pityriasis rotunda l.m.
pityriasis rotunda
Maladie cutanée relativement fréquente en Extrême-Orient, caractérisée par des lésions ichtyosiformes, rondes, de quelques centimètres de diamètre et bien délimitées, apparaissant habituellement entre 25 et 45 ans puis persistant inchangées le reste de la vie.
Son étiologie et son traitement restent inconnus.
pityriasis rubra pilaire l.m.
pityriasis rubra pilaris
Affection dermatologique généralement chronique caractérisée par des papules cornées folliculaires, donnant une impression de râpe, des membres et du tronc, une hyperkératose du cuir chevelu, de la nuque, des coudes et des genoux, sous forme de placards érythématosquameux parfois psoriasiformes ou réalisant un aspect plâtreux, et une kératodermie palmoplantaire jaune orangé fissurée.
Suivant les caractères cliniques et l'évolution, elle est classée en quatre groupes, dont une forme aiguë fugace et non récidivante. L'étiologie est inconnue : facteur infectieux, transmission autosomique dominante? Le diagnostic repose sur la clinique, car l'image histopathologique, rarement caractéristique, permet surtout d'éliminer un psoriasis ou un lichen. Le traitement est à base d'émollients, de kératolytiques, de rétinoïdes et éventuellement de méthotrexate.
A. Devergie, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1854)
Étym. gr. pityriasis : dartre farineuse ; lat. rubra : rouge
Syn. lichen ruber acuminatus de Hebra et Kaposi (obsolète)
pityriasis simplex ou simple l.m.
pityriasis simplex, dandruff
Affection du cuir chevelu en général non prurigineuse caractérisée par une fine desquamation non inflammatoire de squames sèches appelées pellicules, qui sont gênantes par leur aspect disgracieux.
Il n'y a ni séborrhée, ni irritation associée.
pityriasis stéatoïde l.m. (obsolète)
Terme créé par Sabouraud correspondant en fait à la localisation au cuir chevelu d'une dermite séborrhéique.
Syn. pityriasis gras
pityriasis versicolor l.m.
pityriasis versicolor, tinea versicolor, tinea flava
Mycose cutanée opportuniste, bénigne mais inesthétique, due à une levure lipophile, Malassezia furfur.
La mycose réalise des taches cutanées de taille variable, dues à la coalescence de petites macules folliculaires, finement desquamatives après grattage. La couleur des lésions est variable : chamois ou café au lait sur peau claire, rose sur peau brune. Ces taches deviennent ensuite achromiques (pityriasis achromiant, surtout sur peau halée par le soleil). Il existe des formes localisées, diffuses et récidivantes (recrudescences saisonnières en début d’été).
Essentiellement clinique, le diagnostic peut être facilité par la recherche du « signe du copeau » (squames fines et molles se détachant facilement). En cas de nécessité, il peut être confirmé par application sur les lésions d’un ruban adhésif permettant de de visualiser au microscope les levures groupées en « grappes de raisin » ainsi que les filaments mycéliens (scotch-test),
Le diagnostic est fait par application sur les lésions d’un ruban adhésif transparent qui permet de visualiser au microscope optique les levures groupées en “grappes de raisin” et leur forme filamenteuse parasitaire retrouvée dans 100% des cas de pityriasis versicolore.
Le traitement par un antifongique actif est le plus souvent local, les formes récidivantes nécessitant toutefois un traitement systémique.
→ Malassezia furfur, malassezioses, scotch test
[Le champignon Malassezia furfur (autrefois dénommé Pityrosporum orbiculare ou P. ovale) appartenant à la flore saprophyte cutanée,est présent dans l’infundibulum des follicules pilosébacés. Ses spores sont capables de parasiter le stratum corneum lorsque]
pityrosporose n.f.
Maladie cutanée provoquée par la prolifération sur la peau de Malassezia furfur (autrefois dénommé Pityrosporum ovale), se manifestant par des plaques rouges, mal délimitées, recouvertes de squames grasses et peu prurigineuses, touchant surtout le visage, le cuir chevelu et l'espace médiothoracique, sous forme d'une dermite séborrhéique, et parfois le dos, réalisant alors une folliculite pityrosporique, ou les zones pileuses génitales.
Syn. malasseziose, pityriasis versicolor, dermite séborrhéique, eczéma séborrhéique
Pityrosporum orbiculare l.m.
Pityrosporum orbiculare
Ancienne dénomination de l’agent du pityriasis versicolor, remplacée par celle de Malassezia furfur.
