Parrot (pseudoparalysie de) l.f.
Parrot’s pseudo-palsy, Parrot’s pseudoparalysis
Manifestation clinique d’une ostéochondrite chez un nouveau-né atteint de syphilis congénitale précoce.
Elle se caractérise par l’impotence fonctionnelle d’un membre supérieur qui est inerte, flasque avec la main en pronation. Il s’agit d’une attitude antalgique, la mobilisation de l’articulation concernée étant hyperalgique. Il n’y a pas de déficit sensitif et les réflexes sont présents. Radiologiquement, on note une atteinte métaphysaire des os longs avec présence d’une bande claire et/ou sombre, associée à une possible fracture dans la métaphyse atteinte. L’évolution est favorable grâce au traitement mais en son absence il existe un risque de déformation articulaire.
J. M. Parrot, pédiatre français, membre de l'Académie de médecine (1871)
pédale coccygienne l.f.
coccygean pedal
Mobilisation antéropostérieure de l'articulation sacrococcygienne par le mobile fœtal au niveau du détroit inférieur.
La rétropulsion coccygienne physiologiquement augmentée pendant la grossesse substitue au diamètre coccy-sous-pubien de 9,5 cm le diamètre sous-sacro-sous-pubien de 11 cm.
périarthrite de la hanche l.f.
tendinitis of the hip
Ensemble des pathologies douloureuses de la hanche ne s'accompagnant pas d'une atteinte de l'articulation de la hanche et se rapportant habituellement à des tendinites (moyen fessier) ou des bursites (trochantérienne, du psoas iliaque).
[I1]
périarthrite scapulohumérale l.f.
periarthritis of the shoulder, rotator cuff tendinitis
Ensemble des pathologies douloureuses de l'épaule ne s'accompagnant pas d'altération radiologique de l'articulation glénohumérale et provenant d'une atteinte des tendons de l'épaule et surtout de la coiffe des rotateurs.
Plusieurs tableaux cliniques peuvent être observés: épaule douloureuse simple, épaule douloureuse aigüe, épaule pseudoparalytique, épaule gelée.
périarticulaire adj.
periarticular
Situé autour d'une articulation.
pince n.f.
forceps
En chirurgie, instrument composé de deux branches pouvant prendre des objets, des tissus ou des organes à la place de la préhension naturelle par les doigts, en raison de sa supériorité par sa finesse, sa longueur, sa précision, sa robustesse, etc.
La variété des pinces est donc très grande ; l'articulation de ses deux composantes peut être plus ou moins souple, à ressort ou à crémaillère, la poignée peut comporter ou non des anneaux pour le pouce et les doigts, l'extrémité peut comporter des griffes ou être lisse, etc. Certaines pinces peuvent se combiner avec des ciseaux grâce à une portion tranchante des branches, etc.
De nombreuses pinces nommées par leur nom commercial, parfois déposé, témoignent de l'ingéniosité de leur inventeur.
pince-gouge n.f.
gouge forceps
Instrument, à simple ou double articulation, pour réséquer de petits fragments osseux.
plan du détroit moyen l.m.
plane of the middle strait of the pelvis
Plan passant par le tiers inférieur de la symphyse pubienne, les épines ischiatiques et l'articulation S4-S5.
plexus brachial l.m.
