hépatostéatose aigüe gravidique l.f.
acute fatty liver of pregnancy
Surcharge lipidique du foie chez la femme enceinte, avec cytolyse hépatique, thrombopénie, insuffisance rénale, hypertension artérielle.
Evoluant parfois vers la mort par insuffisance hépatique, elle impose l'interruption immédiate de la grossesse.
H. L. Sheehan, anatomopathologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1937)
Syn. stéatose aigüe hépatique, Sheeha (maladie de)
[L1, O3]
Édit. 2015
hétéradelphe adj.
heteradelphous
Qualifie une malformation fœtale liée à une anomalie d'une grossesse gémellaire monozygote avec jumeaux conjoints ou attachés, les « monstres doubles ».
Elle survient si la séparation de l'embryon primitif en deux embryons s'est faite au-delà du 14ème jour post-conceptionnel, d'où la non-séparation totale entre les deux jumeaux : l'un des jumeaux privé de tête est attaché à la face antérieure du corps de l'autre.
I. G. Saint-Hilaire, zoologiste français (1836)
Étym. gr. hétéros : autre, adelphos : frère
Syn. hétéralien
→ hétéralien, hétérocéphale, hétéropage
Édit. 2015
hétéralien adj.
heteralius
Qualifie une malformation fœtale liée à une anomalie d'une grossesse gémellaire monozygote avec jumeaux conjoints ou attachés, les « monstres doubles ».
Elle survient si la séparation de l'embryon primitif en deux embryons s'est produite au-delà du 14ème jour post-conceptionnel, d'où la non-séparation totale entre les deux jumeaux : l’un des jumeaux est réduit à un organe incomplet implanté sur la tête de l'autre.
I. G. Saint-Hilaire, zoologiste français (1836)
Étym. gr. hétéros : autre, alôs : place
Syn. hétéradelphe, hétérocéphale, hétéropage
hétérocéphale adj.
heterocephalus
Qualifie une malformation fœtale liée à une anomalie d'une grossesse gémellaire monozygote avec jumeaux conjoints ou attachés, « monstres doubles ».
Elle survient si la séparation de l'embryon primitif en deux embryons s'est opérée au-delà du 14ème jour postconceptionnel, d'où la non-séparation totale entre les deux jumeaux : un des jumeaux porte à son cou une masse qui correspond aux maxillaires de l'autre jumeau.
hétérodyme adj.
heterodymus
Qualifie une malformation fœtale liée à une anomalie d'une grossesse gémellaire monozygote avec jumeaux conjoints ou attachés, les monstres doubles.
Elle survient si la séparation de l'embryon primitif en deux embryons s'est effectuée au-delà du 14ème jour postconceptionnel, d'où la non-séparation totale entre les deux jumeaux. L'un des deux jumeaux n'est représenté que par une tête, un cou et parfois un thorax rudimentaire s'implantant sur la face antérieure de l'autre jumeau.
E. G. Saint-Hilaire, zoologiste français (1836)
Étym. gr. hétéros : autre, didumos : jumeau
[A4, O3]
Édit. 2018
hétéropage adj.
heteropagous
Qualifie une malformation fœtale liée à une anomalie d'une grossesse gémellaire monozygote avec jumeaux conjoints ou attachés, « monstres doubles ».
Elle survient si la séparation de l'embryon primitif en deux embryons s'est effectuée au-delà du 14ème jour postconceptionnel, d'où la non-séparation totale entre les deux jumeaux. L'hétéropage est un individu accessoire imparfait implanté sur le côté de l'autre jumeau.
E. G. Saint-Hilaire, zoologiste français (1836)
Étym. gr. heteros : autre, pageis : uni
Syn. hétéralien, hétéradelphe
[A4, O3]
Édit. 2018
hétérotopie n.f.
heterotopia
Présence en situation anatomique inhabituelle, d’éléments cellulaire, tissulaire ou d'organe, histologiquement normaux.
Dans le système nerveux, il peut être observé des cellules nerveuses situées en position anormale sur le trajet de migration des neuroblastes entre la région périventriculaire et le cortex cérébral. Deux variétés en sont décrites: les nodulaires, masses de 1 mm à 2 cm (observées également au niveau du cervelet) et les laminaires, exceptionnelles. Responsables d'épilepsie, elles peuvent être isolées ou associées à d'autres anomalies de migration, à une agénésie du corps calleux, à une malformation d'Arnold-Chiari II. La tomodensitométrie et l'imagerie par résonance magnétique mettent bien en évidence les ilots hétérotopiques de substance grise, dont la densité et le signal sont identiques à ceux du cortex cérébral.
