récepteur de l'endothéline l.m.
endothelin receptor
Protéine transmembranaire liant spécifiquement l'endothéline et assurant la transduction du signal dans les cellules cibles.
Il existe deux types principaux de récepteurs de l'endothéline, appelés ETA et ETB . Ils appartiennent à la famille des récepteurs couplés aux protéines G.
ETA est exprimé principalement par les cellules musculaires lisses et, lorsqu'il a fixé l'endothéline, il provoque une vaso-constriction.
ETB est exprimé par l'endothélium vasculaire rénal et provoque au contraire une vasodilatation. Il est également exprimé par les cellules épithéliales médullaires du rein et réduit la réabsorption d'eau et de sodium.
Des inhibiteurs spécifiques d'ETA siont utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire.
Sigle ETA , ETB
→ endothéline, protéine G, récepteur, hypertension artérielle pulmonaire
[C1, C2]
Édit. 2019
mucocèle appendiculaire l.f.
mucinous appendiceal neoplasm
Distension mucineuse de la lumière appendiculaire dont la plus grave complication est la rupture péritonéale, à l’origine d’un pseudomyxome péritonéal, dont le pronostic est souvent péjoratif.
Le diagnostic peut être fortuit sur pièce d'appendicectomie. Le tableau peut être celui d'une appendicite aigue, conséquence d'une obstruction luminale. L'analyse histologique des appendices révèle la présence d'un mucocèle dans 0,07 à 0,3 % des cas. Schématiquement, on distingue les causes non tumorales et tumorales.
Le terme de mucocèle est macroscopique pour décrire une dilatation kystique de la lumière appendiculaire remplie de mucus, sans préjuger de la lésion causale. Le mucocèle appendiculaire répond,
- soit à un kyste rétentionnel,
- soit à une néoplasie mucineuse kystique, dont il faut préciser le degré de malignité: néoplasies appendiculaires mucineuses de bas grade, adénocarcinomes mucineux sans cellules en bague à chatons, adénocarcinomes mucineux avec cellules en bague à chatons.
Les néoplasies mucineuses de bas grade et les adénocarcinomes mucineux appendiculaires peuvent se compliquer d'une dissémination péritonéale, le pseudomyxome péritonéal. Le pseudomyxome péritonéal est un terme clinique (et non histopathologique) qui correspond à la dissémination intrapéritonéale de cellules muco-sécrétantes responsables d’une accumulation de mucine dans la cavité péritonéale.
L’appendice est le premier organe responsable, même si les carcinoses mucineuses peuvent occasionnellement provenir d’adénocarcinomes mucineux d’autres organes (vésicule biliaire, estomac, trompe, ovaire ou origine colorectale).
Tout appendice, dont l'aspect évoque un mucocèle doit être manipulé avec précaution afin d'éviter la rupture dans la cavité péritonéale.
Diane Goèré, chirurgienne française (2011)
Réf. Traitement des mucocèles appendiculaires. Goéré Diane et al. Hepato-Gastro et Oncologie digestive 2011: 18: 581-588. Tumeurs appendiculaires. Référentiel des réseaux régionaux de cancérologie de Lorraine (ONCOLOR), d'Alsace (CAROL) et de Franche-Comté (ONCOLIE), du 14 février 2018.
→ appendicite, pseudomyxome péritonéal, mucocèle, cellule mucosécrétante, carcinome mucineux
[L1, L2, F2]
Édit. 2019
déficit en captation de la carnitine l.m.
carnitine uptake deficiency
Maladie métabolique héréditaire carctérisée par un défaut d'entrée de la carnitine dans les cellules.
La maladie, de prévalence estimée entre 1/20 000 et 1/70 000 naissances en Europe et aux USA, est due à des mutations du gène SLC22A5, localisé sur le chromosome 5q23.3, qui code un transporteur de la carnitine présent dans la membrane des cellules, appelé OCTN2. Ce transporteur est nécessaire pour l'apport de carnitine aux cellules et celle-ci est indispensable au passage des acides gras à longue chaîne dans les mitochondries pour y être oxydés. La production d'énergie à partir des acides gras est donc empêchée et les acides gras non utilisés s'accumulent dans les tissus.
