Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

64200 entrées :

plaque photoluminescente à mémoire  l.f.

Sigle  : PPM

→ écran radioluminescent à mémoire

plaque pleurale l.f.

pleural plaque

Fibrose collagène circonscrite du feuillet pariétal de la plèvre.
Les plaques pleurales sont des affections liées classiquement à l'inhalation de fibres d'amiante le plus souvent. Elles sont habituellement bilatérales et asymptomatiques, souvent calcifiées et découvertes lors d'examens radiologiques systématiques.
Leur retentissement fonctionnel est considéré comme faible ou nul. L'amiante est pratiquement la seule étiologie connue des plaques pleurales. Des expositions faibles, professionnelles ou environnementales sont suffisantes pour induire des plaques pleurales. Les plaques pleurales sont une maladie professionnelle indemnisablere reconnue selon le tableau 30 du régime général de sécurité sociale.
Cependant au cours des thoracotomies pour carcinomes bronchiques, il est fréquent d'observer une ou des plaques pleurales en dehors de tout contact avec l'amiante.

→ amiante

plaque préchordale l.f.

prechordal plate

Léger épaississement de l’hypoblaste dans la région céphalique de l’embryon didermique.
Cette zone de cellules cylindriques adhère intimement à l’épiblaste sus-jacent sans interposition de mésoblaste. Elle se forme entre l’extrémité crâniale de la notochorde et la membrane pharyngienne. Elle a un rôle important dans l'induction du développement du cerveau antérieur.

Syn. plaque prochordale

→ hypoblaste, épiblaste, notochorde, membrane pharyngienne

[A4,O6]

plaque prochordale l.f.

→ plaque préchordale

[A4,O6]

plaque sénile l.f.

senile plaque

Accumulation de substance amyloïde déposée dans le tronc cérébral des patients atteints de maladie d'Alzheimer et, à un moindre degré, dans les cerveaux séniles.

plaque vernale l.f.

vernal keratitis

Atteinte cornéenne de la conjonctivite printanière, révélée par une intense photophobie et se traduisant par une plaque désépithélialisée proche de la région centrale de la cornée.

plaque vésicale l.f.

exstrophic bladder

Vessie ouverte en avant et éversée d'une exstrophie vésicale qui prend ainsi l'aspect plan d'un gâteau.

plaques de Peyer l.f.p.

J. C. Peyer, anatomiste et médecin suisse (1677)

→ nodules lymphatiques agrégés de l'intestin grêle

plaquettaire adj.

Relatif aux plaquettes.

plaquette de Mawas l.f.

Mawas plaquette

En ophtalmologie, plaque rectangulaire de 42 cm sur 10 cm avec une face noire, traversée longitudinalement par une ligne blanche et une face blanche traversée longitudinalement par une ligne noire ; sur l'un des bords étroits se trouve une encoche que le sujet place contre son nez.
Ce matériel est complété par des objets aimantés pouvant se placer sur la plaquette et par un porte-stéréogramme.
La plaquette est employée avant tout comme moyen de traitement pour lever la neutralisation et développer l'amplitude de fusion en convergence et en divergence.

J. Mawas, ophtalmologiste français (1929 et 1930)

Étym. elle est inspirée d'un procédé très ancien : la tablette de Alhazen, mathématicien arabe (965-1038 ap. J.C.).

plaquettes (activation des) l.f.

platelet activation

Phénomène explosif qui intervient dans deux situations pathologiques au moins : d'une part celle de la coagulation et d'autre part celle des réactions allergiques.
Un facteur important de l'activation des plaquettes est le PAF.

→ PAF

plaquettes grises (syndrome des) l.m.

grey platelet syndrome

Maladie hémorragique, congénitale, rare, associant macro-thrombo-cytopénie, myélofibrose, splénomégalie; les plaquettes ont un aspect gris caractéristique au frottis sanguin par coloration de May Grünwald Giemsa.
Les signes caractéristiques incluent une thrombopénie, une tendance aux ecchymoses (pétéchies), des saignements prolongés et des épistaxis.
Les granules alpha sont les vésicules les plus nombreuses des plaquettes et stockent les protéines qui contribuent à l'adhésion et à la cicatrisation de celles-ci quand elles sont sécrétées durant l'activation plaquettaire.
Le diagnostic repose sur la clinique et l'absence ou la réduction significative des granules alpha en microscopie électronique.
L’affection est due à des mutations sur le gène NBEAL2. La transmission est autosomique récessive. Le pronostic est généralement bon pour les jeunes patients avec une thrombopénie modérée. Les patients avec un nombre de plaquettes inférieur à 30 GIGA/L sont à risque de saignements mettant en jeu le pronostic vital.
Il n'existe pas de traitement spécifique, seulement des mesures de prévention du risque hémorragique (par ex. transfusion de plaquettes avant une intervention chirurgicale)

W. A. Gahl, généticien américain, Meral Gunay-Aygun, pédiatre américaine (2011)

Réf. Orphanet, W. A. Gahl, généticien américain, Meral Gunay-Aygun, pédiatre américaine (2011)

→ NBEAL2

plaquettes sanguines l.f.

blood platelet

Cellule sanguine intervenant dans l'hémostase, issue du cytoplasme du mégacaryocyte et déversée dans les sinus médullaires avant de rejoindre le sang où sa durée de vie est de sept à dix jours.
La plaquette (sans noyau) comprend 1) une membrane riche en glycoprotéines importantes dans l'agrégation plaquettaire et des phospholipides qui se déplacent de l'intérieur vers l'extérieur au cours de l'activation plaquettaire. 2) un cytoplasme riche surtout en granules ou organelles alpha et d'autres denses aux électrons. Leur taille est de 2 à 3 mm, soit trois fois moins qu'un érythrocyte.

