périaqueducal (syndrome) l.m.
periaqueductal syndrome
Déficit de la verticalité et de la convergence oculaire.
Il peut comporter également des anomalies pupillaires du fait de la proximité de l'arc réflexe photomoteur, et s'accompagner de mouvements anormaux tels qu'un nystagmus convergent ou un nystagmus retractorius (rétraction rythmique des globes oculaires). Ceux-ci apparaissent plus particulièrement lorsque le patient tente de regarder vers le haut ou lors de la recherche d'un nystagmus optocinétique dont la secousse rapide devrait battre vers le haut. L'association à une rétraction de la paupière supérieure (signe de Collier) est aussi possible.
Des accidents ischémiques dans le territoire vertébrobasilaire sont les étiologies les plus fréquentes.
H. Koerber, ophtalmologiste allemand (1903) ; R. Salus, ophtalmologiste autrichien (1911) ; A. Elschnig, ophtalmologiste autrichien (1933) ; H. Parinaud, ophtalmologiste français (1883)
Syn. aqueduc de Sylvius (syndrome de l'), Koerber-Salus-Elschnig (syndrome de), Parinaud (syndrome de)
péricarde (ponction du) l.f.
puncture of the pericardium
Ponction, évacuatrice ou diagnostique en cas de péricardite pratiquée par voie sous-xiphoïdienne gauche après contrôle de la position du cœur.
Elle doit être faite prudemment avec une aiguille ou un trocard assez long pour vérifier que l'on ne lèse pas une cavité cardiaque (rejet de sang à l'aspiration). En cas de tamponnade ou de péricardite hémorragique (par ex. tuberculeuse) il est évidemment difficile de tenir compte de ce signe, le laboratoire permettra de distinguer le sang du liquide de l'épanchement qui n'a pas la même composition et où se rencontre des bactéries ou des cellules cancéreuses, par ex. L'évacuation d'un gros épanchement péricardique doit se faire lentement en surveillant les réactions cardiaques afin de ne pas réduire la précharge ventriculaire.
péritonite aigüe l.f.
acute peritonitis
Inflammation aigüe généralisée ou localisée de la cavité péritonéale consécutive soit à une perforation du tube digestif ou d'un organe annexe (vésicule biliaire, canal cholédoque, canal pancréatique) par traumatisme ou plaie de l'abdomen, soit à une infection locale (appendicite ou diverticulite colique), à une infection générale ou à un cancer.
La péritonite peut être d'origine iatrogène et compliquer une intervention chirurgicale ou un drainage du péritoine (pour dialyse, notamment). Les péritonites infectieuses produisent des ulcérations qui sont susceptibles d'entraîner des perforations intestinales.
Outre des signes fonctionnels digestifs (douleurs, nausées, vomissements), le principal signe est la contracture abdominale réflexe, parfois localisée en face du foyer infectieux (point de Murphy de l'appendicite, p. ex). A moins qu'elle ne soit évidente (plaie de l'abdomen, par ex.), la localisation à l'origine de la péritonite se fait par échographie et par les différents moyens d'imagerie. Si l'origine est gastrique, l'endoscopie est utile.
L'évacuation par avion d'un patient suspect de péritonite ou d'un blessé de l'abdomen doit tenir compte de la baisse de pression barométrique avec l'altitude lors de la montée car elle entraîne une dilatation des gaz intestinaux, d'où risque de perforation et sortie de matières fécales dans le péritoine s'il y a une perforation. Les différences d'altitude étant plus faibles en hélicoptère le risque est faible. Pour éviter cette complication il est indispensable d'évacuer les gaz de l'estomac au départ et d'établir avec le pilote un plan de vol évitant une montée notable de l'altitude cabine.
Le traitement est chirurgical. Un traitement médical précoce (glace sur le ventre, antibiotiques) permet de gagner du temps.
Étym. gr. peri : autour (des intestins) ; teinein : tendre
péritonite puerpérale généralisée l.f.
generalized acute peritonitis
Infection péritonéale diffuse de la grande cavité cœlomique au cours des suites de couches.
Rare aujourd'hui, son pronostic d'une effroyable gravité a été transformé par l'antibiothérapie. Le germe en cause est classiquement un streptocoque. Elle survient au bout de quelques jours, pouvant succéder à un accouchement laborieux ou prolongé, une césarienne, une rupture d'un cul-de-sac vaginal à la suite d'application de forceps. Elle évolue en trois phases : stade d'endométrite, puis lymphangite simple, enfin péritonite confirmée. Les variantes cliniques sont nombreuses : forme franche sthénique, avec défense abdominale confinant à la contracture, forme asthénique avec signes toxi-infectieux sévères et signes digestifs trompeurs où dominent le météorisme et la diarée mais sans signe physique net, pas de douleur au palper, ni de défense ni de contracture.
phlébite de la grossesse l.f.
thrombophlebitis of pregnancy
Phlébite survenant pendant la grossesse, le plus souvent au 3e trimestre.
