Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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nerf coccygien l.m.

nervus coccygeus (TA)

coccygeal nerve

Dernier nerf spinal, sortant du canal sacral par son extrémité distale, entre l’articulation sacro-coccygienne et le ligament sacro-coccygien latéral.
Il participe à la constitution du plexus coccygien avec le cinquième nerf spinal sacré et une anastomose venue du quatrième nerf spinal sacré.

nerf cutané latéral de l'avant-bras l.m.

nervus cutaneus antebrachii lateralis (TA)

lateral cutaneous nerve of forearm ; lateral antebrachial cutaneous nerve

Branche terminale du nerf musculo-cutané.
Réduite aux fibres sensitives du nerf après qu’il ait fourni ses rameaux musculaires au bras, elle perfore le fascia antebrachial superficiel au niveau du pli du coude, en dehors du relief du muscle biceps ; elle donne quelques filets aux téguments de la région puis se divise en deux branches qui passent de part et d’autre de la veine médiane céphalique. La branche antérieure, rétro-veineuse, descend dans les téguments de la région antérieure et latérale de l’avant-bras jusqu’au bord latéral de l’éminence thénar ; elle fournit un rameau profond articulaire pour l’articulation radio-carpienne. La branche postérieure, rétro-veineuse, descend sur la face latérale de l’avant-bras et se termine dans la région postéro-latérale de l’avant-bras.

nerf du muscle carré fémoral l.m.

nervus musculi quadrati femoris (TA)

nerve to quadratus femoris

Branche collatérale du plexus sacré née de la face antérieure du plexus.
Elle sort du bassin par la partie inférieure de la grande  incisure ischiatique, en dehors du nerf du muscle obturateur interne. Elle descend en avant du nerf ischiatique puis des muscles jumeaux et du muscle obturateur interne. Elle donne un rameau pour le muscle jumeau inférieur, un rameau pour l’articulation coxale et se termine sur la face antérieure du muscle carré fémoral.

Syn. anc. nerf du muscle jumeau inférieur et du carré crural

nerf interosseux antebrachial antérieur l.m.

nervus interosseus antebrachii anterior (TA)

anterior interosseous nerve

Branche mixte du nerf médian née au niveau de l’arcade du muscle fléchisseur superficiel des doigts.
Elle distribue quelques rameaux aux muscles long fléchisseur de l’hallux et fléchisseur profond des doigts. Elle s’épuise dans le muscle carré  pronateur et à la face antérieure de l’articulation radio-carpienne.

Syn. anc.  nerf interosseux antérieur de l’avant-bras

nerf interosseux de la jambe l.m.

nervus interosseus cruris (TA)

interosseous nerve of leg ; crural interosseous nerve

Branche collatérale mixte du nerf tibial, née au niveau de l’interligne articulaire du genou.
Elle descend à la face postérieure du muscle poplité qu’elle innerve, abandonne quelques filets vasculaires et articulaires pour l’articulation tibio-fibulaire proximale, puis s’enfonce dans l’épaisseur de la membrane interosseuse de la jambe jusqu’à son extrémité distale. Elle se termine dans le muscle tibial postérieur et sur le périoste du tibia et de la fibula.

Syn. anc. nerf du ligament interosseux de la jambe de Fischer

nerf ischiatique l.m.

nervus ischiadicus (TA)

sciatic nerve

Branche terminale du plexus sacré qui reçoit ses fibres du tronc lombo-sacral et des branches antérieures des trois premiers nerfs spinaux sacrés.
C’est le plus volumineux des nerfs de l’organisme. Il sort du bassin par l’ouverture infra-piriforme et descend dans la fesse et à la face postérieure de la cuisse. Il se divise dans le creux poplité en ses deux branches terminales : le nerf fibulaire commun et le nerf tibial. Par son tronc, il innerve le muscle semi-tendineux, les chefs long et court du muscle biceps fémoral, le muscle semi-membraneux, le muscle grand adducteur, et fournit un rameau articulaire du genou pour la partie latérale de l’articulation. Par ses deux branches terminales il fournit l’innervation sensitive et motrice du genou, de la jambe et du pied.