La formation de tissu osseux au sein des parties molles se rencontre chez les paraplégiques ou, après une intervention, dans les cicatrices ou dans les régions péri-articulaires.
En obstétrique, une grossesse gémellaire comporte une hétérotopie quand une localisation fœtale est extra-utérine.
Une hétérotopie tumorale est développée au-dépens du lobe aberrant d’un organe.
H. Chiari, anatomopathologiste autrichien, (1891) ; J. Arnold, anatomopathologiste allemand (1894)
Étym. gr. heteros : autre ; topos : lieu, emplacement
→ ectopie, Arnold-Chiari (malformation de), épilepsie
[A3]
Édit. 2015
hétérotypien adj.
heterotypus
Qualifie une malformation fœtale liée à une anomalie d'une grossesse gémellaire monozygote avec jumeaux conjoints ou attachés, les « monstres doubles ».
Elle survient si la séparation de l'embryon primitif en deux embryons s'est opérée au -delà du 14ème jour post-conceptionnel, d'où la non-séparation totale entre les deux jumeaux. L'un des deux jumeaux est représenté par un parasite appendu sur la face antérieure de l'autre, tous deux ont un cordon ombilical commun.
E. Geoffroy Saint-Hilaire, zoologiste français (1836)
Étym. gr. heteros : autre, tupos : modèle
Syn. hétéralien, hétérocéphale
[A4, O3]
Édit. 2018
histidinurie n.f.
histidinuria
Présence ou quantité d'histidine dans l'urine.
Normalement, la teneur des urines de 24 h en histidine est en moyenne de 290 mg chez l'homme, 170 mg chez la femme et 100 mg chez l'enfant. Elle augmente au cours de la grossesse. En pathologie, l'histidinurie est élevée spécifiquement au cours d'une affection congénitale par absence d'histidase.
[C1,Q2]
Hofbauer (cellule de) l.f.
Hofbauer’s cell
Cellule des villosités placentaires de 3ème ordre, présente entre le 3ème et le 4ème mois de la grossesse, identifiée par son noyau réniforme.
J. I. I. Hofbauer, gynécologue américain (1878-1961)
[O3]
Édit. 2015
Hogben (réaction de) l.f.
Hogben’s test
Test biologique de grossesse voisin de la réaction de Galli Mainini (rana-réaction) : l'injection d'urines de femme enceinte au crapaud femelle d'Afrique du Sud provoque une ovulation et chez le mâle une excrétion de spermatozoïdes.
L. Hogben, zoologiste britannique (1930)
holoproencéphalie n.f
holoproencephaly
Division anormale des deux hémisphères du cerveau pendant les premières semaines de la grossesse.
L’holoproencéphalie est caractérisée par des altérations du clivage du cerveau antérieur et des anomalies faciales de la ligne médiane. Elle présente différents degrés de sévérités allant de la forme alobaire ou de la présence d’un seul œil (cyclopie) jusqu’aux formes lobaire, semi-lobaire et aux microformes avec une simple malformation labiale ou palatine ou une seule incisive. La déficience intellectuelle est habituelle.
Cette variabilité clinique est liée à l’hétérogénéité génétique, des mutations ayant été décrites dans 16 gènes différents appartenant tous à ceux qui interviennent dans la formation du cerveau au cours du développement embryonnaire. La transmission est probablement digénique (touchant deux gènes différents) ou multigénique. On invoque aussi des facteurs environnementaux comme l’alcoolisme maternel.
homozygote adj.
1) Qualifie un individu ou un noyau cellulaire, dont les chromosomes d'une paire possèdent deux gènes allèles identiques
Les maladies autosomiques récessives ne s'expriment que chez les sujets homozygotes.
2) Qualifie également une grossesse gémellaire dont les fœtus, issus d'un même embryon, possèdent le même patrimoine génétique et sont donc obligatoirement de même sexe.
Étym. gr. homos : pareil, zugon : paire
Ant. hétérozygote
→ gène
[Q1,O3]
hormone chorionique somatotrope l.f.
chorionic growth hormone
Hormone, sécrétée par le placenta, qui stimule la croissance fœtale et la sécrétion lactée.
De structure polypeptidique, constitué de 190 acides aminés disposés en deux chaînes, d’une masse moléculaire de 35 000 Da, elle est voisine de l’hormone de croissance. Elle est sécrétée par le syncytiotrophoblaste dès le 13ème jour de la grossesse.
Elle possède des propriétés lutéotrophiques, mammotrophiques et lactogéniques ainsi qu’une activité lipolytique, protéolytique et hyperglycémiante. Son action somatotrope participe à la croissance fœtale.