Elle est favorisée par l'hypercoagulabilité et la stase veineuse induites par la grossesse, et par des facteurs individuels : varices, antécédents thrombo-emboliques, alitement prolongé, hémorragies obstétricales, âge supérieur à 35 ans, grande multiparité. La phlébite peut être superficielle, se traduisant par un cordon veineux douloureux et inflammatoire, situé sur le trajet d'une varice superficielle. Sans gravité, elle nécessite alors une contention locale et des anti-inflammatoires. La phlébite peut être surale profonde, se traduisant par de la fièvre, avec accélération du pouls, douleur du mollet, augmentation du diamètre du membre atteint, signe de Homans. Elle se traite par l'héparine. La phlébite iliofémorale est plus rare, elle se distingue par une douleur plus haut située, dans la région rétro-crurale ou inguinale, et par un risque emboligène plus important. En fait, le diagnostic est difficile. Le moindre doute impose aujourd'hui un examen Doppler pour vérifier la perméabilité des troncs veineux. Le meilleur traitement est préventif : contention élastique en cas de varices importantes et traitement anticoagulant préventif chez les patientes à haut risque.
phlébographie poplitée l.f.
popliteal venography
Étude radiographique de la veine poplitée après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
L'examen était fait sur le malade debout, par ponction directe de la veine poplitée au niveau du creux poplité avec une aiguille-cathéter. Tout reflux du contraste dans le système veineux superficiel était alors le signe d'une insuffisance valvulaire. Technique obsolète.
pityriasis versicolor l.m.
pityriasis versicolor, tinea versicolor, tinea flava
Mycose cutanée opportuniste, bénigne mais inesthétique, due à une levure lipophile, Malassezia furfur.
La mycose réalise des taches cutanées de taille variable, dues à la coalescence de petites macules folliculaires, finement desquamatives après grattage. La couleur des lésions est variable : chamois ou café au lait sur peau claire, rose sur peau brune. Ces taches deviennent ensuite achromiques (pityriasis achromiant, surtout sur peau halée par le soleil). Il existe des formes localisées, diffuses et récidivantes (recrudescences saisonnières en début d’été).
Essentiellement clinique, le diagnostic peut être facilité par la recherche du « signe du copeau » (squames fines et molles se détachant facilement). En cas de nécessité, il peut être confirmé par application sur les lésions d’un ruban adhésif permettant de de visualiser au microscope les levures groupées en « grappes de raisin » ainsi que les filaments mycéliens (scotch-test),
Le diagnostic est fait par application sur les lésions d’un ruban adhésif transparent qui permet de visualiser au microscope optique les levures groupées en “grappes de raisin” et leur forme filamenteuse parasitaire retrouvée dans 100% des cas de pityriasis versicolore.
Le traitement par un antifongique actif est le plus souvent local, les formes récidivantes nécessitant toutefois un traitement systémique.
→ Malassezia furfur, malassezioses, scotch test
[Le champignon Malassezia furfur (autrefois dénommé Pityrosporum orbiculare ou P. ovale) appartenant à la flore saprophyte cutanée,est présent dans l’infundibulum des follicules pilosébacés. Ses spores sont capables de parasiter le stratum corneum lorsque]
plaie thoraco-abdominale l.f.
thoracoabdominal penetrating wound
Plaie des viscères à la fois thoraciques et abdominaux.
Elle s'observe dans près de 20% des plaies thoraciques en pratique civile et encore plus fréquemment dans les plaies de guerre.
L'association d'une plaie thoracique et d'une plaie abdominale est toujours à craindre lorsque le trajet de la plaie passe en une zone située au-dessous de l'arc antérieur de la 4èmecôte. Même en l'absence de défense ou de contracture, il faut pratiquer un examen échographique ou tomodensitométrique qui seuls permettent d'affirmer l'existence d'une lésion intrapéritonéale avant tout signe de décompensation.
plan de gestion des risques l.m.
plan of risks management
Plan établi par la société productrice d’un médicament à faible coefficient bénéfice/risques sous la responsabilité de l’ AFSSAPS.
Plan qui comporte un programme d’information et d’éducation des malades et des professionnels de santé (guide et lettre d’information aux professionnels de santé, remise à chaque malade d’un carnet où est signé un accord de soins et de contraception).
Sigle : PGR
pli rétinien avec microphtalmie et microcéphalie l.m.
retinal fold with microcephaly and microphthalmos
Microcéphalie sévère avec plis rétiniens et déficit visuel.