Sur le plan clinique, la maladie survient entre 3 mois et deux ans. Les principales manifestations sont des hypoglycémies, un état léthargique, une hépatomégalie, des infections fréquentes, etc... Dans environ 50 % des cas, on observe une hypotonie musculaire et une insuffisance cardiaque.
Syn. déficit en transporteur de la carnitine; déficit systémique primaire en carnitine.
Sigle CUD
→ carnitine, mitochondrie, acide gras
[C1, H1, K1, Q2, R1]
Édit. 2020
déficit en captation de la carnitine l.m.
carnitine uptake deficiency
Maladie métabolique héréditaire carctérisée par un défaut d'entrée de la carnitine dans les cellules.
La maladie, de prévalence estimée entre 1/20 000 et 1/70 000 naissances en Europe et aux USA, est due à des mutations du gène SLC22A5, localisé sur le chromosome 5q23.3, qui code un transporteur de la carnitine présent dans la membrane des cellules, appelé OCTN2. Ce transporteur est nécessaire pour l'apport de carnitine aux cellules et celle-ci est indispensable au passage des acides gras à longue chaîne dans les mitochondries pour y être oxydés. La production d'énergie à partir des acides gras est donc empêchée et les acides gras non utilisés s'accumulent dans les tissus.
Sur le plan clinique, la maladie survient entre 3 mois et deux ans. Les principales manifestations sont des hypoglycémies, un état léthargique, une hépatomégalie, des infections fréquentes, etc... Dans environ 50 % des cas, on observe une hypotonie musculaire et une insuffisance cardiaque.
Syn. déficit en transporteur de la carnitine; déficit systémique primaire en carnitine
Sigle CUD
→ carnitine, mitochondrie, acide gras
[C1, Q2]
Édit. 2020
adipogenèse n.f.
adipogenesis
Différenciation en adipocytes de cellules progénitrices présentes dans le tissu adipeux sous cutané ou viscéral.
Les cellules progénitrices du tissu adipeux humain qui ont la capacité de se différencier en adipocytes in vitro sont caractérisées par l’expression du marqueur de surface CD34 et l’absence des marqueurs CD45 et CD3. Ces cellules ont aussi la capacité d’exprimer des marqueurs des myofibroblastes, dont αSMA (smooth muscle actin), lorsqu’elles sont stimulées par TGFβ (transforming growth factor b) in vitro.
[C2]
Édit. 2020
adénohypophyse n.f.
adenohypophysis (TA)
adenohypophysis
Partie antérieure de l’hypophyse contribuant à la régulation de plusieurs glandes endocrines.
Elle apparaît chez l’embryon de trois semaines sous la forme d’une invagination de l’entoblaste de la paroi dorsale du stomodeum. Vers la 13ème semaine du développement, elle perd ses connexions avec la cavité pharyngienne et se trouve en contact avec l’infundibulum du diencéphale. Elle comprend trois parties : la pars tuberalis, qui entoure l’infundibulum ; la pars intermedia, adjacente au lobe postérieur de l’hypophyse ; la pars distalis, plus volumineuse, située en avant de la précédente et au-dessous de la pars tuberalis. Elle est constituée de cordons épithéliaux pleins anastomosés entre eux. Ces cordons sont séparés par un riche réseau de capillaires sanguins.
Elle comprend différents types de cellules, traditionnellement qualifiées de chromophobes et chromophiles. Celles-ci sont en réalité mieux précisées actuellement par leurs caractéristiques immunohistochimiques qui permet l’identification de leur produit de sécrétion, corticotrophiques et mélanotrophiques, thyrotrophiques, gonadotrophiques, prolactiniques. D’autres constituent des cellules de soutien, les cellules folliculaires.
Étym. gr. adéno- : glande
Syn. lobe antérieur de l’hypophyse, antéhypophyse
[A1, H5, O4]
Édit. 2020
langerine n.f.
langerin
Protéine transmembranaire exprimée spécifiquement par les cellules de Langerhans et les autres cellules dendritiques cutanées et spléniques, possédant une fonction de lectine.