Elle peut être dosée par technique radio-immunologique dans certains laboratoires spécialisés. Sa concentration plasmatique, reflet de la fonction placentaire, augmente progressivement jusqu’à la 36ème semaine (7 à 10 µg/L) puis diminue légèrement jusqu’à la 40ème semaine. Son dosage présente un intérêt pronostique en cas de retard de croissance intra-utérin et pour le dépistage de la souffrance fœtale (teneur inférieure à 4 µg/mL).
Étym. gr. hormaô : j'excite
Syn. somato-mammotrophine chorionique humaine, hormone chorionique somato-mammotrophique, hormone lactogène placentaire (HLP)
Sigle s. HCS
[O4]
hormone lactogène placentaire l.f.
placenta lactogenic hormone
Hormone protéinique sécrétée par le placenta, présentant beaucoup d'homologies avec la prolactine.
Constituée de deux chaînes d’un poids moléculaire de 35 000, comportant 190 acides aminés, elle est aussi voisine de l’hormone de croissance. Elle stimule la montée laiteuse, mais elle a aussi un rôle dans la formation des tissus fœtaux et des annexes. Elle est sécrétée par le syncytiotrophoblaste dès le 13ème jour de la grossesse. Sa teneur, reflet de la fonction placentaire, augmente progressivement jusqu’à la 36ème semaine puis diminue légèrement jusqu’à la 40ème semaine. Elle possède des propriétés lutéotrophiques, mammotrophiques et lactogéniques. Son action somatotrope participe à la croissance fœtale. Elle présente par ailleurs une activité lipolytique, protéolytique et hyperglycémiante. Son dosage présente un intérêt pronostique en cas de retard de croissance intra-utérin, traduit par une baisse de la teneur plasmatique et dans le dépistage de la souffrance fœtale.
Étym. gr. hormaô : j'excite
Syn. hormone chorionique somatotrope, hormone lactogène placentaire, hormone chorionique somato-mammotrope, somato-mammotrophine chorionique humaine
[O4]
hormone placentaire l.f.
placental hormone
Hormone sécrétée par le placenta.
Ces hormones sont de natures diverses :
- soit protéique : l'hormone chorionique gonadotrope (ou HCG), l'hormone chorionique somatotrope (appelée aussi hormone placentaire lactogéne placentaire ou HPL ou hormone chorionique somatomammotrope), le NGF (ou facteur de croissance des cellules nerveuses), la relaxine, accessoirement la protéine placentaire PP ;
- soit stéroïde : testostérone et œstrogènes biosynthétisés à partir du sulfate de déhydro-épiandrostérone (ou SDHEA, androgène de la surrénale fœtale, désulfaté dans le foie fœtal par une sulfatase et aromatisé dans le placenta par une aromatase)
La progestérone biosynthétisée à partir de la 8ème semaine d'aménorrhée, à partir du cholestérol plasmatique, se substitue à la progestérone du corps jaune pour assurer le maintien de la grossesse.
Étym. gr. hormaô : j'excite
[O4]
Édit. 2015
hormone placentaire lactogène l.m.
human placental lactogen
Hormone polypeptidique placentaire de structure et d'action voisines de celles de l'hormone somatotrope et de la prolactine.
Elle contribue au développement mammaire pendant la grossesse et à l'élaboration de la sécrétion lactée.
Son rôle réel est mal élucidé. Elle semble ne pas avoir d’effet direct sur le fœtus, car elle ne passe pas la barrière placentaire. Chez la mère elle favoriserait les synthèses protéiques, une meilleure utilisation des graisses contribuant à un bon équilibre glycémique maternel et fœtal. Son dosage constitue un très bon reflet de la vitalité placentaire.
Syn. somato-mammotrophine chorionique humaine, hormone chorionique somato-mammotrophique, hormone lactogène placentaire
Sigle HPL
→ hormone chorionique somatotrope
[O4]
hormones gonadotropes l.f.p.
gonadotropic hormones
Groupe d’hormones antéhypophysaires agissant sur la croissance du tissu germinal et sur le tissu interstitiel de la gonade.
On en distingue trois: l'hormone folliculo-stimulante (FSH), l'hormone lutéinisante (LH), sécrétées de manière intermittente par l'antéhypophyse sous le contrôle d'un décapeptide hypothalamique appelé Gn-RH (gonadotropin hormone - releasing hormone) ou somatolibérine. Au cours du cycle menstruel, l'excrétion des hormones gonadotropes, qui maîtrisent la croissance du follicule de De Graaf, est freinée par l'œstradiol ovarien jusqu'à un seuil critique qui déclenche au contraire une décharge ovulante de LH. La sécrétion de la progestérone par le corps jaune ovarien, en début de la grossesse, est sous la dépendance de la gonadotrophine chorionique (hCG). Chez l'homme, la FSH stimule la spermatogénèse et la LH la sécrétion de testostérone.
