Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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pintide n.f.

Lésion cutanée de la phase secondaire de la pinta survenant quelques mois ou années après les placards primaires sous forme de taches érythémateuses, achromiques ou pigmentées souvent squameuses, disséminées sur le corps et asymétriques.

→ pinta

Pinto (mal del) l.m.

→ pinta

PIO sigle f. pour Pression IntraOculaire

pioglitazone , n.m.

Médicament de la classe de la thiazolidinedione actif comme hypoglycémiant dans le traitement du diabète sucré. Cependant cette molécule a, de plus, un effet antitumoral inhibiteur de la croissance cellulaire dans différents types de cancers humains et de certaines leucémies.
Des essais cliniques récents ont montré l’efficacité du pioglitazone en combinaison de la tyrosine kinase dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique en vue de l’éradication des cellules leucémiques.

S. Prost, médecin français (2015)

→ leucémie myéloïde chronique, diabète sucré

piolet (pied en) l.m.

→ pied convexe valgus congénital

pipelle de Cornier l.f.

Cornier's pipelle

Cathéter à usage unique fenêtré à l'une de ses extrémités, conçu pour réaliser des prélèvements histologiques de l'endomètre.

E. Cornier, gynécologue obstétricien français (1984)

Piper (forceps de) l.m.

Piper’s forceps

Forceps dont les manches présentent une courbure dirigée vers le bas, permettant l'extraction de la tête fœtale au cours de l'accouchement en présentation du siège.

E. B. Piper, gynécologue américain (1881-1935)

pipéracilline n.f.

piperacillin

Antibiotique de la famille des pénicillines, utilisé, en association au tazobactam, inhibiteur de bêtalactamases, dans le traitement des infections bactériennes graves, en milieu hospitalier, à l’exception des méningites.

pipérazine n.f.

piperazine

Diéthyléne-diamine cyclique.
Médicament vermifuge jadis prescrit (hydrate de pipérazine) pour le traitement des verminoses intestinales et qui n’est plus guère utilisé.

pipette Pasteur l.f.

Pasteur’s pipette

Tube de verre obturé par un tampon de coton cardé à une extrémité, étiré à l'autre et stérilisé, utilisé pour les transferts aseptiques de liquides et les ensemencements de cultures en milieu liquide.

pipobroman n.m.

Agent alkylant, dérivé de l'acide méthane sulfonique qui agit en altérant la granulocytopoïèse de la lignée myéloïde.
Le pipobroman est utilisé dans le traitement de la maladie de Vaquez.

→ Vaquez (maladie de)

piqûre d'hyménoptère l.f.

hymenopteron sting

Piqûre d'insectes à ailes membraneuses tels les abeilles, bourdons, guêpes, Cleroderma domestica (aspect de grosse fourmi), les frelons, les guêpes et les abeilles africaines (Apis mellifera scutellata) qui sont les plus dangereux : une seule piqûre peut être mortelle.
Le venin est hémotoxique, avec atteinte de l'endothélium vasculaire pouvant entraîner des troubles rénaux et neurotoxiques. La dose mortelle de venin d'abeille est de l'ordre de 4 mg/kg environ. La gravité de l'envenimation dépend surtout du lieu d'inoculation et du nombre de piqûres : les piqûres mortelles d'abeilles sont habituellement causées par un essaim, il en est de même des piqûres répétées linéaires de Cleroderma.
Les piqûres dans la bouche ou le larynx provoquent un œdème de la glotte causant une dyspnée qui peut être grave. Celles dans une veine entraînent un œdème pulmonaire, un œdème cérébro-méningé et un collapsus. La sensibilité individuelle intervient : chez des sujets sensibilisés ou allergiques, une nouvelle piqûre peut donner un choc anaphylactique ou un rash allergique : une seule piqûre peut provoquer un urticaire généralisé ou donner des signes respiratoires. Si les piqûres se répètent à quelques semaines d'intervalle un choc anaphylactique peut s'observer. Mais on connaît aussi des phénomènes d'accoutumance chez les apiculteurs.
On observe habituellement une brûlure au point de piqûre, un érythème puis un œdème. Des signes généraux apparaissent parfois (rash, fièvre, adénopathies, myalgies). Dans les formes les plus graves, la gêne respiratoire peut nécessiter l'assistance respiratoire. Une céphalée, de l'agitation, un syndrome méningé, un coma voire des crises convulsives, signent un œdème cérébral.
Outre les traitements de réanimation s'il y a lieu, une immunothérapie antivenimeuse est possible, elle a même été préconisée de façon préventive.

