poignée du sternum l.f.
poignet n.m.
carpus
wrist
Segment du membre supérieur compris entre l’avant-bras et la main proprement dite. Il comporte deux régions dites carpienne antérieure et carpienne postérieure.
Il est, dans la « terminologia anatomica », intégré à la main. Il mérite d’en être individualisé en raison de son importance dans les fonctions d’orientation de la main : pronosupination, flexion-extension et inclinaisons latérales.
poïkilocarynose n.f.
poikilokarynosis
Ensemble lésionnel représenté par des inégalités de taille, de forme et de colorabilité des noyaux des cellules malphighiennes avec perte de l'orientation habituelle de celles-ci lors de la maturation kératinisante, et augmentation du nombre des mitoses.
Cette lésion élémentaire histologique, décrite par Darier, représente le signe le plus évocateur de la maladie de Bowen.
Étym. gr. poikilos : varié; karyon : noyau
poïkiloderma vasculare atrophicans de Jacobi l.f.
Locution parfois utilisée pour désigner les formes poïkilodermiques du parapsoriasis en grandes plaques, premier stade du mycosis fongoïde.
E. Jacobi, dermatologiste allemand (1906 et 1908)
Syn. prereticulotic poikiloderma (obsolète)
→ poïkilodermie généralisée de Petges-Jacobi
poïkilodermatomyosite de Petges et Cléjat l.f.
poikilodermatomyositis
État aujourd'hui reconnu comme une forme particulière de dermatomyosite, initialement décrit comme résultant de l'association de lésions cutanées poïkilodermiques, de myosite et de myosclérose aboutissant à une importante gêne fonctionnelle qui donnait à cette forme un pronostic sévère.
G. Petges et C. Cléjat, dermatologistes français (1906)
poïkilodermie n.f.
poikiloderma
Atteinte cutanée associant une atrophie épidermique, des télangiectasies, une pigmentation brune ou une dépigmentation.
Une sclérose atrophique peut parfois compléter le tableau. Cet aspect se rencontre au cours des polymyosites chroniques.
poïkilodermie acrokératosique de Weary l.f.
acrokeratotic poikiloderma of Weary
Poïkilodermie congénitale à transmission autosomique dominante associant des bulles non traumatiques surtout aux mains et aux pieds, des papules lichénoïdes et kératosiques des mains, des pieds, des genoux et des coudes.
Elle est différente de la poïkilodermie de Kindler qui se transmet sur le mode autosomique récessif et qui comporte des signes muqueux mais pas de papules kératosiques.
P. E. Weary, dermatologue américain (1971)
poïkilodermie atrophiante et cataracte l.f.
congenital poikiloderma with cataract
Dysplasie ectodermique congénitale caractérisée par un érythème œdémateux du visage, un érythème télangiectasique avec plages atrophiques (poïkilodermie), un syndrome pluriglandulaire et une cataracte.
Il existe un nanisme, avec débilité, nez en selle, microdontie, hypogonadisme, mains petites et hypoplasie des pouces. L’érythème œdémateux des parties découvertes (joues et front) débute vers quatre à cinq mois, il est suivi de la télangiectasie érythémateuse avec plages d’atrophie (poïkilodermie: aspect réticulé de la peau). Au niveau des yeux, on trouve une absence de cils, une dystrophie de cornée et une cataracte pratiquement constante ; cette dernière apparaît entre quatre et sept ans (75% des cas) d’abord sous-capsulaire postérieure, puis antérieure, puis totale.
Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)
Syn. Rothmund-Thomson (syndrome de)
poïkilodermie congénitale l.f.
congenital poikiloderma
Association, survenant à la naissance, d'une atrophie épidermique, de taches pigmentées et leucodermiques à disposition réticulée et de télangiectasies, avec ou sans bulles.
On peut très schématiquement classer les poïkilodermies congénitales selon qu'elles comportent une photosensibilité (syndromes de Bloom, de Cockayne et de Rothmund-Thomson), ou des bulles (syndromes de Mendes da Costa, de Kindler et de Weary), ou encore des lésions kératosiques (syndromes de Zinsser-Cole-Engman et de Weary).
poïkilodermie de Kindler l.f.
