pneumoconiose du houilleur l.f.
coal worker pneumoconiosis
Pneumoconiose du mineur de charbon liée à l'inhalation de poussières de charbon qui s'amassent dans les parois péribroncho
C'est le nodule fibroconiotique de Gough très différent du nodule silicotique. Si l'exposition se poursuit, les nodules confluent, formant des masses ayant tendance à la nécrose, celle-ci s'évacue par voie bronchique (mélanoptysie) créant des cavités susceptibles d'être colonisées par un Aspergillus. À côté, il est des formes mixtes d'anthracose et de silicose typiques.
pneumoconiose rhumatoïde l.f.
pneumocoque n.m.
pneumococcus
Diplocoque à Gram positif, aéro-anaérobie, capsulé, appartenant à la famille des Streptococcaceae et présent dans le rhinopharynx d’environ 10% d’adultes et 30% d’enfants sains, particulièrement en saison froide.
On en distingue 84 sérotypes.
Le pneumocoque est responsable d’infections des voies respiratoires (pneumonie franche lobaire aigüe, bronchopneumonie, otites, sinusites, mastoïdites), d’infections neuroméningées (méningites purulentes), de bactériémies (pneumococcémies) et rarement d’autres localisations infectieuses (péritonite, cellulite, endocardite, etc.). Certains terrains les favorisent : âges extrêmes de la vie, insuffisance respiratoire ou cardiaque chronique, diabète, alcoolisme, infection par le VIH, splénectomie, asplénisme, immunodépressions. L’isolement et l’identification du pneumocoque s’obtiennent sur des milieux de culture non sélectifs (gélose au sang) ; la recherche d’antigènes solubles polysaccharidiques peut compléter le diagnostic dans le sang ou le liquide céphalorachidien.
Les pénicillines (amoxicilline), certaines céphalosporines injectables, les macrolides, les synergistines, les glycopeptides, certaines quinolones (lévofloxacine, moxifloxacine), la rifampicine sont les principaux antibiotiques prescrits au cours des infections à pneumocoques. Toutefois le développement de souches résistantes aux pénicillines et aux macrolides est de plus en plus fréquent.
Il existe un vaccin préventif, de type polysaccharidique, recommandé chez les sujets à risques.
Syn. Streptococcus pneumoniae
Pneumocystis carinii
Pneumocystis carinii
Ce microorganisme non classé pendant longtemps est maintenant rangé parmi les champignons micromycètes, d'après les résultats d'études ultrastructurales et biochimiques.
Ancienne dénomination, récemment abandonnée. Dénomination actuelle : Pneumocystis jirovecii
Syn. Pneumocystis jirovecii
→ pneumocystose, Pneumocystis jiroveci
[D1]
Édit. 2020
Pneumocystis jiroveci
Pneumocystis jiroveci
Micromycète qui se présente sous plusieurs formes : trophozoïtes de 1 à 2 µm, prékystes de 5 µm , kystes de 3 à 5 µm renfermant à maturité 8 corps intrakystiques, futurs trophozoïtes. On peut en outre observer des kystes vides, de forme très irrégulière, résultant de la déchirure des kystes.
Anciennement dénommé Pneumocystis carinii dont il a ensuite été considéré comme une sous-espèce, Pneumocystis jiroveci est maintenant admis comme une espèce bien individualisée au sein du genre Pneumocystis, la seule qui soit pathogène pour l'homme.
La contamination est aérienne ; le champignon prolifère ensuite dans les alvéoles pulmonaires mais l'infection reste le plus souvent asymptomatique (porteurs sains, à partir desquels se produisent peut-être des transmissions intrahospitalières), jusqu'à la survenue d'une immunodéficience majeure. Au cours du sida, la pneumocystose clinique doit être redoutée dès que le taux des lymphocytes TCD4 + est inférieur à 200/mL .
