Opitz G/BBB (syndrome d') l.m.
J. M. Opitz, pédiatre américain (1969)
[A4,O6,Q2]
Édit. 2017
Opitz-Frias (syndrome d') l.m.
Opitz’s syndrome autosomique dominant
J. M. Opitz, pédiatre américain, J. L. Frias, pédiatre et généticien américain (1969) ;
Édit. 2017
opium n.m.
opium
Latex obtenu par incision des capsules encore vertes d'un pavot, le Papaver somniferum, et dont sont extraits les alcaloïdes utilisés en thérapeutique ou par les usagers de toxiques.
Deux groupes sont pharmacologiquement actifs : celui de l’isoquinoléine associée à un noyau phénantrène, qui comprend la morphine, principal alcaloïde, la codéine et la thébaïne ; celui des benzyl-isoquinoléines, qui comprend la papavérine, la noscapine et la narcéine. Dans ses indications traditionnelles d'antitussif, antidiarrhéique et antispasmodique, l'opium est remplacé par la morphine. L'opium est fumé par les toxicomanes.
Étym. gr. opion : suc du pavot, diminutif d'opos : suc de plante ou d'arbre recueilli par incision
Édit. 2017
OPN1MW gene sigle anglais pour opsin 1 (cone pigments), medium-wave-sensitive
Gène situé sur le locus chromosomique Xq28, codant pour une protéine essentielle pour la vision des couleurs située dans la rétine.
La mutation de ce gène entraîne un déficit de la vision des couleurs
Syn. CBBM, GCP, green cone photoreceptor pigment, green cone pigment, green-sensitive opsin, M-pigment, middle-wave-sensitive pigment, OPN1MW1, OPSG_HUMAN, photopigment apoprotein
→ Nagel dyschromatopsie deutéranopie
Édit. 2017
opocéphale n.m.
opokephalus
Monstre simple, cyclope ou dont les yeux sont simplement rapprochés, sans nez ni bouche, dont les oreilles se rapprochent ou se rejoignent sous le menton.
Étym. gr.ôs, ôpos : visage, képhalê : tête
[O6]
Édit. 2017
opodyme n.m.
opodymus
Monstre double à crâne unique mais à deux faces, du même côté du crâne, les deux yeux internes étant très proches, voire confondus.
Étym. gr.ôs, ôpos : visage, didumos : jumeau
[O6]
Édit. 2017
opothérapie
opotherapy
Utilisation thérapeutique d’extraits de glande ou tissus.
L’opothérapie a longtemps été utilisée sous forme d’extraits de glande surrénale ou de broyats de thyroïde. Elle a fait place à l’hormonothérapie, utilisant des hormones de synthèse dont l’action est mieux quantifiable et reproductible.
Étym. gr opos : suc, thérapéia : traitement
[G5]
Édit. 2017
Oppenheim (dermite des prés d') l.f.
Oppenheim's meadow dermatitis
M. Oppenheim, dermatologiste autrichien (1876-1949)
Édit. 2017
Oppenheim (signe d') l.m.
Oppenheim's sign
Équivalent sémiologique du signe de Babinski, mais de valeur moindre, caractérisé par l'extension du gros orteil à la friction de haut en bas de la crête tibiale en cas de syndrome pyramidal.
H. Oppenheim, neurologiste allemand (1902)
Édit. 2017
Oppenheim-Urbach (maladie d') l.f.
M. Oppenheim (1929), E. Urbach (1932), dermatologistes autrichiens
Édit. 2017
opportuniste adj.
opportunist
Qualifie un micro-organisme responsable d'infections inapparentes ou bénignes dans la population normale et sévères chez les malades atteints de déficits immunitaires.
Qualifie aussi les maladies.
→ opportuniste (infection), germe opportuniste, infection opportuniste
Édit. 2017
opposition n.f.
opposition
Attitude de refus actif concernant l’alimentation, le lever, les déplacements, les réponses.
L’oppositionnisme représente une forme active de négativisme.
Syn. « contrarisme »
→ clinophilie, mutisme, sitiophobie
Édit. 2017
opposition du pouce l.f.
Mouvement du pouce décrivant un arc de cercle pour le placer face aux autres doigts.
L’opposition se passe dans l’articulation trapézo-métacarpienne. Ce type de mouvement est propre à l’espèce humaine.
Étym. lat. oppositus : placé devant
Édit. 2017
OPRI sigle m.
→ Office de protection contre les rayonnements ionisants
Édit. 2017
OPS sigle pour objective pain scale
→ échelle objective d'évaluation de la douleur chez l'enfant
[H1, O1]
Édit. 2019
opsine n.f.
opsin
Protéine membranaire des cellules réceptrices des cônes et des bâtonnets de la rétine, associé à un chromophore, le rétinal (11-cis-rétinal) dérivé de la vitamine A, permettant la transmission de la sensation lumineuse.
Dans l’œil humain on distingue :
1) La rhodopsine, pigment photorécepteur des cellules rétiniennes à bâtonnet. Sa grande sensibilité à la lumière, maximum autour de 500 nm, permet une vision à faible luminosité (vision scotopique) mais ne distinguant pas les couleurs. Le gène RHO de la rhodopsine humaine est situé sur le chromosome 3 en 3q21-q24.
2) Les opsines des cellules rétiniennes en cône sensibles à forte luminosité (vision photopique) permettant la perception des couleurs. Elles sont de trois variétés pour chacune des trois couleurs primaires : rouge, vert et bleu. Les cônes contiennent ces trois variétés mais deux sont inactivées ; une seule est fonctionnelle par cône.
