Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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image en contrefort l.f.

buttress appearance

En radiologie osseuse, en cas de soufflure de la corticale d'un os long, image dense, triangulaire "en coin" à la limite des parties normale et soufflée.
Dans certaines lésions osseuses à évolution lente, le périoste soulevé réalise, aux limites de la lésion, un coin d'os compact qui simule un contrefort.

Étym. lat. imago : image, représentation

[B2]

image en hameçon l.f.

hook appearance

En urographie intraveineuse, aspect incurvé vers le haut, souvent bilatéral, du segment terminal des uretères.
L'image traduit la surélévation du plancher vésical le plus souvent due à un adénome de la prostate.

Étym. lat. imago : image, représentation

empreinte prostatique, adénome prostatique, urographie intraveineuse

image en verre dépoli l.f.

ground glass pattern

En radiologie pulmonaire, zones d'opacités discrètes du parenchyme, sans effacement des contours bronchiques ou vasculaires. 
Aspect de brouillard à limite floue, localisé ou diffus, non systématisé, lié à une hypertrophie du tissu interstitiel pulmonaire qui entraîne une augmentation de sa densité.
Cet aspect correspond à un stade de début de l'atteinte de l'interstitium intralobulaire. L'image n'est analysable correctement qu'en tomodensitométrie.
Ces zones, localisées ou diffuses, traduisent soit un comblement alvéolaire partiel, soit un épaississement de la paroi alvéolaire, soit enfin une augmentation localisée du flux sanguin pulmonaire. Elles ne sont donc pas caractéristiques d'une cause particulière. Elles s'observent dans les bronchiolites oblitérantes idiopathiques ou secondaires à un reflux gastro-œsophagien. Elles sont rares au cours :
- des bronchiolites oblitérantes secondaires,
- des pneumopathies d'hypersensibilité des professions agricoles : stade aigu du poumon du fermier, de la maladie des éleveurs de pigeons et des colombophiles, des champignonnistes, de la bagassose et de la maladie des minotiers et des grainetiers, etc.

Étym. lat. imago : image, représentation

poumon de fermier (maladie du), éleveurs de pigeons (maladie des), bagassose

image en virole l.f.

napkin-ring deformity

Image radiographique traduisant un rétrécissement annulaire rigide de la lumière digestive, limité, plus ou moins régulier, souvent précédé en amont d'une dilatation de la portion restée saine et souple.
Pour être affirmée, elle doit se révéler constante à un même endroit précis, sur les clichés en série de l'œsophage, de l'antre gastrique ou sur le colon en compression. Cet aspect évoque une lésion infiltrante, inflammatoire ou maligne.

Syn. défilé (image de)

image fixe l.f.

still picture

Image dont la structure et les éléments sont immobiles.

Étym. lat. imago : image, représentation

image fluo l.f.

fluorescent image

Pour une lentille cornéenne rigide, image obtenue du ménisque de larmes après instillation dans l'œil d'une goutte de fluorescéine excitée par une lumière bleue cobalt.
Pour une lentille cornéenne souple, utilisation d'une fluorescéine à grosses molécules qui ne teinte pas la lentille, mais les critères d'adaptation d'une telle lentille peuvent s'évaluer sans l'aide de cette technique qui tend à être abandonnée.

Étym. lat. imago : image, représentation

image interne l.f.

internal image

Anticorps ou récepteur lymphocytaire anti-idiotypique possédant certaines propriétés fonctionnelles de l'antigène.
Les anticorps anti-idiotypes Ab2bêta peuvent induire la production d'anticorps Ab1 dirigés contre l'antigène. Au cours de son développement le système immunitaire du fœtus est d’abord exposé aux anticorps maternels qui, pour certains d’entre eux, représentent l’image interne de l’environnement antigénique auquel sera exposé le nouveau-né.

Étym. lat. imago : image, représentation

image manuelle l.f.

picture by hand

Image fabriquée à la main et représentant un ou plusieurs objets au moyen de pigments répartis sur un support.

Étym. lat. imago : image, représentation

image MIP l.f.sigle pour Maximum Intensity Projection

MIP image

En angiographie par résonance magnétique (ARM) et en angioscanner, image obtenue en utilisant un algorithme de type MIP.
Elle permet d’obtenir une bonne représentation des vaisseaux contenus dans le volume exploré.

Étym. lat. imago : image, représentation

maximum intensity projection (MIP), angiographie par IRM

[B2,B3]

Édit. 2018

image pseudogestationnelle l.f.

pseudo gestational sac

Image construite hypo-échogène de la cavité utérine donnant à l’échographie l’impression d’un sac gestationnel chez une patiente non enceinte.

Étym. lat. imago : image, représentation

image MinIP l.f.sigle pour Minimum Intensity Projection

MinIP image

Image obtenue en utilisant un algorithme de type MinIP .
Beaucoup moins utilisées que les images MIP, les images MinIP pourraient avoir un certain intérêt dans l'exploration de l'arbre bronchique en scanographie hélicoïdale

Étym. lat. imago : image, représentation

imagerie optique l.f.

