Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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oncologie n.f.

oncology

Étude des tumeurs.

Syn. carcinologie

Édit. 2017

oncologie de précision l.f.

precision oncology

Approche thérapeutique effectuant l’analyse moléculaire d’une tumeur par le séquençage de l’ADN d’une biopsie, permettant de déterminer la, ou les mutations responsables du caractère tumoral des cellules, ainsi que  le traitement adapté à cette anomalie.
Cette technique a, jusqu’à présent, donné des résultats qui ne sont  pas meilleurs que ceux obtenus par les traitements classiques. Une des raisons en est que les mutations somatiques présentes dans des tumeurs sont souvent multiples et différentes d’une biopsie à l’autre. Même si le traitement ciblé  est efficace sur le développement des cellules porteuses d'une mutation,  il ne  l’est pas  sur les autres qui deviennent prédominantes selon les lois de la sélection darwinienne.    

[ F2, G5]

Édit. 2019

Oncomelania

Oncomelania
Mollusque gastéropode, prosobranche, amphibie, très répandu dans tout le Sud-Est asiatique où il est l’hôte intermédiaire de Schistosoma japonicum.
Les principales espèces sont Oncomelania hupensis en Chine, Oncomelania quadrasi aux Philippines et Oncomelania nosophora au Japon.

Édit. 2017

oncomoduline n.f.

oncomodulin

Protéine de liaison du calcium, dite aussi acidic Calcium Binding Protein, considérée comme un marqueur tumoral.

Sigle  : CBP 15

Édit. 2017

oncopharmacologie n.f.

oncopharmacologia

Partie de la pharmacologie consacrée aux médicaments anticancéreux.

Étym. gr. ogkos : tumeur ; logos : science

Édit. 2017

oncornavirus n.m.

oncornavirus

rétrovirus

Édit. 2017

oncotique adj.

oncotic

1) Qui concerne les tumeurs.
2) Qualifie la pression osmotique globale exercée par les protéines accompagnées des ions minéraux qui leur sont plus ou moins associés et dont la répartition par rapport à la membrane est dépendante de ces protéines et, par conséquent, de leur degré d'ionisation et du pH.

Étym. gr. ogkos : tumeur

Édit. 2017

onde n.f.

wave

En électrocardiographie, accident du tracé électrique correspondant aux différences de potentiel générées par l’excitation des fibres myocardiques.
Les ondes, correspondant aux variations de la ligne basale, isoélectrique, traduisent la dépolarisation et la repolarisation des fibres myocardiques auriculaires et ventriculaires.
Ces ondes, accidents inscrits sur le tracé électrocardiographique, ont été désignées en 1903, par Einthoven, par les lettres P, Q, R, S et T.

Édit. 2017

onde anacrote l.f.

anacrotic wave

Soulèvement observé sur la ligne ascendante du tracé du pouls (sphygmogramme) ou du piézogramme carotidien, dans certains cas pathologiques, en particulier dans le rétrécissement valvulaire aortique.
L’onde anacrote est située à une distance variable du sommet de la courbe ; elle en est d’autant plus éloignée que la sténose est plus serrée. Le pouls présentant cette anomalie est dit anacrote.

Édit. 2017

onde de choc l.f.

shock wave

Onde sonore à haute énergie qui produit des dommages matériels et corporels (lésions de blast) d'autant plus importants que la victime est plus près de la source.
Ces ondes sont généralement produites par une explosion (dans l'air ou sous l'eau).
Comme la vitesse du son dans un gaz est proportionnelle à la racine carrée de la température absolue, les ondes de choc se propagent avec une célérité plus grande que celle du son dans le milieu ambiant parce que le front d'onde, qui porte une grande énergie, est beaucoup plus chaud que le milieu ambiant. Le front de montée de l'onde est abrupt et la surpression de crête peut être considérable (plusieurs atmosphères). Si l'onde heurte un obstacle, elle se réfléchit partiellement et engendre des ondes de surface ainsi que des ondes réfractées à l'intérieur de l'obstacle. Sur la surface de l'obstacle il apparaît des ondes longitudinales (ondes de Raleigh - ex. les rides sur l'eau) et, si l'obstacle est solide, apparaissent en outre des ondes transversales (ondes de Love). A l'intérieur d'un obstacle liquide les ondes longitudinales se propagent ; mais, dans les milieux solides, les ondes transversales se propagent aussi ; elles s'amortissent rapidement dans les milieux mous. Ces ondes transversales sont de beaucoup les plus destructrices car elles produisent des cisaillements intenses ; leur passage à travers le corps cause des fractures osseuses. Les ondes aériennes passant par la bouche et la glotte ouverte, peuvent entraîner une rupture de la trachée au point de réflexion au niveau de la carène.

blast

Édit. 2017

onde de Pardee l.f.

