Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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plis tubaires l.m.p.

plicae tubariae (TA)

folds of uterine tube

Plis muqueux qui parcourent dans toute sa longueur la surface intérieure du tube utérin.
Ils sont allongés parallèlement à la direction du conduit. Ils sont à peine visibles dans la partie utérine. Ils s’accusent davantage et deviennent plus nombreux dans l’isthme. Dans l’ampoule et l’infundibulum ils prennent un grand développement ; des plis secondaires se greffent sur les plis principaux, de telle sorte que ceux-ci, vus sur une coupe transversale, ont une disposition arborescente ; ce sont ces plis muqueux qui, en se prolongeant en dehors de l’infundibulum constituent les franges du tube utérin.

plis villeux gastriques l.m.p.

plicae villosae gastricae (TA)

villous folds of stomach

Plis de la muqueuse de la partie pylorique de l’estomac.

plissement musculaire l.m.

muscle tucking

Plissement de la portion terminale du muscle oculomoteur avec fixation du pli à la base de l'insertion primitive.

ploïdie n.f.

ploidy

Evaluation du nombre de chromosomes caractérisant une cellule ou un individu.

plomb n.m.

lead

Élément de numéro atomique 82 et de masse 207, métal bivalent dont les sels solubles sont toxiques, provoquant le saturnisme.
Métal mou gris bleuâtre, lourd, extrait de la galène. La teneur en plomb de l'organisme humain est d'environ 50 mg
Le plomb et ses composés , utilisés dans l’industrie de la récupération et dans le travail de grattage, brûlage de peintures plombifères ou d’instruments de musique métalliques à base de plomb (orgues), sont responsables en cas d’exposition massive, devenue très rare,  d’encéphalopathies aiguës,  associant au moins deux des signes suivants : hallucinations, déficit moteur ou sensitif d’origine centrale, amaurose, coma, convulsions avec une plombémie égale ou supérieure à 2000 µg/L, ou en cas d’expositions répétées, d’encéphalopathie chronique caractérisée par un ralentissement psychomoteur, une altération de la dextérité, des troubles de la mémoire et de l’attention, et confirmée par des tests psychométriques  répétés au moins 6 mois plus tard et après plus de 6 mois sans exposition  et s’accompagnant d’au moins 2 plombémies égales ou supérieures à 400 µg/L au cours des années antérieures.  Les neuropathies périphériques et la sclérose latérale amyotrophique sont prises en charge selon le tableau 18 du RA avec un délai de 3 ans.
Les encéphalopathies aiguës sont prises en charge (tableau 1 du RG et 18 du RA)  avec un délai de 30 jours  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes et un délai de un an pour les encéphalopathies chroniques.

Symb. Pb

→ saturnisme

[E2, G4]

Édit. 2018

plomb (néphrotoxicité du) l.f.

→ néphropathie saturnine

plomb (neuropathie au) l.f.

saturnine neuropathy

Affection due à la toxicité neurologique du plomb, qui se traduit classiquement par une paralysie antibrachiale avec conservation du long supinateur, associée à une éventuelle encéphalopathie, à des coliques et à un liseré de Burton.
Les polyneuropathies seraient actuellement plus fréquentes.

plombé adj.

leaded

Qui est recouvert de plomb.
On emploie couramment ce terme à la place de "plombeux", ce qui est consacré par l'usage.

plombémie n.f.

Présence de plomb dans le sang

→ saturnisme

plombeux adj.

Qui contient du plomb

plongée (accident de) l.m.

diving accident

Accident survenant au cours ou après une plongée subaquatique ou un séjour en caisson hyperbare.
Les causes sont multiples et peuvent se combiner entre elles, la noyade peut en être une conséquence. On distingue : les accidents non spécifiques, perte de connaissance et malaises chez un sportif ; les accidents spécifiques par toxicité du mélange gazeux (oxygène, azote, polluant, poussières), par barotraumatismes, par décompression ou désaturation.
Une maladie professionnelle devenue très rare  chez les plongeurs est liée à la répétition d'incidents de désaturation après la plongée, souvent négligés, entraînant une ostéonécrose à peu près symétrique des os des parties mal vascularisées des membres (partie basse de la diaphyse fémorale, partie haute de la diaphyse tibiale, têtes et cols de l'humérus et du fémur).