Syn. anc.  nerf grand sciatique ; nerf sciatique

nerf fibulaire commun, nerf tibial

nerf médian l.m.

nervus medianus (TA)

median nerve

Branche terminale mixte du plexus brachial, née dans l’aisselle par deux racines, une racine médiale et une racine latérale qui se réunissent devant l’artère axillaire.
Le nerf médian longe la face antérieure de l’artère brachiale et la croise de dehors en dedans dans le canal brachial. Au pli du coude il est en dedans de l’artère brachiale, en dedans du tendon du muscle biceps branchial, recouvert par l’aponévrose du muscle biceps brachial ; il repose sur le muscle brachial ; il passe entre les deux chefs du muscle rond pronateur et s’engage sous l’arcade formée par la réunion des deux chefs du muscle fléchisseur superficiel des doigts. A l’avant-bras il suit l’espace entre les muscles long fléchisseur du pouce et fléchisseur profond des doigts ; à l’extrémité distale de l’avant-bras il se dégage de la face profonde du muscle fléchisseur superficiel des doigts et se place en avant du tendon destiné à l’index, en dehors du tendon du médius. Au poignet il s’engage dans le canal carpien en arrière du rétinaculum des fléchisseurs des doigts. Au bord inférieur de celui-ci il se divise en ses branches terminales destinées à la main.
Au long de ce trajet il fournit des branches collatérales : un rameau articulaire pour la partie antéro-médiale de l’articulation du coude, des rameaux musculaires pour le muscle rond pronateur, le muscle fléchisseur radial du carpe, le muscle long palmaire, le muscle fléchisseur superficiel des doigts, le muscle long fléchisseur du pouce et le muscle fléchisseur profond des doigts ; le nerf interosseux antérieur descend avec l’artère interosseuse antérieure jusqu’au muscle carré pronateur qui l’innerve. Au-dessus du poignet le nerf médian fournit un rameau palmaire pour les téguments de la paume de la main et de l’éminence thénar. A la partie supérieure de l’avant-bras il fournit un rameau communicant avec le nerf ulnaire.
Le nerf médian se divise au bord inférieur du rétinaculum des fléchisseurs des doigts en cinq branches terminales, les quatre nerfs digitaux palmaires communs qui fournissent les nerfs digitaux palmaires propres du nerf médian, et un rameau profond, le plus latéral,  destiné à l’innervation des muscles de l’éminence thénar : le muscle court abducteur du pouce, le muscle opposant du pouce et le chef superficiel du muscle court fléchisseur du pouce. 

racine médiale du nerf médian ; racine latérale du nerf médian ; nerf interosseux antérieur de l’avant-bras ; rameaux musculaires du nerf médian ; rameau palmaire du nerf médian ; rameau communicant avec le nerf ulnaire (du nerf médian) ; nerfs digitaux palmaires communs du nerf médian ; nerfs digitaux palmaires propres du nerf médian

nerf musculo-cutané l.m.

nervus musculocutaneus (TA)

musculo cutaneous nerve

Branche terminale mixte du plexus brachial née par bifurcation latérale du faisceau latéral de la partie infra-claviculaire du plexus.
Le nerf musculo-cutané sort de l’aisselle en traversant le muscle coraco-brachial qu’il innerve. Il innerve ensuite le muscle brachial et le muscle biceps brachial. Réduit à ses fibres sensitives, il perfore le fascia brachial en dehors du tendon du biceps et en dedans du muscle brachio-radial. Il se divise en deux branches terminales antérieure et postérieure : la branche postérieure se termine dans les téguments de la région postéro-latérale de l’avant-bras ; la branche antérieure descend jusqu’au poignet, innerve les téguments de la région antéro-latérale de l’avant-bras et du bord latéral de l’éminence thénar ; elle fournit un rameau articulaire pour l’articulation radio-carpienne.