- L’opsine R (pour rouge) ou L (long wavelength) située dans les membranes des cônes L a un pic d’activité pour les photons de longueur d’onde entre 555 et 565 nm. Son gène RCP (red cone pigment) est situé sur le chromosome X en Xq28.
- L’opsine V (pour vert) ou M (medium wavelength) dans les cônes M a son maximum d’absorption pour les longueurs d’ondes moyennes, entre 531 et 535 nm. Elle est codée par deux gènes GCP (green cone pigment) dont l’un est pratiquement inactif. Les gènes des opsines L et M sont situés à la suite les uns des autres, dans la même orientation (en tandem) en Xq28. Ils codent pour 364 acides aminés ; il n’y a que quelques acides aminés de différence entre les deux opsines L et M. En cas de mutation, la transmission est récessive, liée au sexe, expliquant la très forte prédominance masculine de leurs anomalies.
- L’opsine B (pour bleu) ou S (short wavelength) est activée dans les cônes S par les radiations courtes vers 420-430 nm. Formée de 348 acides aminés, elle est codée par le gène BCP (blue cone pigment) en 7q31-q32. Ses mutations, très rares, sont à transmission autosomique dominante, atteignant autant les hommes que les femmes. Elles sont responsables de la tritanopie et de la tritanomalie.
Seul les humains, certains grands primates et des oiseaux ont les opsines pour les trois couleurs ; ils sont trichromates. La plupart des vertébrés sont dichromates le plus souvent par absence de l’opsine L et des cônes correspondants.
Étym. gr. ops : œil ; opsis : vue, vision
→ cône, rhodopsine, trichromatisme, vision scotopique, vision photopique
Édit. 2017
opsiurie n.f.
opsiuria
Retard à l'élimination urinaire de l'eau absorbée.
S'observant au cours de l'insuffisance corticosurrénale chronique (maladie d’Addison), elle est spécifiquement dépendante du déficit en cortisol qui contribue à la filtration glomérulaire, et non du déficit en aldostérone. On observe aussi une opsiurie chez l’insuffisant rénal ou hépatique, dans les états d’intoxication par l’eau. L’opsiurie était traditionnellement objectivée et quantifiée par le test de Robinson, Power et Kepler.
Étym. gr opsé : tard, ouron : urine
→ Addison (maladie d'), Robinson, Power et Kepler (test de)
[M1,O4]
Édit. 2017
opsoclonie n.f.
opsoclonia
Conjugaison de mouvements oculaires d'allure irrégulière intéressant les deux yeux, incessants mais variables en amplitude et en fréquence, qui s'observent dans certaines encéphalopathies infantiles d'origine infectieuse ou tumorale et dans certains cas, d'hydrocéphalie.
Il s'agit en fait de saccades multidirectionnelles qui se succèdent sans pauses.
Étym. gr. ôpsis : oeil, klonos : agitation
[P2,O1,H1,D1]
Édit. 2017
opsoclonus-myoclonus paranéoplasique l.m.
paraneoplastic opsoclonus-myoclonus
Syndrome rare, pouvant survenir à l'occasion de certains neuroblastomes de l'enfant très jeune, ainsi que chez l'adulte (cancer du sein essentiellement et cancer pulmonaire à petites cellules), associant aux myoclonies du tronc et des membres un opsoclonus, constitué de mouvements involontaires rapides, conjugués, se produisant successivement dans toutes les directions, continus, persistant les yeux fermés.
Fréquemment accompagné de signes cérébelleux, parfois d'une encéphalopathie ou d'une myélopathie, ce syndrome précède de quelques semaines la découverte du cancer.
Une réaction céphalorachidienne modérée est fréquente. Le plus souvent normale, l'imagerie peut montrer un hypersignal tectal en T2.
Parmi les données histologiques, il sera seulement rappelé que l'histochimie est analogue aux marquages anti-Hu, mais sans atteinte des neurones périphériques.
Sigle : OMP
Édit. 2017
opsonine n.f.
opsonin
Protéine soluble de l’organisme hôte se fixant sur un agent pathogène pour faciliter sa phagocytose ou son inactivation.
Les principales opsonines sont les lectines, les protéines du complément et les anticorps. Ces opsonines interagissent avec des récepteurs spécifiques à la surface des phagocytes : récepteurs de complément (CR1, CR2, CR3) et récepteurs de Fc (CD16, CD32, CD64, CD89).
Étym. gr. opsonein : préparer les aliments
Syn. tropine (peu usité en français)
Édit. 2017
opsonisant adj.
opsonizing
Désigne la fonction des opsonines ou le proces
Étym. gr. opsonein : préparer les aliments
Édit. 2017
opsonisation n.f.
opsonization
Fixation d'opsonines sur une surface donnée, p. ex. sur des bactéries.
Étym. gr. opsonein : préparer les aliments
Édit. 2017
OPT, sigle pour OrthoPanTomographie
Édit. 2017
opticien n.m.
optician
Personne qui fabrique et/ou vend des instruments d’optique, de correction de la vue, des lentilles de contact, etc.
La profession est réglementée ; son exercice est lié à la possession de diplômes et à la satisfaction d’obligations ; seuls certains examens de la vue des malades leur sont autorisés pour une bonne adaptation des lunettes.
Étym. gr. optikos : qui concerne la vue
→ oculariste, opticien-optométriste
[P2]
Édit. 2017
optico-otodiabétique (syndrome) l.m.
D. J. Wolfram, médecin américain (1938)
Édit. 2017