score n.angl. m.
En médecine, compte des points obtenus en appliquant une grille conventionnelle pour chiffrer une situation clinique.
En obstétrique et en neurologie, différents scores sont utilisés pour quantifier le degré d’éveil d’un nouveau-né (score d’Apgar) ou la profondeur d’un coma (scores de Bicêtre, de Glasgow, de Raymond Poincaré).
En réanimation, les scores de gravité sont employés pour mesurer la probabilité de survie hospitalière du patient. Cependant, il est préférable d’utiliser le terme « indice de gravité ».
Étym. angl. score : procédé de comptage par entailles faites sur un bâton
sécrétion lactée l.f.
milk secretion
Produit des cellules spécialisées de la glande mammaire qui élaborent, à partir de leur propre substance ou de matériaux prélevés électivement dans le sang, des produits qu'elles excrètent pour servir à la nutrition du nouveau
L'excrétion est provoquée lors de la tétée et induite par une préparation hormonale de la glande durant toute la grossesse.
Étym. lat. secretio : séparation, émission
sensibilisation n.f.
sensitization, priming
Phénomène immunologique par lequel un être vivant acquiert la capacité de réagir d’une manière particulière lors du contact avec un agent physique, chimique ou biologique qui constitue un antigène.
La sensibilisation est à l’origine de réactions générales (choc, fièvre…) ou locales (urticaire, eczéma, purpura…).
L’agent biologique, ou antigène, provoque une prolifération de lymphocytes T et B à mémoire responsables des réactions secondaires à un nouveau contact avec lui. La sensibilisation est active quand elle est produite soit par un contact naturel, spontané, avec un antigène soit par une injection de celui-ci, suivis dans les deux cas par la production d’anticorps. La sensibilisation est dite passive quand elle est secondaire à l’administration d’anticorps provenant de donneurs immunisés.
→ antigène, sensibilisation passive, sensibilité, sensibilité croisée, immunisation, immunisation passive, allergie, hypersensibilité, anaphylaxie, sensibilisation passive
séquence CUBE™ en IRM l.f.
CUBE séquence
Séquence IRM 3D FSE à pondération T1, T2 ou FLAIR qui utilise un train d’échos élevé, une modération de l’angle de bascule et un nouveau type d’imagerie parallèle appelé ARC (Autocalibrating Reconstruction for Cartesian imaging).
Cette séquence 3D, composée de pixels de très petite taille, permet des reconstructions secondaires dans tous les plans de l’espace et est de plus en plus utilisée en imagerie cérébrale et musculosquelettique.
→ acquisitions parallèles en IRM
[B2,B3]
Édit. 2018
sexopathe délinquant l.m.
offender with pathologic sexuality
Personnalité située, dans une perspective psychodynamique, à l'extrême d'un continuum intriquant sexe et éléments affectifs et dont la conduite souvent répétitive a une fonction défensive contre une désorganisation plus accentuée de l'être.
Ce désir jamais assouvi est connoté par une impuissance à articuler le sexe avec autrui dans la vie relationnelle. La victime n'est pas considérée en tant que personne.
Reflets, ici comme ailleurs, des valeurs et des interdits actuels du groupe, les articles 222.2 et 222.33 de l'actuel code pénal n'apportent pas de point nouveau, sauf pour le harcèlement sexuel. Ces sujets représentent anviron 12% de la population carcérale, qui les rejette très souvent.
Après une étape diagnostique (état psychotique, pathologie de la personnalité ou d'ordre purement sexuel, voire absence de trouble psychique, etc.), celle du traitement fait discuter notamment les chimiothérapies, toujours assez peu connues, et/ou les psychothérapies, pas tellement mieux répertoriées.
L'application judiciaire de peines incompressibles de trente ans aux crimes et délits sexuels graves nécessite des programmes de soins au long cours adaptés pour ces détenus souvent multirécidivistes, qui ne demandent une aide que dans 10 à 15% des cas. La question du suivi à la sortie de prison se pose également. En fait, l'essentiel reste à faire.
La nécessité s'impose d'une bonne articulation entre médecins, magistrats, autres professions ou institutions intéressées, sans confusion entre sanction et soins. Un projet de loi s'attache à intégrer ces soins dans une peine ambigüe de suivi médicosocial prononcée au jugement. Les psychiatres doivent être vigilants sur ce plan. Sinon, ils pourraient se trouver responsables des échecs.