G. Casserio (J. Casserius), anatomiste italien (1561-1616)

Syn. anc.  nerf perforant de Casserius ; nerf perforant du coraco-brachial

nerf musculocutané du membre supérieur l.m.

nervus musculocutaneus
Branche du plexus brachial (tronc supérieur, tronc moyen, branche antérieure de division puis tronc secondaire antéro-externe) dont les fibres sont issues des branches antérieures des racines C5 à C7.
Ce nerf sentivomoteur chemine dans le creux axillaire avec le médian, traverse le muscle coracobrachial et passe entre le muscle brachial antérieur et le biceps brachial. Au pli du coude, il devient sous-cutané. Il innerve les muscles fléchisseurs du bras : coracobrachial (musculus coracobrachialis), les deux portions du biceps brachial (m.biceps brachii) et le muscle brachial antérieur (m. brachialis, brachialis internus). Son territoire de projection sensitive, assuré par le nerf latéral cutané de l'avant-bras (lateral antebrachial cutaneous nerve), correspond à la peau de la partie latérale de la face palmaire de l'avant-bras jusqu'au poignet. Quelques rameaux articulaires sont destinés à l'articulation du coude.
Des lésions du nerf sont possibles par traumatismes de l'épaule et fractures de l'humérus. Traversant, comme un signet, le muscle coracobrachial, ses fibres peuvent être atteintes lors de contractions importantes du membre supérieur en flexion (traction sur les bras, Par ex.). Une atteinte distale au pli du coude est à l'origine de troubles sensitifs isolés.

nerf musculo-cutané interne (de la cuisse) l.m.

Branche  terminale médiale du plan superficiel de division du nerf fémoral.
Elle fournit des rameaux moteurs au muscle pectiné, au muscle long adducteur et des rameaux sensitifs pour la partie supéro-médiale de la cuisse dont l’un, qui chemine derrière les vaisseaux fémoraux, fournit un filet sensitif à l’articulation coxo-fémoral.

nerf fémoral

nerf saphène l.m.

nervus saphenus (TA)

saphenous nerve

Branche terminale du nerf fémoral.
A la partie inférieure du trigone fémoral elle est satellite de l’artère fémorale qu’elle quitte au niveau du canal des adducteurs dont elle traverse le fascia à sa partie basse. Elle descend jusqu’à l’interligne articulaire du genou, perfore le fascia crural et se divise en deux branches : le rameau infra-patellaire qui se distribue aux téguments de la face antérieure du genou, et un rameau crural, satellite de la grande veine saphène, qui, par ses rameaux cutanés cruraux médiaux, innerve les téguments de la moitié médiale de la jambe, de la partie antéro-médiale du cou de pied,  de la malléole médiale, du  bord médial du pied et l’articulation talo-crurale. Le nerf saphène fournit des rameaux collatéraux : le rameau cutané fémoral, le rameau cutané tibial et un rameau articulaire pour le genou.

Syn. anc.  nerf saphène interne

nerf fémoral

nerf supra-scapulaire l.m.

nervus suprascapularis (TA)

suprascapular nerve

Branche collatérale du plexus brachial née de la face postérieure du tronc supérieur.
Elle longe la face postérieure du ventre postérieur du muscle omohyoïdien, traverse l’incisure scapulaire sous le ligament transverse supérieur de la scapula, croise le bord latéral de l’épine de la scapula et se termine dans le muscle infra-épineux et le ligament coraco-claviculaire de l’articulation scapulo-humérale.

Syn. anc.  nerf sus-scapulaire 

nerf sural l.m.

nervus suralis (TA)

sural nerve

Branche collatérale sensitive du nerf tibial.
Elle naît à la partie moyenne du creux poplité, descend sous le fascia profond qui la sépare de la petite veine saphène. Elle est satellite de cette veine à la face postérieure du mollet puis en dehors du tendon calcanéum et en arrière de la malléole latérale. Elle fournit le nerf cutané dorsal latéral qui innerve les téguments inféro-latéraux de la jambe et de la région malléolaire externe. Elle donne les rameaux calcanéens  latéraux pour les téguments latéraux du talon. Elle envoie quelques filets à l’articulation talo-crurale. Elle se termine en donnant le nerf collatéral dorsal latéral du cinquième orteil, parfois les trois derniers nerfs collatéraux dorsaux des orteils.

