Rickettsia heilongjiangensis
Rickettsia heilongjiangensis
Agent d'une rickettsiose, la fièvre boutonneuse d'Extrême-Orient, transmise par différentes espèces de tiques.
→ fièvre boutonneuse d'Extrême-Orient
Rickettsia helvetica
Rickettsia helvetica
Rickettsie répandue dans différents pays d'Europe centrale et du nord : Suisse, France, Slovénie, Suède, …, ainsi qu'au Japon, transmise par la tique Ixodes ricinus.
L'infection par cette bactérie se traduit par une fièvre modérée, une asthénie, des myalgies et des céphalées, mais sans éruption ni adénopathies. Cette bactérie a encore été soupçonnée d'être responsable de périmyocardites rickettsiennes chroniques en Scandinavie.
Rickettsia honei
Rickettsia honei
Bactérie responsable de la fièvre boutonneuse des îles Flinders.
Cette rickettsie est connue d'Australie et des îles avoisinantes ainsi que d'Asie du sud-est (Thaïlande, Népal). Ses vecteurs seraient des tiques des genres Aponomma, Haemaphysalis et Ixodes qui en constitueraient également le réservoir.
→ fièvre boutonneuse des îles Flinders
Rickettsia japonica
Rickettsia japonica
Agent de la fièvre boutonneuse japonaise, transmis au Japon par différentes espèces de tiques des genres Haemaphysalis, Dermacentor et Ixodes.
Cette rickettsie semble exister également en Corée du sud et en Thaïlande.
→ fièvre boutonneuse japonaise
Rickettsia quintana
Rickettsia quintana
Ancienne dénomination de Bartonella quintana, agent de la fièvre des tranchées, transmis par les déjections de poux.
Le réservoir de germe est uniquement humain
→ fièvre des tranchées, Bartonella quintana
Rickettsia rickettsii
Rickettsia rickettsii
Agent d'une rickettsiose américaine, la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, transmis par la morsure de diverses tiques, principalement du genre Dermacentor (D. andersoni et D. variabilis aux Etats-Unis) ou du genre Amblyomma (Amérique du sud), mais aussi de plusieurs autres genres.
Le réservoir de germes est constitué par le chien, le cheval et surtout divers rongeurs sauvages (capybara au Brésil par exemple), ainsi que les tiques chez lesquelles a lieu une transmission trans-ovarienne.
Etym.: H.T. Ricketts, anatomopathologiste et épidémiologiste américain (1871-1910)
→ fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses
rickettsiose varicelliforme l.f.
rickettsial pox
Maladie éruptive vésiculeuse due à Rickettsia akari.
Après une incubation de 7 à 10 jours, le début est brutal : fièvre élevée, frissons, myalgies, céphalée, photophobie, papule vésiculeuse au point de piqûre avec adénopathie satellite. Apparait ensuite une éruption maculopapuleuse puis vésiculeuse et enfin croûteuse. La guérison spontanée a lieu au bout de trois semaines. Cette rickettsiose urbaine a surtout été observée aux Etats-Unis, en Russie et en Corée. Le réservoir du germe est la souris domestique et le vecteur est un acarien.
Syn. rickettsial pox, fièvre vésiculeuse
roséole syphilitique l.f.
roseola
Éruption de la première floraison de la syphilis secondaire.
Survenant six semaines à trois mois après le chancre, cette éruption est faite de macules rosées non prurigineuses, à la limite de la visibilité, siégeant sur le tronc et les racines des membres et disparaissant en quelques jours ou semaines spontanément sans cicatrice.
Elle traduit une vasodilatation et des petits infiltrats lymphoplasmocytaires périvasculaires. On peut sémiologiquement rapprocher les éruptions roséoliformes de l'exanthème subit et les taches rosées lenticulaires de la fièvre typhoïde.
→ syphilis
Sabia (virus)
Sabia (virus)
Virus à ARN, appartenant à la famille des Arenaviridae et responsable de quelques cas de fièvre hémorragique survenus au Brésil.
Salmonella
Salmonella
Genre de bacilles à Gram négatif de la famille des Enterobacteriaceae, regroupés en une seule espèce, Salmonella enterica, elle-même subdivisée en sérotypes et sérovars, sur la base des constituants antigéniques O, H et Vi.
