Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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odonto-stomatologie n.f.

Discipline médicale consacrée à l’étude des maladies des maxillaires, de la bouche et des dents, à leur prévention et à leur traitement.

Édit. 2017

odontoblaste n.m.

odontoblast

Cellule cylindrique haute d’origine mésodermique, située à la partie apicale de la papille dentaire, sous la couche des améloblastes.
Elle fabrique une matrice odontoblastique devant constituer l’ivoire, de composition biochimique identique à celle de l’os et calcifiée qui, en se retirant  laisse, enfermé dans l’ivoire, un long prolongement cytoplasmique répondant aux canalicules de l’ivoire.

Étym. gr. odous : dent ; blastos : germe

améloblaste

Édit. 2017

odontologiste n.m.

Chirurgien-dentiste ou docteur en chirurgie dentaire.
Terme peu utilisé en France

Étym. gr. odous, odontos : dent

Édit. 2017

odorat n.m.

sense of smell

Sens par lequel on perçoit les odeurs.

Étym. lat. odoratus : odorat

olfaction

Édit. 2017

odynophagie n.f.

odynophagia, painful deglutition

Sensation douloureuse, dans la région rétrosternale, survenant lors d’une déglutition.
Elle est généralement due à des lésions muqueuses œsophagiennes (peptiques, virales, candidosiques, carcinomateuses ou liées à des ulcérations crohniennes). Si l’œsophage est normal, on parle de syndrome de l’œsophage irritable.

D. W. Edwards, médecin radiologue britannique (1974)

Étym. gr : odunê : douleur ; phagein : manger

Édit. 2017

oeil n.m.

oculus (TA)

eye

Organe de la vision constitué par le bulbe de l’œil et les divers milieux qu’il renferme.

bulbe de l'œil.

Édit. 2017

OER sigle pour oxygen enhancement ratio

oxygen enhancement ratio

[B1, G5]

Édit. 2019

OER sigle angl. pour Oxygen Enhancement Ratio

effet oxygène

Édit. 2017

Oesterreicher-Turner (syndrome d') l.m.

Oesterreicher-Turner’s syndrome

W. Oesterreicher( Österreicher), médecin allemand (1930) ; J. W. Turner, médecin américain (1933) ; W. Kieser, médecin allemand (1939)

onycho-ostéodysplasie

Édit. 2017

oestrogénique adj.

œstrogenic

Qualificatif d’une hormone stéroïde sexuelle telle que l’œstradiol, l’œstrone et l’œstriol, qui provoque l’œstrus.

Édit. 2017

Oestrus ovis

Oestrus ovis

Diptère vivipare qui dépose ses larves dans les fosses nasales ou sur les conjonctives oculaires du Mouton et, plus rarement, de l’Homme.
Il s’ensuit une intense irritation oculopalpébrale ou sinusienne.

Édit. 2017

Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI) l.m.

L’office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI) avait une mission de veille (mesure de la radioactivité ambiante), de contrôle de l’industrie nucléaire (des mines d’uranium aux déchets radio-actifs, en passant par les centrales), des professionnels de l’imagerie médicale (médecins radiologues).
En 1994, il a remplacé le Service central de protection contre les rayonnements ionisants et en 2002, a été intégré au sein de l’Autorité de Sureté Nucléaire et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
Sigle : OPRI

Institut de radioprotection et de sécurité nucléaire, autorité de sûreté nucléaire

[E1]

Édit. 2017

Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.

- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,

- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.

Sigle : ONIAM

Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux

Édit. 2017

Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques l.m.

parliamentary service of evaluation of scientific and technological choices

Sa mission est d’informer le Parlement des choix de caractères scientifique et technologique afin d’éclairer ses décisions.
Siégeant à l’Assemblée nationale et au Sénat, il recueille des informations, met en œuvre des programmes d’études et procède à des évaluations.

Édit. 2017

officier de santé l.m.

Personne qui, au XIXe siècle, avait suivi une formation médicale plus courte que celle qui était exigée pour devenir docteur en médecine.
Depuis le début du XXe siècle, la France n’a plus d’officiers de santé. L’expression est parfois employée pour désigner les médecins africains formés dans les écoles à l’époque de la colonisation et les feldschers qui exercent en Union soviétique.

Édit. 2017

officine hospitalière l.f.

pharmacie hospitalière

Édit. 2017

officine pharmaceutique l.f.

Etablissement affecté à l’exécution des prescriptions médicales, à la préparation des médicaments inscrits à la Pharmacopée et à la vente au détail des produits visés à l’article L.511 du Code de la Santé publique.
1) L’exercice de l’officine est régi par une réglementation dont la base se trouve dans le chapitre premier du titre II du code cité.
2) Sauf dérogation préfectorale, une officine pharmaceutique nouvelle ne peut être ouverte que si elle doit répondre aux besoins d’une population d’un certain effectif qui n’en disposait pas auparavant.

Édit. 2017

offre de soins l.m.