→ agresseur sexuel (chimiothérapie, psychothérapie d'un)
signe de la double bulle l.m.
double bubble sign
Clarté constatée sur un cliché thoraco-abdominal d'un nouveau-né qui correspond à la distension hydro-aérique de l'estomac et de la première portion du duodénum.
Sans autre examen, en particulier baryté, elle signe l'obstruction duodénale et constitue une indication chirurgicale.
Silverman (indice de) l.m.
Silverman’s index
Indice permettant d'évaluer l'importance et l'allure évolutive d'une détresse respiratoire d'un nouveau-né à partir de données cliniques simples.
On retient 5 paramètres, cotés chacun de 0 à 2 selon leur intensité : à l'inspiration, creusement souscostal, creusement intercostal, extériorisation de l’appendice xyphoïde, dilatation des narines ; à l'expiration, gémissements. Il y a détresse respiratoire lorsque le total est supérieur ou égal à 2 ; l'évaluation répétitive permet de surveiller l'évolution.
Cet indice n'est valable que dans les tout premiers jours de la vie.
W. Silverman, pédiatre américain (1956)
sinus longitudinal supérieur (ponction du) l.m.
puncture of the sinus longitudinalis superior
Chez le nouveau-né et le nourrisson seulement, le sinus longitudinal supérieur assure le drainage du sang veineux du cortex.
Il est facilement abordable sous la dure-mère et assure une voie d'abord exceptionnelle, à réserver aux situations d'extrême urgence pour traiter l'hypovolémie aigüe d'une déshydratation majeure ou d'une hémorragie, ou encore lors de la prise en charge d'un arrêt circulatoire.
Le sinus est abordé par une aiguille à biseau court ou par un cathéter court, en suivant un trajet antéropostérieur. Un soin particulier doit être apporté à la technique, à la fixation de l'aiguille ou du cathéter et à la surveillance de l'écoulement, pour ne pas risquer de provoquer un épanchement sous-dural par déchirure de la paroi du sinus. Dès qu'une hémodynamique suffisante est rétablie, cette voie doit être abandonnée et remplacée par une autre moins dangereuse.
soins sans consentement l.m.p.
Soins psychiatriques sur décision d’un représentant de l’Etat (SDRE), précédemment dénommés hospitalisation d’office selon la loi de 1838, successivement modifiée en 1990 et le 5 juillet 2011.
Cette modalité d’hospitalisation est décidée par arrêté préfectoral. Sa mise en œuvre requiert le constat de troubles mentaux susceptibles de porter atteinte à la sûreté des personnes, ou de façon grave à l’ordre public, avec impossibilité pour le patient de consentir aux soins et nécessité d’une surveillance médicale constante ou régulière. Ceci doit être attesté par un certificat médical qui peut être rédigé par tout médecin, à la condition qu’il n’exerce pas dans l’établissement d’accueil.
En cas de danger immédiat pour la sureté des personnes (attestée par un certificat médical), le maire ( ou le commissaire de police à Paris) arrête toutes mesures provisoires nécessaires face à une personne dont le comportement est sous-tendu par des troubles mentaux manifestes : dans les 24 heures il en réfère au Préfet qui statue sous forme d’un arrêté au plus tard dans les 48 heures.
Dans les 24 heures et à nouveau dans les 72 heures suivant l’admission d’un patient en SDRE un psychiatre de l’établissement confirme ou non la nécessité de soins psychiatriques.
Au terme des 72 heures un psychiatre doit indiquer le type de prise en charge proposé : poursuite de l’hospitalisation ou entrée dans un programme de soins alternatif (ambulatoire ou en hospitalisation à temps partiel). Par la suite des certificats médicaux mensuels doivent justifier l’éventuelle poursuite de la mesure de contrainte aux soins, rendue effective par des arrêtés préfectoraux, initialement pour trois mois, puis pour des périodes de six mois maximum, renouvelables.
Le Juge des libertés et de la détention (JLD) est en charge d’un contrôle de l’hospitalisation sans consentement avant la fin des douze premiers jours et tous les six mois ensuite sous la forme d’une audience publique (audition du patient ou de son représentant). Il peut confirmer ou annuler la mesure contraignante en cours.