Syn. anc. nerf saphène externe

nutation n.f.

nutation

Mouvement de bascule du sacrum dans l’articulation sacro-iliaque qui amène le promontoire en avant et la pointe du sacrum en arrière, permettant d’élargir le diamètre antéropostérieur du détroit inférieur.
La contrenutation est le mouvement inverse.

Étym. lat. nutatio : balancement, oscillation

oligoarthrite juvénile l.f.

juvenile oligoarthritis

Concernant le plus souvent les filles (80%), l'oligoarthrite juvénile et débute vers l'âge de 2 à 4 ans, touchant une à quatre articulations au maximum, le plus souvent des membres inférieurs, de façon asymétrique.
La douleur est inconstante chez le petit enfant et le signe d’alerte est fréquemment une augmentation de volume de l'articulation et/ou une boiterie. Dans un tiers des cas, s’associe une iridocyclite asymptomatique qui exige une recherche systématique, répétée, par l’examen à la lampe à fente.
C’est la plus fréquente des arthrites juvéniles idiopathiques (près de 50% des cas). Sa prévalence est comprise entre 15 et 150 enfants pour 100 000, avec une incidence annuelle de 0.1 à 2/100 000 enfants.
Deux sous-groupes sont identifiés : l'oligoarthrite persistante (moins de quatre articulations touchées) et l'oligoarthrite extensive (concernant cinq articulations et plus après 6 mois).
Le syndrome inflammatoire biologique est inconstant mais la recherche de facteurs anti-nucléaires est positive dans 70 à 80% des cas, de spécificité indéterminée et à des taux relativement modérés. Il s'agit d'une maladie de type auto-immun, mais le mécanisme précis et les facteurs déclenchants restent inconnus. Une liaison a été mise en évidence avec les antigènes du système HLA de classe II, HLA DR3 et DRB108.
L'association à une iridocyclite et/ou la présence de facteurs antinucléaires permettent d'affirmer le diagnostic, en l'absence de fièvre et de psoriasis. Les critères d'exclusion sont chez le patient: la présence d'une arthrite systémique, d’une arthrite chez un garçon HLAB27 débutant après l'âge de 6 ans, de facteur rhumatoïde IgM à deux reprises à 3 mois d'intervalle et aussi chez un parent de premier degré : l’existence ou un antécédent de psoriasis, de spondylarthrite ankylosante, d’arthrite et d’enthésite, d'une sacroiliite avec entéropathie inflammatoire, d'une uvéite antérieure aiguë.
Le traitement initial est basé sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens. En cas d'échec, l'injection intra-articulaire d'un dérivé corticoïde retard est nécessaire et efficace. L'utilisation d'un traitement de fond (méthotrexate, anti TNF alpha) est réservée aux formes récidivantes et/ou extensives. L'atteinte ophtalmologique doit être traitée par des collyres mydriatiques et corticoïdes, voire une corticothérapie générale dans les formes très sévères. 50% des cas ne sont plus évolutifs à l'âge adulte et les séquelles articulaires sont mineures (asymétrie possible de longueur des membres inférieurs). Dans la moitié des cas, la maladie reste évolutive : extension polyarticulaire et risque de destruction ostéocartilagineuse. Dans 10% des cas, l'iridocyclite entraîne une amblyopie.

Chantal Job-Deslandre, médecin rhumatologue française (2007)

Réf. Orphanet, Chantal Job-Deslandre rhumatologue française (2007)

arthrites juvéniles idiopathiques, iridocyclite, facteurs anti-nucléaires, HLA, HLAB27, facteur rhumatoïde, psoriasis, arthrite, enthésite, sacro-iliite, entésopathie, uvéite antérieure aiguë, anti-inflammatoires non stéroïdiens, anti TNF al

[I1,O1]

Édit. 2017

opposition du pouce l.f.

