Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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PISI sigle angl. pour Palmar Intercalated Segmental Instability

→ VISI

pisi-pyramidale (incidence) l.f.

R. Garraud, chirurgien orthopédiste français (1938)

→ Garraud (incidence de)

pisiforme n.m.

os pisiforme (TA)

pisiform

Os médial de la première rangée des os du carpe situé sur la face antérieure du triquétrum.
Irrégulièrement arrondi il s’articule par sa face postérieure avec la face antérieure du triquétrum. Son bord latéral légèrement excavé en gouttière est en rapport avec l’artère ulnaire. Sa face antérieure donne insertion au muscle fléchisseur ulnaire du carpe et au muscle abducteur du petit doigt.

Syn. os pisiforme

pisser v. (fam.)

pass (to) his urine

→ uriner

pistolet (bruit de) l.m.

pistol shot

Bruit perçu à l’auscultation du cœur ou des gros vaisseaux.
Il est sourd et comparable à celui d’un coup de pistolet. Synchrone au pouls mésosystolique. Il est caractéristique des grandes insuffisances aortiques, et s’entend soit au niveau des artères fémorales, soit dans le 2e espace intercostal droit. Il semble dû à une brusque distension de l’aorte par l’onde systolique.

pistolet de Hodt l.m.

Hodt's gun

Instrument d'endocuriethérapie muni d'un chargeur de grains radioactifs (or 198) et d'un ressort permettant d'introduire grain par grain les grains radioactifs dans le volume tumoral.
N'est plus en usage du fait de la répartition aléatoire des grains et de l'absence de protection pour l'opérateur.

H. J. Hodt, médecin radiothérapeute britannique (1952)

Pit (cell) l.f.

Pit cell, liver associated lymphocyte
Cellule proche des grands lymphocytes granuleux du sang périphérique, située au contact des cellules de Küpffer et/ou de l'endothélium sinusoïdal et qui, par son activité lytique, participe aux mécanismes de défense contre les virus et les tumeurs, notamment les métastases.

Pitanguy (opération de) l.f.

Pitanguy’s operation

Méthode consistant en une résection de la partie inférieure de la glande mammaire et de son revêtement cutané, proposée dans le traitement de l'hyperplasie ou de la ptose mammaire, modifiant ainsi la technique de Strombeck.

I. Pitanguy, chirurgien plasticien brésilien (1961)

pitch l.m.

pitch

En scanographie hélicoïdale, rapport entre le pas de l'hélice p et l'épaisseur nominale de coupe (pitch = P/En).
Si, comme c'est généralement le cas, la rotation de 360° du tube se fait en 1 seconde, la table se déplaçant de 1 cm/s. (pas de l'hélice p = 1) et que l'épaisseur nominale de coupe En = 1 cm, le pitch est égal à 1. Si la rotation du tube se fait en 2 secondes, la table se déplaçant toujours de 1 cm/s (pas de l'hélice p = 2) avec En de 1 cm, le pitch devient égal à 2. La notion de pitch donne une idée de l'étirement de l'hélice, donc de la longueur du volume exploré pendant un temps donné.

pithiatisme n.m.

pithiatism

Ensemble de troubles "qu'il est possible... de reproduire par suggestion... chez certains sujets et de faire disparaître sous l'influence exclusive de la persuasion" (J. Babinski).
Cet auteur s'éloigne ainsi de la "grande névrose" et de son assimilation à l'hypnose. Bien que, selon lui, il s'agisse d'un état psychique et non de nature organique (J.M. Charcot), il rejette les facteurs affectifs.
En fait, comme le soulignait déjà H. Bernheim à Nancy, la suggestion dépasse largement le cadre de l'hystérie. D'autre part, à l'évidence, compte tenu des développements psychogénétiques, notamment psychodynamiques, cette conception est trop restrictive. Enfin, des rapprochements entre hystérie et hypnose sont de nouveau opérés avec, par exemple, la notion de "troubles dissociatifs (de conversion)", qui fait suite à de nombreuses autres (état hypnoïde de J. Breuer, rétrécissement du champ de conscience, de P. Janet, etc.).

J. Babinski, membre de l’Académie de médecine ( I901), J-M. Charcot, membre de l’Académie de médecine (1825-1893), P. Janet (1859-1947), neurologues français; H. Bernhein, neurologue français (1891) ; J. Breuer, médecin interniste et philosophe autrichien (1842-1925)

Étym. gr. peithô : persuasion,  iatos : guérissable

→ effet de suggestion, névrose, hypnose, hystérie (histoire de l'), conversion

[H3]

Édit. 2019

pitocine n.f.

pitocin

Ocytocine purifiée.