plexus brachialis (TA)
Plexus nerveux formé par les anastomoses des branches antérieures des quatre derniers nerfs spinaux cervicaux (C5, C6, C7 et C8) et du premier nerf spinal thoracique (T1)
Se trouvent ainsi constitués trois troncs primaires : le tronc supérieur par anastomose de C5 (grossi d’une anastomose venue de C4), le tronc moyen constitué par C7 en totalité et le tronc inférieur par anastomose de C8 et de D1. Dans la partie supraclaviculaire du plexus, chacun de ces trois troncs se divise en une branche antérieure et une branche postérieure. Les trois branches (ou faisceaux) postérieures des troncs primaires s’anastomosent pour former, en infraclaviculaire, le faisceau postérieur de la partie infraclaviculaire du plexus brachial. Les branches antérieures des troncs primaires supérieur et moyen s’anastomosent, en infraclaviculaire, pour former le faisceau latéral de la partie infraclaviculaire du plexus brachial. La branche antérieure du tronc primaire inférieur constitue en infraclaviculaire le faisceau médial de la partie infraclaviculaire du plexus brachial. Dans sa partie supraclaviculaire le plexus brachial émet des branches collatérales antérieures ou postérieures selon leur origine et leur territoire de distribution. Ce sont : le nerf dorsal de la scapula, le nerf thoracique long, le nerf subclavier, le nerf suprascapulaire, les nerfs subscapulaires, le nerf thoraco-dorsal, le nerf pectoral médial, le nerf pectoral latéral et des rameaux musculaires. Dans la partie infraclaviculaire naissent les branches terminales du plexus émanées des faisceaux. Le faisceau postérieur donne le nerf radial et le nerf axillaire. Le faisceau latéral donne le nerf musculo-cutané et la racine latérale du nerf médian. Le faisceau médial donne le nerf cutané médial du bras, le nerf cutané médial de l’avant-bras et la racine médiale du nerf médian qui s’unit à la racine latérale pour former le nerf médian. Le plexus brachial fournit ainsi toute l’innervation sensitive et motrice du membre supérieur, depuis l’innervation motrice des muscles de l’articulation humérale jusqu’à l’innervation sensitive et sensorielle de la pulpe des doigts.
plica n.f.
plica
Repli interne de la synoviale, de l'articulation du genou, qui peut subir une transformation fibreuse et devenir pathogène.
Cette plica médiopatellaire entraîne une symptomatologie douloureuse du compartiment interne du genou majorée par la flexion avec parfois des pseudoblocages douloureux.
Le repli est parfois palpable et le ressaut peut quelquefois être reproduit. L'arthroscopie montre le repli et en permet la résection avec de bons résultats si les lésions cartilagineuses du condyle ne sont pas trop évoluées.
polyfracturé n.m.
multiple fractures (patient with)
Blessé porteur de fractures multiples.
La connaissance des circonstances de l'accident oriente le diagnostic et la réanimation.
Chaque fracture implique une perte de sang (ex. un litre pour une fracture du fémur) qui peut entraîner un collapsus. De même la douleur provoque des réflexes vagaux qui ralentissent le cœur et réduisent donc le débit cardiaque. Par ex. lors d'une chute debout (hypothèse la plus favorable), le choc des pieds sur le sol met en jeu des accélérations réparties de façon dégressives entre le talon et la tête du fait de l'amortissement au niveau des articulations. Le premier os affecté est le calcanéum qui peut être écrasé (accélération > 20 g, c'est-à-dire une chute > 5 m, environ - cela dépend des chaussures et de la dureté du sol), si la hauteur de chute est plus grande, la mortaise tibiopéronière, puis le plateau tibial sont affectés, puis (de bas en haut) l'articulation coxofémorale, le sacrum, les corps vertébraux et enfin seulement le crâne, mais l'encéphale, quatre fois plus fragile que l'os, peut souffrir d'hémorragies avant que toutes les vertèbres soient lésées. Une chute de six étages et plus (environ 20 m) sur un sol dur est généralement mortelle.
La prise en charge d'un mult-fracturé (en fait c'est un polytraumatisé) nécessite un bilan lésionnel précoce établi avec soin : il sera utile à l'orthopédiste, à l'anesthésiste et au réanimateur.
Étym. gr. polus : beaucoup ; fracturé (du lat. frangere : briser, casser)
Syn. multi-fracturé, expression plus correcte
→ accélération, attaque vasovagale, polytraumatisé
poplité adj.
popliteal
Qui se rapporte à la partie postérieure du jarret et de l'articulation du genou.
Étym. lat. poples : jarret.
→ artère poplitée, kyste poplité, veine poplitée
poplité (kyste) l.m.
Tuméfaction à contenu mucoïde situé en arrière du genou à la partie basse du creux poplité.
Il communique souvent avec la synoviale de l'articulation du genou. Il est indolore, souvent régressif chez l'enfant.