Les salmonelles colonisent le tube digestif de l’homme et des animaux. La contamination résulte de la consommation de produits d’origine animale : viandes crues, lait ou fromages non pasteurisés, coquillages, préparations à base d’œufs. Ces bactéries peuvent également être retrouvées dans le milieu extérieur, en particulier dans les eaux de surface et les eaux usées. Après avoir été malades, certains sujets restent porteurs sains et vont éliminer des salmonelles dans leurs selles.
Les infections à salmonelles, cosmopolites, sont polymorphes :
- fièvres typhoïde (Salmonella enterica sérotype Typhi) et paratyphoïdes (Salmonella enterica sérotypes Paratyphi A, B, C),
- toxi-infections alimentaires,
- formes extradigestives, rares, (cholécystites, méningites, ostéites, etc.) qui s’observent dans les immunodépressions et au cours des drépanocytoses.
Le diagnostic biologique des salmonelloses repose sur l’identification de la souche à partir d’hémocultures ou de coprocultures, avec détermination des antigènes O, H, et Vi assurant l’identification des principaux sérovars. La sérologie (sérodiagnostic de Widal-Félix) a des indications limitées aux fièvres typhoïde et paratyphoïdes.
La sensibilité des salmonelles aux antibiotiques varie selon les souches. Salmonella typhi et paratyphi sont généralement sensibles aux aminopénicillines, aux céphalosporines de troisième génération, aux fluoroquinolones, au triméthoprime-sulfaméthoxazole. La vaccination préventive (vaccin polyosidique injectable) ne protège que vis-à-vis de la fièvre typhoïde.
→ fièvres typhoïde et paratyphoïdes, vaccin fièvre typhoïde
Salmonella typhi
Salmonella typhi
Bacille à Gram négatif appartenant à l’espèce Salmonella enterica et responsable de la fièvre typhoïde.
C. J. Eberth, bactériologiste allemand (1880)
Syn. bacille d’Eberth
salpingite aigüe l.f.
acute salpingitis
Infection tubaire évolutive dans laquelle prédominent les phénomènes vasculosanguins (vasodilatation et œdème) et les symptômes généraux (fièvre, douleurs, troubles digestifs, etc.).
scarlatine n.f.
scarlatina, scarlet fever
Toxi-infection peu contagieuse, devenant rare, due au streptocoque A, plus rarement C ou G, sécréteur de toxine érythrogène et touchant surtout l'enfant.
Après une incubation de trois à cinq jours, elle se manifeste par une fièvre à 40° C, une angine rouge, un exanthème généralisé (érythème scarlatiniforme) et une langue framboisée. L'évolution se fait vers la desquamation. Les risques principaux sont la glomérulonéphrite aigüe, la chorée et le rhumatisme articulaire aigu. Le traitement est simple, utilisant la pénicilline G ou l'amoxicilline ou un macrolide chez les patients sensibilisés aux pénicillines. Des tableaux similaires sont produits par les toxines staphylococciques, réalisant une scarlatine dite staphylococcique.
Étym. lat. médiéval : scarlatum : écarlate
Syn. deuxième maladie
Schmallenberg (virus)
Schmallenberg (virus)
Virus à ARN trisegmenté du genre Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae), responsable de malformations fœtales chez les ruminants.
Dans le genre Orthobunyavirus, le virus Schmallenberg appartient au sérogroupe Simbu. Ce virus a émergé en Allemagne en 2011 et affecte les caprins et principalement les ovins et les bovins. Chez les animaux adultes, il n'entraîne que des symptômes mineurs peu caractéristiques : fièvre, anorexie, perte de poids, moindre production de lait, diarrhée. En revanche, lorsqu'il infecte des femelles gestantes, il est responsable d'avortements et, chez les agneaux et les veaux nés vivants, de malformations congénitales variées, le plus souvent mortelles, affectant surtout le système nerveux central et le système musculo-squelettique (arthrogrypose, scoliose, brachygnathie, hydranencéphalie, développement anormal du cerveau). Il représente, de ce fait, un sérieux problème économique pour les éleveurs. Le diagnostic biologique est fait par PCR.
Le virus Schmallenberg sévit dans toute l'Europe, par épizooties saisonnières. La transmission d'un animal à un autre est assurée par des Diptères de la famille des Ceratopogonidae mais la transmission materno-fœtale in utero est également habituelle chez les ruminants. L'infection entraîne à sa suite l'établissement d'une immunité solide. Il ne semble pas transmissible à l'Homme.
Sigle SBV
[D1]
Édit. 2018
score de McIsaac l.m.