Kindler poikiloderma
Poïkilodermie congénitale transmise sur le mode autosomique récessif, se traduisant par des bulles diffuses dès la naissance et par l'apparition progressive d'une atrophie cutanée généralisée avec télangiectasies, troubles pigmentaires et photosensibilité, associées constamment à une
leucokératose buccale, une pseudosynéchie des doigts, une kératodermie ponctuée des plantes, une sténose anale, œsophagienne ou urétrale.
Ces critères cliniques la différencient de la poïkilodermie avec bulles de Weary, transmise sur le mode autosomique dominant, sans signes muqueux et avec papules kératosiques des mains et des pieds. Un marqueur ultra-structural est représenté par un clivage aux trois niveaux de la zone de jonction dermo-épidermique.
Theresa Kindler, dermatologue britannique (1954)
[J1, O1]
Édit. 2018
poïkilodermie de Rothmund l.f.
Rothmund’s poikiloderma
Génodermatose associant une poïkilodermie photosensible précoce, car survenant pendant la première ou la deuxième année de la vie, un érythème réticulé et parfois une hyperkératose palmoplantaire.
Bien que souvent rattachée à la poïkilodermie de Thomson sous l'appellation syndrome de Rothmund-Thomson, elle garde une individualité du fait de l'absence d'anomalies osseuses, de l'existence d'une cataracte bilatérale d'installation parfois tardive et de son mode de transmission autosomique récessif. Une photoprotection rigoureuse est indispensable et une surveillance au long cours doit être exercée, étant donné le caractère prénéoplasique du syndrome avec survenue possible de carcinomes baso- et spinocellulaires.
A. von Rothmund Jr., ophtalmologue allemand (1868)
poïkilodermie de Rothmund-Thomson l.f.
Rothmund-Thomson’s poikiloderma, congenital poikiloderma
Syndrome actuellement séparé en poïkilodermie de Rothmund et en poïkilodermie de Thomson, cette dernière étant considérée comme une forme incomplète de syndrome de Rothmund, en particulier sans cataracte.
A. von Rothmund Jr, ophtalmologiste allemand (1868); M. S. Thomson, dermatologiste britannique (1936)
Syn. syndrome de Rothmund-Thomson
poïkilodermie de Rothmund-Thomson (historique) l.f.
Rothmund-Thomson’s poikiloderma, congenital poikiloderma
Pathologie décrite pour la première fois en 1868 par un ophtalmologiste allemand, Auguste von Rothmund, qui trouva dans les membres d’une même famille de l’érythème et des cataractes juvéniles. En 1923, un dermatologiste britannique, M. Sydney Thomson, appela « Poïkiloderma congenitale » l’érythème si caractéristique du syndrome Rothmund-Thomson. Finalement, c’est en 1957 que William Taylor suggéra que les deux maladies faisaient partie d'une même maladie et décida d’unir les deux noms pour en faire le syndrome de Rothmund-Thomson.
A. von Rothmund Jr, ophtalmologiste allemand (1868) ; M. S. Thomson, dermatologiste britannique (1923) ; W. B. Taylor, dermatologiste américain (1957)
poïkilodermie de Thomson l.f.
Thomson’s poikiloderma
Génodermatose associant une poïkilodermie photosensible précoce, car survenant pendant la première ou la deuxième année de la vie, un érythème réticulé et parfois une hyperkératose palmoplantaire, et souvent rattachée à la poïkilodermie de Rothmund sous l'appellation syndrome de Rothmund-Thomson.
Elle garde son individualité du fait d'une hypoplasie radiale, de l'absence de cataracte et de son mode de transmission autosomique dominant. Une photoprotection rigoureuse est indispensable et une surveillance au long cours doit être exercée, étant donné le caractère prénéoplasique du syndrome, avec survenue possible de carcinomes baso- et spinocellulaires ainsi que de sarcomes.
M. Thomson, dermatologue britannique (1923 et 1936)
poïkilodermie généralisée de Petges-Jacobi l.f.
generalized poikiloderma
Forme clinique de poïkilodermie associant un érythème œdémateux, télangiectasique et pigmenté, débutant souvent sur le visage, mais pouvant atteindre la presque totalité du tégument, fréquemment accompagné d'un état sclérodermiforme des membres.
La place nosologique de cette forme particulière de poïkilodermie est discutée, tant ses aspects sont proches des autres dermatoses comportant des états poïkilodermiques, tels les parapsoriasis en plaques et les poïkilodermatomyosites.