W. M. Baker, anatomiste et chirurgien britannique (1885)
pouce en baïonnette l.m.
bayonet thumb
Atteinte de l'articulation trapézo-métacarpienne entraînant une fixation du premier métacarpien en adduction et en antéposition, avec hyperextension de la métacarpo-phalangienne et flexion de l'inter-phalangienne proximale.
Manifestation qui se rencontre au cours de l'évolution de la polyarthrite rhumatoïde. La confection d'attelles, pendant les phases inflammatoires, est utile pour limiter l'aggravation des déformations.
pouce en Z l.m.
Z thumb
Déformation du pouce en flexion, due à la rupture du tendon du court extenseur du pouce au voisinage de son insertion de la base de la première phalange et hyperextension de l'articulation interphalan
Cette manifestation se rencontrait avant les progrès thérapeutiques actuels au cours de l'évolution de la polyarthrite rhumatoïde. La confection d'attelles, pendant les phases inflammatoires, est utile pour limiter l'aggravation des déformations.
présentation occipito-iliaque droite postérieure l.f.
right posterior occipito-iliac presentation
Présentation du sommet dans laquelle l’occiput du fœtus se trouve en regard de l’articulation sacro-iliaque droite du bassin maternel.
Sigle : OIDP
présentation occipito-iliaque gauche postérieure l.f.
left posterior occipito-iliac presentation
Présentation du sommet dans laquelle l’occiput du fœtus se trouve en regard de l’articulation sacro-iliaque gauche du bassin maternel.
Sigle : OIGP
présentation sacro-iliaque droite postérieure l.f.
right sacrum posterior position
Orientation fœtale telle que, dans la présentation du siège, l'engagement se fait dans le diamètre dit « oblique gauche », le sacrum fœtal en regard de l'articulation sacro-iliaque droite du bassin maternel.
Sigle : SIDP
présentation sacro-iliaque gauche postérieure l.f.
left sacrum posterior position
Orientation fœtale telle que, dans la présentation du siège, l'engagement se fait selon le diamètre dit "oblique droit", le sacrum fœtal en regard de l'articulation sacro-iliaque gauche du bassin maternel.
Sigle : SIGP
pression intraarticulaire l.f.
intra articular pression
Pression négative à l'état normal (par ex. environ -4 mm de Hg dans l'articulation du genou) qui concourt à la cohésion des surfaces articulaires, à laquelle participe également le pouvoir adhésif du liquide synovial.
Au cours d'un épanchement intraarticulaire, la pression articulaire devient positive et peut dépasser 80 mm de Hg. La distension articulaire est douloureuse et, pour la diminuer, les patients ont tendance à adopter la position de capacité articulaire maximale qui est en général une flexion d'environ 30°.
profil médical (de hanche) l.m.
lateral view of the hip
Variante du profil urétral de hanche pour visualiser l'articulation et le col fémoral, en réduisant la superposition du grand trochanter.
prothèse totale l.f.
total arthroplasty, total prothesis
Matériel de remplacement placé sur toutes les surfaces d’une articulation.
Par ex. la prothèse totale de la hanche (PTH) (angl. total hip arthroplasty) comporte une partie fémorale et une cupule acétabulaire.
raideur articulaire l.f.
articular stiffness
Perte de la souplesse dans le mouvement d'une articulation.
La raideur suppose la possibilité de mouvements dont l'amplitude est plus ou moins limitée.
→ ankylose
rameau perforant de l'artère fibulaire l.m.
ramus perforans arteriae fibularis (TA)
perforating branch of fibular artery
Branche terminale antérieure de l’artère fibulaire qui traverse l’extrémité inférieure de la membrane interosseuse de la jambe.
Elle descend en avant du squelette et s’anastomose sur la face antérieure de l’articulation talo-crurale avec les rameaux malléolaires latéraux de l’artère fibulaire.
Syn. anc. artère péronière antérieure, artère péronière perforante
récessus sacciforme de l'articulation radio-ulnaire distale l.m.
recessus sacciformis articulationis radioulnaris distalis (TA)
sacciform recess of distal radio-ulnar joint
Cul-de-sac de la membrane synoviale de l’articulation radio-ulnaire distale.
Syn. anc. cul-de-sac synovial radio-cubital