La microcéphalie est le signe le plus constant, il peut s'y associer un retard mental léger, une petite taille, une peau marbrée, une clinodactylie et un strabisme. L’affection est autosomique dominante (MIM 180060).
Audre L. Jarmas, généticienne américaine (1981)
pneumomédiastin traumatique l.m.
traumatic pneumomediastinum
Épanchement d'air dans le tissu celluleux médiastinal, apparu à la suite d'un traumatisme thoracique.
Le pneumomédiastin peut être compressif s'accompagnant d'une détresse respiratoire avec polypnée, agitation, anxiété, sueurs et une cyanose variable. Dans un traumatisme thoracique, on évoque une rupture trachéobronchique. Ce pneumomédiastin s'associe souvent à un épanchement gazeux pleural compressif uni ou bilatéral dont le drainage montre le caractère massif de la fuite.
Parfois dans les suites d'une exploration endoscopique
trachéobronchique ou oesophagienne, sa découverte signe une perforation qui, pour l'œsophage, impose toujours une intervention d'extrême urgence après avoir localisé le niveau de la lésion traumatique.
Syn. emphysème médiastinal traumatique
pneumopéricarde n.m.
pneumopericardial effusion
Épanchement gazeux dans la cavité péricardique, qui peut être traumatique, par une plaie pénétrante du thorax ou par une intervention chirurgicale intrathoracique ou la conséquence et le signe d’une perforation dans la cavité péricardique d’un organe creux (œsophage, estomac, bronche, intestin, hernie).
Le pneumopéricarde est facilement diagnostiqué par l’examen radiologique. Il est rarement assez important pour créer une compression grave, mais annonce la possibilité d’une contamination péricardique.
poïkilocarynose n.f.
poikilokarynosis
Ensemble lésionnel représenté par des inégalités de taille, de forme et de colorabilité des noyaux des cellules malphighiennes avec perte de l'orientation habituelle de celles-ci lors de la maturation kératinisante, et augmentation du nombre des mitoses.
Cette lésion élémentaire histologique, décrite par Darier, représente le signe le plus évocateur de la maladie de Bowen.
Étym. gr. poikilos : varié; karyon : noyau
polyglobulie secondaire l.f.
Augmentation de la valeur absolue du nombre d’érythrocytes circulant dans le sang, liée à une augmentation de l’érythropoïétine.
L’augmentation du taux sanguin d'hormones stimulant l'érythropoïèse, en particulier l'érythropoïétine (EPO), est le plus souvent secondaire à une hypoxie chronique ; l'hypoxie consiste en une oxygénation insuffisante des tissus ; l'ischémie tissulaire provoque une stimulation de la sécrétion d'EPO par le rein. L’hypoxie chronique se rencontre chez des habitants des hautes altitudes (Andes). Les états cliniques responsables d’une hypoxie chronique sont l’emphysème pulmonaire, la broncho-pneunopathie chronique obstructive, les cardiopathies cyanogènes, l’intoxication au CO.
D’autre part, certaines polyglobulies trouvent leur origine dans la sécrétion inappropriée d'EPO. Cette hypersécrétion d’érythropoïétine s’observe dans certaines tumeurs rénales, dans quelques cancers du foie, du cervelet, de l’ovaire. Signalons également le dopage à l’EPO chez les sportifs responsable d’une augmentation du nombre des érythrocytesuelle que soit l’origine de cette polyglobulie secondaire, les autres lignées hématologiques ne sont pas modifiées, l’examen médullaire ne révèle pas de signe de polycythémie et il n’existe pas de mutation de JAK2.
polype de l'endomètre l.m.
endometrial polyp
Tumeur pédiculée du revêtement muqueux de la cavité utérine revêtue d’un épithélium cylindrique.
Elle peut saigner, se nécroser ou s’accoucher par le col. Bénigne le plus souvent, elle est parfois le siège d’un adénocarcinome ou le signe d’alerte, la « sentinelle », d’un adénocarcinome voisin de l’endomètre. Elle est retirée par curetage étendu à l’endomètre, à la faveur d’une hystéroscopie.
ponction amniotique l.f.
amniocentesis
Prélèvement de liquide amniotique à l’aiguille à travers la paroi de l’abdomen et de l’utérus gravide.