G. Petges, dermatologiste français (1906), E. Jacobi, dermatologiste allemand (1908)
Syn. scléropoïkilodermie
poïkilodermie réticulée pigmentaire du visage et du cou de Civatte l.f.
poikiloderma of Civatte
Dermatose érythématopigmentée très rare, atteignant principalement le visage et les faces latérales du cou, comportant des télangiectasies et, parfois une hyperkératose folliculaire, dermatose dont beaucoup font une forme régionale de mélanose de Riehl, dans laquelle l'atrophie réticulée est particulièrement importante.
Le diagnostic est difficile avec une pigmentation due aux produits cosmétiques parfumés et avec le lichen pigmentogène d'emblée voire avec l'erythrosis interfolliculairis colli de Leder, qui est beaucoup plus fréquente.
A. Civatte, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1923)
poïkilodermique (état) l.m.
poikiloderma
État cutané associant une atrophie cutanée, une dyschromie, achromie ou pigmentation, et des télangiectasies, l'ensemble prenant un aspect réticulé.
On distingue habituellement les états poïkilodermiques congénitaux et les poïkilodermies acquises. Le fait que plusieurs étiologies puissent être impliquées rend l'appellation état poïkilodermique préférable à celle de poïkilodermie.
poïkilotherme adj.
poikilotherm
Caractère des animaux dont la température du sang varie avec celle du milieu ambiant.
Par ex. les reptiles.
Étym. gr. poïkilos : variable
Syn. pœcilotherme
Ant. homéotherme
poïkilotherme adj.
Caractérise un être vivant dont la température est variable.
Ant. homéotherme
→ poïkilothermie, homéothermie
[C2]
Édit. 2020
poïkilothermie n.f.
poikilotherm
Etat des êtres vivants dont la température est variable en fonction des conditions météorologiques extérieures.
Étym. gr. poïklos : varié; thermê : chalur
Ant. homéotherme
[C2]
Édit. 2
poïkylocytose n.f.
poikilocytosis
1) Dans une population cellulaire donnée, présence de cellules de forme variée.
2) En hématologie, état des hématies caractérisé par des déformations donnant des aspects en poire, en virgule, en fragments, etc.
Étym. gr. poikilos : varié ; kutos : cellule
poil incarné de la barbe l.m.
pseudofolliculitis barbae
Pénétration et croissance intradermique d'un poil coupé trop court, responsable d'inflammation et d'infection se manifestant cliniquement par la survenue sur une zone de rasage d'une papule érythémateuse ferme et d'une pustule.
Cette affection, chronique, est beaucoup plus fréquente sur peau noire du fait de la dureté et de l'incurvation naturelle du poil crépu. L'examen histologique montre un infiltrat inflammatoire de type granulome à corps étranger.
Syn. pili incarnati, pseudofolliculite de la barbe
poils n.m.p.
pili (TA)
hairs
Phanères cutanés ayant l’aspect d’un filament flexible et résistant dont l’extrémité libre est plus ou moins effilée et l’extrémité enchassée dans la peau et légèrement renflée (bulbe).
Les poils sont excavés en leur milieu pour loger une papille dermique. Le corps des poils présente deux parties : la tige, libre à la surface de la peau et la racine, incluse dans l’épaisseur de la peau et revêtue d’un manteau (gaine épithéliale interne). La racine et son manteau sont entourés d’un repli cutané dont la partie épidermique est la gaine épithéliale externe et la partie dermique, la gaine fibreuse. A l’examen histologique, le poil apparait constitué d’un épidermicule superficiel, d’une substance corticale de structure différente selon qu’il s’agit de la tige, de la racine ou bulbe et d’une partie centrale, la moelle.
Étym. lat. pilus : poil
poils de brosse (image en) l.f.
hair-on-end appearance
En radiologie, variété de réaction périostée faite de fines lamelles osseuses (spicules), parallèles les unes aux autres, perpendiculaires à la corticale d'un os long.
Ces spicules correspondent à des appositions d'os nouveau au contact de fibres conjonctives tendues entre la corticale et le périoste soulevé par l'hyperhémie locale. L'aspect est évocateur d'un sarcome d'Ewing mais s'observe également dans d'autres conditions comme la maladie de Caffey par exemple.
poils de l'aisselle l.m.p.
hirci (TA)
Poils implantés dans la fosse axillaire