Pardee wave

Onde caractéristique apparaissant sur les tracés électrocardiographiques à la phase aiguë de l’infarctus du myocarde.
Cette onde, monophasique en dôme, caractérisée par un sus-décalage convexe vers le haut du segment ET, témoigne d’une lésion sous-épicardique. Ce sus-décalage, qui peut être très précoce et très prononcé, englobant l’onde T, apparaît dans les premières heures de l’infarctus et donne lieu à des aspects « indirects de sous-décalage » dans les dérivations opposées au siège de l’infarctus. Ce courant de lésion est associé à l’onde Q quand la nécrose myocardique est constituée. Il disparaît en quelques jours ou une semaine, alors que l’onde Q se creuse et persiste et que l’inversion de l’onde T s’accentue. Aujourd’hui, avec les techniques de revascularisation myocardique précoce (angioplastie ou thrombolyse) et sous l’effet de la recanalisation du vaisseau occlus, le sus-décalage de ST disparaît et l’onde Q n’apparaît pas.

H. E. B. Pardee, médecin cardiologue américain (1920)

Édit. 2017

onde delta l.f.

delta wave

Onde de caractère triangulaire correspondant à un empâtement lent de  la première partie du complexe QRS du tracé électrocardiographique.
L’onde delta s’inscrit sur l’électrocardiogramme avant le début de l’onde QRS. D’amplitude très variable, elle peut être positive ou négative suivant les dérivations.
Cette anomalie est observée dans les syndromes de préexcitation (Wolff-Parkinson-White) traduisant l’excitation anticipée (préexcitation) d’une partie du myocarde ventriculaire, comportant un risque de tachycardies paroxystiques  par réentrée..  

L. Wolff, médecin cardiologue américain, J. Parkinson, Sir, médecin cardiologue britannique, P. D. White, médecin cardiologue américain (1930)

préexcitation cardiaque, Wolff-Parkinson-White (syndrome de), phénomène de réentrée, Aschoff-Tawara (nœud d')

[K2]

Édit. 2018

onde électrocardiographique l.f.

wave

En électrocardiogaphie, accident du tracé électrique correspondant aux différences de potentiel générées par l’excitation des fibres myocardiques.
Les ondes, correspondant aux variations de la ligne basale, isoélectrique, traduisent la dépolarisation et la repolarisation des fibres myocardiques auriculaires et ventriculaires.
Ces ondes, accidents inscrits sur le tracé électrocardiographique, ont été désignées en 1903, par Einthoven, par les lettres P, Q, R, S et T.

W. Einthoven, physiologiste néerlandais, prix Nobel de médecine en 1924 (1913)

Édit. 2017

onde epsilon l.f.

epsilon wave

Petite déflexion localisée sur la branche ascendante de l’onde S d’un tracé électrocardiographique, due à un micropotentiel endocardique s’inscrivant à la fin du complexe ventriculaire.
De telles ondes, qui peuvent être difficilement visibles sur un tracé électrique standard, se rencontrent dans les cardiomyopathies arythmogènes du ventricule droit, malformations cardiaques congénitales caractérisées par une dégénérescence graisseuse et fibreuse du ventricule droit  qui  s’accompagne de troubles du rythme paroxystiques auriculaires et ventriculaires avec un risque élevé de mort subite.