La langerine est localisée dans des granulations appelées corps de Birbeck présents dans le cytoplasme des cellules de Langerhans. Elle participe à l'internalisation des antigènes étrangers dans les corps de Birbeck et, ainsi, à la réaction immunitaire. Elle est codée par le gène CD 207, localisé sur le chromosome 2p13 chez l'Homme.
Syn. CD 207
Réf. Valladeau J, Ravel O, Dezutter-Dambuyant C, Moore K, Kleijmeer, M, Liu Y, Duvert-Frances V, Vincent C, Schmitt D, Davoust J, Caux C, Lebecque S Saeland S. A novel C-type lectin specific to Langerhans cells is an endocytic receptor that induces the formation of Birbeck granules. Immunity 2000; 12 : 71–81
→ cellule de Langerhans, cellule dendritique, corps de Birbeck,
[C1, F3]
Édit. 2020
cancer bronchique l.m.
bronchogenic carcinoma
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du tissu bronchique.
Ce terme correspond à plusieurs maladies distinctes souvent regroupées sous le terme courant mais erroné de "cancer du poumon". L'atteinte néoplasique d'une bronche est habituellement primitive, rarement secondaire. On la différencie des métastases, notamment d'origine digestive, par l'analyse immuno-histochimique à l'aide du marqueur TTF1(" Thyroid Transcription Factor 1") exprimé dans 85% des adénocarcinomes pulmonaires primitifs mais dans aucun des adénocarcinomes métastatiques à l'exception de certaines formes de cancers thyroïdiens .
Les cancers bronchiques primitifs sont essentiellement de quatre types histologiques : épidermoïde, glandulaire ou adénocarcinome, indifférencié à grandes cellules (ces trois premiers types souvent réunis sous le terme de "cancers non à petites cellules"), et carcinome à petites cellules. Leur principal facteur étiologique est l'intoxication tabagique.
Le cancer bronchique primitif est l'un des cancers les plus fréquents et son incidence augmente régulièrement chez la femme.
Les indications thérapeutiques (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, thérapies ciblées ) se fondent sur le type histologique, certaines caractéristiques moléculaires, l'extension (précisée par la classification TNM), l'état général et la fonction respiratoire. Le pronostic reste très réservé dans les formes non opérables, avec environ 5% de survivants à 5 ans. C’est la première cause de mortalité par cancer en France, responsable de plus de 25 000 morts par an.
Syn carcinome bronchique
→ adénocarcinome bronchique, cancer bronchique adénosquameux, cancer bronchique à grande cellules, cancer bronchique à petites cellules, cancer bronchique in situ, cancer broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules, cancer épidermoïde bronchique, carcinome neuroendocrine bronchopulmonaire, carcinome basaloïde, métastase pulmonaire, Thyroid Transcription Factor , TNM (classification).
[F2,K1]
Abrikossoff (tumeur d') l.f.
granular cell tumor
Tumeur bénigne de l'arbre respiratoire, probablement d'origine schwannienne.
Elle est souvent plurifocale pouvant se développer tant au niveau des muqueuses buccale que laryngée, trachéale ou bronchique, voire œsophagienne. Elle est faite de grandes cellules contenant des granulations éosinophiles. En règle de petite taille, son exérèse peut être effectuée par biopsie large, mais elle récidive après ablation incomplète.
A. I. Abrikossoff, anatomopathologiste russe (1926)
Anc. dénom. tumeur à cellules granuleuses, myoblastome d'Abrikossoff
→ tumeur à cellules granuleuses
[A3,F5,K1,K3]
Édit. 2016
acanthome des gaines pilaires l.m.
pilar sheath acanthoma
Tumeur pilaire bénigne située le plus souvent sur la partie cutanée de la lèvre supérieure ou sur le front.
Elle se présente comme un nodule de la teinte de la peau normale avec un orifice central bourré de kératine. Au microscope, elle se compose d'une cavité kystique remplie de kératine, délimitée par un épithélium folliculaire qui se continue dans l'épiderme environnant, et de lobules composés de cellules à cytoplasme abondant qui pénètrent dans le derme sous-jacent à partir de la paroi kystique et peuvent contenir des petits kystes, des amas kératinisés entourés de cellules « en bulbe d'oignon », ainsi que des canaux excréteurs sébacés. La guérison s'obtient par l'exérèse de la tumeur.