Cette levure lipophile, de forme sphérique, appartenant à la flore cutanée normale, est présente notamment sur le cuir chevelu et la partie supérieure du tronc ainsi que dans les grands plis. Ses rapports avec la variété ovale ont été longtemps discutés.
→ Malassezia furfur, pityriasis versicolor, malassezioses
Pityrosporum ovale l.m.
Pityrosporum ovale
Ancienne dénomination de Malassezia furfur
Piussan-Maroteaux-Castroviejo (syndrome de) l.m.
Piussan-Maroteaux-Castroviejo syndrome
C. Piussan, P. Maroteaux, I. Castroviejo, B. Risbourg, pédiatres et généticiens français (1975)
pivampicilline n.f.
pivampicillin
Pénicilline semi-synthétique du groupe A, bactéricide, administrée par voie orale, ayant les propriétés et les indications de l’ampicilline.
PIVKA-II acr. angl. pour Protein Induced by Vitamin K Absence or Antagonist
Forme immature de de la prothrombine, synthétisée par le foie en l’absence de vitamine K ou lors de l’inhibition par un anti-vitamine K, la synthèse de prothrombine est inhibée.
La secrétion de PIVKA-II est augmentée dans le carcinome hépato-cellulaire. Son dosage plasmatique est proposé pour le diagnostic précoce et comme biomarqueur de récidive et de mauvais pronostic.
Syn. décarboxyprothrombine (DCP)
→ carcinome hépato-cellulaire, prothrombine, anti-vitamine K, vitamine K
pixel n.m.
pixel
Surface élémentaire (analogue à la case d’un échiquier) d'une image matricielle numérisée supposée homogène et représentée par une seule valeur numérique.
Le pixel sert d'unité de mesure à la définition d'une image : plus l’image comporte de pixels, plus sa définition n’est grande. Le nombre de pixels pour une même image diffère en fonction du support : lors d'un affichage, il dépend de l'espacement propre à l'écran, et lors d'une impression, il dépend de la qualité de l'imprimante et du grain du papier.
En scanographie et IRM, elle correspond à l'image d'un voxel. Par exemple, une matrice 256 x 256 est constituée de 2562= 65.536 pixels, répartis en 256 lignes et 256 colonnes.
Étym. angl. contraction de picture element
→ voxel, champ de reconstruction, numérisation, matrice
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
pK symbole
Logarithme de l'inverse de la constante de dissociation, K, d'un acide.
Un acide, AH, est une substance capable de libérer des protons, H+, selon la formule AH A- + H+, ce qui correspond, selon la loi d'action de masse, à l'équilibre des concentrations Ka = (A-) (H+)/AH.
De même une base, BOH, est capable de libérer des ions hydroxyles, OH-, selon la formule BOH B+ + OH-.
Une constante de dissociation, Kb, correspond à cet équilibre. Dans la pratique on note simplement pK .
Pour la dissociation d'un acide, on écrit l'équation sous forme logarithmique : pH = pKa + log (A-/AH)
L'application la plus importante de ces notions en physiopathologie est la dissociation de l'acide carbonique, H2CO3, en ions bicarbonate, HCO3-, et H+ ce qui donne l'équation d'Henderson-Hasselbalch réglant l'équilibre acide base de l'organisme. :
pH = pK + log (HCO3/aPCO2) dans laquelle a est le coefficient permettant de calculer H2CO3 à partir de PCO2
Dans les conditions normales, pK =6,1 PCO2 = 40mmHg et a = 0,03, ce qui fait 6,1+log10 26/40x0,03=7,4
Le pK est, en fait, le pK’ qui est la valeur théorique corrigée en fonction de la force ionique du milieu.
→ équilibre acide-base, Henderson-Hasselbalch (équation d'), pH
[C1]
Édit. 2019
PKB sigle pour protéine kinase B
[C1, C3]
Édit. 2019
PKD1 gene sigle angl. pour polycystic kidney disease, adult type I
Gène, situé sur le locus 16p13.3, codant la polycistine 1, une protéine membranaire impliquée dans des interactions cellule-cellule ou matrice-cellule.
La polycystine 1 interagit avec le réseau de filaments intermédiaires intracellulaires et est également considérée comme un composant des desmosomes des cellules épithéliales. La polycystine-1 interagit aussi avec la polycystine-2 (qui est un canal cationique) et toutes deux se localisent dans les cils primaires de l'épithélium rénal. Ces cils primaires détecteraient le mouvement du fluide à travers les tubules rénaux, et aideraient à maintenir leur taille et leur structure.