Pneumocystis jirovecii
Pneumocystis jirovecii
Micromycète qui se présente sous plusieurs formes : trophozoïtes de 1 à 2 µm, prékystes de 5 µm, kystes de 3 à 5 µm renfermant à maturité 8 corps intrakystiques, futurs trophozoïtes.
On peut en outre observer des kystes vides, de forme très irrégulière, résultant de la déchirure des kystes.
Anciennement dénommé Pneumocystis carinii dont il a ensuite été considéré comme une sous-espèce, Pneumocystis jirovecii est maintenant admis comme une espèce bien individualisée au sein du genre Pneumocystis, la seule qui soit pathogène pour l'Homme.
La contamination est aérienne ; le champignon prolifère ensuite dans les alvéoles pulmonaires mais l'infection reste le plus souvent asymptomatique (porteurs sains, à partir desquels se produisent peut-être des transmissions intrahospitalières), jusqu'à la survenue d'une immunodéficience majeure. Au cours du sida, la pneumocystose clinique doit être redoutée dès que le taux des lymphocytes TCD4 + est inférieur à 200/mL.
Otto Jirovec, parasitologiste tchèque (1907-1972)
[D1]
Édit. 2020
pneumocystographie n.f.
pneumocystose n.f.
Pneumocystis pneumonia, pneumocystosis
Mycose respiratoire opportuniste due à Pneumocystis jirovecii, survenant chez les immunodéprimés et, en particulier, chez les malades atteints de SIDA.
Gravissime (mortalité jusqu’à 50% des cas), elle se présente à la phase d’état, cliniquement et radiologiquement, comme une pneumopathie interstitielle : détresse respiratoire fébrile avec toux, dyspnée, amaigrissement important avec, sur la radiographie, image de pneumopathie interstitielle respectant les sommets. Le diagnostic biologique en est difficile, par recherche du micromycète sur des étalements de lavage bronchoalvéolaire et après coloration spéciale (Gomori-Grocott, Gram-Weigert etc.).
Cette affection était jadis surtout observée chez les enfants prématurés. Pour des raisons mal connues, son incidence en pédiatrie a considérablement diminué, tandis que sa fréquence a augmenté chez l'adulte avec l'apparition des immunodépressions majeures : au cours du SIDA, chez un greffé, au cours des hémopathies lymphoïdes, lors de corticothérapies prolongées.
Le traitement — et surtout la chimioprophylaxie primaire chez des sidéens avec moins de 200 CD4+/mL— reposent sur le cotrimoxazole (association triméthoprime-sulfaméthoxazole). Pneumocystis jirovecii
Syn. infection à Pneumocystis jirovecii
[D1]
Édit. 2020
pneumocyte n.m.
pneumocyte, alveolar epithelial cell
Cellule épithéliale qui forme le constituant principal du revêtement du versant aérien de l'alvéole pulmonaire.
Il en est deux types :
- le pneumocyte I ou pneumocyte membraneux (membranous pneumocyte) est très différencié, très aplati et très grand, formant une véritable fine couverture de la surface d'échange.
- le pneumocyte II ou pneumocyte granuleux (granular pneumocyte) est en moindre nombre (15% des cellules alvéolaires), de forme cuboïde, localisé dans les zones de jonction interalvéolaire à proximité immédiate des macrophages. En ultrastructure, il présente des microvillosités apicales et des corps lamellaires qui sont la forme de stockage du surfactant dont la synthèse et la sécrétion sont les fonctions principales de cette cellule.
→ alvéole pulmonaire, surfactant
pneumoencéphalographie n.f.
Synonyme rarement utilisé d'encéphalographie gazeuse
pneumogastrique (nerf) l.m.
pneumographe n.m.
pneumograph
Dispositif servant à mesurer les variations du périmètre thoracique pendant les mouvements respiratoires.