Pitres (aphasie amnésique de) l.f.

Pitres' amnesic aphasia

A. Pitres, médecin interniste et neuropsychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1898)

→ aphasie amnésique

pitressine n.f.

Syn. vasopressine, hormone antidiurétique

→ hormone antidiurétique, vasopressine

[C2, K4, O4, M1]

Édit. 2020

Pitt-Hopkins (syndrome de) l.m.

Pitt-Hopkins syndrome

Malformations congénitales comportant une dysmorphie craniofaciale, un retard de croissance, des troubles psychomoteurs sévères, des crises d’hyperventilation suivies d’apnée et des anomalies distales des membres.
Sont constatés : microcéphalie, nez busqué, macrostomie, lèvres épaisses, l’inférieure étant   éversée, dents écartées, strabisme, hypertélorisme, myopie, taille petite, doigts et orteils déformés, pieds creux, hypotonie, retard et troubles de la marche, déficit intellectuel profond, parfois épilepsie, pli palmaire unique dans deux tiers des cas. Les crises d’hyperventilation surviennent dans la journée  parfois provoquées par une émotion et sont suivies d’une apnée avec cyanose. Des anomalies cérébrales sont constatées à l’IRM.
L’affection, autosomique dominante,  survient le plus souvent de novo ; elle est liée à une atteinte chromosomique  en 18q21. 2 par mutation, microdélétion ou translocation. Le gène en cause TCF4 code pour  un facteur de transcription jouant un rôle dans le développement du système nerveux et le cerveau.

D. B. Pitt et I. J. Hopkins, pédiatres australiens (1978)

→ TCF4 gene

Pitt-Hopkins-like (syndrome) l.m.

Pitt-Hopkins-like syndrome

Tableau clinique comparable à celui du syndrome de Pitt-Hopkins : dysmorphie craniofaciale, retard mental sévère, troubles du langage et crises d’hyperventilation suivies d’apnée.
Deux formes de transmission autosomique récessive sont décrites selon le gène en cause :
- Pitt-Hopkins-like 1, associant une épilepsie aux troubles neuropsychiatriques,  est dû à une mutation du gène CNTNAP2, locus en 2p16.3, codant pour la protéine CASPR2 facteur de transcription intervenant dans les connexions synaptiques et particulièrement dans l’acquisition du langage et le développement de la parole.
- Pitt-Hopkins-like 2, pouvant évoluer vers la schizophrénie, est dû à une mutation ou délétion du gène NRXN1, locus en 2p16.3, agissant également sur le fonctionnement synaptique.

Christiane Zweier, médecin généticienne allemande (2009)

→ Pitt-Rogers-Danks (syndrome de), épilepsie, schizophrénie

[H1, H3, I2, J1, K1, K2, M2, O1, Q3]

Édit. 2019

Pitt-Rogers-Danks (syndrome de) l.m.

Pitt syndrome

Syndrome associant nanisme, visage typique et microcéphalie.
La microcéphalie s’accompagne d’un nez en bec d'oiseau, d’une macrostomie ; l’arc de cupidon est absent, la fente palpébrale d'inclinaison mongoloïde, avec télécanthus,  buphtalmie et parfois colobome et myopie. Les dermatoglyphes sont anormaux. La taille est petite, le retard de croissance débute en intra-utérin. Il existe un retard psychomoteur important  avec des troubles du comportement. L’affection, autosomique récessive (MIM 262350),  est due à une microdélétion en 4p16.3. locus très voisin ou débordant même celui du syndrome de Wolf-Hirschhorn ; les deux affections paraissent les phénotypes liés à la même délétion chromosomique.

D. B. Pitt, J.G. Rogers et  D. M. Danks,  pédiatres et généticiens australiens (1984)

→ Wolf-Hirschhorn (syndrome de)

pituitaire adj.

1) la tige qui relie la neuro-hypophyse à l’hypothalamus.
2) la muqueuse qui tapisse la cavité nasale et les sinus de la face.
Par abus de langage est utilisé comme substantif pour « muqueuse pituitaire » c’est-à-dire « tunique muqueuse du nez ».