Édit. 2017

onde F l.f.

f wave

Petite onde inégale dans sa forme, leur durée et son amplitude, présente sur les tracés électrocardiographiques de la fibrillation auriculaire, contrastant avec la disparition des ondes P et avec l’oscillation permanente de la ligne iso-électrique.
Généralement multiples et s’enchaînant à la fréquence de 400 à 600 par minute, ces ondes peuvent être bien marquées (fibrillation auriculaire à grosses mailles) ou de très petite taille et de fréquence élevée, en fonction de la taille et de l’hypertrophie auriculaire gauche. On  nomme aussi onde f l’onde auriculaire dans le flutter auriculaire : dans cette arythmie, la succession rapide d’accidents f réalise un aspect en dents de scie ou un feston, soit continu soit en toit d’usine. Cette onde comporte une négativité franche initiale suivie d’une remontée rapide de la ligne isoélectrique, une portion descendante abrupte rejoignant l’onde f suivante. L’onde F a une durée égale ou supérieure à 0,16 sec, le rythme auriculaire étant de 300 par minute.  La cadence ventriculaire est plus lente à cause de la période réfractaire du nœud d’Aschoff-Tawara, la conduction auriculo-ventriculaire se faisant selon le mode 2/1, 3/1 et plus rarement 4/1 et donnant des rythmes ventriculaires à 150, 100, ou 75 par minute.

S. Tawara, anatomopathologiste japonais et L. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1906)

fibrillation auriculaire, flutter auriculaire

Édit. 2017

onde F de l'électromyogramme l.f.

F wave

Potentiel d'action musculaire obtenu par stimulation supra-maximale du nerf efférent.
Il correspond à l'activation antidromique des motoneurones et a donc une latence plus longue que le potentiel d'action global du muscle (PAM), obtenu par activation orthodromique directe suivant la stimulation supra-maximale. L'amplitude de l'onde F est plus petite que celle du PAM. Lors de stimulations successives, les ondes F sont obtenues de façon intermittente ; leurs amplitudes et leur latence sont variables. La mesure de la latence de l'onde F est utile pour étudier la conduction proximale des fibres nerveuses motrices périphériques.

Édit. 2017

onde H l.f.

H (wave)

Déflexion de l’électrocardiogramme correspondant à l’activité électrique du faisceau de His.
Elle est enregistrée par une électrode endocavitaire placée dans le cœur droit au contact du septum, au niveau du plancher auriculoventriculaire, contre la partie supérieure de la valvule tricuspide. L’onde H est séparée de l’onde P (activation auriculaire) par l’espace PH et de l’onde R (activation ventriculaire) par l’espace HR.

W. His Jr, médecin interniste suisse (1863-1934)

[K2]

Édit. 2017

onde H l.f.

wave H

Déflexion de l’électrocardiogramme correspondant à l’activité électrique du faisceau de His.
Elle est enregistrée par une électrode endocavitaire placée dans le cœur droit au contact du septum, au niveau du plancher auriculoventriculaire, contre la partie supérieure de la valvule tricuspide. L’onde H est séparée de l’onde P (activation auriculaire) par l’espace PH et de l’onde R (activation ventriculaire) par l’espace HR.

W. His Jr, médecin interniste suisse (1863-1934)

[K2]

Édit. 2017

onde J d'Osborn l.f.

Modifications de la conduction intracardiaque sous l’influence de l’hypothermie, entraînant des modifications du tracé électrocardiographique,  associant :

- un empâtement de la branche descendante de l’onde R , - une élévation du point J (jonction entre le ventriculogramme et le segment ST) qui est remplacé par une onde en dôme, appelée onde J. d’Osborn.

J. J. Osborn, pédiatre intensiviste américain (1953)

hypothermie

Édit. 2017

onde P l.f.

P wave

Accident du tracé électrocardiographique correspondant à une dépolarisation auriculaire et se présentant sous forme d’une onde arrondie dont la durée varie normalement de 0,06 à 0,11 secondes, avec une valeur moyenne de 0,08 secondes.
L’onde P est toujours positive en D1 et D2, et négative en aVr quand le rythme est sinusal. Elle peut être positive, négative ou diphasique en D3. La direction de son axe moyen électrique dans le plan frontal se situe entre 0° et + 80°. Son amplitude de dépasse pas 0,2 mv, soit, en amplification normale, 2 mm.

Édit. 2017

onde péristaltique l.f.

peristaltic wave

Contraction musculaire de la paroi gastrique ou intestinale se faisant de haut en bas du tube digestif, pour assurer la progression du bol alimentaire ou fécal.
Constatée sur la paroi abdominale lors d'un syndrome douloureux, soit spontanément, soit provoquée par une chiquenaude, elle évoque l'idée d'un obstacle sur le tractus digestif.

péristaltisme

Édit. 2017

onde propagée (théorie de l') l.f.

