Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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manœuvre de soutien et de protection du périnée l.f.

pelvic floor support and protection

Procédé manuel protégeant le périnée contre le risque de déchirure au cours du dégagement.
La main placée sur le périnée exerce à travers lui une pression sur la tête fœtale pour éviter un dégagement trop rapide. Les doigts limitent la distension périnéale en ramenant les tissus périnéaux vers la ligne médiane.

Marden-Walker (syndrome de) l.m.

Marden-Walker syndrome

Affection congénitale comportant blépharophimosis, face immobile, narines antéversées, rétractions et raideurs articulaires des membres.
Il existe des anomalies du corps calleux, du vermis et des hémisphères cérébelleux avec retard de croissance, petite taille et retard mental. La ligne antérieure des cheveux peut être très basse près des sourcils, on trouve une implantation basse des oreilles, une micrognatie, des lèvres proéminentes, une microstomie, un palais ogival ou une fente palatine. Le blépharophimosis avec rétrécissement de la fente palpébrale est accompagné d’un strabisme. Il existe une amyotrophie musculaire avec hypotonie, des raideurs articulaires des épaules, des hanches et des genoux, une synostose radiolunaire, un pied bot, des anomalies rachidiennes et thoraciques. Des anomalies viscérales peuvent être trouvées : cardiaques, rénales, digestives et cérébrales (hydrocéphalie, hypoplasie du corps calleux). Une akinésie fœtale peut être décelée à l’échographie prénatale. La mortalité est précoce, souvent dans la première année. L’affection est autosomique récessive (MIM 248700). Le gène en cause serait situé en 3q21-24. Une perturbation  moléculaire de la fonction  ciliaire a été évoquée (J. L. Badano, 2006).

P. M. Marden et W. A. Walker,  pédiatres américains (1966), J. L. Badano, médecin généticien américain (2006)

Syn. blépharophimosis et raideurs

McBurney (point de) l.m.

McBurney’s point

Point douloureux provoqué par la palpation de la paroi abdominale, situé sur une ligne allant de l'épine iliaque antérosupérieure à l'ombilic, à la jonction 1/3 externe 1/3 moyen, et correspond approximativement au niveau d'insertion de l'appendice dans le cæcum.

C. McBurney, chirurgien américain (1889)

→ McBurney (signe de)

médicaments d'urgence l.m.

Ensemble des médicaments dont il est souhaitable que le médecin ou les personnels qualifiés sous son contrôle, puisse disposer en cas d'urgence (liste à titre indicatif) :

Médicaments cardiovasculaires : adrénaline (à protéger de la chaleur et de la lumière), digoxine, isoprénaline, dobutamine ;
Antiangoreux : trinitrine, dinitrate d'isosorbide ;
Antihypertenseur : nifédipine, nicardipine ;
Antiarythmiques : clonidine, lidocaïne, amiodarone, bêtabloquants, triphospho-adénine ;
Vagolytique : atropine ;
Diurétique : furosémide ;
Bêta-2-mimétiques : terbutaline, salbutamol ;
Antalgiques morphiniques : morphine, nalbuphine ;
Antalgiques antipyrétiques : aspirine, acétyl-salicylate de lysine, paracétamol ;
Anticoagulant : héparine ;
Antispasmodique : phloroglucinol ;
AINS : kétoprophène ;
Antiinflammatoires stéroïdiens : bêta-méthasone, hémisuccinate d'hydrocortisone ;
Anticonvulsivants : diazépam, phénobarbital ;
Tranquillisants, anesthésiques : clorazépate, hydroxyzine, thiopental ;
Neuroleptiques : dropéridol ;
Antihistaminique : dexchlorphéniramine ;
Antidiarrhéique : lopéramide ;
Utérotoniques : méthyl-ergométrine, ocytocine ;
Eau et électrolytes : eau distillée, sérum glucosé (10% et 30%), sérum physiologique,
Bicarbonate de Na (42%), gluconate de Ca, Ringer-lactate, lactate de sodium molaire ;
Solutés colloïdaux : substituts du plasma ;
Antidotes : flumazénil, naloxone.
Stéthoscope, appareil à tension
Listes réduites : trousse de premier secours, «personnel» non-médical, et trousse d'urgence, «médecin», réglementaire sur les avions de ligne (Arrêté du 5/17/1988 modifié 25/5/1989, cet arrêté ancien mériterait d'être actualisé). Il est à noter qu'il n'y a pas de toxique B, dans ces trousses (pour éviter les vols).