La demande de levée de l’hospitalisation en SDRE, le plus souvent avec programme de soins ambulatoires, est faite par certificat médical adressé au Préfet. En cas de désaccord de celui-ci, le directeur de l’établissement psychiatrique demande immédiatement un second avis psychiatrique (rendu sous 72 heures). Si ce second avis est conforme au premier, le Préfet doit lever la contrainte (nouvel arrêté) ; sinon il peut la maintenir, le directeur de l'établissement devra alors saisir le JLD pour demander la levée de contrainte.
Le JLD peut être sollicité à toute étape du processus de soins sans consentement. Il peut demander un avis expertal et ordonner la main levée de l’hospitalisation complète avec établissement d’un programme de soins alternatifs à l’hospitalisation complète.
Pour les patients placés en soins sur SDRE suite à une décision d’irresponsabilité pénale ou pour ceux placés en « Unité pour malades difficiles » toute modification des soins sous contrainte (levée de la contrainte ou passage de l’hospitalisation complète à un programme de soins alternatifs) doit recevoir l’avis d’un collège pluridisciplinaire de l’établissement (transmis au Préfet et au JLD). Deux expertises indépendantes doivent être concordantes pour valider la demande de levée de l’hospitalisation complète.
souffrance fœtale l.f.
fœtal distress
État qui se manifeste chaque fois que le fœtus est victime d'une insuffisance importante ou pro
La souffrance fœtale aigüe, contemporaine de l'accouchement, peut compliquer une souffrance chronique.
La souffrance fœtale chronique s'observe le plus souvent au cours d'une toxémie gravidique lorsqu'il y a implantation basse du placenta et en cas de malformation utérine ou de misère physiologique maternelle. Elle entraîne une hypotrophie fœtale qui peut être considérable et désastreuse lorsqu'il y a un retard de développement du système nerveux. Le nouveau-né possédant alors peu de réserves énergétiques, le risque d'hypoglycémie est important.
La souffrance fœtale aigüe s'observe chaque fois que les échanges respiratoires et métaboliques ont été entravés, voire abolis, p. ex. au moment de la naissance. La cause peut être un hématome rétro-placentaire, un placenta prævia très hémorragique, un collapsus ou une hypoxie chez la mère, une procidence du cordon, des difficultés lors de l'extraction, une hypertonie utérine spontanée ou provoquée par les ocytociques : beaucoup d'enfants naissent alors en état de mort apparente. Pendant l'extraction, des signes peuvent annoncer une souffrance aigüe : ce sont, par ordre chronologique, une accélération de la fréquence cardiaque du fœtus, puis une bradycardie et enfin l'expulsion de méconium dans le liquide amniotique. L'asphyxie provoque des mouvements respiratoires prématurés du fœtus qui inhale alors ce liquide : il en résulte un effet délétère sur ses alvéoles. Si le liquide est chargé de méconium la situation est plus grave car il y a inhalation de corps étrangers particulièrement visqueux et obstructifs.
En cas de souffrance fœtale, on constate à la naissance une hypoxie profonde, une acidose métabolique majeure avec souvent une forte hyperlactacidémie. Le score d'Apgar est très bas. Une attention particulière doit alors être portée au risque d'hypoglycémie.
→ Apgar (score d'), hématome rétro-placentaire, mort apparente du nouveau-né, placenta prævia, toxémie gravidique, retard de croissance intra-utérin, hypotrophie fœtale,
sphérocytose héréditaire l.f.
hereditary spherocytosis
Forme la plus fréquente d’anémie hémolytique congénitale avec ictère néonatal précoce, due à une séquestration pathologique dans la rate des hématies dont la forme est sphérique et le volume augmenté à cause d’une perméabilité anormale au sel et à l’eau.
Sa prévalence varie de 1/2000 à 1/5000 naissances en fonction des populations. Les deux sexes sont également affectés. La transmission est de type
Le défaut essentiel réside dans la forme anormale des hématies, qui sont des micro
L'
Le nombre de hématies est à peine réduit, sauf en période de poussée. Les constantes hématologiques indiquent que l'anémie est
La microsphérocytose est l’élément principal de l’examen cytologique : beaucoup d’hématies (mais non toutes) ont un diamètre globulaire très petit (6,0 - 7,2 microns au lieu de 7,5) et sont intensément colorées, sans présenter l'éclaircissement central habituel (à cause de la perte de la forme biconcave). Comme les
La
La sphérocytose héréditaire est en général une maladie bénigne compatible avec une espérance de vie à peu près normale. Des complications peuvent survenir : crises d’hyperhémolyse, blocage médullaire suite à une infection à parvovirus, lithiase biliaire par calcul pigmentaire.