Syn. sténographe
[B3,C2,K1]
Édit. 2017
pneumographie cérébrale l.f.
cerebral pneumography
Examen radiographique de l'encéphale après injection d'un gaz (généralement de l'air) par voie lombaire ou par voie ventriculaire.
encéphalographie gazeuse, ventriculographie
pneumohémopéricarde n.m.
pneumo-h(a)emopericardium
pneumolyse n.f.
pneumolysis
Libération du poumon immobilisé par des adhérences plus ou moins intimes entre les deux plèvres, adhérences généralisées ou localisées, lâches ou denses.
Ces adhérences gênaient ou interdisaient jadis la pratique d'un pneumothorax thérapeutique. Actuellement, cette technique est utilisée en cours d'intervention pour libérer le poumon. Lorsqu'il s'agit d'adhérences en regard d'une masse tumorale susceptible d'être un carcinome, on décolle cette zone en extrapleurale, si la tumeur n'envahit pas le fascia endothoracique.
pneumomédiastin n.m.
pneumo-mediastinum
Épanchement gazeux dans le médiastin.
Sa survenue spontanée doit faire évoquer un asthme ou l'inhalation d'un corps étranger.
Après un traumatisme, on doit évoquer une rupture trachéale ou bronchique. Au cours d'une ventilation mécanique, l'épanchement gazeux est la conséquence d'un barotraumatisme avec passage d'air sous pression à travers la muqueuse bronchique.
Un emphysème cervical, un emphysème pariétal, identifiés à la palpation par des crépitations, un pneumothorax lui sont souvent associés. En auscultant le sternum on peut percevoir des craquements inspiratoires. La radiographie du thorax de face montre un liseré clair bordant les deux côtés des ombres médiastinale et cardiaque par de fines clartés linéaires limitées en dehors par la plèvre qui apparaît comme une fine ligne opaque. La tomodensitométrie objective encore mieux le pneumomédiastin.
Le pneumomédiastin est fréquent chez le nouveau-né. Son existence se décèle par l'aspect de «thymus volant» (très visible sur les clichés de face et de profil : le thymus surplombe l'ombre cardiaque comme un chapeau de gendarme). Cet aspect provient de la rupture d'alvéoles distendues au sein d'un poumon inhomogène qui laissent fuser de l'air dans le parenchyme (emphysème interstitiel). De là, l'air va vers le hile et le médiastin. Chez le nouveau-né l'emphysème médiastinal est presque toujours annonciateur d'un pneumothorax, favorisé par des expirations forcées, des cris et des à-coups de toux. Dans le passé, le pneumomédiastin artificiel a parfois été utilisé comme moyen de contraste en radiodiagnostic. La création instrumentale d’un emphysème médiastinal est encore réalisée à des fins diagnostiques par endoscopie. Les nouvelles méthodes d’imagerie ont supprimé ou restreint ces deux indications.
Étym. gr. pneuma : souffle, air ; lat. mediastinum : qui se tient au milieu, médiastin
→ asthme, barotraumatisme, corps étranger, pneumomédiastin spontané, pneumomédiastin traumatique, pneumothorax
pneumomédiastin spontané l.m.
spontaneous pneumomediastinum
Épanchement gazeux du médiastin apparemment sans cause.
Cette dissection gazeuse du médiastin est secondaire le plussouvent à une rupture alvéolaire dans l'interstitium
pulmonaire provoquée par une hyperpression intrathoracique.
Affection du sujet jeune plutôt longiligne, la grande crainte est de méconnaître une perforation oesophagienne. On évoquerait celle-ci devant la fièvre, une douleur à la déglutition, l'existence de vomissements avant la survenue des symptômes, une réaction liquidienne pleurale. L'un de ces éléments, même isolé, impose une tomodensitométrie avec ingestion d'un produit soluble opacifiant l'œsophage. Le traitement du pneumomédiastin spontané est de rassurer le malade et son entourage.