Score utilisé, chez l’adulte pour le diagnostic d’angine à Streptocoque B hémolytique du groupe A.
| items proposés | scores |
| fièvre supérieure à 38° | 1 |
| absence de toux | 1 |
| existence d’une augmentation de volume des amygdalesou d’un exsudat amygdalien | 1 |
| âge compris entre 15 et 40 ans | 0 |
| âge supérieur ou égal à 45 ans | moins 1 |
W. J. McIsaac, médecin canadien (1998)
sensibilisation n.f.
sensitization, priming
Phénomène immunologique par lequel un être vivant acquiert la capacité de réagir d’une manière particulière lors du contact avec un agent physique, chimique ou biologique qui constitue un antigène.
La sensibilisation est à l’origine de réactions générales (choc, fièvre…) ou locales (urticaire, eczéma, purpura…).
L’agent biologique, ou antigène, provoque une prolifération de lymphocytes T et B à mémoire responsables des réactions secondaires à un nouveau contact avec lui. La sensibilisation est active quand elle est produite soit par un contact naturel, spontané, avec un antigène soit par une injection de celui-ci, suivis dans les deux cas par la production d’anticorps. La sensibilisation est dite passive quand elle est secondaire à l’administration d’anticorps provenant de donneurs immunisés.
→ antigène, sensibilisation passive, sensibilité, sensibilité croisée, immunisation, immunisation passive, allergie, hypersensibilité, anaphylaxie, sensibilisation passive
septicémie n.f.
septicaemia
Etat infectieux grave dû à une infection généralisée, disséminée par voie sanguine, à l’occasion de décharges répétées de l’agent infectieux pathogène à partir d’un foyer localisé, et susceptibles d’entraîner la création de foyers infectieux secondaires (septicopyohémie en cas de foyers suppurés).
Authentifié par des hémocultures positives, un état septicémique est caractérisé cliniquement par une fièvre élevée, avec frissons et altération importante de l’état général.
La septicémie doit être distinguée de la simple bactériémie qui désigne la présence transitoire de bactéries dans la circulation sanguine sans que soient nécessairement observés des signes cliniques marqués.
Classiquement, on distingue les septicémies à germes à Gram+ de celles à germes à Gram –, ces dernières étant supposées de pronostic moins favorable. Alors que cette distinction avait précédemment une valeur plus pronostique que diagnostique, l’identification de la bactérie responsable, si elle est retrouvée, a actuellement une importance diagnostique essentielle, car elle permet de choisir avec précision l’antibiothérapie à instituer : le traitement repose en effet sur l’instauration rapide d’une antibiothérapie adaptée.
Il existe également des septicémies fongiques, principalement dues à des Candida, beaucoup plus rarement à des cryptocoques.
Étym. gr. sêptikos, de sêptein : corrompre ; aima : sang
→ inflammation septique, bactériémie, septicopyohémie, sepsis, septicémie fongique, hémoculture, coloration de Gram, Candida, cryptocoques
[D1]
Édit. 2018
Serra Norte (virus) l.m.
Serra Norte virus
Virus à ARN du genre Phlebovirus (familles des Orthobunyaviridae) responsable, en Amazonie brésilienne, de syndromes fébriles et algiques entrant dans le cadre des fièvres à phlébotomes.
Ce virus provoque, chez l’ Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant quatre à cinq jours.
shigellose n.f.
shigellosis
Infection intestinale aigüe strictement humaine due à des entérobactéries du genre Shigella et responsable, dans sa forme clinique la plus typique, de la dysenterie bacillaire.
La shigellose, cosmopolite, est endémo-épidémique dans les régions tropicales à faible niveau d'hygiène ; fréquente chez les enfants, elle est transmise directement par les mains sales ou indirectement par de l'eau ou des aliments souillés par des matières fécales.
La dysenterie bacillaire, résultant d'ulcérations multiples de la muqueuse colique, se caractérise par des émissions intestinales très nombreuses, afécales, glairosanglantes et purulentes dans un contexte de fièvre élevée ; elle s'accompagne de douleurs abdominales (épreintes coliques, ténesme anal) et d'une altération marquée de l'état général . Dans ses formes frustes, la shigellose s'exprime par une diarrhée liquide, de sédation spontanée en 2 à 3 jours. À l'inverse, chez les enfants et lorsque S. dysenteriae est en cause, peuvent apparaître par action de toxines bactériennes, déshydratation, convulsions, coma, hypoglycémie, syndrome hémolytique ou urémique ; l'apparition d'un syndrome de Reiter à distance d'un épisode aigu de shigellose, est exceptionnelle. La coproculture assure la diagnostic.