Des centaines des mutations dans le gène PKD1 ont été identifiées chez la plupart (85%) des personnes atteintes de polykystose rénale autosomique dominante (ADPKD), qui est le type le plus fréquent. Des délétions, insertions et mutations ponctuelles ont été décrites. La plupart des mutations aboutissent à une version tronquée et non fonctionnelle de la protéine. Cela nuirait à la fonction de signalisation de cette dernière, dans la cellule et dans les cils primaires, conduisant à une prolifération cellulaire anormale et à l’apparition des kystes.
Édit. 2017
Syn. TRPP1 (sigle. angl. pour transient receptor potential channel interacting, polycystic).
→ polykystose rénale autosomique dominante, polykystose rénale autosomique récessive
[M1,Q2]
PKD2 gene sigle angl. pour polycystin 2, transient receptor potential cation channel
Gène situé sur le locus 4q22.1 qui code la polycystine 2 présente dans les reins embryonnaires et dans plusieurs tissus adultes mais dont la fonction exacte est mal connue.
La polycystine 2 est un canal cationique intervenant dans le transport du calcium (Ca2+) dans l’épithélium rénal. Elle interagit avec la polycystine-1 et toutes deux se localisent dans les cils primaires. Ces cils primaires détecteraient le mouvement du fluide à travers les tubules rénaux, et aideraient à maintenir leur taille et leur structure.
Plus de 75 mutations du gène PKD2 ont été identifiées chez les malades atteints de polykystose rénale et sont à l’origine d’environ 15 % des formes autosomiques dominantes.
Syn. Pc-2, PKD4, polycystic kidney disease 2 (autosomal dominant), polycystin-2, TRPP2
→ polykystose rénale autosomique dominante, polykystose rénale autosomique récessive, polycystine 1, polycystine 2
[M1,Q2]
Édit. 2017
PKD3 gene sigle angl. pour polycystic kidney disease 3 (autosomal dominant)
Gène situé sur le locus 11q12.3, correspondant au gène GANAB qui code la sous-unité alpha catalytique de la glucosidase II, la sous-unité bêta étant codée par le gène PRKCSH.
L’enzyme glucosidase II permet l’hydrolyse des liaisons (glyc)osidiques. Elle se localise dans le réticulum endoplasmique et est requise pour la maturation et l’adressage à la membrane et aux cils cellulaires des Polycystines-1 et 2.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de polykystoses hépatiques et rénales. Muté dans certaines tumeurs du poumon.
→ GANAB gene, glucosidase alpha, polykystose rénale, polykystose hépatique
[M1,K1,L1,Q2]
Édit. 2017
PKR sigle f.
Syn. PRK pour
→ Kératectomie PhotoRéfractive
PL sigle pour ponction lombaire
[H1]
Édit. 2019
PLA sigle m. pour Antigène PLaquettaire
PLA
Antigène de groupe plaquettaire, associé à la glycoprotéine IIIa.
PLA2G6 gene sigle angl. pour phospholipase group VI
Gène localisé en 22q13.1, qui code pour l’enzyme A2 phospholipase qui agit sur le métabolisme des phospholipides et dont le rôle dans le maintien de l’intégrité des membrane cellulaires est important.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la dystrophie neuro-axonale infantile de Seitelberger et de dystrophie neuroaxonale infantile tardive Bernheimer-Seitelberger.
Syn. CaI-PLA2, calcium-independent phospholipase A2, cytosolic, calcium-independent phospholipase A2, GVI, INAD1, iPLA2, NBIA2, OTTHUMP00000028877, PA2G6_HUMAN, PARK14, patatin-like phospholipase domain containing 9, phospholipase A2, group VI, LA2, PNPLA9
→ Seitelberger (dystrophie neuroaxonale de), Bernheimer-Seitelberger (maladie de)
PLA2R1 sigle pour Phospholipase Receptor 1
PLA2R1 est un récepteur membranaire de la phospholipase A2 permettant l’internalisation de cette enzyme, ce qui permet sa dégradation.
Des anticorps dirigés contre cette protéine sont impliqués dans certaines formes de glomérulonéphrites extra-membraneuses.
→ phospholipase A2, glomérulonéphrite extramembraneuse
PLA2R sigle pour phospholipase A2 receptor
→ récepteur de phospholipase A2
[C1, C3, M1]
Édit. 2019
PLA2R sigle pour PhosphoLipase A2 Receptor
→ récepteur de phospholipase A2
[C1, C3, M1]
Édit. 2019
PLA2R sigle pour PhosphoLipase A2 Receptor
→ récepteur de phospholipase A2
[C1, C3, M1]
Édit. 2019