→ neuro-hypophyse, hypothalamus

[A1, O4, P1]

Édit. 2018

pityriasis n.m.

pityriasis

Terme désignant une desquamation de la peau à squames petites, fines, grisâtres.
Le pityriasis du cuir chevelu, ou pityriasis capitis, correspond à l'état pelliculaire avec ses variétés stéatoïde et amiantacée. Ce terme se retrouve dans quelques affections particulières : pityriasis rosé de Gibert, pityriasis versicolor, pityriasis rubra pilaire, pityriasis lichenoides chronica.

pityriasis alba l.m.

pityriasis alba
Lésion cutanée banale chez l'enfant, siégeant surtout au visage, représentée par une tache hypo- ou achromique à délimitation floue faisant suite, éventuellement après une exposition solaire, à une macule érythémateuse finement squameuse, surtout visible sur peau hâlée ou pigmentée.
Elle peut être due à de nombreuses causes telles que eczéma subaigu, eczématides, psoriasis, dermatophytie, dermite orthoergique, voire impétigo. L'examen histologique montre de la spongiose avec exosérose et exocytose et fuite du pigment. Ce type de dyschromie ne doit pas être confondu avec d'autres hypochromies : vitiligo, pityriasis versicolor achromiant, lèpre, etc.

Étym. gr. pituron : son ; lat. albus : blanc

Syn. eczématide achromiante, dartre achromiante (fam.)

pityriasis amiantacea l.m.

→ fausse teigne amiantacée

pityriasis capitis l.m.

pityriasis capitis
Hyperkératose non inflammatoire du cuir chevelu, provoquée par une levure saprophyte, Malassezia furfur, en général peu prurigineuse, génératrice de nombreuses pellicules gênantes par leur aspect disgracieux.
Le pityriasis capitis est habituellement considéré comme une forme particulière de la dermite séborrhéique, affectant spécifiquement le cuir chevelu.
La sévérité de l’état pelliculaire est le plus souvent en rapport avec la densité de la levure saprophyte, sans toutefois qu’une relation de causalité soit formellement démontrée.

pityriasis gras l.m.

→ pityriasis stéatoïde

pityriasis lichénoïde chronique l.m.

pityriasis lichenoides chronica, chronic pityriasis lichenoides
Forme chronique du pityriasis lichénoïde, c'est-à-dire du parapsoriasis en gouttes, correspondant à une dermatose inflammatoire d'origine inconnue touchant enfants et adultes jeunes, caractérisée par des poussées multiples et récidivantes de papules qui sont d'abord érythémateuses et lisses et se recouvrent ensuite d'une squame qui se détache d'un bloc, « en pain à cacheter », puis disparaissent; l'éruption, polymorphe, comporte des lésions d'âge différent et a une disposition bigarrée.
L'examen histologique met en évidence une parakératose, une exocytose d'éléments mononucléés avec de l'exosérose et un infiltrat inflammatoire dermique de densité modérée plus ou moins périvasculaire ; des hématies peuvent également se retrouver dans l'épiderme.

Syn. parapsoriasis en gouttes chronique

→ parapsoriasis en gouttes

pityriasis lichénoïde varioliforme aigu l.m.

acute varioliform pityria lichenoides

Forme aiguë rare de pityriasis lichénoïde, habituellement observée chez l'enfant, correspondant à une éruption à début brutal faite de papules qui deviennent nécrotiques ou croûteuses puis s'ulcèrent et dont la cicatrisation peut prendre un aspect varioliforme.
L'évolution, plus courte que celle des formes chroniques, dure quelques semaines, voire quelque mois. Il existe des formes suraiguës fébriles. L'image histologique est superposable à celle du pityriasis lichénoïde chronique, mais est plus marquée, avec, notamment, une réelle vascularite qui constitue probablement la lésion élémentaire.

Syn. parapsoriasis varioliforme de Mucha-Habermann

Sigle  : PLEVA

pityriasis rosé de Gibert l.m.

Gibert’s pityriasis rosea

Dermatose bénigne, fréquente dans le jeune âge, souvent saisonnière, débutant par une plaque unique d'assez grande taille, en médaillon, suivie par une éruption descendante, pas ou peu prurigineuse, prédominant sur le tronc, souvent étendue, faite de nombreux éléments ovalaires érythémateux et finement squameux, le tout régressant en environ deux mois et ne récidivant pas.
On suppose qu'il est d'origine virale.

C. M. Gibert, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1860)

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