Dans un système de soins, ensemble des professionnels de santé et des établissements de soins à la disposition des malades pour satisfaire leurs besoins.
On admet généralement que l’offre entraîne la demande : c’est pourquoi plusieurs pays s’efforcent d’instaurer un numerus clausus pour les professions de santé et de limiter le nombre et la capacité des établissements de soins.

besoin sanitaire

Édit. 2017

ofloxacine n.f.

ofloxacin

Fluoroquinolone ou quinolone de deuxième génération, active sur les entérobactéries, les staphylocoques sensibles à la méticilline, Haemophilus influenzae, Moraxella catarrhalis, Bordetella pertussis et les bactéries intracellulaires.
Elle s’administre, par voie orale ou intraveineuse, au cours des infections systémiques (urinaires, génitales, digestives, respiratoires basses, ostéo-articulaires, neurologiques, etc.) et des bactériémies communautaires et nosocomiales à germes sensibles. Comme toutes les quinolones, l’ofloxacine est contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitant et chez l’enfant en période de croissance.
L'ofloxacine est également prescrite, en traitement prolongé, dans certaines formes de lèpre.

Édit. 2017

Ofuji (maladie d') l.f.

S. Ofuji, dermatologiste japonais (1970)

folliculite à éosinophiles

Édit. 2017

Ofuji (papulo-érythrodermie d') l.f.

papuloerythroderma

Affection, atteignant surtout le sujet âgé, faite de papules érythémateuses et prurigineuses confluant en nappes, et dont les poussées successives aboutissent à une érythrodermie papuleuse respectant le fond des plis abdominaux.
Elle s'accompagne d'une hyperéosinophilie sanguine. Si elle est généralement de nature inflammatoire et bénigne, quelques cas ont pu faire évoquer un état prélymphomateux ou paranéoplasique.

S. Ofuji, dermatologue japonais (1984)

érythrodermie, paranéoplasique

[J1]

Édit. 2018

Ofuji (papuloérythrodermie d') l.f.

S. Ofuji, dermatologiste japonais (1984)

papuloérythrodermie d'Ofuji

Édit. 2017

Ogilvie (syndrome d') l.m.

Ogilvie’s syndrome

Syndrome de pseudo-obstruction aigüe du côlon réalisant un tableau d’occlusion sans obstacle mécanique.
Cette affection survient habituellement chez des patients âgés. Les facteurs favorisants sont les médicaments : neuroleptiques et morphine, toute intervention chirurgicale, un traumatisme, une ventilation mécanique, un sepsis. Elle a été décrite aussi au cours du grand myxœdéme et chez des patients ayant une infiltration cancéreuse métastatique du réseau ganglionnaire sympathique abdominal interrompant l’innervation sympathique du colon.
Correspondant à une ectasie colique, elle est caractérisée par un météorisme toujours considérable, une interruption du transit intestinal ; les douleurs abdominales sont absentes ou modérées. La distension, qui peut être monstrueuse, fait courir le risque d’une perforation diastatique du côlon, surtout au niveau du cæcum. A l’examen clinique, l’abdomen est sonore à la percussion, il n’y a ni défense, ni contraction, les bruits hydro-aériques sont rares et au toucher rectal l’ampoule est vide. La radiographie de l’abdomen sans préparation montre la présence d’air dans le colon surtout dans sa partie droite et dans le cæcum. Un diamètre du cæcum de plus de 9 cm est évocateur du diagnostic, la spécificité augmente lorsqu’il est supérieur à 12 cm et le risque de complications est accrue. Il n’y a pas de niveaux hydro-aériques. Le scanner élimine un obstacle, permet de mesurer la dilatation colique et élimine une complication (perforation, ischémie, péritonite stercorale).
L’aspiration gastro-duodénale, l’arrêt de l’apport entéral et des traitements favorisants, la correction des troubles hydro-électrolytiques constituent le traitement consevateur. En cas d’échec, la prostigmine, parasympathomimétique anticholinestérasique, est utilisée en première intention et en l’absence de contrindication. En seconde intention, la coloscopie avec aspiration, menée prudemment, permet de diminuer cette distension mais ne dispense pas d’une surveillance rigoureuse tant clinique que radiographique de l’abdomen. En dernier recours ou en cas de complications, la chirurgie est indiquée.

H. Ogilvie, Sir, chirurgien britannique (1948)

perforation cœcale postopératoire, pseudo-occlusion colique aigüe, perforation diastatique du cœcum

[L1]

Édit. 2017

Ogino-Knaus (loi d') l.f.

Ogino-Knaus’ rule

Calcul de la période de fécondité féminine fondé sur la durée des cycles menstruels précédents qui permettrait la pratique d’une contraception naturelle.

K. Ogino, gynécologue japonais (1930) ; H. Knaus, gynécologue autrichien (1929)

Édit. 2017

Ogino-Knaus (méthode d') l.f.

Ogino-Knaus’ method

K. Ogino, gynécologue japonais (1923) ; H. Knaus, gynécologue autrichien (1929)

méthode d'Ogino-Knaus, températures (méthode des)

Édit. 2017

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