prodrome n m.
prodroma
Signe avant coureur d’une maladie.
protéinorachie n.f.
proteinorrhachia
Présence de protéines dans le liquide cérébrospinal.
La protéinorachie, normalement de 0,22 g d'albumine et de 0,067 g/L de globulines, s'élève dans de nombreuses affections du système nerveux central ; au-delà de 0,3 g/L elle est un signe de compression médullaire ou de méningite. Physiologiquement, on peut en trouver 1 g par litre chez le nouveau-né, celui-ci présentant une perméabilité méningée plus grande. La présence de protéines, même en faible quantité, prouve que le liquide céphalorachidien n'est pas seulement un simple dialysat plasmatique, mais qu'il intervient aussi dans la formation d'autres phénomènes, parmi lesquels une sécrétion de la part des plexus choroïdes aurait un rôle majeur. Le tracé électrophorétique normal du liquide céphalorachidien rappelle celui du plasma, à la différence près qu'il ne contient pas de fibrinogène. Les hyperprotéinorachies, notamment l'hypergammaprotéinorachie, s'observent essentiellement au cours des méningites (quelle qu'en soit la cause), de la compression médullaire, du mal de Pott, de la polyradiculonévrite curable, de la sclérose en plaques, etc.
prurit rénal l.m.
renal pruritus
Prurit diffus secondaire à une insuffisance rénale chronique.
Le prurit est un signe classique d'insuffisance rénale avancée; son mécanisme est sans doute multifactoriel. Certains cas sont améliorés par la dialyse mais d'autres non.
pseudomigraine n.f.
pseudomigrain, PMP syndrome
Forme particulière de céphalée, d'origine virale possible.
Elle est caractérisée par : un ou plusieurs épisodes de céphalée diffuse ou hémicrânienne ; une association à des signes neurologiques transitoires et l'absence de tout signe ou symptôme entre les épisodes ; un état fébrile inconstant ; la disparition complète de la symptomatologie en deux mois ; la négativité des explorations neurologiques ; une pléiocytose lymphocytaire aseptique dans le LCR.
pterygium poplité de Trélat l.m.
Trélat’s popliteal pterygium
Repli cutané des creux poplités associé à une palmure intercrurale (signe majeur).
Il existe de nombreuses formes avec plusieurs types de transmission et pour les yeux soudure palpébrale plus ou moins marquée (ankyblépharon). De nombreuses autres anomalies associées peuvent être observées selon les formes, telles que microdontie, fente labiopalatine, agénésie des incisives centrales et latérales (si le prémaxillaire est hypoplasique), syndactylies, scoliose, anhidrose et anomalies génito-urinaires. L’affection est autosomique dominante.
U. Trélat, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1869)
Syn. ptérygion poplité
→ ptérygion poplité récessif et dominant
pyélite striée l.f.
pyelitis striata
Au cours d'une urographie intraveineuse, image de plissement linéaire du bassinet pouvant se prolonger sur l'uretère.
Elle traduit un œdème de la muqueuse d'origine congestive. Chez l'enfant, elle peut être un signe indirect de reflux vésico-urétéral.
pyrimidine-5'-nucléotidase (déficit en) l.m.
pyrimidine-5'-nucleotidase deficiency
Cause d'une anémie hémolytique régénérative, congénitale ou acquise, habituellement modérée.
Son signe biologique pathognomonique est l'accumulation d'ARN incomplètement dégradé dans le cytoplasme formant des ponctuations basophiles caractéristiques. La pyrimidine-5' nucléotidase est spécifiquement inhibée par les métaux lourds comme le plomb. Son déficit serait à l'origine de certains désordres hématologiques du saturnisme.
pyurie n.f.
pyuria
Présence de pus dans l'urine.
La pyurie est authentifiée par la présence dans l'urine de leucocytes altérés en grand nombre. C'est le signe de toutes les infections de la voie excrétrice urinaire, haut et bas appareil. S'y ajoutent le ou les germes responsables ; mais il existe des pyuries aseptiques.
→ pyurie aseptique, sédiment urinaire
queue du sourcil (signe de la) l.m.
Dépilation de l'extrémité externe des sourcils observée dans l'hypothyroïdie, assez voisine de l'alopécie sourcilière de la syphilis secondaire qui réalise le classique « signe de l'omnibus de Fournier».