Le terme "sphérocytose héréditaire" recouvre en fait des maladies différentes sur les plans clinique, génétique et moléculaire. Le phénotype clinique est variable depuis les formes d’hémolyse gravissime du nouveau-né jusqu’aux formes inapparentes. Les deux tiers des sphérocytoses héréditaires ont une transmission héréditaire dominante; les sujets malades sont hétérozygotes pour la maladie: l’état homozygote serait incompatible avec la survie fœtale. Un tiers des cas répondent à une hérédité récessive. Les supports moléculaires de la maladie se situent sur différentes protéines de la membrane des globules rouges: chaînes alpha et bêta de la spectrine, ankyrine, canal des anions (bande 3), protéine 4.2. Les caractéristiques communes aux différentes formes de sphérocytoses sont: la présence de sphérocytes dans le sang, une sensibilité accrue à l’hémolyse hypotonique, un piégeage splénique préférentiel des hématies marquées par un radio-isotope, l’efficacité de la splénectomie.
Syn. maladie de Minkowski-Chauffard, microsphérocytose
O. Minkowski, médecin interniste et physiologiste allemand (1900); A. Chauffard, médecin interniste français, membre de l’Académie de Médecine (1908)
spina bifida l.m.
spina bifida
Malformation, souvent familiale, de la colonne vertébrale, généralement localisée à la région lombosacrée, plus rarement dorsale et exceptionnellement cervicale, caractérisée par l’absence de soudure de l’arc postérieur.
Tous les degrés de gravité sont possibles, de la forme occulta à la forme aperta, c’est à dire depuis l’anomalie occulte sans traduction clinique, simple découverte radiologique, jusqu’à la malformation du système nerveux avec hernie de l’enveloppe méningée, soit seule (méningocèle) soit avec la moelle épinière (myéloméningocèle), responsable d’une paraplégie ou d’un syndrome de la queue de cheval. Malformation congénitale la plus fréquente (1/1 000 nouveau-nés vivants), elle est particulièrement présente dans les pays celtes (Bretagne, Angleterre, Irlande), où elle peut atteindre 6/1 000. L’ingestion préconceptionnelle d’acide folique semble en réduire l’incidence. L’intervention neurochirur
Étym. lat. spina : épine
→ anencéphalie, dysraphie, méningocèle, méningomyélocèle, rachischisis, neurovessie, neurovessie
staphylococcie pleuropulmonaire de l'enfant l.f.
infant's pleuro-pulmonary staphylococcia
Abcès staphylococciques des poumons chez l'enfant.
L'infection touche avec prédilection le nourrisson et les anciens prématurés ou les jeunes enfants hypotrophiques, malnutris ou convalescents d'une infection virale. Le germe initial peut avoir été apporté par un membre de l’environnement familial ou de la collectivité porteur d’une lésion staphylococcique ouverte. Il peut aussi s’agir de la résurgence d’une contamination néonatale (conjonctivite, omphalite, abcès du sein de la mère).
Qu'il soit apporté par voie sanguine ou bronchique, le staphylocoque provoque des lésions purulentes du parenchyme pulmonaire qui détruisent les parois alvéolaires. Du fait de l’élasticité du poumon adjacent, les lésions prennent une allure bulleuse et les abcès sous-corticaux peuvent éroder la plèvre viscérale, ce qui entraîne alors la constitution d’un pyopneumothorax. Ces foyers pulmonaires peuvent provoquer la formation d’autres lésions disséminées ou induire des effets généraux graves par l’action des toxines microbiennes.
Dans les 2/3 des cas, la maladie se présente comme une bronchopneumonie fébrile et dyspnéisante ; mais un ballonnement abdominal, des signes toxiques, des foyers perceptibles au niveau du thorax ou un pneumothorax attirent l'attention. Le début peut être trompeur, simuler une urgence abdominale ou prendre l'aspect dramatique d'un choc septique avec apnée inaugurale et asphyxie catastrophique. La radiographie est évocatrice quand elle montre des bulles au sein d'opacités mal systématisées, surtout s'il y a un pneumothorax avec du liquide ; mais elle peut ne montrer qu'un foyer parenchymateux banal ou même être presque normale. Tout épanchement pleural, même modeste, impose la ponction pleurale exploratrice, qui permettra l'identification du germe responsable.
