieu à la perception d'une forme structurée.

→ random dots, Julesz (test de), test NO, test RDE, Frisby (test de), Lang (test de) Reinder test de)

points de Valleix l.f.p.

Valleix’s points

F. L. Valleix, médecin français (1841)

→ Valleix (lois de), névralgie

poise n.f.

poise

Ancienne unité de mesure de la viscosité (force retardatrice de l'écoulement par unité de surface perpendiculaire au mouvement du fluide).
Cette unité correspond à 0,1 pascal /seconde

poiseuille n.m.

Unité de mesure de la viscosité dynamique, un poiseuille = un pascal par seconde, valant dix poises.

Symb. Pl

Poiseuille (loi de) l.f.

Loi selon laquelle le débit, D, d'un fluide visqueux à travers un capillaire est proportionnel à la différence de pression entre l'entrée et la sortie (perte de charge) ; le débit est inversement proportionnel à sa longueur, l, et à sa viscosité, η

Pour un tube capillaire cylindrique de rayon, r et pour une perte de charge, ∆p, le débit est égal à
D = (π r4 ∆p) /(8 l η) = k S2 ∆p/l η, avec S = π r2 et k = 1/8π ≈ 0,04 .
Comme les bronches et les vaisseaux sanguins ne sont pas de vrais cylindres circulaires, la deuxième expression de la formule utilisant la surface S de section du capillaire est des plus utiles.
Si la surface de section n'est pas circulaire le débit est plus faible, k, le facteur de forme de la section, est donc plus petit (k < 0,04), mais cela ne change rien pour les autres facteurs de la formule.
En regroupant tous les facteurs constants en une «résistance», R = l η /kS2 , on obtient une formule, analogue à celle de la loi d'Ohm en électricité,
D = ∆p /R :le débit est proportionnel à la pression et inversement proportionnel à la résistance.
La loi de Darcy pour la filtration est un cas particulier de la loi de Poiseuille.
La loi de Poiseuille ne s'applique qu'aux écoulements laminaires (fluides newtoniens), c'est-à-dire sans tourbillons. Pour les liquides très visqueux, elle n'est plus valable. Par contre dans les écoulements turbulents (fluides non-newtoniens), la résistance est proportionnelle au débit,
R = DR', on a donc D2 = ∆p /R'. Autrement dit le débit est proportionnel à la racine carrée de la pression ∆p: c'est cette dernière loi qui s'applique dans les artères et la trachée.

J. Poiseuille, physicien français, membre de l’Académie de médecine (1844)

→ Darcy (loi de), filtration, gaz, résistance, viscosité

poison n.m.

poison

Nom générique pour toute substance qui, introduite dans un organisme vivant, y provoque des effets délétères, voire mortels.

Étym. du lat. potio : breuvage à objectif de remède ou de produit toxique.

→ toxique

poisons du fuseau l.m. pl.

spindel toxics

Cytotoxiques utilisés comme anticancéreux.
- Inhibiteurs de la polymérisation de la tubuline : alcaloïdes de la Pervenche tropicale (vinblastine, vincristine, vindésine, vinorelbine).
- Inhibiteurs de la dépolymérisation de la tubuline : (taxanes, docétaxel, paclitaxel).

→ chimiothérapie anticancéreuse

[F2 G3 G5]

Édit. 2020

Poisson (loi de) l.f.

Loi de distribution de variables discontinues qui, dans le cas d’événements rares, réalise une bonne approximation de la loi binomiale.
P. ex. loi de distribution d’une variable discrète comme le nombre de colonies dans une boîte de Pétri.

S. Poisson, mathématicien français (1838)

→ loi binomiale, variables discontinues

[E1]

Édit. 2020

poisson venimeux l.m.

venomous fish

Poisson dont le contact produit une envenimation.
Ces poissons, très nombreux, appartiennent à deux ordres : téléostéens, ce sont les plus dangereux, et sélaciens. Ils provoquent l'envenimation, soit par piqûre, grâce à un appareil inoculateur situé sur les nageoires (épines), les opercules (épines) ou la queue (aiguillon), soit par morsure.

→ envenimation, sélacien, téléostéen

poisson zèbre l.m.

zebra fish

Poisson d’eau douce de la famille des cyprinidae très utilisé comme modèle du génome et du développement embryonnaire de l’Homme.
Le poisson zèbre est très utilisé en recherche médicale parce que la transparence de son embryon facilite le suivi de  son développement et que 70% de ses gènes se retrouvent chez l’Homme. Leur  invalidation   permet de connaître leurs fonctions et, par homologie, d’en déduire celles qui existent chez l’Homme.

[Q1]

Édit. 2019

poitrine  n.f.

pectus
front of chest
Partie antérieure du thorax selon la terminologia anatomica.
Le terme, en langage courant, désigne le thorax dans son ensemble. Le sens restrictive de la terminologia anatomica est à rapprocher du substantif « pectoral » qui se rapporte par exemple à un ornement porté sur la face antérieure du thorax. De même, les muscles pectoraux sont des muscles de la paroi antérieure du thorax.

Polack (atlas de) l.m.

Polack’s plates

Test de vision des couleurs composé d’environ 50 planches pseudo-isochromatiques permettant le diagnostic du type d’anomalie de la vision des couleurs dont souffre le malade.
A. Polack, ophtalmologiste français

Polaillon (seuil de) l.m.

Polaillon’s threshold

Valeur de la pression intra-utérine à partir de laquelle la contraction utérine est douloureusement perçue.
Variable d’une femme à l’autre elle est de l’ordre de 30 mmHg à 40 mmHg.

J. Polaillon, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1880)

Syn. point de Polaillon

Poland (syndrome de) l.m.

Poland’s syndrome

Malformation multiple unilatérale du thorax et du membre supérieur comportant une aplasie musculaire de la paroi thoracique (intéressant les faisceaux inférieurs sternocostaux du grand pectoral) associée à une  hypoplasie du sein chez la fille, une hypoplasie de la main plus ou moins marquée avec au maximum une main en moufle avec syndactylie des quatre derniers doigts et symphalangie (le pouce hypoplasique reste séparé), une atrophie en longueur et en volume du membre supérieur.
La malformation peut être plus importante, avec atrophie ou absence des muscles de la paroi thoracique d'un côté, une déformation du thorax. Son origine est discutée.

A. Poland, Sir, chirurgien et ophtalmologiste britannique  (1841)

Syn. main en moufle

→ malformation mammaire, hypomastie, main en moufle, syndactylie, symphalangie

[I2]

Édit. 2018

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