J. A. Fournier, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1832-1914)
→ hypothyroïdie, syphilis secondaire, signe de l'omnibus
rabot (signe du) l.m.
plane sign
Frottement douloureux de la rotule sur la trochlée, recherché sur un malade en décubitus dorsal, genou relâché.
Ce signe s'observe dans l'arthrose fémororotulienne manifestée par un syndrome rotulien uni ou bilatéral.
2°- Sur une radiographie gastroduodénale, aspect en double contour, comme raboté, du bord interne du cadre duodénal, en faveur d'une lésion pancréatique.
R. A. Guttmann, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1932)
Syn. rabotage (aspect de), signe de Gutmann
→ fémoropatellaire (syndrome), patella
radicaux libres l.m.p.
free radicals
Atomes ou molécules possédant un électron libre non apparié, ou "célibataire", sur leur orbite externe et qui, parce qu'instables, sont habituellement très réactifs.
Ils sont symbolisés chimiquement par un point ou un signe - en haut et à droite (p. ex : radical hydroxyle OH., superoxyde O2-).
Dans les systèmes biologiques, les principaux radicaux libres sont dérivés de l'oxygène moléculaire; il s'agit notamment du radical superoxyde (O2-) et du radical hydroxyle (OH.), formé à partir du précédent, et du peroxyde d'hydrogène. Ils doivent réagir avec un autre radical libre pour former un composé stable à nombre pair d'électrons ; leur durée de vie est extrêmement brève.
Les radicaux libres interviennent dans certains processus physiologiques, tels que la cascade arachidonique, et sont générés en faible quantité au cours du métabolisme oxydatif normal (chaine respiratoire mitochondriale) et peuvent alors être neutralisés par les systèmes de défense de l’organisme (antiradicaux libres).
Ils peuvent cependant être produits en plus grande quantité lors d'agressions externes, soit de manière bénéfique, comme dans la lutte antimicrobienne, soit de manière préjudiciable à l'organisme. Ces composés, produits entre autres au cours de l'anoxie tissulaire et de certains métabolismes, sont hautement dangereux pour la cellule par leur capacité à se lier en particulier aux lipides insaturés des membranes cellulaires, déclenchant des phénomènes de lipoperoxydation en partie à l'origine de l'extension des lésions ischémiques. En déterminant des réactions en chaîne, ils sont alors susceptibles de désorganiser, voire détruire des constituants cellulaires essentiels (membranes, enzymes, acides nucléiques, etc.). Ces conditions du “stress oxydant” seraient en cause dans le déterminisme physiopathologique des lésions observées dans de nombreuses circonstances : vieillissement, apoptose, maladies neurodégé
radiculocordonal postérieur (syndrome) l.m.
posterior root and funiculus syndrome
Sémiologie liée à une lésion portant primitivement sur une racine rachidienne postérieure et se prolongeant dans les cordons postérieurs de la moelle.
Réalisée notamment dans le tabès, elle comporte l'association :
- de troubles cordonaux postérieurs avec de riches paresthésies de type et de topographie fort variés. Le signe de Lhermitte, sensation de décharge électrique lors de la flexion de la nuque, traduit aussi bien des lésions cordonales postérieures intrinsèques (comme dans la sclérose en plaques) qu'une compression extramédullaire. L'examen montre surtout des troubles de la sensibilité discriminative (sens de la position des orteils, voire des segments de membre, sensibilité au diapason), qui peuvent s'accompagner d'astéréognosie, et aussi de signes ataxiques aggravés voire révélés par l'occlusion des yeux ;
- de troubles radiculaires postérieurs, à type d'aréflexie, de douleurs fulgurantes, de crises viscérales, de troubles trophiques, enfin d'anesthésie de quelques bandes cutanées de topographie radiculaire plus ou moins limitée et d'analgésie des structures profondes (pincement des tendons et des masses musculaires, pression du testicule).
rappel (bruit de) l.m. (obs.)
double shock-sound
Signe d’auscultation du cœur.
C’est un bruit qui évoque, selon les descriptions, le rappel du tambour ou le ressaut du marteau sur l’enclume. Il est causé par une modification du rythme cardiaque avec un dédoublement du 2ème bruit, ou l’adjonction d’un 3ème bruit.
réalité n.f.
reality
1. Ensemble des objets dotés de l’extériorité, d’une consistance et d’une permanence suffisantes, qui s’offrent à l’exploration physique et psychique du sujet, indépendamment de celui-ci.