Étym. gr. humên : membrane ; pteron : aile

→ envenimation, hyménoptères

[D4]

Édit. 2015

piqûre d'insecte l.f.

insect bite

Perforation de la peau par un insecte soit par un dard, soit par ses pièces buccales.
Les piqûres d’insectes sont prurigineuses en raison de la salive injectée.
Chez certains insectes, les orthorraphes (moustiques, p. ex), seules les femelles piquent et sont hématophages car le sang leur est indispensable pour la formation de leurs œufs. D’autres insectes sont hématophages dans les deux sexes (poux, puces, punaises).

piqûre d'insecte (granulome par) l.f.

→ granulome par piqûre d'insecte

piqûre de cône l.f.

conus sting

Envenimation résultant de la piqûre par un cône, mollusque univalve de la famille des Conidæ.
Les vivent principalement dans les eaux peu profondes des côtes tropicales des océans Indo-Pacifique et Atlantique. Ils sont très recherchés pour leurs belles couleurs et les dessins variés de leur coquille en forme de cône. Ils sont carnivores et possèdent une dent venimeuse creuse reliée à l'orifice du conduit de la glande venimeuse pharyngée et qu'ils plantent dans la chair de leurs proies pour lui injecter un venin comprenant des toxines dont plusieurs sont paralysantes. Très douloureuses, les piqûres de cônes, surtout des espèces de grande taille généralement piscivores, peuvent être mortelles pour l'homme, surtout pour l'enfant.
Il existe un peu plus de 600 espèces de Conidæ, qu'on classe en piscivores, malacophages et vermivores, selon la nature de leur proies. Les piscivores sont les plus dangereux car leur venin, surtout celui du Conus geographus, est actif sur les vertébrés. Mais d'autres espèces peuvent aussi être dangereuses, voire mortelles, comme Conus textile (malacophage), C. marmoreus, C. litteratus, C. magus, C. striatus, C. omaria, C. aulicus.
Les venins des cônes comprennent un mélange de conotoxines (une centaine pour chaque espèce) qui ont des actions et des sites spécifiques différents.
En général les piqûres des Conidæ produisent une vive douleur et des réactions inflammatoires locales. Dans les formes graves, comme celles consécutives à la piqure du Conus geographus, il se produit d'abord une paralysie spastique par tétanisation des muscles, puis, quarante minutes à cinq heures après la piqûre, une paralysie flasque, avec diplopie et troubles de l'élocution, comparable à une curarisation : elles peuvent entraîner la mort par asphyxie (paralysie du diaphragme) d'où l'importance de la mise en œuvre d'une ventilation assistée. Il n'existe aucun antidote spécifique ; glucocorticoïdes et anti-histaminiques sont sans effet.

→ conotoxine, envenimation

[D2]

Édit. 2015

piqûre de scorpion l.f.

