Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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langerine n.f.

langerin

Protéine transmembranaire exprimée spécifiquement par les cellules de Langerhans et les autres cellules dendritiques cutanées et spléniques, possédant une fonction de lectine.
La langerine est localisée dans des granulations appelées corps de Birbeck présents dans le cytoplasme des cellules de Langerhans. Elle participe à l'internalisation des antigènes étrangers dans les corps de Birbeck et, ainsi, à la réaction immunitaire. Elle est codée par le gène CD 207, localisé sur le chromosome 2p13 chez l'Homme.

Syn. CD 207

Réf. Valladeau J, Ravel O, Dezutter-Dambuyant C,  Moore K, Kleijmeer, M, Liu Y, Duvert-Frances V, Vincent C, Schmitt D, Davoust J, Caux C,  Lebecque S Saeland S. A novel C-type lectin specific to Langerhans cells is an endocytic receptor that induces the formation of Birbeck granules. Immunity 2000; 12 : 71–81

→ cellule de Langerhans, cellule dendritique, corps de Birbeck,

[C1, F3]

Édit. 2020

cancer bronchique l.m.

bronchogenic carcinoma

Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du tissu bronchique.
Ce terme correspond à plusieurs maladies distinctes souvent regroupées sous le terme courant mais erroné de "cancer du poumon". L'atteinte néoplasique d'une bronche est habituellement primitive, rarement secondaire. On la différencie des métastases, notamment d'origine digestive, par l'analyse immuno-histochimique à l'aide du marqueur TTF1(" Thyroid Transcription Factor 1") exprimé dans 85% des adénocarcinomes pulmonaires primitifs mais dans aucun des adénocarcinomes métastatiques à l'exception de certaines formes de cancers thyroïdiens .
Les cancers bronchiques primitifs sont essentiellement de quatre types histologiques : épidermoïde, glandulaire ou adénocarcinome, indifférencié à grandes cellules (ces trois premiers types souvent réunis sous le terme de "cancers non à petites cellules"), et carcinome à petites cellules. Leur principal facteur étiologique est l'intoxication tabagique.
Le cancer bronchique primitif est l'un des cancers les plus fréquents et son incidence augmente régulièrement chez la femme.
Les indications thérapeutiques (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, thérapies ciblées ) se fondent sur le type histologique, certaines caractéristiques moléculaires, l'extension (précisée par la classification TNM), l'état général et la fonction respiratoire. Le pronostic reste très réservé dans les formes non opérables, avec environ 5% de survivants à 5 ans. C’est la première cause de mortalité par cancer en France, responsable de plus de 25 000 morts par an.
Syn carcinome bronchique

→ adénocarcinome bronchique, cancer bronchique adénosquameux, cancer bronchique à grande cellules, cancer bronchique à petites cellules, cancer bronchique in situ, cancer broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules, cancer épidermoïde bronchique, carcinome neuroendocrine bronchopulmonaire, carcinome basaloïde, métastase pulmonaire, Thyroid Transcription Factor , TNM (classification).

[F2,K1]

Abrikossoff (tumeur d') l.f.

granular cell tumor

Tumeur bénigne de l'arbre respiratoire, probablement d'origine schwannienne.
Elle est souvent plurifocale pouvant se développer tant au niveau des muqueuses buccale que laryngée, trachéale ou bronchique, voire œsophagienne. Elle est faite de grandes cellules contenant des granulations éosinophiles. En règle de petite taille, son exérèse peut être effectuée par biopsie large, mais elle récidive après ablation incomplète.
A. I. Abrikossoff, anatomopathologiste russe (1926)
Anc. dénom. tumeur à cellules granuleuses, myoblastome d'Abrikossoff

→ tumeur à cellules granuleuses

[A3,F5,K1,K3]

Édit. 2016

acanthome des gaines pilaires l.m.

pilar sheath acanthoma

Tumeur pilaire bénigne située le plus souvent sur la partie cutanée de la lèvre supérieure ou sur le front.
Elle se présente comme un nodule de la teinte de la peau normale avec un orifice central bourré de kératine. Au microscope, elle se compose d'une cavité kystique remplie de kératine, délimitée par un épithélium folliculaire qui se continue dans l'épiderme environnant, et de lobules composés de cellules à cytoplasme abondant qui pénètrent dans le derme sous-jacent à partir de la paroi kystique et peuvent contenir des petits kystes, des amas kératinisés entourés de cellules « en bulbe d'oignon », ainsi que des canaux excréteurs sébacés. La guérison s'obtient par l'exérèse de la tumeur.

