phototrichogramme n.m.
phototrichogram
Technique utilisée dans l'étude des alopécies permettant de mesurer les 3 paramètres fondamentaux de la pousse du cheveu que sont la densité totale par unité de surface, le pourcentage de cheveux anagènes et la vitesse de pousse.
Le phototrichogramme est réalisé sur une zone fixe du cuir chevelu de 0,36 à 1 cm2 : les cheveux y sont rasés avant une première macrophotographie permettant le comptage des cheveux totaux; une deuxième macrophotographie faite 48 heures plus tard permet ensuite de différencier les cheveux anagènes ayant poussé des cheveux télogènes n'ayant pas poussé.
Étym. gr. phôs, phôtos : lumière ; thrix, trikhos : cheveu ; gramma : ligne, tracé
phototrophe adj.
phototroph
Se dit d'un organisme qui utilise la lumière comme source d'énergie pour ses synthèses.
phototropisme n.m.
phototropism
Réaction d'orientation d'un végétal ou d'un animal immobilisé, s'effectuant soit dans la direction d'une source de lumière (phototropisme positif), soit dans la direction opposée (phototropisme négatif).
→ tropisme
phototype n.m.
phototype
Ensemble des critères cliniques permettant de déterminer la photosensibilité et le degré de photoprotection d'un sujet.
Parmi les différents critères proposés on en retient en général cinq : la carnation (blanche, claire, mate, noire), l'existence ou non d'éphélides, le risque de coup de soleil lors des premières expositions, la pigmentation acquise (nulle, claire, foncée, noire), la notion d'éventuel coup de soleil après un bronzage acquis. La combinaison de ces cinq critères permet de calculer un score correspondant au phototype, qui est alors noté de I à VI. Sa valeur permet de classer les individus selon leur photosensibilité et donc leur pouvoir de photoprotection, notamment vis-à-vis de la photocarcinogénèse, ainsi que de déterminer en photothérapie et en photochimiothérapie les doses d'attaque et de progression en irradiation ultraviolette.
php adj et n.m.
pharmacophore
Molécule ou région d’une molécule dont l’activité biologique possède un effet thérapeutique.
[G5]
Édit. 2017
phragmospore n.f.
Syn. fuseau (mycologie)
phrénicectomie n.f.
phrenicectomy
Section ou résection cervicale du nerf phrénique destinée à paralyser le diaphragme pour entraîner son ascension et une réduction fonctionelle respiratoire.
Pratiquée dans le cadre de la collapsothérapie, elle n’a plus actuellement d’indication.
phrénocardie n.f. (obsolète)
phrenocardia
Névrose du cœur avec douleurs précordiales, troubles du rythme respiratoire, et palpitations avec instabilité du pouls.
phrénologie n.f.
phrenology
Doctrine selon laquelle certains penchants, sentiments et facultés intellectuelles, utilisés en synergie ou opposition, pourraient être reconnus par la morphologie crânienne.
Celle-ci serait, en effet, déterminée par la conformation extérieure du cerveau, donc du manteau cortical et de la structure fasciculée de l'encéphale. Ainsi se faisait jour la notion d'hétérogénéité cérébrale, quelles que soient les reformulations sur le fonctionnement du système nerveux central intervenues ensuite.
Doctrine introduite sous le terme de « cranioscopie » par F.J. Gall. C'est à T. Forster, naturaliste britannique, disciple de Gall qu'est dû le nom de phrénologie.
F.J. Gall, neuroanatomiste allemand (1758-1828); T. Forster, naturaliste britanniquel(1789-1860).
Étym. gr. phrên : esprit, et logos : discours
[D2]
Édit. 2018
phrénosine n.f.
phrenosin
Le plus abondant des cérébrosides du cerveau, constitué de galactose, sphingosine et acide cérébronique (O-1-Galactosyl-N-cérébronylsphingosine).
Il est dextrogyre et peut être séparé des autres cérébrosides (cérasine, nervone, etc.) grâce à la moindre solubilité dans les mélanges acides acétique-chloroforme.
phrénotomie n.f.
phrenotomy
Ouverture du diaphragme par incision chirurgicale, habituellement à partir de la cavité thoracique.
Cette incision peut être radiée ou circulaire périphérique, dans ce cas elle ménage mieux l'innervation du muscle.
phrynodermie n.f.
phrynoderma
Maladie cutanée touchant plus volontiers l'enfant malnutri, caractérisée par une hyperkératose folliculaire des coudes, des hanches, des fesses, probablement multifactorielle avec notamment des carences en vitamines A ou du groupe B.