→ trousse d'urgence « médecin », trousse de premier secours « personnel non médical »

membrane hyaloïde antérieure l.f.

anterior hyaloïd membrane

Elle constitue la limite antérieure du vitré et s’applique sur la partie centrale de la face postérieure du cristallin.
Derrière le pôle postérieur du cristallin, la hyaloïde se déprime en une fossette concave en avant, la fossette patellaire qui délimite l’espace retro-lenticulaire de Berger (espace virtuel). Cette fossette patellaire est circonscrite par une ligne d’adhérence forte et circulaire entre la hyaloïde et le cristallin. Cette adhérence a reçu différents noms: ligament de Wieger, ligament de Berger, ligament
hyaloïdo capsulaire de Wieger-Salzmann.

M. Salzmann, ophtalmologiste autrichien (1912) ; G. Wieger, ophtalmologiste allemand (1883)

Étym. gr. hualos : transparent

membrane intercostale externe l.f.

membrana intercostalis externa (TA)

external intercostal membrane

Portion postérieure, fibreuse et résistante de la nappe celluleuse qui double profondément le muscle intercostal externe.
Elle s’étend depuis l’extrémité postérieure de l’espace intercostal jusqu’au bord postérieur du muscle intercostal moyen sur la ligne axillaire moyenne. Elle se dédouble le long de son bord supérieur pour limiter avec le sillon de la côte sus-jacente un canal ostéo-fibreux où chemine le paquet vasculo-nerveux intercostal.

L. Sauvé, chirurgien et anatomiste français (1881-1960) ; J. Tinel, médecin français (1879-1952)

Syn. anc. membrane intercostale externe postérieure de Sauvé et Tinel

mésocôlon sigmoïde l.m.

mesocolon sigmoideum (TA)

sigmoid mesocolon

Partie du méso de l’intestin terminal qui rattache le côlon sigmoïde à la paroi abdominale.
Sa racine comporte deux segments, l’un oblique à gauche, l’autre vertical à droite, qui se continuent l’un par l’autre un peu au-dessus de la bifurcation aortique, à gauche de la ligne médiane. Ce méso est libre et limite, avec le péritoine pariétal, la fosse sigmoïde, prolongée en haut, sur le flanc gauche de la terminaison aortique, par la fossette intersigmoïde.

Syn. anc.  mésocôlon pelvien ; mesosigmoïde

mésonéphros n.m.

mesonephros (TA)

mesonephros

Organe ovoïde non métamérisé apparaissant, dans l’évolution du rein embryonnaire, vers le deuxième mois de la vie intra-utérine, pendant la régression du pronéphros, de chaque coté de la ligne médiane au niveau de la paroi abdominale postérieure ; il fait saillie dans la cavité cœlomique, avec l’ébauche gonadique en position médiane, l’ensemble constituant la crête urogénitale.
C'est la deuxième ébauche embryonnaire de l'appareil urogénital, intermédiaire entre le pronéphros et le métanéphros.
Il apparaît à la fin de la 4e semaine et évolue en néphrons mésonéphroniques avec un tube s'ouvrant sur le canal de Wolff et l'autre extrémité constituant une chambre glomérulaire et sa capsule de Bowman. Il dégénère partiellement vers la 8e semaine, donnant naissance aux premières structures tubulaires provenant du canal de Wolff : les conduits génitaux chez l'homme et des reliquats vestigiaux chez la femme.