A.H. Mehregan et M.H. Brownstein, dermatologues américains (1978)

Étym. gr. akantha : épine ; ôma : tumeur

[F5,J1]

Édit. 2016

acide désoxyribonucléique (ADN) l.m.

deoxyribonucleic acid

Acide nucléique présent dans les noyaux et les mitochondries de toutes les cellules vivantes et renfermant l'ensemble des informations génétiques de l'individu, nécessaires au développement et au fonctionnement d'un organisme.
Il est composé de deux chaînes de nucléotides dans lesquels le sucre est le désoxyribose et les bases l’adénine, la cytosine, la guanine et la thymine dont la séquence détermine le code génétique. Les deux chaînes s’enroulent l’une autour de l’autre pour former une double hélice ; elles s’attachent l’une à l’autre par des liaisons hydrogène entre deux bases complémentaires (adénine-thymine ou cytosine-guanine).
La molécule d'ADN est caractérisée par l’ordre de ses bases azotées. Il s'agit d'un langage codé en "séquence de bases". On dit ainsi que l'ADN est le support de l'information génétique, car il est comme un livre, un plan architectural du vivant, qui oriente, qui dicte la construction des principaux constituants et bâtisseurs cellulaires que sont les ARN qu'ils soient directement fonctionnels (ARN ribosomiques dont certains ont une activité enzymatique, ARN de transferts, miRNA et autres) ou qu'ils codent la Synthèse de protéines (chaînes polypeptidiques).
L’ADN joue un rôle clé dans les caractéristiques héréditaires de la plupart des organismes vivants en apportant l’information génétique nécessaire à la synthèse des protéines dans les cellules. La division cellulaire s’accompagne d’une réplication de l’ADN en deux brins identiques à la molécule d’origine.

F. Miescher, médecin suisse, première identification (1869) ; F. Crick, médecin britannique et J. Watson, médecin américain, tous les deux prix Nobel de médecine en 1962 (1953)

[C1, C3, Q1]

Édit. 2020

acrosyringium n.m.

acrosyringium

Portion intra-épidermique du canal excréteur sudoral eccrine qui, avant de s'ouvrir vers l'extérieur par le pore sudoral ou ostium, traverse l'épiderme en spirale tout en conservant ses propres cellules bordantes qui sont distinctes des cellules malpighiennes.

Étym. gr. akros : extrémité ; syringx : canal, conduit

→ conduit sudorifère

[A1,J1]

Édit. 2017

actine n.f.

actin

Protéine du système contractile cellulaire, entrant dans la constitution du cytosquelette et existant dans pratiquement toutes les cellules, mais surtout dans les cellules musculaires striées, lisses et myocardiques et dans les myofibroblastes.
Elle se trouve sous deux formes : l'actine G globulaire de masse moléculaire 42 kDa, capable de se polymériser en actine filamentaire ou actine F. Dans les fibrilles musculaires, les filaments fins d'actine sont constitués d'une double hélice, dont le diamètre est de 7 nm et le pas de 36 nm ; ils s'attachent aux stries Z, en entourant les filaments épais de myosine dont l'activité d'ATPase permet, sous l’influence d’une augmentation de la concentration en ions Ca2+, le glissement de l'actine sur la myosine.
À l'actine sont attachées d'autres protéines impliquées dans la contraction de l'actomyosine : la tropomyosine et les troponines, ainsi que des protéines mineures, actinines a, b et g, filamine, etc.
Dans les plaquettes et les polynucléaires, le passage de la forme soluble à la forme polymérisée, en filaments, permet certains mouvements cellulaires. Dans les globules rouges, l'actine sous forme de courts filaments constitue une des protéines majeures du cytosquelette. Elle est soudée à l'extrémité du tétramère de spectrine par l'intermédiaire de la protéine bande 4.1.