Étym. gr. phrunos : crapaud ; derma : peau
PHS sigle f.
→ pneumopathie d'hypersensibilité
phtiriase n.f.
phtiriasis, pediculation, crabs, pediculosis pubis
Parasitisme par des Phtirius, caractérisé par un prurit intense dans la région pubienne, avec des lésions de grattage plus ou moins importantes.
Des parasites adultes et des lentes sont retrouvés sur les poils pubiens. Exceptionnelle chez l’enfant, cette parasitose est alors localisée aux cils (dont le diamètre, comme celui des poils pubiens inexistants chez l’enfant, permet la fixation des parasites) et s’accompagne souvent de blépharite.
Étym. gr. phteir : pou
Syn. pédiculose
→ morpion, pédiculose, pou
phtiriase palpébrale l.f.
phtiriasis palpebrarum
phtiriase pubienne l.f.
pubic phtiriasis
Dermatose provoquée par la présence de poux, Pediculus inguinalis, sur les poils pubiens, qui se caractérise par un prurit et des lésions de grattage.
Phtirius inguinalis (ou pubis)
Phthirus inguinalis (pubis)
Variété de pou vivant dans les poils du pubis et du périnée et parfois les sourcils, responsable de la phtiriase.
Syn. pou du pubis, morpion
→ phtiriase, pédiculose, pou
Phtirius pubis
Phtirius pubis
Insecte anoploure, grossièrement ovalaire, de 1 à 2 mm.
Ses pattes pourvues de pinces lui permettent de se fixer, mais seulement à des poils de gros diamètre (poils thoraciques, axillaires, pubiens et, chez les enfants, cils ou sourcils). Sa présence provoque la phtiriase, essentiellement marquée par un prurit intense dans la région pubienne, avec présence de Phtirius et de lentes accrochés aux poils. Chez les enfants, les Phtirius sont fréquemment responsables de blépharites.
phtisie n.f.
phthisis
Tuberculose pulmonaire (obsolète).
phtisiologie n.f.
phthisiology
Étude de la tuberculose.
phtyse du globe oculaire l.f.
phtisis bulbi
État final d'un œil frappé d'un traumatisme grave ou d'une inflammation prolongée, la réduction de taille du globe s'accompagne d'importantes modifications dégénératives et cicatricielles intraoculaires, l'involution oculaire étant source d'une rétraction sclérale.
phycomycète n.m.
phycomycose n.f.
phycomycose sous-cutanée l.f.
subcutaneous phycomycosis
Infection fongique provoquée par Basidiobolus ranarum.
Ce champignon, présent sur les végétaux en décomposition et dans le sol, est un saprophyte de l’intestin de batraciens et de reptiles. Les cas humains proviennent d’Afrique tropicale (surtout Nigéria et Ouganda), d’Asie du sud-est et du Brésil. L’inoculation pourrait être traumatique ou par piqûre d’insectes. La mycose touche plus souvent les enfants et les adolescents que les adultes. Elle se présente comme une cellulite inflammatoire réalisant une masse sous-cutanée unique, indolore, infiltrant une fesse ou une cuisse, plus rarement la racine du membre supérieur, le cou, la face ou le tronc. L’extension est locale, sans atteinte osseuse. L’aspect histologique est très évocateur du diagnostic par la présence, au sein d’un granulome, de filaments fongiques larges, non septés, entourés d’un manchon hyalin éosinophile bien visible par la coloration au PAS. La fibrose est importante en périphérie. La confirmation est apportée par l’isolement en culture du champignon.
Étym. gr. phucos : algue ; muke : champignon
Syn. basidiobolomycose
phycotoxine n.f.
phycotoxin
Substance toxique produite le plus souvent par des Dinoflagellés (Dinophytes), protistes marins ou dulçaquicoles parfois assimilés à des algues unicellulaires planctoniques.
Les phycotoxines sont généralement des neurotoxines ou des entérotoxines. Ingérées par des poissons, des mollusques et des crustacés, elles peuvent contaminer la chaîne alimentaire jusqu’à l’Homme et provoquer de graves intoxications : syndromes digestifs (diarrhées, vomissements survenant quelques heures après l'ingestion de coquillages), syndromes neurologiques (paralysies du visage ou des membres, parfois des muscles respiratoires), des troubles cutanés et surtout la ciguatera (ichtyosarcotoxisme).
[D2]
Édit. 2017