Les éléments de gravité sont le très jeune âge (80% de mortalité chez le nouveau-né), la prématurité ou une malnutrition, un aspect toxique intense, la bilatéralité des lésions, une neutro
L'hospitalisation en réanimation s'impose : la ventilation mécanique est souvent nécessaire ainsi que des drainages pleuraux multiples et prolongés. L'antibiothérapie est à entreprendre d'urgence : jusqu'à preuve du contraire, il faut miser sur un staphylocoque méthicilline-résistant et commencer par deux, voire trois antibiotiques en contrôlant le pouvoir bactéricide du sérum. Un traitement antibiotique complémentaire doit être prolongé pendant au moins quatre semaines. Une bonne nutrition, l'équilibration humorale, l'emploi d'immunoglobulines, la correction d'une anémie, sont des adjuvants indispensables.
En règle, malgré des lésions parfois très inquiétantes, la récupération peut être complète, après de longues et graves péripéties.
Étym. gr. staphulos : grain de raisin ; kokkos : grain
stérilité secondaire l.f.
secondary infertility
Incapacité à concevoir à nouveau pour un couple dans lequel une grossesse est dejà survenue, ne serait-ce qu’une fausse couche, une interruption volontaire de grossesse ou une grossesse extra-utérine.
streptococcie n.f.
streptococcia
Infection provoquée par un streptocoque.
Les infections qu’il provoque varient beaucoup selon les espèces. Ainsi, les streptocoques bêta-hémolytiques des groupes A, C et G sont responsables d’angines aigües, de la scarlatine, d’infections cutanées, de dermohypodermites aigües et de bactériémies, alors que les streptocoques des groupes D et H et les streptocoques ingroupables le sont d’endocardites subaigües et les streptocoques du groupe B d’infections néonatales.
Sa présence dans le vagin au cours de l'accouchement fait courir au nouveau-né un risque d'infection, de pneumonie, de septicémie ou de méningite. Il est donc fréquemment recherché au cours de la grossesse, dans les semaines qui précèdent la naissance. S'il est identifié, un traitement antibiotique est proposé pour la mère, soit systématiquement, soit plutôt en présence de risques supplémentaires d'infection néonatale tels qu’ une rupture prolongée des membranes de l'œuf, ou de la fièvre pendant le travail.
stridor n.m.
stridor
Bruit laryngé inspiratoire à type de cornage survenant chez le nouveau-né et le nourrisson.
Il est lié à une souplesse anormale du vestibule laryngé qui vibre à l’inspiration profonde. Son évolution est habituellement favorable avec guérison entre 18 mois et 2 ans. Dans certains cas rares, il peut être en rapport avec un rétrécissement du larynx.
Étym. lat. stridor : sifflement
Syn. stridor laryngé congénital
succion n.f.
suction, aspiration, sucking
Aspiration dans la bouche à travers les lèvres serrées, le plus souvent d’un liquide.
L’induction de ce mouvement aspiratif par réflexe archaïque fait partie de l’examen neurologique du nouveau-né.
suçoir de lamproie l.m.
« tumefied lips »
Tuméfaction transitoire des lèvres d'un nouveau-né accouché par la face.
suppression-burst angl.
Caractère électroencéphalographique comportant deux éléments : des bouffées de complexes de pointes-ondes aigües, ondes lentes irrégulières et arythmiques ("bursts"), séparées par des périodes de tracé microvolté, presque inactif, pendant 3 à 10 secondes ("suppression").
Initialement décrit chez les adultes en coma barbiturique, puis chez l'enfant dans les suites d'un arrêt cardiorespiratoire, puis chez le nouveau-né victime d'une souffrance aigüe à la naissance, ce type de grapho-éléments est rencontré dans un certain nombre de syndromes épileptiques néonataux (encéphalopathie myoclonique précoce, notamment).
surfactant n.m.
surfactant
Substance qui forme un film à la surface des alvéoles pulmonaires et les empêche d’être collabées en fin d’expiration.