Étym. gr. aktis : rayon

→ actinine, tropomyosine, troponine

[C1, C3]

Édit. 2020

adamantinome n.m.

adamantinoma

1) Adamantinome des os longs : Tumeur osseuse rare de la diaphyse des os longs, de progression lente, bien que maligne d'emblée, se développant surtout chez l'homme et dans la diaphyse tibiale.
Elle est découverte à l’occasion de douleurs ou d’une voussure de la partie moyenne de l’os, le tibia est le plus souvent (80 à 85% des cas), plus rarement l’humérus (6%) la fibula ou l’ulna (4%), le fémur (2%) (les autres localisations sont plus rares). C’est une tumeur du sujet jeune de 12 à 35 ans mais elle peut se voir à tout âge. L'aspect radiologique est à la fois ostéolytique et condensant, entouré d'une zone de sclérose avec amincissement des corticales. La lésion diaphysaire peut évoluer vers la métaphyse ; elle est lentement expansive et peut envahir les parties molles. L'examen cytologique montre des cellules épithélioïdes basales et pavimenteuses, mais aussi des cellules de types mésenchymateux et endothélial dans un stroma fibroblastique. L'évolution est lente et progressive. Le traitement est chirurgical par résection diaphysaire large dont l’étendue est décidée sur les résultats des examens IRM et tomodensitométrique qui montrent l’extension réelle. Les métastases, surtout pulmonaires mais aussi ganglionnaires, osseuses, cérébrales ne sont pas exceptionnelles ; elles surviennent habituellement de façon tardive.
Des formes à évolution très lentes, ostéofibreuses posent la question de leur rapport avec l’ostéofibrodysplasie de Campanacci. Certaines sont décrites sous le nom d’adamantinome différencié ou juvénile.
2) Adamantinome du maxillaire et de la mandibule (terminologie ancienne, déconseillée).

Étym. gr. adamos : diamant, émail. Nom donné par Fischer (1913) par analogie de certains aspects histologiques avec ceux de la lésion de la mandibule.

→ améloblastome

[F2, I2, P3]

Édit. 2020

ADCC sigle angl. pour Antibody Dependent Cell Cytotoxicity (cytotoxicité dépendant d'anticorps)

Réaction cytotoxique dans laquelle les cellules tueuses porteuses de récepteurs de Fc reconnaissent les cellules cibles recouvertes d'anticorps spécifiques.

→ cytotoxicité

[C3,F3]

Édit. 2017

adénocarcinome du col utérin l.m.

adenocarcinoma of the uterine cervix

Cancer développé aux dépens des cellules glandulaires de l'endocol utérin.
Dix fois plus rare que le cancer épidermoïde de l'exocol, il est diagnostiqué sur un frottis de dépistage ou à l’occasion de métrorragies de contact, suivis d’une biopsie. Il s’étend souvent vers l’endomètre. Il se traite, pour les stades précoces, par colpohystérectomie élargie avec lymphadénectomie iliaque, et une curiethérapie vaginale, avec éventuellement une cobaltothérapie pelvienne. Les stades avancés se traitent par les agents physiques et la chimiothérapie. Il existe des adénocarcinomes cervicaux à cellules claires, endométrioïdes, des cylindromes, des adéno-acanthomes couplés à une métaplasie malpighienne et des carcinomes adénosquameux associés à un carcinome épidermoïde.

Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe

[A3,F2,O3]

Édit. 2017

adénocarcinome gastrique l.m.

gastric adenocarcinoma

L’adénocarcinome (ADK) de l’estomac est le type histologique le plus fréquent, représentant 90 % des cancers gastriques.
L’incidence de l’adénocarcinome hors jonction œsogastrique (JOG),  en particulier antral, appelé aussi distal, diminue régulièrement, alors que l’adénocarcinome de la JOG augmente. L’ADK situé au-dessus du cardia est habituellement développé sur un endobrachyœsophage. L’ADK situé entre 1 cm au-dessus et 2 cm au- dessous du cardia est un ADK du cardia vrai et l’ADK situé entre 2 cm et 5 cm au-dessous du cardia appelé ADK proximal ou sous cardial. La diminution de l’incidence de l’ADK distal est liée à un meilleur contrôle des facteurs de risque, en particulier l’éradication d’Helicobacter Pylori . Les autres facteurs de risque de l’ADK sont la gastrite atrophique,  l'hérédité et l’antécédent de gastrectomie partielle ancienne (plus de 10 ans) .  Les deux principales formes héréditaires de cancers gastriques connues correspondent au syndrome de Lynch (type intestinal le plus souvent) et aux formes héréditaires des cancers gastriques associées aux mutations du gène CDH1 qui exprime une protéine E-cadhérine anormale. Le cancer gastrique fait également partie du spectre d’autres syndromes de prédisposition héréditaires aux cancers : polyposes adénomateuses colorectales  ; polypose juvénile ; syndrome de Peutz-Jeghers ; maladie de Cowden ; syndrome de Li-Fraumeni.La recherche d’une infection à helicobacter pylori et son éradication est recommandée chez les patients et chez les apparentés au premier degré. Histologiquement, la classification des ADK (OMS 2010) distingue les ADK tubuleux, papillaire, mucineux (>50 % colloïde muqueux), à cellules indépendantes (>50 % de cellules en bague à chaton ou isolées).
Le traitement est fonction de la classification TNM. Les  chimiothérapies tendent à inclure non seulement les patients avec cancer gastrique, mais aussi ceux avec adénocarcinome du tiers inférieur de l’œsophage et/ou de la JOG, le site tumoral primitif (œsophage, JOG, estomac) n’influe pas significativement sur la survie globale. En cas de cancer superficiel, le traitement endoscopique réalisé dans un centre expert est une alternative à la chirurgie.  Dans les formes résécables, la chimiothérapie péri-opératoire est une référence.  La chimiothérapie palliative varie selon la présence ou non d’une surexpression de HER2. (Human Epidermal Growth Factor Receptor-2).

Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe

→ syndrome de Lynch, gène CDH1, E-cadhérine, endobrachyoesophage, HER2, polypose adénomateuse colorectale, polypose juvénile, Peutz Jeghers, Maladie de Cowden, syndrome de Li-Fraumeni, Helicobacter Pylori, facteur de croissance épidermique

[F2, L1, L2]

Édit. 2020

adénoïde kystique (tumeur) l.f.

cystic adenoid tumour

Variété de tumeur épithéliale évoluant habituellement selon un mode de malignité atténuée.
Les cellules tumorales ont tendance à former des massifs de cellules glandulaires creusées de cavités remplies d’un matériel particulier, d’aspect hyalin.

Étym. gr. adên : glande

Syn. cylindrome

[A3,F2 ]

Édit. 2017

adénome à cellules basales l.m.

basal cell adenoma

Variété de tumeur bénigne des glandes salivaires dont les cellules s’agencent en nappes de petits éléments à caractère parfois fusiforme et de nature épithéliale.
Des différenciations canalaires s’observent parfois au sein des massifs tumoraux, parfois bordés en périphérie par une assise palissadique de cellules tumorales.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. adénome basocellulaire

[A3,F5,P3 ]

Édit. 2017

adénome canaliculaire l.m.

canalicular adenoma

Variété de tumeur bénigne des glandes salivaires faite de petits canaux agencés dans un stroma fibreux.
Ces canaux ont une assise de cellules épithéliales, une couche de cellules épithéliales cylindriques et une lumière souvent de petite taille.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. adénome tubuleux, adénome canalaire, adénome tubulaire

[F5,P3]

Édit. 2017

adénome oxyphile l.m.

oxyphilic adenoma

Tumeur bénigne très rare habituellement développée dans la glande parotide.
Elle est faite de grandes cellules à cytoplasme très éosinophile (richesse en mitochondries). Le stroma est peu abondant. Les cellules myo-épithéliales sont peu visibles.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[A3,F5,P1]

Édit. 2017

adénome papillaire eccrine l.m.

papillary eccrine adenoma

Tumeur cutanée bénigne consistant en un nodule brunâtre, généralement solitaire et siégeant le plus souvent dans les zones distales des membres, histologiquement composée de cavités tubulaires ou même kystiques, délimitées par une double assise cellulaire et dans la lumière desquelles s'observent des digitations ramifiées et anastomosées.
Bien que cette néoformation ressemble à l'adénome tubulaire apocrine, sa nature eccrine peut être déduite, d'une part, de l'absence de sécrétion apocrine et, d'autre part, des caractéristiques enzymatiques des cellules, qui sont celles de cellules sudoripares eccrines. Le pronostic est favorable. L'excision chirurgicale est le traitement de choix.