De nombreux antibiotiques sont inefficaces en raison de résistances plasmidiques, mais quinolones et céphalosporines sont habituellement actives, associées à une réhydratation souvent nécessaire.
H. Reiter, bactériologiste allemand (1916)
Syn. dysenterie bacillaire
signe n.m.
sign
Manifestation objective d’une maladie, constatée par le médecin au cours de l’examen clinique.
Signe et symptôme, dont l’association conduit au diagnostic, sont souvent employés à tort l’un pour l’autre. Le signe est constaté par le médecin (ex. une hépatomégalie) tandis que le symptôme est ressenti par le malade (ex, une céphalée). Le regroupement de signes et de symptômes en un ensemble caractéristique est désigné sous le nom de syndrome.
La distinction entre signes physiques découverts lors de l’examen (ex. une splénomégalie)) et signes généraux (fièvre, amaigrissement…) n’est pas justifiée. Les symptômes sont parfois appelés à tort signes fonctionnels, en accordant à fonctionnel le sens de subjectif, ajoutant ainsi une confusion entre la manifestation d’une maladie et son retentissement sur les fonctions organiques.
→ symptôme
Sindbis (virus) l.m.
Sindbis virus
Virus à ARN du genre Alphavirus (famille des Togaviridae) dont le réservoir est représenté par les oiseaux et qui est transmis à l’Homme par des moustiques.
Sévissant par épidémies en Afrique, en Asie et en Europe (principalement en Scandinavie) le virus SIN est responsable d’un syndrome fébrile avec céphalée, polyarthralgies et éruption cutanée maculo-papuleuse, généralement bénin ; toutefois, des cas d’encéphalite ont été signalés. Dans le Nord de l’Europe, les infections par le virus Sindbis ou ses variants sont connues sous les noms de maladie d’Ockelbo (Suède), de maladie de Pogosta (Finlande), de fièvre de Carélie (Russie).
On reconnaît deux types génétiques du virus SIN : l’un circulant en Europe et en Afrique (et, semble-t-il en Asie), l’autre en Asie et en Océanie.
Sigle : SINV
singe vert (maladie du) l.f.
green monkey disease
Maladie due au virus de Marburg, mortelle dans près de 30% des cas, qui associe fièvre, troubles digestifs, éruption maculopapuleuse, conjonctivite et hémorragies (gingivales, digestives et aux points de ponction).
On observe une nécrose du parenchyme hépatique sans modification architecturale ni réaction inflammatoire, réalisant le tableau d’une hépatite lobulaire extensive non systématisée.
→ Marburg (maladie de), Marburg (maladie de)
sodoku n.m.
sodoku, rat bite fever
Maladie infectieuse due à Spirillum minus (ou morsus muris), généralement transmise par morsure de Rat et associant, après une incubation de 2 à 4 semaines, une escarre d'inoculation avec adénite satellite, une fièvre et une éruption cutanée maculopapuleuse douloureuse.
Le traitement fait appel aux pénicillines, aux aminosides ou aux cyclines.
Étym. jap. so : rat ; doku : poison
Syn. sokosho, fièvre par morsure de Rat (terme impropre car la maladie peut éventuellement être transmise autrement que par morsure et par d'autres animaux que le Rat)
staphylococcie maligne de la face l.f.
severe staphylococcal infection of the face
Infection extensive des tissus sous-cutanés de la face due au staphylocoque doré, qui survient habituellement après manipulation d'un furoncle de la zone médiane du visage et qui réalise une cellulite violine et infiltrée, douloureuse, recouverte de pustules, avec fièvre à 40° C, œdème du visage et thrombophlébite des veines superficielles de la face puis du sinus caverneux.
Elle doit être traitée comme une staphylococcémie.
Étym. gr. staphulos : grain de raisin ; kokkos : grain
stéatose n.f.
steatosis, fatty overloading
Accumulation de lipides, triglycérides, le plus souvent sous forme d’une vacuole, dans des cellules non adipeuses, en particulier les hépatocytes.
Elle est provoquée par un apport alimentaire riche en graisses ou en alcool, ainsi que par certaines maladies (fièvre jaune).
Ce terme remplace les anciennes dénominations de dégénérescence graisseuse et d’infiltration adipeuse.
Étym. gr. stear, steatos : graisse