C. F. Wolff, anatomiste allemand (1759)

Étym. gr.  mesos : au milieu, nephros :rein

Syn. corps de Wolff, rein thoracique

→ métanéphros, pronéphros

migraine ophtalmique l.f.

ophthalmic migraine

Hémicrânies paroxystiques souvent accompagnées de vomissements, de phonophobie, de photophobie, soulagées par le silence et l'obscurité, et précédées d'une aura visuelle de 5 à 30 minutes.
L'aura visuelle est constituée d'un scotome, débutant sur une plage paracentrale à proximité du point de fixation, bordé par une ligne scintillante et pouvant s'étendre en quelques minutes sur tout un hémichamp (scotome scintillant). Ce scotome va régresser et disparaître pour être suivi d'une hémicrânie en casque du coté opposé (parfois bilatérale) accompagnée ou non de photophobie, de nausées, de vomissements, de troubles sensoriels unilatéraux. Il existe de nombreuses formes plus ou moins typiques en intensité, en durée et en topographie. L’affection est autosomique dominante. La migraine peut s'accompagner de signes neurologiques. On parle alors de migraine accompagnée dont il existe deux formes, la migraine hémiplégique (le déficit moteur accompagne ou précède la céphalée) et la migraine ophtalmoplégique, rare, avec une paralysie du nerf moteur oculaire commun (n.oculomotorius), trois à cinq jours après la céphalée. Ce déficit peut persister plusieurs semaines, mais il n'y a pas de séquelles. Le diagnostic différentiel se fait avec le déficit en ornithine-carbamyl-transférase et le syndrome de Tolosa-Hunt.

Étym. gr. hèmi : demi : kranion : crâne ;  ophtalmos : oeil

Syn. hémicranie

→ migraine

Millard-Gubler (syndrome de) l.m.

Millard-Gubler’s syndrome, alternate hemiplegia

Syndrome alterne associant une hémiplégie controlatérale souvent incomplète à une paralysie de la VIIe paire crânienne, de type périphérique, du côté de la lésion.
Il traduit une atteinte, le plus souvent d'origine vasculaire, de la partie inférieure du pied de la protubérance. Selon l’étendue de cette lésion il peut exister une paralysie du nerf moteur oculaire externe (VI, n. abducens) et, si la lésion déborde la ligne médiane, une atteinte d’un nerf crânien du côté opposé.

A. L. G. Millard, médecin français (1855) et A. M. Gubler, médecin pharmacologue français, membre de l’Académie de médecine (1856)

→ protubérantiel (syndrome)

MIM acr. angl pour Mendelian Inheritance in Man

“Héritage mendélien chez l’Homme ”, catalogue encyclopédique des maladies génétiques, mis à jour par des éditions successives, publié par la John Hopkins University Press à Baltimore sous la direction de V.A. McKusick.
La premère  édition date de 1966 était sous-titrée « Catalog of Human genes and Genetic desorders ». Elle compte actuellement plus de 6600 entrées et 52000 références. Chaque géne et chaque maladie sont codés par six chiffres (correspondant à la position du gène). Les codes commençant par 1 ou 2 correspondent aux loci et affections enregistrées avant la 15 mai 1994 ; certains peuvent avoir disparus ou être modifiés. Après cette date les codes commençant par 3 indiquent un locus ou un phénotype lié au chromosome X ; commençant par 4, ils sont liés à l’Y ; par 5 ils sont liés aux gènes ou phénotypes mitochondriaux  et  par 6 aux autosomes.
Ce code a été mis en ligne sous la marque déposée OMIM® et consultable sur internet.