Mouvement du pouce décrivant un arc de cercle pour le placer face aux autres doigts.
L’opposition se passe dans l’articulation trapézo-métacarpienne. Ce type de mouvement est propre à l’espèce humaine.

Étym. lat. oppositus : placé devant

Édit. 2017

orteil en marteau l.m.

hammer toe

Déformation d'un orteil (habituellement le 2ème) caractérisée par la flexion permanente de la 2ème phalange et éventuellement de la 3ème, la première phalange se plaçant en extension lors de la marche.
La déformation peut être liée à une rétraction musculo-tendineuse ou à un orteil trop long. Un durillon dorsal se développe au-dessus de l'articulation interphalangienne proximale et à l'extrémité pulpaire de l'orteil au contact du sol et de la chaussure. Cette déformation est à distinguer de l'orteil en griffe.

Édit. 2017

ostéo-arthropathie nerveuse l.f.

Lésions ostéo-articulaires en relation avec une pathologie neurologique, à l’origine d’un déficit de la sensibilité profonde, douloureuse et proprioceptive.
Ces lésions sont dues à l’insensibilité de l’articulation, à des traumatismes ou microtraumatismes osseux, articulaires et ligamentaires passant inaperçus et à des troubles trophiques d’origine neurologique.
Le diagnostic d’ostéo-arthropathie nerveuse est à évoquer devant une arthropathie cliniquement et radiographiquement importante, mais peu ou pas douloureuse.
Les étiologies principales sont : le diabète, la syringomyélie, le tabès, la lèpre, les acropathies ulcéro-mutilantes, syndrome se rencontrant dans diverses affections. Plus rarement l’analgésie congénitale, les spina bifida avec méningocèle, les traumatismes médullaires ou cérébraux, le coma prolongé, les tumeurs médullaires, les plaies nerveuses périphériques, les neuropathies héréditaires, carentielles ou d’origine diverse….

J-M. Charcot, neurologue et anatomo-pathologiste français, membre de l’Académie de médecine (1868)

diabète, synringomyélie, ostéo-arthropathie tabétique

[I,H1]

Édit. 2017

ostéochondral adj.

osteochondral

1° Qui intéresse l'os et le cartilage adjacent.
2° Qualifie une fracture parcellaire qui détache dans une articulation un fragment osseux encroûté de son cartilage articulaire.

Édit. 2017

ostéochondromatose synoviale l.f.

synovial osteochondromatosis

Dénomination de la chondromatose synoviale lorsque sont ossifiés les nodules cartilagineux issus de la synoviale et tombés dans l’articulation, formant alors des corps étrangers intra-articulaires.
Cette ossification des nodules cartilagineux est fréquente. Les nodules deviennent alors visibles sur une radiographie standard. Ils peuvent augmenter de volume, ce qui témoigne de leur nutrition par le liquide synovial.

Syn. ostéochondromatose articulaire

chondromatose synoviale

Édit. 2017

ostéomyoplastie n.f.

osteomyoplasty

Intervention chirurgicale sur l’os et les muscles adjacents en vue d’améliorer la fonction et de favoriser l’application d’un appareillage ou l’adaptation d’une prothèse.
Ce terme regroupe des interventions très diverses selon le segment osseux intéressé, le plus souvent au membre inférieur, et selon les corrections à traiter : malformation congénitale  des membres, amputation, séquelle de traumatisme, résection osseuse pour cancer de l’os, infection osseuse, lésion d’origine vasculaire.
Certaines techniques sont relativement simples comme le matelassage distal d’un moignon osseux d’amputation par suture entre les muscles antérieurs et postérieurs (Weiss). D’autres sont plus complexes comme la technique de Van Nes de correction des grandes inégalités du membre inférieur : raccourcissement fémoral et rotation de 180° du segment inférieur de manière à placer l’articulation tibio-tarsienne au niveau du genou du côté opposé ; ainsi retournée celle-ci permettra, après appareillage,  un mouvement de flexion-extension du segment distal.