2. Terme employé en psychanalyse pour désigner non seulement les résultats de cette exploration, mais aussi l’imaginaire et les fantasmes.
3. Selon J. Lacan, forme aménagée (par l’écran du fantasme) du monde extérieur et qui fait que le sujet n’est pas confronté directement au réel. La rencontre traumatique signe l’échec de cet aménagement.
→ principe de réalité, réel, traumatisme psychique
recouvrement du hile (signe de) l.m.
hilum overlapping sign
En radiologie pulmonaire, visibilité des branches de l'artère pulmonaire gauche à plus d'un centimètre en dedans du bord médiastinal gauche qui traduit la présence probable d'une tumeur médiastinale antérieure.
Corollaire du signe de la convergence du hile.
→ convergence du hile (signe de la)
référentiel n.m.
frame of reference
Critère externe de jugement de la présence ou non d’un signe ou d’une maladie.
P. ex. dans une étude sur la valeur de la scanographie dans le diagnostic de métastases hépatiques, critère de jugement sur lequel on a fait le diagnostic de métastase et d’absence de métastases hors scanographie.
Syn. standard de référence externe
[E1]
Édit. 2020
réflexe crémastérien l.m.
cremasteric reflex
Contraction du muscle crémastérien avec rétraction de la bourse homolatérale obtenue, à l'état normal, par l'excitation cutanée de la face interne de la cuisse au niveau de son tiers supérieur.
Ce réflexe explore la moelle sacrée. C’est surtout un signe fidèle de lésions de la voie pyramidale.
[H1,N1]
réflexes cutanés abdominaux l.m.p.
abdominal reflexes
Réflexes recherchés par stimulation superficielle des téguments de la paroi abdominale de dehors en dedans ce qui, à l'état normal, suscite une contraction limitée des muscles sous-jacents.
Trois niveaux sont distingués de chaque côté : supérieur, correspondant aux métamères D6-D8, moyen à D8-D10, inférieur à D10-D12.
L'abolition d'un réflexe cutané peut provenir de la rupture de l'arc réflexe. En fait, l'abolition de réflexes cutanés abdominaux est surtout un signe fidèle de lésions de la voie pyramidale.
réflexe cutané plantaire l.m.
plantar reflex
Réflexe cutané faisant intervenir les muscles fléchisseurs plantaires, le mucle long fléchisseur de l’hallux et le nerf ischiatique (nerf fibulaire commun) qui correspond aux racines de S1 et S2.
Il est recherché par stimulation cutanée avec une pointe mousse, du bord externe du pied vers le 5e orteil, le sujet étant en décubitus dorsal, jambes en semiflexion.
La réponse normale est une flexion du gros orteil. Son extension lente (à différencier d'une réaction de retrait) constitue le signe de Babinski, qui permet d'affirmer l'existence d'une lésion du faisceau pyramidal.
réflexe pupillaire l.m.
pupillary reflex
Ensemble de la réactivité réflexe de la pupille à la lumière (réflexe photomoteur), à la vision de près, à la douleur, ou à toute autre excitation sensorielle (auditive ou tactile en particulier).
La réaction pupillaire à la vision de près est une syncinésie qui comporte l'association au myosis qui dépend de la vision de près, de l'accommodation et de la convergence. Ces trois éléments sont sous la dépendance du nerf oculomoteur (IIIe paire crânienne).
Dans le signe d'Argyll-Robertson, caractérisé par des pupilles petites, irrégulières et inégales, le réflexe photomoteur est aboli alors que la contraction s'effectue en accommodation-convergence.
D. M. C. Argyll-Robertson, ophtalmologiste écossais (1869)
→ réflexe photomoteur, Argyll-Robertson (signe d')
reflux gastro-œsophagien (manifestations respiratoires du) l.f.p.
gastro-oesophageal reflux and respiratory disorders, gastro-oesophageal reflux and pulmonary disease, respiratory manifestations of gastro-oesophageal reflux
Conséquences respiratoires directes ou indirectes du reflux gastro-œsophagien.