V. A. McKusick, pédiatre et généticien américain, membre de l'Académie de médecine (1966)

mouchage n.m.

blending

Réalisation d'une transition.
Il concerne plus particulièrement la face postérieure d'une lentille lorsque la géométrie de celle-ci est bi ou multicourbe. Les différentes surfaces la composant et dont les rayons de courbure vont en s'aplatissant du centre vers la périphérie se rejoignent en une ligne d'intersection plus ou moins anguleuse. Le mouchage consiste à l'aide d'instruments appropriés légèrement abrasifs et de polissoirs, à adoucir cette intersection en réalisant ainsi une transition plus douce entre deux zones adjacentes concentriques. La zone optique est définie sous le vocable "zone optique centrale".

Étym. lat. muccare : moucher, dérivé de mucus : morve, mucus

muscle abaisseur de l'angle de la bouche l.m.

musculus depressor anguli oris (TA)

depressor anguli oris

Muscle peaucier aplati, large, mince et triangulaire à base inférieure, situé au-dessous de la commissure des lèvres.
Il se détache de la partie antérieure de la ligne oblique de la mandibule. Il rejoint la commissure des lèvres où il se termine ainsi que dans la lèvre supérieure. Il attire la commissure des lèvres en bas et en dehors (expression de tristesse). Il est innervé par un rameau de la branche cervico-faciale du nerf facial.

Syn. anc. muscle triangulaire des lèvres

muscle abaisseur de la lèvre inférieure

musculus depressor labii inferioris (TA)

depressor labii inerioris

Muscle peaucier mince et carré situé à la partie latérale du menton et de la lèvre inférieure.
Il s’étend du tiers antérieur de la ligne oblique de la mandibule à la face profonde de la peau de la lèvre inférieure. Il attire en bas et en dehors la moitié correspondante de la lèvre inférieure (dégout, mépris, tristesse, moue). Il est innervé par un rameau de la branche cervico-faciale du nerf facial.

Syn. anc. muscle carré du menton

muscle abaisseur du sourcil l.m.

musculus depressor supercilii (TA)

depressor supercilii

Chacun des deux petits faisceaux charnus grêles, allongés sur la partie supérieure du dos du nez, de chaque côté de la ligne médiane.
Chacun d’eux s’insère en bas sur le cartilage latéral et sur la partie inféro-médiale de l’os propre du nez. Les fibres montent vers la racine du nez et s’entrecroisent avec les fibres du muscle frontal pour se terminer sur la face profonde de la peau de la région inter-sourcilière. Ce muscle contribue, en abaissant la peau du front qu’il tend en formant un sillon transversal dans l’espace inter-sourcilier, soit à exprimer les grandes douleurs, soit à donner au visage un aspect agressif. Il est innervé par un rameau de la branche temporo-faciale du nerf facial.

→ muscle procérus

muscle chondro-glosse l.m.

musculus chondroglossus (TA)

chondroglossus

Petit faisceau musculaire né de la face médiale de la petite corne de l’os hyoïde.
Il se porte en avant et en haut dans l’épaisseur de la langue et se termine de chaque côté de la ligne médiane, à la face dorsale de l’organe. Ce faisceau inconstant est parfois rattaché à tort au muscle hyo-glosse dont il est séparé, à son origine, par l’artère linguale et par la partie glosso-pharyngienne du  muscle constricteur supérieur du pharynx.

→ muscle constricteur supérieur du pharynx ,partie glosso-pharyngienne du muscle constricteur du pharynx ,muscle hyo-glosse

muscle constricteur supérieur du pharynx l.m.

musculus constrictor pharyngis superior (TA)

superior constrictor

Elément de la paroi musculaire du pharynx qui comporte quatre parties: la partie (ou muscle) ptérygo-pharyngienne qui se détache du bord postérieur de l’aile médiale du processus ptérygoïde ; la partie (ou muscle) bucco-pharyngienne qui se détache du raphé ptérygo-mandibulaire ; la partie (ou muscle) mylo-pharyngienne qui se détache de l’extrémité postérieure de la ligne mylo-hyoïdienne ; la partie (ou muscle) glosso-pharyngienne qui se détache du bord latéral des muscles de la langue.
Ses différentes fibres curvilignes se dirigent en arrière et en dedans et s’entrecroisent en arrière avec celles du côté opposé en formant  le raphé médian postérieur du pharynx. Il provoque le rétrécissement du pharynx. Il est innervé par des rameaux du plexus pharyngien issus des nerfs vague et glosso-pharyngien.