Étym. gr. hormaô : j'excite
Syn. gonadostimulines, gonadotrophines, gonadotropines, prolans
→ gonadotrophine, prolans (désuet), De Graaf (follicule de), corps jaune, risques cérébrovasculaires des hormones œstroprogestatives
[O4]
hormones placentaires l.f.p.
placental hormones.
Hormones sécrétées par le placenta.
Elles sont de natures diverses :
- soit protéique : l'hormone chorionique gonadotrope (ou hCG), l'hormone chorionique somatotrope (appelée aussi hormone placentaire lactogéne placentaire ou HPL ou hormone chorionique somatomammotrope), le neural growth factor (NGF ou facteur de croissance des cellules nerveuses), la relaxine, accessoirement la protéine placentaire PP ;
- soit stéroïde : testostérone et œstrogènes biosynthétisés à partir du sulfate de déhydro-épiandrostérone (ou SDHEA, androgène de la surrénale fœtale, désulfaté dans le foie fœtal et aromatisé dans le placenta)
La progestérone biosynthétisée à partir de la 8ème semaine d'aménorrhée, à partir du cholestérol plasmatique, se substitue à la progestérone du corps jaune pour assurer le maintien de la grossesse.
Étym. gr. hormaô : j'excite
[O4]
Édit. 2015
hydramnios chronique l.m.
chronic polyhydramnios
Hydramnios tardif, se manifestant dans les trois derniers mois de la grossesse, insidieux, sans manifestation fonctionnelle au début, progressif et modéré, ne dépassant jamais cinq litres.
Étym. gr. hudôr : eau; amnios : amnios
[O3]
hydrorrhée déciduale l.f.
decidual hydrorrhea
Décharge de la sécrétion liquidienne accumulée pendant le grossesse.
Le mécanisme exact de sa formation et son siège sont mal connus. Pour certains, elle pourrait être d’origine tubaire.
Étym. gr. hudôr : eau ; rhein : couler
[O3]
hypercuprémie n.f.
hypercupremia
Présence dans le sang d'une quantité de cuivre supérieure à 1 mg/L.
Elle s'observe dans la grossesse, ainsi que dans certaines infections aigües ou chroniques.
[O3,D3]
hyperglycémie provoquée par voie orale(épreuve d') l.f.
Test d’exploration du métabolisme glucidique après ingestion de 75 g de glucose dissout dans 250 ml d'eau.
Un prélèvement sanguin est réalisé toutes les 30 minutes pendant deux heures.
L’élévation de la glycémie au-dessus de 7.7 mmol /l conduit au diagnostic de diabète. Il est possible de réaliser une épreuve simplifiée en effectuant une seule prise de sang correspondant au dosage de la glycémie 1 heure après l'ingestion du glucose.
Ce test est utilisé pour le diagnostic de diabète, pour l’exploration de certaines hypoglycémies et des hypersécrétions de somatotrophines. Il est réalisé chez la femme enceinte entre la 24ème et la 28ème semaine de grossesse pour dépister un diabète gestationnel (test de O'Sullivan).
J. B. O’Sullivan, médecin diabétologue américain (1964)
Sigle HGPO
hyperkératose nævoïde (hamartomateuse) du mamelon l.f.
hyperkeratosis of nipple and areola
Affection rare consistant en une hyperkératose associée à une papillomatose du mamelon, apparaissant à la puberté ou au cours d'une grossesse, toujours bénigne mais persistant indéfiniment.
Elle doit être différenciée des hyperkératoses du mamelon qui se développent au cours de diverses formes d'ichtyose ou qui résultent d'une extension d'un hamartome épidermique.
hyperprolactinémie n.f.
hyperprolactinaemia
Augmentation de la teneur de prolactine dans le sang.
Elle est physiologique lors de la grossesse et en période d'allaitement.
En dehors de ces situations, l'hyperprolactinémie peut être consécutive à une tumeur hypophysaire sécrétante, à une déconnexion du freinage hypothalamique par exemple par un craniopharyngiome, une pathologie de la tige pituitaire, ou liée à des prises médicamenteuses : œstroprogestatifs, neuroleptiques, cimétidine, etc. Elle accompagne parfois certaines affections organiques telles l'hypothyroïdie de la femme jeune, l’insuffisance rénale, etc. Sa présence entraîne typiquement un syndrome aménorrhée-galactorrhée chez la femme, une gynécomastie et une impuissance avec altération de la libido chez l'homme.
En andrologie, elle doit être recherchée devant un taux de testostérone abaissé.
→ adénome hypophysaire à prolactine, aménorrhée-galactorrhée (syndrome d')