Les conséquences respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont fréquentes, souvent au premier plan du tableau clinique chez des patients qui ne se plaignent pas de pyrosis. Les manifestations respiratoires sont par conséquent trompeuses, de sorte que leur cause est souvent méconnue. Or, seul le traitement actif du reflux peut les faire disparaître ou les atténuer. Deux mécanismes physiopathologiques distincts font le lien entre le reflux et les manifestations respiratoires. D'une part, le reflux gastropharyngé avec ou sans microaspiration trachéobronchique et d'autre part la stimulation par le reflux du contenu gastrique acide de récepteurs œsophagiens, à l'origine de réflexes œsophagopulmonaires et/ou œsophagolaryngés.
Les principales manifestations respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont la toux, l'asthme (que le reflux provoque ou aggrave), la fibrose des bases pulmonaires, la bronchite chronique, les pneumopathies à répétition et certains cas d'apnée du sommeil. Les manifestations asthmatiformes nocturnes ont été décrites par Charles Debray sous l’expression de « signe du Général ».
On doit également signaler les manifestations otorhinolaryngées que sont la dysphonie, les laryngites postérieures, les granulomes des cordes vocales, le laryngospasme, le cancer du larynx ou du pharynx, la sensation de corps étranger basicervical, et certains cas de pharyngites, d'otites, de sinusites.
C. Debray, médecin gastroentérologue français, membre de l’Académie de médecine (1955)
régurgitation n.f.
regurgitation
1) Retour des aliments de l’estomac ou de l’œsophage dans la bouche, sans nausée et sans effort.
Normale chez le nourrisson, elle peut être chez l’adulte signe de rétrécissement ou de diverticule de l’œsophage.
La régurgitation est un phénomène passif consécutif à une augmentation de la pression endogastrique ou à une diminution du tonus du sphincter du bas œsophage.
En anesthésie, les régurgitations sont favorisées par l'augmentation de la pression abdominale et la diminution du tonus du sphincter du bas œsophage. Chez le patient inconscient dont les réflexes laryngés sont diminués (au cours de l'induction anesthésique, p. ex.) les régurgitations peuvent entraîner des complications pulmonaires (inhalation, syndrome de Mendelson) si les voies aériennes ne sont pas protégées efficacement.2) Reflux du sang des grandes artères dans le cœur ou d’une cavité cardiaque dans l’autre par suite d’une insuffisance valvulaire.
2) Reflux du sang des grandes artères dans le cœur ou d’une cavité cardiaque dans l’autre par suite d’une insuffisance valvulaire.
C. L. Mendelson, gynécologue et cardiologue américain (1946)
→ atrésie de l'œsophage, diverticule de l'œsophage, intubation trachéale, Mendelson (syndrome de), insuffisance valvulaire, régurgitation mitrale
[ G1, K2, L1, ]
Édit. 2018
remise d'enfant l.f.
child adoption
Ensemble des dispositions légales tenant lieu de procédure d'adoption.
L'enfant est confié à l'Aide sociale à l'enfance par l’établissement où la naissance a eu lieu, après déclaration à l'état-civil, pour les enfants trouvés ou les enfants nés de mère ayant accouché sous X. Les parents ont trois mois pour réclamer leur enfant. En cas d'abandon à filiation connue, les parents remettent au service d'Aide sociale à l'enfance leur enfant qui devient pupille de l'Etat avec acceptation implicite d'adoption ultérieure. Si un seul des parents signe le procès-verbal d'abandon, l'enfant est adoptable si l'autre parent ne s'est pas manifesté dans un délai d’un an.
→ adoption
résorption (syndrome de) l.m.
TUR syndrom
Troubles métaboliques et cliniques provoqués par la réabsorption partielle du liquide d'irrigation au cours d'un résection endoscopique.
Son signe biologique essentiel est l'hyponatrémie. Les troubles électrolytiques peuvent être graves (insuffisance rénale aigüe transitoire par hémolyse). L'emploi de liquides isotoniques non électrolytiques au lieu d'eau distillée a fait pratiquement disparaître ce syndrome. La réabsorption de composés xanthiques est possible lors de l'emploi du glycocolle.
Étym. lat. resorbere : avaler de nouveau
respiration fœtale intra-utérine 1.f.
fetal breathing movements
Mouvements rythmiques du thorax fœtal in utero, sans hématose pulmonaire : leur observation échographique est un signe de vitalité fœtale.