Théorie visant à expliquer le mode de propagation d’une onde sonore dans l’oreille interne

Cette théorie a été élaborée par György von Békésy en étudiant les déplacements de la membrane basilaire lors d’une stimulation sinusoïdale dans des cochlées post-mortem ou largement disséquées. Il observa que le déplacement des membranes cochléaires possédait les propriétés spatiales et temporelles d’une onde voyageant de la base vers l’apex de la cochlée. L’amplitude du déplacement augmente progressivement à partir de la base pour atteindre un maximum. Plus la fréquence de stimulation est basse, plus l’amplitude maximale du déplacement est apicale : c’est la tonotopie cochléaire. Cette théorie fut complétée par l’introduction de la notion de micromécanique cochléaire où un rôle dominant est attribué aux cellules ciliées externes.
G. von Békésy, biophysicien hongrois, prix Nobel de médecine en 1961

Édit. 2017

onde Q l.f.

Q wave

Première onde négative du complexe ventriculaire sur le tracé électrocardiographique, précédant l’onde R.
Son ampleur est variable ; sa durée doit normalement être inférieure à 0,025 sec. et sa profondeur inférieure au tiers de l’onde R qui lui fait suite. Une petite onde Q étroite et peu profonde, physiologique, doit apparaître dans les dérivations qui font face au côté gauche du septum intraventriculaire (dérivations précordiales V4, V5, V6 et V7). Quand il n’y a pas d’onde R et que le complexe ventriculaire est entièrement négatif, on parle d’onde QS.
L’onde Q de nécrose myocardique se distingue des ondes Q physiologiques, qui disparaissent à l’inspiration profonde, par leur permanence malgré les mouvements respiratoires et la position du sujet. Elles ont une durée supérieure ou égale à 0,04 sec., une morphologie empâtée et une profondeur en général égale ou supérieure au tiers de l’onde R suivante. Une onde Q pathologique est la traduction d’une nécrose myocardique : une électrode qui fait face à un territoire nécrosé recueille le potentiel endocavitaire négatif ventriculaire gauche.

Édit. 2017

onde R l.f.

R wave

Première onde positive du complexe QRS de l’électrocardiogramme, traduisant l’activation ventriculaire.
Son amplitude, son orientation et sa morphologie varient dans de très larges limites selon la position électrique du cœur et l’axe électrique du complexe QRS. Les aspects de l’onde R et du complexe QRS doivent être considérés séparément dans les dérivations explorant l’activation cardiaque dans le plan frontal et horizontal.
En pratique, il est utile de connaître la limite supérieure de l’amplitude de l’onde R en D1 et en aVL. Elle ne doit pas dépasser 14 mm en D1 et 10 à 12 mm. en aVL. Dans le plan horizontal (dérivations précordiales) on calcule l’indice de Sokolov-Lyon en additionnant l’amplitude R en V5 et l’onde S en V1 : la limite supérieure de cet indice est 40 chez la femme et 45 chez l’homme. La largeur de l’onde R, déterminée par la vitesse de la conduction intraventriculaire, est fonction du délai d’apparition de la déflexion intrinsècoïde qui ne dépasse pas 0,05 en V6 et 0,03 sec. en V1. Dans un bloc de branche, le complexe ventriculaire est élargi et la durée de l’onde R prolongée (> à 0,12 sec).

complexe QRS, Sokolov-Lyon (indice de), déflexion intrinsécoïde, bloc de branche

Édit. 2017

onde S n.f.

S wave

Onde négative faisant, sur l’électrocardiogramme, suite à l’onde R, de faible amplitude (inférieure à 3mm), dans les dérivations du plan frontal, D1, D2, D3, VL en particulier.
On nomme cette onde, onde S quand son amplitude augmente dans les dérivations précordiales, faisant face au ventricule droit. Sa profondeur, maximale en V1, décroît progressivement en V2, V3, V4. La zone de transition, où l’on passe d’un complexe QRS de type droit (avec onde S profonde) à un complexe de type gauche (avec onde R importante) se situe quand le rapport R/S est égal à 1. La zone de transition varie chez les sujets normaux, mais se situe généralement au niveau de V1.

Édit. 2017

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