A.H. Mehregan et M.H. Brownstein, dermatologues américains (1978)
Étym. gr. akantha : épine ; ôma : tumeur
[F5,J1]
Édit. 2016
acide désoxyribonucléique (ADN) l.m.
deoxyribonucleic acid
Acide nucléique présent dans les noyaux et les mitochondries de toutes les cellules vivantes et renfermant l'ensemble des informations génétiques de l'individu, nécessaires au développement et au fonctionnement d'un organisme.
Il est composé de deux chaînes de nucléotides dans lesquels le sucre est le désoxyribose et les bases l’adénine, la cytosine, la guanine et la thymine dont la séquence détermine le code génétique. Les deux chaînes s’enroulent l’une autour de l’autre pour former une double hélice ; elles s’attachent l’une à l’autre par des liaisons hydrogène entre deux bases complémentaires (adénine-thymine ou cytosine-guanine).
La molécule d'ADN est caractérisée par l’ordre de ses bases azotées. Il s'agit d'un langage codé en "séquence de bases". On dit ainsi que l'ADN est le support de l'information génétique, car il est comme un livre, un plan architectural du vivant, qui oriente, qui dicte la construction des principaux constituants et bâtisseurs cellulaires que sont les ARN qu'ils soient directement fonctionnels (ARN ribosomiques dont certains ont une activité enzymatique, ARN de transferts, miRNA et autres) ou qu'ils codent la Synthèse de protéines (chaînes polypeptidiques).
L’ADN joue un rôle clé dans les caractéristiques héréditaires de la plupart des organismes vivants en apportant l’information génétique nécessaire à la synthèse des protéines dans les cellules. La division cellulaire s’accompagne d’une réplication de l’ADN en deux brins identiques à la molécule d’origine.
F. Miescher, médecin suisse, première identification (1869) ; F. Crick, médecin britannique et J. Watson, médecin américain, tous les deux prix Nobel de médecine en 1962 (1953)
[C1, C3, Q1]
Édit. 2020
acrosyringium n.m.
acrosyringium
Portion intra-épidermique du canal excréteur sudoral eccrine qui, avant de s'ouvrir vers l'extérieur par le pore sudoral ou ostium, traverse l'épiderme en spirale tout en conservant ses propres cellules bordantes qui sont distinctes des cellules malpighiennes.
Étym. gr. akros : extrémité ; syringx : canal, conduit
[A1,J1]
Édit. 2017
actine n.f.
actin
Protéine du système contractile cellulaire, entrant dans la constitution du cytosquelette et existant dans pratiquement toutes les cellules, mais surtout dans les cellules musculaires striées, lisses et myocardiques et dans les myofibroblastes.
Elle se trouve sous deux formes : l'actine G globulaire de masse moléculaire 42 kDa, capable de se polymériser en actine filamentaire ou actine F. Dans les fibrilles musculaires, les filaments fins d'actine sont constitués d'une double hélice, dont le diamètre est de 7 nm et le pas de 36 nm ; ils s'attachent aux stries Z, en entourant les filaments épais de myosine dont l'activité d'ATPase permet, sous l’influence d’une augmentation de la concentration en ions Ca2+, le glissement de l'actine sur la myosine.
À l'actine sont attachées d'autres protéines impliquées dans la contraction de l'actomyosine : la tropomyosine et les troponines, ainsi que des protéines mineures, actinines a, b et g, filamine, etc.
Dans les plaquettes et les polynucléaires, le passage de la forme soluble à la forme polymérisée, en filaments, permet certains mouvements cellulaires. Dans les globules rouges, l'actine sous forme de courts filaments constitue une des protéines majeures du cytosquelette. Elle est soudée à l'extrémité du tétramère de spectrine par l'intermédiaire de la protéine bande 4.1.