Le principe de l’imagerie optique consiste à éclairer le corps avec un laser et à récupérer les photons qui sont réémis par les premières couches de cellules, soit de manière naturelle, soit parce que des particules fluorescentes ont été préalablement injectées dans le corps.
Cette technique trouve des applications dans l’imagerie de la peau (carcinomes), de la rétine (cataracte), ou des parois du colon (grâce à l’introduction d’un petit endoscope dans l’intestin). C’est une technique d’imagerie inoffensive et extrêmement rapide. Elle permet de voir des détails très fins, comme une hématie (cellule sanguine) dans un vaisseau.
Normalement l’imagerie optique ne permet pas d’observer directement le corps au-delà d’un demi-millimètre de profondeur. En effet, les tissus diffusent énormément la lumière et rares sont les photons à voyager en ligne droite – seul moyen de reconstituer une image.
L’utilisation de « sondes » pour des explorations plus profondes est donc indispensable. Actuellement, les seules sondes commercialisées pour l'imagerie in vivo sont des molécules ou nanoparticules fluorescentes qui émettent des photons pendant des temps très courts, de l'ordre de la dizaine de nanosecondes. Pour pallier cet inconvénient, une équipe du CNRS conçoit depuis plusieurs années des nanoparticules aux propriétés optiques originales. Ces matériaux peuvent stocker l'énergie lumineuse d'excitation et la restituer lentement pendant plusieurs heures dans la zone de transparence des tissus biologiques.
Cette technique permet l’observation non destructive des couches périphériques du cerveau humain. Des détecteurs au silicium permettent de révéler l’activation cérébrale au niveau du cortex.
Sigle angl. OCT

Étym. lat. imago : image, représentation

connectivité fonctionnelle

[B2,H1]

imagerie rapide l.f.

fast imaging

En IRM, techniques permettant de réduire de façon importante le temps d'acquisition.
Les plus utilisées sont l'imagerie en demiplan de Fourier, les séquences d'écho de gradient et d'écho de gradient rapide (surtout employées pour réaliser des images pondérées en T1) et les séquences d'écho de spin rapide (pour réaliser rapidement des séquences pondérées en T2). Il faut y ajouter les séquences d'imagerie instantanée (écho de gradient ultrarapide, écho planar), qui permettent d'obtenir une image en moins d'une seconde. L'imagerie rapide, d'un meilleur confort pour le malade, a permis la mise au point de techniques telles que myélographie, urographie, cholécystographie et angiographie par IRM.

J. Fourier, mathématicien et physicien français, membre de l'Académie de médecine (1768-1830)

Étym. lat. imago : image, représentation

image subjective l.f.

subjective image

Image perçue dans sa totalité à partir d'une présentation partielle.
On peut percevoir un triangle à partir de la seule présentation des trois angles qui le constituent.

Étym. lat. imago : image, représentation

inducteur

image vectorielle l.f.

vectorial image

Image représentée sous forme de descriptions géométriques.

Étym. lat. imago : image, représentation

imaginaire n.m.

imaginary

En psychologie, un des trois éléments de la topologie lacanienne, avec le symbolique et le réel, dans lequel prévaut la relation spéculaire à sa propre image et celle du semblable.
Registre du moi et de l'identification narcissique, l'imaginaire s'appréhende à partir du "stade du miroir".

Étym. lat. imago : image, représentation

immunoblotting en dermatologie l.m.

immunoblotting in dermatology

Technique immunochimique permettant de détecter la présence et de préciser la spécificité antigénique d'auto-anticorps sériques vis-à-vis d'antigènes cutanés, épiderme ou derme, extraits soit de la langue de Bœuf, soit de la peau humaine.
La positivité se traduira par un dépôt, sur le papier d'électrophorèse, en forme de bande ou de tache brune en regard de la zone de migration du ou des antigènes reconnus. Cette technique a permis de distinguer des dermatoses bulleuses auto-immunes qui, en immunofluorescence directe et/ou indirecte, donnent la même image. C'est le cas du pemphigus vulgaire et du pemphigus érythémateux caractérisés en immunofluorescence par un même dépôt en maille périkératinocytaire, alors qu'en immunoblotting les auto-anticorps chez le premier réagissent avec un antigène épidermique de 130 kDa et chez le second avec un antigène de 160 kDA. De la même façon, on peut distinguer la pemphigoïde et l'épidermolyse bulleuse acquise, qui sont caractérisées par un dépôt linéaire à la jonction dermoépidermique identique en immunofluorescence alors que, en immunoblotting, leurs antigènes cibles sont, pour l'un, un antigène épidermique et, pour l'autre, un antigène dermique.