Syn. emphysème médiastinal spontané
pneumomédiastin traumatique l.m.
traumatic pneumomediastinum
Épanchement d'air dans le tissu celluleux médiastinal, apparu à la suite d'un traumatisme thoracique.
Le pneumomédiastin peut être compressif s'accompagnant d'une détresse respiratoire avec polypnée, agitation, anxiété, sueurs et une cyanose variable. Dans un traumatisme thoracique, on évoque une rupture trachéobronchique. Ce pneumomédiastin s'associe souvent à un épanchement gazeux pleural compressif uni ou bilatéral dont le drainage montre le caractère massif de la fuite.
Parfois dans les suites d'une exploration endoscopique
trachéobronchique ou oesophagienne, sa découverte signe une perforation qui, pour l'œsophage, impose toujours une intervention d'extrême urgence après avoir localisé le niveau de la lésion traumatique.
Syn. emphysème médiastinal traumatique
pneumonectomie élargie l.f.
pneumonectomie simple l.f.
total pneumonectomy
Ablation de tout un poumon.
Elle comporte à gauche comme à droite, la suture de l'artère pulmonaire correspondante et des veines pulmonaires supérieure et inférieure et de la bronche principale. La section de celle-ci est faite au ras de la carène, ce qui est plus facile à droite car l'arc azygotique ne gêne guère et peut être sectionné, un peu plus malaisé à gauche puisqu'il faut disséquer la bronche principale sous l'arc aortique.
Si la pneumonectomie est faite pour un cancer, il faut lui associer un curage étendu des nœuds lymphatiques médiastinaux, ce qui favorise la survenue d'une fistule bronchique postopératoire, surtout après pneumonectomie droite.
Dans les lésions bénignes, l'indication de la pneumonectomie est due à la destruction du parenchyme par l'infection.
Une tumeur bénigne obstructive de la bronche principale peut entraîner un arrêt de la perfusion sans destruction parenchymateuse au-delà. La suppression de l'obstacle entraîne la reprise de la perfusion et des échanges gazeux.
pneumonie n.f.
pneumonia
Inflammation aigüe du parenchyme pulmonaire d'origine infectieuse se manifestant sous la forme de foyers multiples ou d’un foyer unique.
Elle peut être définie par :
- la nature de l'agent causal (bactérien, viral, fongique, parasitaire) ; le pneumocoque est la bactérie la plus fréquemment en cause et la plus souvent responsable de décès précoces ;
- sa topographie dans le poumon : systématisée (lobaire ou segmentaire, multilobaire) ou non systématisée ;
- ses caractéristiques histologiques : alvéolaire, interstitielle ou alvéolo-interstitielle.
La pneumonie est la première cause de mortalité par maladie infectieuse dans le monde. Elle peut être communautaire ou nosocomiale.
Le terme "pneumopathie" est réservé aux inflammations non infectieuses du tissu pulmonaire. Il est parfois utilisé à tort pour celui de pneumonie, par transposition du terme "pneumopathy" des auteurs américains.
pneumonie à chlamydia pneumoniae l.f.
chlamydia pneumoniae infection
Infection respiratoire fréquente, survenant par petites épidémies sporadiques et donnant un tableau de pneumonie pseudovirale aiguë de type interstitielle.
L’isolement de l’agent est difficile. La sérologie permet un diagnostic rétrospectif. Chlamydia pneumoniae représenterait 10% des pneumonies communautaires.
pneumonie à cholestérol l.f.
pneumonie à cytomégalovirus l.f.
Infection pulmonaire en rapport avec un virus à ADN, de la famille des Herpes viridae.
Elle est très grave chez l'immunodéprimé avec une mortalité approchant 90%.
Elle s'observe surtout au décours des transplantations d'organes et en particulier des greffes de moelle osseuse. Elle est plus rare au cours du SIDA. Le diagnostic biologique repose sur les cultures cellulaires, la biologie moléculaire, la sérologie.
pneumonie à éosinophiles l.f.