Étym. gr. aktis : rayon
→ actinine, tropomyosine, troponine
[C1, C3]
Édit. 2020
adamantinome n.m.
adamantinoma
1) Adamantinome des os longs : Tumeur osseuse rare de la diaphyse des os longs, de progression lente, bien que maligne d'emblée, se développant surtout chez l'homme et dans la diaphyse tibiale.
Elle est découverte à l’occasion de douleurs ou d’une voussure de la partie moyenne de l’os, le tibia est le plus souvent (80 à 85% des cas), plus rarement l’humérus (6%) la fibula ou l’ulna (4%), le fémur (2%) (les autres localisations sont plus rares). C’est une tumeur du sujet jeune de 12 à 35 ans mais elle peut se voir à tout âge. L'aspect radiologique est à la fois ostéolytique et condensant, entouré d'une zone de sclérose avec amincissement des corticales. La lésion diaphysaire peut évoluer vers la métaphyse ; elle est lentement expansive et peut envahir les parties molles. L'examen cytologique montre des cellules épithélioïdes basales et pavimenteuses, mais aussi des cellules de types mésenchymateux et endothélial dans un stroma fibroblastique. L'évolution est lente et progressive. Le traitement est chirurgical par résection diaphysaire large dont l’étendue est décidée sur les résultats des examens IRM et tomodensitométrique qui montrent l’extension réelle. Les métastases, surtout pulmonaires mais aussi ganglionnaires, osseuses, cérébrales ne sont pas exceptionnelles ; elles surviennent habituellement de façon tardive.
Des formes à évolution très lentes, ostéofibreuses posent la question de leur rapport avec l’ostéofibrodysplasie de Campanacci. Certaines sont décrites sous le nom d’adamantinome différencié ou juvénile.
2) Adamantinome du maxillaire et de la mandibule (terminologie ancienne, déconseillée).
Étym. gr. adamos : diamant, émail. Nom donné par Fischer (1913) par analogie de certains aspects histologiques avec ceux de la lésion de la mandibule.
[F2, I2, P3]
Édit. 2020
ADCC sigle angl. pour Antibody Dependent Cell Cytotoxicity (cytotoxicité dépendant d'anticorps)
Réaction cytotoxique dans laquelle les cellules tueuses porteuses de récepteurs de Fc reconnaissent les cellules cibles recouvertes d'anticorps spécifiques.
[C3,F3]
Édit. 2017
adénocarcinome du col utérin l.m.
adenocarcinoma of the uterine cervix
Cancer développé aux dépens des cellules glandulaires de l'endocol utérin.
Dix fois plus rare que le cancer épidermoïde de l'exocol, il est diagnostiqué sur un frottis de dépistage ou à l’occasion de métrorragies de contact, suivis d’une biopsie. Il s’étend souvent vers l’endomètre. Il se traite, pour les stades précoces, par colpohystérectomie élargie avec lymphadénectomie iliaque, et une curiethérapie vaginale, avec éventuellement une cobaltothérapie pelvienne. Les stades avancés se traitent par les agents physiques et la chimiothérapie. Il existe des adénocarcinomes cervicaux à cellules claires, endométrioïdes, des cylindromes, des adéno-acanthomes couplés à une métaplasie malpighienne et des carcinomes adénosquameux associés à un carcinome épidermoïde.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2,O3]
Édit. 2017
adénocarcinome gastrique l.m.
gastric adenocarcinoma
L’adénocarcinome (ADK) de l’estomac est le type histologique le plus fréquent, représentant 90 % des cancers gastriques.