scorpion sting, scorpion envenomation

La piqûre par un scorpion peut être accompagnée d’injection de venin, entraînant alors une envenimation scorpionique.
Les scorpions sont des Arachnides actifs la nuit, surtout nombreux dans les régions chaudes et sèches. Leur queue est pourvue d’un aiguillon relié à une glande à venin. La piqûre ne s’accompagne pas toujours d’une injection de venin.
On connaît quelque 1.500 espèces de scorpions, toutes venimeuses. Les espèces les plus dangereuses, potentiellement mortelles, appartiennent surtout à la famille des Buthidés : Androctonus mauretanicus, A. australis, Buthus occitanus, Leiurus quinquestriatus, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, B. occitanus, L. quinquestriatus, Hottentota sp. ou Parabutus sp. en Afrique sub-saharienne ; en Amérique, il s’agit surtout d’espèces des genres Centruroides ou Tityus. En France, les quelques espèces de scorpions présentes (dont B. occitanus) ne sont pas considérées comme dangereuses.
La composition du venin varie selon les espèces : il contient surtout des neurotoxines (polypeptides inhibiteurs de canaux ioniques). L’envenimation scorpionique se manifeste par une douleur vive, des signes inflammatoires locaux (œdème parfois suivi d’escarre), des signes généraux (nausées, vertiges, frissons,), des troubles respiratoires (œdème, dyspnée, cyanose), cardiovasculaires (troubles du rythme, hypotension, collapsus, choc), neurologiques (paresthésies, convulsions, spasme de la glotte, parfois atteinte de la conscience). Dans les cas les plus graves, l’évolution peut se faire vers un coma et parfois la mort. Les piqûres sont généralement plus graves chez l’enfant.
L’incidence annuelle des envenimations scorpioniques est très variable suivant les régions : elle peut atteindre 2.000 piqûres p. 100.000 habitants au Mexique. Au total, l’incidence globale serait de l’ordre de 1,2 à 1,5 millions de piqûres, avec 3.000 à 3.500 décès.
Le recours au sérum antivenimeux, lorsqu’il existe, doit toujours être associé au traitement symptomatique (traitement de l’œdème aigu pulmonaire ou du choc cardiogénique notamment).

→ envenimation, venin, sérum antivenimeux

piqûre de tique l.f.

tick bite

Dilacération par une tique des tissus de l'hôte à l’aide des pièces buccales dont certaines ont une forme de harpon.
Les tiques ne piquent pas à proprement parler.
L’ablation d’une tique impose donc certaines précautions pour ne pas laisser en place le rostre de l’arthropode qui peut être le point de départ de surinfections ou d’un granulome à corps étranger.

→ tique

pirbutérol n.m.

Le pirbutérol est un bronchodilatateur agoniste des récepteurs bêta-adrénergiques possédant une action plus sélective sur les récepteurs bêta2.
Il stimule les récepteurs bêta2 adrénergiques du muscle lisse bronchique et assure ainsi une bronchodilatation rapide, significative en quelques minutes et de courte durée (4 à 6 heures). Le pirbutérol est utilisé sous forme d’aérosol, seul ou en association, à partir de l’âge de 12 ans dans la prise en charge de l’asthme comme traitement préventif et de fond, et des bronchopneumopathies chroniques obstructives.

Pirenella n.f.

Pirenella

Mollusque hôte-intermédiaire de Heterophye s heterophyes.

Étym. nom générique.

pirfénidone n.m.

Immunosuppresseur aux propriétés antifibrotiques et anti-inflammatoires par réduction de la prolifération fibroblastique, utilisé dans le traitement de la fibrose pulmonaire idiopathique.

→ fibrose pulmonaire idiopathique

[K1,G5]

Édit. 2017

piribédil n.m.

piribedil

Agoniste dopaminergique non dérivé de l'ergot de seigle, utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson où il aurait une certaine action sur le tremblement.

Piroplasma n.m.

Piroplasma

Ancienne dénomination (abandonnée) de Babesia.

piroplasmose n.f.

babesiosis

Infestions par des Babesia.
Terme abandonné (obsolète)

→ babésiose

Pirquet (réaction de von) l.f.

Cutiréaction.

C. von Pirquet, pédiatre et immunologiste autrichien (1907)

piscine n.f.

Bassin artificiel destiné à la pratique de la baignade et de la natation.
Cette pratique peut avoir une fonction de loisir, de sport ou de rééducation fonctionnelle.
L’usage d’une piscine suppose l’existence et le fonctionnement adaptés d’équipements hydrauliques, de traitement des eaux, d’entretien. Ils concourent à une bonne hygiène de l’eau de piscine et des locaux. Ce type d’installation fait l’objet de contrôles sanitaires de la part des agents du ministère chargé de la santé ou des services communaux d’hygiène et de santé.

→ eau de piscine, plage

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