→ décompression (accidents de), plongée profonde (troubles psychiques en)

plongée profonde (troubles psychiques en) l.f.

deep diving (psychic disorders during)

Altérations psychiques liées à la neurotoxicité des gaz des appareils de plongée, par élévation de leur pression partielle lors de l'augmentation de la pression barométrique.
Manifestation de la narcose à l'azote apparaissant au-dessous de 30 mètres avec de l'air comprimé, l'ivresse des profondeurs comporte une tendance euphorique avec sensation de déséquilibre et détachement, suivie de troubles du comportement avec baisse de l'attention, de la mémoire immédiate et de la coordination, viscosité mentale et modifications thymiques. Une poursuite de la plongée s'aggrave d'agitation, d'éléments hallucinatoires ou catatoniques, si bien que la réversibilité par diminution de la pression ne peut être provoquée par le sujet.

plongeurs (maladie des) l.f.

Maladie rare d’étiologie inconnue touchant surtout les femmes vers la quarantaine qui associe une

La radiographie de l'œsophage après opacification, montre la présence de multiples encoches fixes sur le contour de l'œsophage cervical.
Une évolution vers un

H. Plummer (1912), P. Vinson (1919), médecins américains et D. R. Paterson, A. Brown-Kelly médecins britanniques (1919)

Syn. syndrome de Kelly-Paterson

→ caissons (maladie des)

Plummer-Vinson (syndrome de) l.m.

Maladie rare d’étiologie inconnue touchant surtout les femmes vers la quarantaine qui associe une anémie ferriprive, une dysphagie et la présence de lésions buccales : glossite, chéilite angulaire et koïlonychie La radiographie de l'œsophage après opacification, montre la présence de multiples encoches fixes sur le contour de l'œsophage cervical.
Une évolution vers un cancer de la partie supérieure de l’œsophage est possible.

H. Plummer (1912), P. Vinson (1919), médecins américains et D. R. Paterson, A. Brown-Kelly médecins britanniques (1919)

Syn. syndrome de Kelly-Paterson

pluripotence n.f.

pluripotency

Capacité d’une cellule à se différencier en tous les types cellulaires constituant un organisme adulte.
Les cellules embryonnaires humaines sont pluripotentes du stade initial de l’épiblaste  du  blastocyste au stade final  de l’épiblaste de la gastrula. Au début, les cellules sont douées d’une capacité de pluripotence « naïve ». Elles participent à la formation des «  trois   feuillets embryonnaires et peuvent être utilisées à la création de chimères .    La pluripotence « amorcée » est un état   terminal fragile à la lisière de la différenciation. Entre les deux existe un état de pluripotence formative. Il existe un continuum de la pluripotence qui va en s’amoindrissant durant la phase de développement de l’embryon allant du blastocyste à la gastrula.

→ cellule souche embryonnaire, cellule pluripotente, épiblaste, blastocyste, gastrula

[A2, A4]

Édit. 2018

pluripotence n.f.

Propriété d’une cellule capable à la suite de divisions de donner par différenciation plusieurs types cellulaires

→ totipotence

pluripotent adj.

pluripotent

Se dit d’une cellule capable à la suite de divisions de donner par différenciation plusieurs types cellulaires, comme par exemple des cellules souches tumorales ou des cellules souches de tératomes

plurisegmentectomie hépatique l.f.

liver plurisegmentectomy

Exérèse de plusieurs segments hépatiques contigus.
L'exérèse des segments 2, 3, 4 correspond à l'hépatectomie gauche et l'exérèse des segments 5, 6, 7 et 8 correspond à l'hépatectomie droite.
Ce terme est peu utilisé.

PMA sigle pour

1) Procréation Médicale Assistée.
2) Poste Médical Avancé.

→ plan rouge, triage

PMDS sigle angl.pour persistent müllerian duct syndrome

→ persistance des canaux de Müller

[A1,A4]

Édit. 2018

PMI sigle f. pour

protection of mother and infant

→ Protection Maternelle et Infantile

PMI gene sigle pour phosphomannose isomerase 1

Gène localisé en 15q24.1 codant pour la phosphomannose isomérase qui convertit le mannose-6-phosphate en fructose-6-phosphate permettant l’utilisation du mannose comme source de carbone.
La mutation de ce gène est à l’origine du désordre congénital de la glycosylation type 1 altérant la synthèse des glycoprotéines.

→ désordre congénital de la glycosylation type 1

PML acr. pour promyelocytic leukemia

→ protéine PML

[C1, C3, F1, Q1]

Édit. 2018

PMMA sigle m. pour PolyMéthacrylate de Méthyle

PMSI sigle. pour

→ Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information

[E1]

Édit. 2018

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