L’incidence de l’adénocarcinome hors jonction œsogastrique (JOG), en particulier antral, appelé aussi distal, diminue régulièrement, alors que l’adénocarcinome de la JOG augmente. L’ADK situé au-dessus du cardia est habituellement développé sur un endobrachyœsophage. L’ADK situé entre 1 cm au-dessus et 2 cm au- dessous du cardia est un ADK du cardia vrai et l’ADK situé entre 2 cm et 5 cm au-dessous du cardia appelé ADK proximal ou sous cardial. La diminution de l’incidence de l’ADK distal est liée à un meilleur contrôle des facteurs de risque, en particulier l’éradication d’Helicobacter Pylori . Les autres facteurs de risque de l’ADK sont la gastrite atrophique, l'hérédité et l’antécédent de gastrectomie partielle ancienne (plus de 10 ans) . Les deux principales formes héréditaires de cancers gastriques connues correspondent au syndrome de Lynch (type intestinal le plus souvent) et aux formes héréditaires des cancers gastriques associées aux mutations du gène CDH1 qui exprime une protéine E-cadhérine anormale. Le cancer gastrique fait également partie du spectre d’autres syndromes de prédisposition héréditaires aux cancers : polyposes adénomateuses colorectales ; polypose juvénile ; syndrome de Peutz-Jeghers ; maladie de Cowden ; syndrome de Li-Fraumeni.La recherche d’une infection à helicobacter pylori et son éradication est recommandée chez les patients et chez les apparentés au premier degré. Histologiquement, la classification des ADK (OMS 2010) distingue les ADK tubuleux, papillaire, mucineux (>50 % colloïde muqueux), à cellules indépendantes (>50 % de cellules en bague à chaton ou isolées).
Le traitement est fonction de la classification TNM. Les chimiothérapies tendent à inclure non seulement les patients avec cancer gastrique, mais aussi ceux avec adénocarcinome du tiers inférieur de l’œsophage et/ou de la JOG, le site tumoral primitif (œsophage, JOG, estomac) n’influe pas significativement sur la survie globale. En cas de cancer superficiel, le traitement endoscopique réalisé dans un centre expert est une alternative à la chirurgie. Dans les formes résécables, la chimiothérapie péri-opératoire est une référence. La chimiothérapie palliative varie selon la présence ou non d’une surexpression de HER2. (Human Epidermal Growth Factor Receptor-2).
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
→ syndrome de Lynch, gène CDH1, E-cadhérine, endobrachyoesophage, HER2, polypose adénomateuse colorectale, polypose juvénile, Peutz Jeghers, Maladie de Cowden, syndrome de Li-Fraumeni, Helicobacter Pylori, facteur de croissance épidermique
[F2, L1, L2]
Édit. 2020
adénoïde kystique (tumeur) l.f.
cystic adenoid tumour
Variété de tumeur épithéliale évoluant habituellement selon un mode de malignité atténuée.
Les cellules tumorales ont tendance à former des massifs de cellules glandulaires creusées de cavités remplies d’un matériel particulier, d’aspect hyalin.
Étym. gr. adên : glande
Syn. cylindrome
[A3,F2 ]
Édit. 2017
adénome à cellules basales l.m.
basal cell adenoma
Variété de tumeur bénigne des glandes salivaires dont les cellules s’agencent en nappes de petits éléments à caractère parfois fusiforme et de nature épithéliale.
Des différenciations canalaires s’observent parfois au sein des massifs tumoraux, parfois bordés en périphérie par une assise palissadique de cellules tumorales.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
Syn. adénome basocellulaire
[A3,F5,P3 ]
Édit. 2017
adénome canaliculaire l.m.
canalicular adenoma
Variété de tumeur bénigne des glandes salivaires faite de petits canaux agencés dans un stroma fibreux.
Ces canaux ont une assise de cellules épithéliales, une couche de cellules épithéliales cylindriques et une lumière souvent de petite taille.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
Syn. adénome tubuleux, adénome canalaire, adénome tubulaire
[F5,P3]
Édit. 2017
adénome oxyphile l.m.
oxyphilic adenoma
Tumeur bénigne très rare habituellement développée dans la glande parotide.
Elle est faite de grandes cellules à cytoplasme très éosinophile (richesse en mitochondries). Le stroma est peu abondant. Les cellules myo-épithéliales sont peu visibles.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[A3,F5,P1]
Édit. 2017
adénome papillaire eccrine l.m.
papillary eccrine adenoma
Tumeur cutanée bénigne consistant en un nodule brunâtre, généralement solitaire et siégeant le plus souvent dans les zones distales des membres, histologiquement composée de cavités tubulaires ou même kystiques, délimitées par une double assise cellulaire et dans la lumière desquelles s'observent des digitations ramifiées et anastomosées.