Étym. gr. aden : glande; ôma : tumeur ; lat. papilla : mamelon, bouton ; gr. ec : hors de ; krinein : sécréter

[A3,F5,J1]

Édit. 2017

adénome parathyroïdien l. m.

parathyroid adenoma

Tumeur bénigne développée aux dépens d'une, ou plus rarement, de plusieurs glandes parathyroïdes, responsable d'hyperparathyroïdie primaire.
Se différenciant de l’hyperplasie, l’adénome comporte non seulement une prolifération des cellules principales, un appauvrissement en cellules adipeuses, mais aussi une encapsulation et en périphérie un « rim » (en français : jante) correspondant au reste du parenchyme parathyroïdien hypofonctionnel.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

→ hyperparathyroïdie primaire

[F5, O4]

Édit. 2020

adénome sébacé l.m.

sebaceous adenoma

Néoformation cutanée bénigne, rare, se développant chez l'adulte sous forme d'un nodule isolé de la face dont l'aspect histologique consiste en cavités kystiques entourées de cellules sébacées et de cellules à type basocellulaire peu différenciées.
La tumeur se distingue de l'hyperplasie sébacée acquise par un degré de différenciation moindre. Il existe des formes à lésions multiples. Lorsqu'elles sont associées à d'autres tumeurs cutanées (kérato-acanthomes, tumeurs infundibulaires, porome eccrine, etc.) et à des néoplasies internes, surtout digestives, on parle de syndrome de Torre-Muir.
Le terme « adénome sébacé » a été utilisé pour désigner diverses entités tels les adénomes sébacés symétriques, dont la variété blanche, ou type Balzer-Ménétrier, correspond à des tricho-épithéliomes, tandis que la variété rouge, ou type Pringle, et la variété dure, ou type Hallopeau-Leredde, représentent des manifestations cutanées de la maladie de Pringle-Bourneville ou épiloïa. Sur le plan histologique, ces lésions ne correspondent pas à des adénomes sébacés et, de ce fait, l'utilisation de ce terme n'est pas justifiée.
Les adénomes sébacés des muqueuses sont des glandes hétérotopiques et correspondent aux « grains de Fordyce ».

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

→ Balzer-Ménétrier (syndrome de), Fordyce (grains de), Hallopeau-Leredde (adénome sébacé de), Pringle-Bourneville (maladie de), Pringle (adénome sébacé de), Torre-Muir (syndrome de), tricho-épithéliome

[A3,F5,J1]

Édit. 2017

adhésion (molécule d') l.f.

adhesion molecule

Molécule protéique ou glycoprotéique exprimée à la surface des cellules, impliquée dans l'adhérence intercellulaire et dans l'adhérence cellulaire à des matrices tissulaires qui sont des phénomènes déterminants dans la croissance et la migration cellulaires, le maintien de la cohésion tissulaire ainsi que dans les réponses immunitaires et inflammatoires.
Découvertes au début des années 1980, le nombre de ces molécules n'a cessé de croître.
Schématiquement, on en distingue quatre familles : les intégrines, les sélectines, les molécules apparentées aux immunoglobulines (Ig) et les cadhérines. Certaines d'entre elles permettent l'adhérence des kératinocytes basaux à la membrane basale sous-jacente. Les cellules de Langerhans, présentes dans l'épiderme, expriment certaines intégrines et molécules apparentées aux immunoglobulines impliquées dans leur migration vers le derme et leur interaction avec les lymphocytes.
Au cours de certaines dermatoses, telles que eczéma, psoriasis, mycosis fongoïde, on note des expressions qualitativement et/ou quantitativement anormales de ces molécules d'adhésion, en particulier des molécules impliquées dans les contacts entre des types cellulaires différents : kératinocytes et lymphocytes, kératinocytes et polynucléaires.

[C1,C3,F3,J1]

Édit. 2017

ADN extrachromosomique l.m.

extrachromosomal DNA

Dans les cellules procaryotes, ADN plasmidique, et dans les cellules eucaryotes, ADN mitochondrial, chloroplastique et plasmidique.

→ ADN chromosomique

[C1,C3,Q1]

Édit. 2017

agence de la biomédecine l.f.

agency of biomedicine

L’agence de la biomédecine est une agence publique nationale de l’État créée par la loi de bioéthique de 2004, modifiée en 2011 et 2013.
Les missions qui lui sont imparties se situent dans les domaines du prélèvement et de la greffe d’organes, de tissus et de cellules hématopoïétiques ainsi que dans les domaines de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaine (recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines). L’agence, qui est aussi un centre de recherche et de formation, est composée d’un conseil d’administration, d’un conseil d’orientation, d’un comité médical et scientifique et de divers groupes d’experts répartis selon leurs compétences.

[E1,E3]

Édit. 2017

agence nationale de santé publique l.f.