Étym. lat. immunis : exempt de ; angl. blot : tache

pemphigus vulgaire, pemphigus érythémateux, pemphigoïde, épidermolyse bulleuse acquise

immunoscore . l.m.

immunoscore

Score qui permet de prédire la capacité du système immunitaire d'un individu donné à combattre les cellules tumorales.
Outre son intérêt pronostique à la fois indépendant et supérieur à celui de la classification TNM, il peut contribuer à prévoir les chances de réponse aux immunothérapies et à guider les décisions thérapeutiques dans lesquelles l’immunologie a acquis une place importante en cancérologie
L’immunoscore est basé sur la détermination de la densité intratumorale de deux populations lymphocytaires : (CD3+ /CD45RO+) ou (CD3+ /CD8+) ou (CD8+ /CD45RO+) dans la tumeur et son front d’invasion, c’est-à-dire à la fois à l’intérieur et à sa périphérie. Ceci est réalisé par une technique d’immunohistochimie sur coupe tissulaire couplée à un système d’analyse d’image. Le score va de 0, caractérisé par une faible densité des deux types de cellules dans les deux régions, à 4 pour des lésions présentant une forte densité des deux populations dans les deux régions tumorales. Dans les cancers colo-rectaux de stade précoce (TNM stades I-II), l’immunoscore subdivise les patients en sous-groupes présentant des différences importantes de survie sans récidive et de survie globale. De la même manière, l’immunoscore a permis de subdiviser les patients présentant un cancer de stade avancé en des groupes de pronostic distinct et avec des différences majeures de survie.

TNM (classification)

impressions cérébriformes l.f.p.

digital impressions

Aires de densité diminuée, séparées par des bordures de densité normale, évoquant sur les radiographies de la calvaria (voûte) l'image provoquée par la pression d'un doigt sur une balle de celluloïd ramollie.
A l'état normal, elles siègent surtout dans la région temporopariétale. Leur absence est généralement en rapport avec un trouble du développement cérébral. Leur accentuation et leur extension à toute la calvaria traduit l'existence d'une hypertension intracrânienne sévère.

Syn. impressions digitiformes

incidence transthoracique de l'épaule l.f.

transthoracic lateral projection, Lawrence’s projection

Incidence radiographique de l'épaule de profil superposant l'image de l'humérus à celle du thorax, effectuée sur le sujet assis, avec son bras valide en élévation.
Chez les traumatisés, elle est souvent le seul profil réalisable qui permet de compléter le bilan des lésions et d'apprécier un éventuel déplacement lors d'une fracture de l'humérus.

Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard

infiltrat pulmonaire n.m.

pulmonary infiltrate

En radiologie pulmonaire, opacité, mal limitée, homogène, à bords flous, de taille et de siège variables et correspondant à une plage de nodules confluents.
Il a été surtout utilisé à l'origine pour décrire l'image d'une atteinte tuberculeuse mal précisée.
L'infiltrat labile désigne certaines opacités transitoires, récidivantes et migratrices, le plus souvent de cause allergique.

tuberculose pulmonaire commune

infiltration œdèmateuse de l'o s l.m.

oedema infiltration of the bone

Image oedémateuse mise en évidence grâce à l’IRM dans l’os sous chondral à proximité d’une articulation, qui semble préjuger d’un risque évolutif plus sévère vers l’arthrose.
Elle est évidente sur les images en saturation de graisse, et l’hypersignal de l’eau contrastant avec l’hyposignal de la graisse environante. Sur la séquence T1, l’œdème se manifeste par une plage mal limitée en hyposignal siégeant dans l’os spongieux alors que normalement, il est en hypersignal.
Cet œdème est observé aussi dans d' autres pathologies : rhumatisme inflammatoire, algodystrophie, ostéonécrose.

arthrose, rhumatisme inflammatoire, algodystrophie,ostéonécrose

inflammation spécifique l.f.

specific inflammation

Variété d'inflammation réalisant une image morphologique microscopique qui permet de suspecter ou d'affirmer, avec le contexte clinique, une cause particulière ou un groupe de causes.
Une affirmation n'est apportée sur le plan anatomopathologique que par la mise en évidence de la cause déclenchante.

Étym. lat. flamma : flamme

isosignal en IRM n.m.

isosignal

En IRM, signal d'un tissu égal au signal des tissus qui l'entourent.
Un tissu se traduisant par un isosignal se confond avec son environnement et ne sera donc pas visible sur l'image. Un des grands avantages de l'IRM est d'utiliser pour un même examen plusieurs type de séquences, de sorte qu'un tissu en isosignal sur l'une pourra être identifié sur l’autre.

hyposignal en IRM, hypersignal en IRM) dynamique

[B2,B3]

Édit. 2018

jumelle "borgne" (image en) l.f.

En radiologie pulmonaire, image due à une bronche accompagnée de son artère homologue dont l'axe coïncide avec celui du rayon directeur. La bronche donne une clarté annulaire alors que l'artère prend l'aspect d'une opacité arrondie.
A l'état normal, bronche et artère ont un diamètre voisin. L'augmentation de celui de la bronche témoigne d'une bronchectasie, celui d'une artère proximale d'une hypertension artérielle pulmonaire.

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