Ce film diminue la tension superficielle quand les alvéoles rétrécissent et l’augmente quand ils s’élargissent. Il est constitué de phospholipides saturés, comme la dipalmityl-lécithine, associés à une protéine. Il est sécrété par les pneumocytes granuleux dits de type II, déjà au cours de la vie intra-utérine, à partir du sixième mois de la gestation. En son absence, le nouveau-né présente une détresse respiratoire avec formation d’une membrane hyaline.
→ surfactant pulmonaire, surfactant artificiel, pneumocyte, membrane hyaline
surfactant pulmonaire n.m.
surfactant, surface active agent
En physiologie respiratoire, ensemble complexe de phospholipides saturés et de protéines formant un film qui tapisse les alvéoles pulmonaires et, jouant un rôle essentiel dans leur tensioactivité, les empêche d'être collabées en fin d'expiration.
Apparaissant vers le sixième mois de la vie fœtale, cette substance, sécrétée par les pneumocytes granuleux dits de type II, n’est produite en quantité suffisante qu’à partir de la fin du huitième mois. Elle diminue la tension superficielle quand les alvéoles se rétrécissent et l'augmente quand elles s'élargissent. Constituée de phospholipides saturés, comme la dipalmityl-lécithine, associés à une protéine, elle s’oppose à la transsudation de fluide du capillaire pulmonaire vers la lumière alvéolaire.
En l’absence de ce film, le nouveau-né, habituellement prématuré, présente une détresse repiratoire due à la formation de membranes hyalines (maladie des membranes hyalines).
Fabriqué artificiellement, ce film est insufflé, avec efficacité, dans les bronches des prématurés atteints de maladie respiratoire néonatale.
R.E. Pattle, physiologiste britannique (1958)
Étym. angl. contraction de surface active tension
→ tensioactif, membrane hyaline, pneumocyte
syncope blanche l.f.
severe neonatal distress, blackout
Mort apparente du nouveau-né sans activité cardiaque.
syncope bleue l.f.
neonatal distress, blackout
Mort apparente du nouveau-né qui conserve toute
syndrome de Chapple l.m.
Chapple's syndrome
Parésie ou paralysie faciale unilatérale associée à une paralysie de la corde vocale et/ou des muscles de la déglutition du côté opposé, chez le nouveau-né.
Syndrome dû à une lésion du nerf laryngé supérieur ou du nerf récurrent par hyperflexion latérale de la tête in utero. Celle-ci entraîne une compression du nerf contre l'os hyoïde ou contre le cartilage cricoïde.
C. C. Chapple, pédiatre américain (1956)
[H1,O3]
syndrome de sevrage l.m.
substance withdrawal syndrome, weaning syndrome
Ensemble des troubles somatiques consécutifs à la suppression brusque du toxique chez un sujet en état de dépendance physique (alcoolique ou héroïnomane, p.ex.) spécifique à chaque type de toxicomanie.
En l’absence de dépendance physique (cocaïne notamment), un état intense et obsédant de manque peut être observé, avec recherche impérieuse du produit.
Chez l'héroïnomane, douze heures environ après la dernière administration de la drogue, surviennent bâillements, larmoiement, mydriase, rhinorrhée, sueurs, anxiété et piloérection, puis, dans les vingt quatre heures, contractions musculaires, irritabilité, insomnie, anorexie, nausées, myalgies, frissons et crampes abdominales. Vers le troisième jour, vomissements, diarrhée, déshydratation, tachycardie, hypertension artérielle traduisent l'acmé des troubles. Ceux-ci régresseront en huit jours, avec persistance d'insomnie, d'anxiété, auxquelles s'adjoint un état d'asthénie et d'aboulie de durée variable. Chez l'héroïnomane très intoxiqué, le pronostic vital peut être engagé.. Chez le grand alcoolique, ce syndrome est souvent grave.
Le mécanisme du sevrage à l'héroïne comporte deux volets :
- cette substance diminue la transmission noradrénergique et entraîne une hypersensibilité des récepteurs postsynaptiques : lors du sevrage, la libération brusque de noradrénaline provoque un excès de libération noradrénergique ;
- l'héroïne occupe les récepteurs opiacés et freine la libération d'endorphines : lors du sevrage, on observe un déficit temporaire en opiacés et une hypersensibilité de désuétude des récepteurs.
Ce syndrome peut affecter le nouveau-né de mère toxicomane puisque certains toxiques traversent le placenta.
Syn. ét at de privation ou de manque