Bien que cette néoformation ressemble à l'adénome tubulaire apocrine, sa nature eccrine peut être déduite, d'une part, de l'absence de sécrétion apocrine et, d'autre part, des caractéristiques enzymatiques des cellules, qui sont celles de cellules sudoripares eccrines. Le pronostic est favorable. L'excision chirurgicale est le traitement de choix.
Étym. gr. aden : glande; ôma : tumeur ; lat. papilla : mamelon, bouton ; gr. ec : hors de ; krinein : sécréter
[A3,F5,J1]
Édit. 2017
adénome parathyroïdien l. m.
parathyroid adenoma
Tumeur bénigne développée aux dépens d'une, ou plus rarement, de plusieurs glandes parathyroïdes, responsable d'hyperparathyroïdie primaire.
Se différenciant de l’hyperplasie, l’adénome comporte non seulement une prolifération des cellules principales, un appauvrissement en cellules adipeuses, mais aussi une encapsulation et en périphérie un « rim » (en français : jante) correspondant au reste du parenchyme parathyroïdien hypofonctionnel.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5, O4]
Édit. 2020
adénome sébacé l.m.
sebaceous adenoma
Néoformation cutanée bénigne, rare, se développant chez l'adulte sous forme d'un nodule isolé de la face dont l'aspect histologique consiste en cavités kystiques entourées de cellules sébacées et de cellules à type basocellulaire peu différenciées.
La tumeur se distingue de l'hyperplasie sébacée acquise par un degré de différenciation moindre. Il existe des formes à lésions multiples. Lorsqu'elles sont associées à d'autres tumeurs cutanées (kérato-acanthomes, tumeurs infundibulaires, porome eccrine, etc.) et à des néoplasies internes, surtout digestives, on parle de syndrome de Torre-Muir.
Le terme « adénome sébacé » a été utilisé pour désigner diverses entités tels les adénomes sébacés symétriques, dont la variété blanche, ou type Balzer-Ménétrier, correspond à des tricho-épithéliomes, tandis que la variété rouge, ou type Pringle, et la variété dure, ou type Hallopeau-Leredde, représentent des manifestations cutanées de la maladie de Pringle-Bourneville ou épiloïa. Sur le plan histologique, ces lésions ne correspondent pas à des adénomes sébacés et, de ce fait, l'utilisation de ce terme n'est pas justifiée.
Les adénomes sébacés des muqueuses sont des glandes hétérotopiques et correspondent aux « grains de Fordyce ».
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
→ Balzer-Ménétrier (syndrome de), Fordyce (grains de), Hallopeau-Leredde (adénome sébacé de), Pringle-Bourneville (maladie de), Pringle (adénome sébacé de), Torre-Muir (syndrome de), tricho-épithéliome
[A3,F5,J1]
Édit. 2017
adhésion (molécule d') l.f.
adhesion molecule
Molécule protéique ou glycoprotéique exprimée à la surface des cellules, impliquée dans l'adhérence intercellulaire et dans l'adhérence cellulaire à des matrices tissulaires qui sont des phénomènes déterminants dans la croissance et la migration cellulaires, le maintien de la cohésion tissulaire ainsi que dans les réponses immunitaires et inflammatoires.
Découvertes au début des années 1980, le nombre de ces molécules n'a cessé de croître.
Schématiquement, on en distingue quatre familles : les intégrines, les sélectines, les molécules apparentées aux immunoglobulines (Ig) et les cadhérines. Certaines d'entre elles permettent l'adhérence des kératinocytes basaux à la membrane basale sous-jacente. Les cellules de Langerhans, présentes dans l'épiderme, expriment certaines intégrines et molécules apparentées aux immunoglobulines impliquées dans leur migration vers le derme et leur interaction avec les lymphocytes.
Au cours de certaines dermatoses, telles que eczéma, psoriasis, mycosis fongoïde, on note des expressions qualitativement et/ou quantitativement anormales de ces molécules d'adhésion, en particulier des molécules impliquées dans les contacts entre des types cellulaires différents : kératinocytes et lymphocytes, kératinocytes et polynucléaires.
[C1,C3,F3,J1]
Édit. 2017