En vigueur de puis le 1er mai 2016, l'ANSP a pour missions l'observation épidémiologique et la surveillance de l'état de santé des populations, la promotion de la santé et la réduction des risques, le développement de la prévention et l'éducation pour la santé.
Cette nouvelle agence reprend l'ensemble des attributions de trois structures aujourd'hui
distinctes : l'Institut de veille sanitaire (InVS), l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) et l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus).
La nouvelle agence est également chargée de la "veille sur les risques sanitaires menaçant les populations". Elle doit anticiper et répondre aux crises sanitaires.
Face à des menaces graves, l'ANSP procède à l'acquisition, la fabrication, l'importation, le stockage, le transport, la distribution et l'exportation des produits et services nécessaires à la protection de la population.
Pour faciliter la mise en œuvre du système national de veille et de surveillance sanitaire, l'ANSP peut s'appuyer sur des cellules d'intervention en région. Placées auprès des directeurs généraux des agences régionales de santé (ARS), ces cellules demeurent sous l'autorité de l'ANSP.
L'agence peut aussi s'appuyer sur un réseau national de santé publique qu'elle organise et anime. Elle dispose d'un réseau de centres nationaux de référence pour la lutte contre les maladies transmissibles.
En matière de gouvernance, l'ANSP comporte un conseil d'administration dans lequel sont représentés l'Etat, les régimes d'assurance maladie, des professionnels de santé, des usagers, des élus. Son président et son directeur général sont nommés par décret. A côté du d’administration sont créés un conseil scientifique, un comité d'éthique et de déontologie, un comité d'ouverture et de dialogue avec la société.
L'Agence nationale de santé publique n'empiétera pas sur les missions de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et de la Haute autorité de santé.

(ANSP)

[E1,E3]

Édit. 2017

alcool méthylique l.m.

methyl alcohol, carbinol, wood spirit

Alcool primaire de formule CH3OH, autrefois obtenu par distillation du bois ; il est aujourd'hui synthétisé.
C'est l'un des solvants et intermédiaires de synthèse des plus importants en chimie industrielle moderne.
De propriétés physiques semblables à celles de l'éthanol, très volatil, ses vapeurs, facilement absorbées par inhalation, sont irritantes.
Il est difficile à déceler dans des boissons frelatées dont la consommation est très dangereuse. Métabolisé en acide formique dans l'organisme, il est très toxique pour les cellules nerveuses : les lésions portent électivement sur l'encéphale et le nerf optique. L'absorption accidentelle d'éthanol dénaturé ou d'alcool à brûler, celle répétée d'alcools frelatés ou une exposition professionnelle non protégée est en général la source des intoxications. Succédant ou non à un état d'ivresse d'allure éthylique, apparaissent les signes de gravité : agitation, confusion mentale, céphalée et surtout rétrécissement du champ visuel. Puis il y a perte de la vision et cyanose avec collapsus d'évolution parfois mortelle. Le traitement d'urgence consiste en l'absorption de boisson alcoolique car l'éthanol, (dont le métabolisme aboutit à l'acide acétique, métabolite physiologique) déplace le méthanol et protège les cellules nerveuses contre les effets de l'acide formique. La guérison peut laisser subsister des séquelles encéphaliques et visuelles graves.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; fr. méthylène ancien nom commercial de l'esprit de bois (méthanol), le mot est formé sur le gr. methu : boisson fermentée ; hulê : arbre, bois

Syn. méthanol

→ névrite optique rétrobulbaire

[C1,G4]

Édit. 2017 

amélogénèse n.f.

amelogenesis

Élaboration de l'émail au cours de l'odontogénèse.
La trame organique de l'émail est élaborée par les améloblastes, cellules différenciées à partir des
cellules de l'épithélium interne de l'organe de l'émail. Les améloblastes ont un mouvement centripète et disparaissent en fin d'amélogénèse. L'émail ne se reconstitue pas.

Étym. vieux français amel : émail ; gr. genesis :engendrer

Syn. adamantogénèse

→ émail de la dent, améloblaste

[A4, O6, P3]

Édit. 2020

AMH gene sigle angl. pour anti-mullerian hormone

Gène localisé en 19p13.3qui code pour l’hormone antimüllérienne impliquée dans la différenciation du sexe mâle.
Sécrétée par les cellules testiculaires de Sertoli, cette protéine induit l’apoptose des cellules des canaux de Müller.
38 mutations de ce gène sont à l’origine du syndrome de persistance des canaux de Müller : les garçons sont alors porteurs, à la fois, des organes de reproduction féminins et masculins.

Syn. MIF, MIS

→ persistance des canaux de Müller

[M4,Q2]

Édit. 2017

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