J. A. Weiss, chirurgien américain (1947) ; R. Dederich, chirurgien allemand (1966) ; C. P. Van Nes, chirurgien néerlandais (1950)

Étym. gr. osteon : os ; mus : souris, muscle ; plassein : modeler

Van Nes (opération de)

Édit. 2017

ostéo-onychodysplasie n.f.

osteoonychodysplasia

Maladie héréditaire rare, autosomique dominante à expressivité variable, associant une hypoplasie voire une absence de certains ongles, le plus souvent des pouces, une hypoplasie des rotules, parfois responsable d'une instabilité de l'articulation du genou, ainsi que des épines osseuses des ailes iliaques et une fréquente atteinte rénale.
L’atteinte rénale est à prédominance glomérulaire, mais parfois également interstitielle : elle induit protéinurie, hématurie et parfois syndrome néphrotique et peut être cause d'insuffisance rénale irréversible.
Le gène muté LMX1B (en 9q33.3), localisé sur le chromosome 9, est étroitement lié à celui des groupes sanguins ABO.

A. C. Chatelain, médecin suisse (I820) ; E. M. Little, chirurgien orthopédiste britannique (1897) ; J. W. Turner, médecin américain (1933) ; W. Kieser, médecin allemand (1939) ; E. E. Fong, médecin radiologue américain (1946) ; Carmen López-Arvizu, psychiatre américaine (2011)

Syn. ostéo-onychodysplasie héréditaire, onycarthrose, ostéo-onychodysostose, syndrome onychopatellaire

Édit. 2017

os wormien fontanellaire orbitaire l.m.

Os wormien de la paroi médiale de l’orbite.
Triangulaire et lamelliforme, il est situé au-dessous de l’os lacrymal, entre ce dernier et le maxillaire. Il participe à la constitution du canal naso-lacrymal. Il peut se souder à l’os zygomatique, allongeant l’os et expliquant son articulation avec l’os lacrymal.

W. L. Grüber, anatomiste russe (1859)

Syn. os lacrymal accessoire, petit unguis, osselet lacrymo-malaire, osselet du canal lacrymo-nasal de Grüber, osselet marginal sous-orbitaire de Grüber

Édit. 2017

otalgie n.f.

otalgia

Douleur ressentie dans la région de l’oreille.
Elle peut être provoquée par une maladie évoluant au niveau de l’oreille externe ou de l’oreille moyenne ; mais il s’agit parfois d’«otalgies rapportées » secondaires à des affections de voisinage, touchant l’articulation temporo-mandibulaire, le pharynx, les dents, la langue, la glande thyroïde, le nerf glossopharyngien (en cas de long processus styloïde) ou le territoire des deuxième et troisième racines cervicales.

Étym. gr. ous, ôtos : oreille, algos : douleur

Édit. 2017

panaris n.m.

panaritium, whitlow, felon (obsolète)

Infection staphylococcique aigüe des éléments constitutifs d'un doigt après inoculation septique, par blessure ou piqûre et, par extension, toute infection aigüe d'un doigt quel que soit le microorganisme responsable.
Le panaris se traduit par une tuméfaction rouge, chaude, douloureuse (douleur pulsatile) d'un doigt, avec fièvre et fréquemment une adénopathie satellite. Le risque est l'extension aux structures anatomiques sous-jacentes avec possibilité de phlegmon des gaines voire d'ostéite.
Il existe de très nombreuses variétés anatomopathologiques de panaris selon la localisation, la profondeur : panaris superficiel ou phlycténulaire, panaris profond sous-dermique le plus habituel, panaris en bouton de chemise, panaris osseux et ostéo-articulaire avec atteinte de l’os et de l’articulation du doigt. Le panaris superficiel périunguéal prend le nom de tourniole. Le traitement associe une excision de la lésion collectée et nécrosée et une antibiothérapie antistaphylococcique. On doit le distinguer du panaris mélanique, du panaris herpétique, du faux panaris d'Osler et du panaris analgésique de Morvan.

Étym. lat. panaricium : panaris

tourniole

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