G. Bizzozero, médecin histologiste italien (1881)

Syn. thrombocyte.

plasma sanguin l.m.

plasma

Composant liquide du sang, non cellulaire, à différencier du sérum qui est la phase liquide exsudée après coagulation du sang, et qui contient toutes les protéines solubles du sang alors que le sérum a perdu les facteurs de coagulation après leur activation et que les activités enzymatiques ont altéré ou modifié de nombreux facteurs circulants.
Le plasma contient des protéines (environ 80 g/L), dont 3 à 4 g de fibrinogène, des ions minéraux (8 à 9 g/L), du glucose (1 g/L), de l'urée (0,3 g/L) et d'autres composés organiques divers (10 g/L), soit au total environ 100 g de matières solides dissoutes dans 1 000 g d'eau (10%).
Le plasma est utilisé en transfusion non plus comme solution de remplacement des pertes sanguines (alors associé à des transfusions de globules rouges), mais en cas de déficits en facteurs circulants que l'on ne possède pas sous forme purifiée ou synthétique. Il est donc essentiellement utilisé pour compenser certains déficits en facteurs de coagulation et les déficits complexes en cas de syndromes hémorragiques. Les formes transfusées sont au maximum sécurisées et maintenant viro-inactivées.

plasma séminal l.m.

seminal plasma

Partie liquidienne du sperme, dans laquelle se trouvent les spermatozoïdes en suspension.
Sécrété par l'épididyme, les vésicules séminales et la prostate, il contient des bases azotées, du fructose, des protéines et des prostaglandines.

plasmal n.m.

plasmal

Mélange d'aldéhydes (stéarique, palmitique, etc.) mis en évidence dans le cytoplasme cellulaire en le colorant en violet par le réactif de Schiff.

→ phosphatidal-choline

plasmalemme n.m.

plasma membrane

Membrane limitante externe d’une cellule animale, constituée d’une double couche de phospholipides, dont les pôles hydrophiles sont dirigés d’un côté vers le cytoplasme et de l’autre vers le milieu extracellulaire, et contenant des protéines capables de permettre des échanges entre l’extérieur et l’intérieur de la cellule.

Étym. gr. plasma : figure ; lemma : enveloppe.

Syn. membrane plasmique

plasmalogène n.m.

plasmalogen

Phospholipide mineur des tissus, et plus spécialement du tissu nerveux, dont l'hydrolyse libère des aldéhydes gras (plasmal).

→ acétalphosphatide

plasmapexine I . n.f.

plasmapexine I

Gamma-globuline du plasma humain capable de fixer l’histamine.

plasmaphérèse n.f.

plasmapheresis

1) Production, à des fins thérapeutiques différées, à partir d’échantillons de sang appropriés, de fractions de plasma réinjectable, conservées sous forme congelée, et de plasma destiné à un fractionnement industriel pour la fourniture ultérieure d’immunoglobulines, d’albumine et de facteurs de coagulation.
Tous ces produits sont considérés comme des médicaments et donc soumis à des règles strictes d’identification, de pureté et d’activité biologique.
2) Selon un objectif thérapeutique immédiat, pour traiter certaines hémopathies, élimination sélective de protéines anormales du sang circulant (myélome multiple, maladie de Waldenström) ou d’autoanticorps circulants (purpura thrombocytopénique idiopathique, syndrome de Goodpasture, myasthénie, certaines neuropathies périphériques).
Le plasma prélevé est remplacé par du plasma sain. On parle d’échanges plasmatiques.

Étym. du grec phérein : transporter, déplacer

→   échange plasmatique

plasmide n.m.

plasmid

Fragment d’ADN circulaire double brin (en dehors de la réplication), distinct du chromosome et capable de réplication autonome.
Certains plasmides contiennent un gène de transfert qui les rend aptes à passer d’une cellule bactérienne à l’autre par conjugaison (plasmides conjugatifs). Les plasmides sont répliqués par des enzymes de la bactérie parfois en un seul exemplaire par bactérie, parfois en de multiples exemplaires. Des plasmides artificiels sont biosynthétisés pour permettre l’insertion de gènes à partir de plasmides recombinés et de polynucléotides biosynthétiques présentant des sites de restriction bien disposés, appelés lieurs multisites(« polylinker »). Parmi les plus utilisés en biologie moléculaire, on connaît le plasmide pBR322 qui possède deux gènes de résistance l’un à l’ampicilline, l’autre à la tétracycline et les pUC18 ou 19 (plasmid of University of California) dans lesquels se trouvent un fragment d’opéron lac, un gène de résistance à l’ampicilline et un lieur multisite ayant les mêmes 13 sites de restriction que le phage M13.

[D1,Q1]

Édit. 2018 

plasmide amplifiable l.m.

amplifiable plasmid

Plasmide pouvant se répliquer quand la division de la cellule hôte est bloquée.

→ plasmide

[D1,Q1]

Édit. 2018 

plasmide auto-amplifiable l.m.

runaway plasmid

Plasmide dont la perturbation de son mécanisme de contrôle de la réplication aboutit à la production de milliers de copies par bactérie.
Chez certains plasmides, ce contrôle est thermosensible.

→ plasmide, plasmide amplifiable

[D1,Q1]

Édit. 2018 

plasmide auto-transférable l.m.

self-transmissible plasmid

→ plasmide, plasmide conjugatif

[D1,Q1]

Édit. 2018 

plasmide auto-transmissible l.m.

self-transmissible plasmid

→ plasmide, plasmide conjugatif

[D1,Q1]

Édit. 2018 

| page précédente | /2568 | page suivante