→ partie bucco-pharyngienne du muscle constricteur supérieur du pharynx ; partie glosso-pharyngienne du muscle constricteur supérieur du pharynx ; partie mylo-pharyngienne du muscle constricteur supérieur du pharynx ; partie ptérygo-pharyngienne du muscle constricteur supérieur du pharynx

muscle de Houston l.m.

Partie du muscle bulbo-spongieux qui contourne la face dorsale du corps caverneux et s’unit sur la ligne médiane avec celui du côté opposé.

J.Houston, anatomiste et chirurgien irlandais (1830)

→ muscle bulbo-spongieux

[A1]

Édit. 2018

muscle grand droit postérieur de la tête . l.m.

musculus rectus capitis posterior major (TA)

rectus capitis posterior major

Muscle de la nuque, court et triangulaire, qui se détache de la fossette latérale du processus épineux de l’axis.
Il monte obliquement en haut et en dehors pour se terminer, en dehors du muscle petit droit postérieur de la tête, sur la ligne nuchale inférieure de l’os occipital. Il étend la tête et la porte en rotation homolatérale. Il est innervé par une branche postérieure du premier nerf spinal cervical.

muscle long fléchisseur des doigts du pied l.m.

musculus flexor digitorum longus pedis (TA)

flexor digitorum longus of foot

Muscle occupant la partie profonde de la loge postérieure de la jambe.
Il s’insère sur la lèvre inférieure de la ligne du muscle soléaire, sur le tiers moyen de la face postérieure du tibia et sur la cloison fibreuse qui le sépare du muscle tibial postérieur. Il descend verticalement et rejoint la région plantaire où il se divise en quatre tendons. Chacun d’eux se termine sur l’extrémité proximale de la phalange distale des quatre derniers orteils après avoir perforé le tendon correspondant du muscle court fléchisseur des doigts de pied. Il fléchit les quatre derniers orteils puis le pied. Il esst innervé par un rameau du nerf tibial.

Syn. anc.  muscle long fléchisseur commun des orteils ; muscle fléchisseur tibial des orteils

[A1]

Édit. 2019

muscle mylo-hyoïdien l.m.

musculus mylohyoideux (TA)

mylohyoid

Muscle sushyoïdien, large, aplati et mince, qui se détache de toute l’étendue de la ligne mylo-hyoïdienne de la mandibule.
Il se dirige en bas et en dedans pour se fixer sur un raphé médian mandibulo-hyoïdien par ses fibres antérieures, et sur la face antérieure du corps de l’os hyoïde par ses fibres postérieures. Selon son point fixe, il abaisse la mandibule ou il élève l’os hyoïde. Il est innervé par une branche du nerf alvéolaire inférieur, branche du nerf mandibulaire.

muscle oblique interne de l'abdomen l.m.

musculus  obliquus internus abdominis (TA)

internal oblique of abdomen

Muscle de la paroi antérolatérale de l'abdomen, aplati, triangulaire, appliqué sur le muscle transverse qu'il recouvre presque entièrement.
Il nait des trois quarts antérieurs de la crête iliaque, de l’épine iliaque antérieure et supérieure, du tiers externe du ligament inguinal et, par son fascia d’insertion, élément constituant du fascia thoraco-lombal, des processus épineux de la dernière vertèbre lombaire et de la première vertèbre sacrée. Il s'étale en éventail pour se terminer pour ses fibres postérieures sur le sommet des quatre derniers cartilages costaux ; pour ses fibres moyennes, par un large fascia d’insertion qui se continue jusqu’à la ligne blanche ; dans les deux tiers ou les trois quarts supérieurs de la hauteur du muscle droit de l’abdomen, cette lame tendineuse se divise le long du bord latéral de ce muscle en deux feuillets : l’un antérieur s’unit à l’aponévrose du muscle oblique externe de l’abdomen, l’autre, postérieur, s’accole au fascia antérieur du muscle transverse et passe en arrière du muscle droit ; au niveau du tiers ou du quart inférieur du muscle droit, le fascia d’insertion du muscle oblique interne s’unit seulement au fascia d’insertion du muscle oblique externe et passe tout entier en avant du muscle droit ; les fibres inférieures qui naissent du ligament inguinal passent au-dessus puis en arrière du cordon spermatique ou du ligament rond de l’utérus, unies aux fibres du muscle transverse avec lesquelles elles constituent la faux inguinale  qui s’attache à la symphyse pubienne, au pubis et au pecten du pubis. Il abaisse les côtes, fléchit le thorax, comprime les viscères abdominaux. Il est innervé par des rameaux des derniers nerfs intercostaux et par les nerfs ilio-hypogastrique et ilio-inguinal.

Syn. anc. muscle petit oblique de l’abdomen

muscle obturateur interne l.m.

musculus obturatorius internus (TA)

obturator internus

Muscle pelvi-trochantérien aplati et rayonné étendu de la cavité pelvienne au grand trochanter.
Il s’insère sur la face pelvienne de la membrane obturatrice laissant libre une arcade fibreuse sous-pubienne qui limite l’orifice d’entrée du canal obturateur, sur la face pelvienne des branches de l’ischion et du pubis au-dessous de l’insertion de la membrane obturatrice, sur la surface osseuse située au-dessus du foramen obturé, entre cet orifice et la ligne arquée de l’os ilium jusqu’au bord antérieur de la grande incisure ischiatique, sur la face pelvienne de la membrane obturatrice et sur la face supéro-latérale du processus falciforme du ligament sacro-tubéral. Ses fibres convergent en un corps charnu puis tendineux vers la petite incisure ischiatique où il se réfléchit à angle droit, appliqué ensuite sur la capsule de l’articulation coxo-fémorale, accompagné des muscles jumeaux inférieur et supérieur. Son tendon terminal se fixe sur la face médiale du grand trochanter au-dessus et en avant de la fosse trochantérique, uni au tendon du muscle piriforme. Il provoque la rotation externe de la cuisse. Il est innervé par le nerf du muscle obturateur interne, branche du plexus sacré.

muscle occipito-frontal l.m.

musculus occipitofrontalis (TA)

occipitofrontalis

Muscle peaucier de la tête, pair, mince, formé de deux ventres réunis par la galéa aponévrotique.
Le ventre occipital s’insère sur la ligne nuchale supérieure et se termine au bord postérieur de la galéa aponévrotique intermédiaire. Le ventre frontal part du bord antérieur de la galéa aponévrotique intermédiaire et se termine dans les téguments des régions frontales et sourcilières. Le muscle occipito-frontal mobilise le cuir chevelu dans le sens antéro-postérieur. Il est innervé par le rameau auriculaire du nerf facial.

B. S. Albinus, anatomiste et chirurgien allemand (1697-1770)

Syn. anc. muscle épicrânien d’Albinus ; muscle peaucier du crâne

[A1]

Édit. 2019

muscle pectiné l.m.

musculus pectineus (TA)

pectineus

Muscle aplati et quadrilatère occupant la partie haute de la loge interne de la cuisse.
Il se détache du tubercule pubien, du pecten du pubis, du ligament pectiné, du bord antérieur du sillon obturateur, du ligament pubo-fémoral et du fascia qui le recouvre. Il se fixe en bas sur la ligne pectinée du fémur. Il porte la cuisse en adduction, flexion et rotation externe. Il est innervé par un rameau musculaire médial du nerf fémoral.

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