Elle se pratique sous contrôle de l’échographie à partir de 12-14 semaines d’aménorée jusqu’au terme de la grossesse. Son intérêt essentiel est de permettre une analyse du caryotype fœtal grâce à la culture des cellules contenues dans le liquide amniotique, venant de la peau, du poumon ou du tube digestif du fœtus. Dans cette indication, elle est systématiquement proposée et remboursée par l’assurance maladie, après l’âge de 37 années et onze mois au moment de la conception et chez les femmes susceptibles (du fait de leurs antécédents personnels ou familiaux) de transmettre une anomalie génétique. Elle l’est aussi sur signe d’alerte : une anomalie morphologique à l’échographie, des marqueurs sériques, gonadotrophine chorionique, œstriol, α-fœtoprotéine, indiquant un risque de trisomie 21. Elle permet aussi le dosage d’enzymes spécifiques en cas de malformation digestive ou du tube neural. Si elle est moins utilisée pour évaluer la maturité du poumon fœtal par le dosage des composants du surfactant, elle a par contre remplacé la cordocentèse pour identifier, grâce à la biologie moléculaire, les infections fœtales à cytomégalovirus ou toxoplasme par ex.
Syn. amniocentèse
ponction lavage du péritoine l.f.
diagnostic peritoneal lavage
Lavage destiné au diagnostic d'un hémopéritoine, d'une pancréatite aigüe ou d'une péritonite.
La technique consiste à injecter dans le péritoine une bonne quantité de liquide de dialyse (un litre chez l'adulte) et à en retirer des échantillons pour juger de leur aspect et les analyser.
La ponction est faite sous anesthésie locale après incision de la peau sur la ligne médiane à 2 cm en-dessous de l'ombilic après s'être assuré de la vacuité de la vessie. On introduit un cathéter de dialyse dirigé vers le cul-de-sac de Douglas. Le liquide injecté est évacué par gravité.
Un liquide franchement hémorragique (>100 000 hématies/ mL) ou contenant 500 leucocytes /mL ou encore 200 unités d'amylase / 100 mL signe une lésion intrapéritonéale indiquant l'intervention chirurgicale. Un liquide rosé ou ayant une concentration, soit de leucocytes, soit d'amylase plus faible incite à la prudence et à une surveillance ultérieure, c'est pourquoi le cathéter doit être laissé en place pour des prélèvements successifs.
Mais la ponction peut être cause de lésions abdominales (plaie du mésentère du péritoine, perforation intestinale) c'est pourquoi la ponction lavage du péritoine a été supplantée par l'imagerie (échographie, scanographie) qui est non effractive et anodine.
Popeye (signe de) l.m.
Tuméfaction du biceps sur la face antérieure du bras par rupture du tendon du long biceps : le muscle « tombe » sur la face antérieure du bras : c’est le signe de Popeye.
Étym. Popeye : personnage de fiction, doué d’une force extraordinaire, créé par l'Américain Elzie Crisler Segar dans des bandes dessinées.
[I2,N2]
Édit. 2017
pouces en adduction (syndrome des) l.m.
adducted thumbs syndrome
Syndrome associant microcéphalie, fente palatine, difficultés de déglutition et arthrogrypose.
On trouve une microcéphalie avec crâniosténose et dysmorphie faciale, un hirsutisme, des oreilles bas implantées, une bouche entrouverte et une fente palatine. Au niveau articulaire, il existe des pouces en adduction, le signe d'Archibald (brièveté du 4ème métacarpien), un pied bot et une raideur articulaire. Au niveau ophtalmologique, on trouve télécanthus et ophtalmoplégie. L’affection est cause de détresse respiratoire et de mort dans l'enfance, son hérédité est autosomique récessive (MIM 201550).
J. C. Christian, médecin généticien américain (1971)
Syn. pouces pliés congénitaux
pouls alternant l.m.
alternating pulse
Succession régulière d’une pulsation forte et d’une pulsation faible sans perte de la régularité (équidistance) des contractions cardiaques.
C’est un signe d’insuffisance ventriculaire gauche.
pouls de Corrigan l.m.
Corrigan’s pulse
Signe clinique caractéristique de la grande insuffisance aortique, il réalise un pouls ample, bondissant, puis soudainement défaillant, encore accentué par l’élévation du bras.
D. J. Corrigan, Sir, médecin irlandais, membre de l'Académie de médecine (1832)
pouls grimpant l.m.
accelerating pulse
Pouls s’accélérant progressivement sans fièvre.
Il a été décrit comme un signe de thrombose veineuse, surtout en obstétrique (pouls grimpant des accoucheurs).
Pourfour du Petit (syndrome de) l.m.
Pourfour du Petit’s syndrome
Syndrome oculaire unilatéral caractérisé par une mydriase avec conservation des réflexes pupillaires, une exophtalmie modérée, souvent contestée chez l’homme, et un élargissement de la fente palpébrale par rétraction de la paupière supérieure ipsilatérale, une vasoconstriction avec pâleur, froideur et sudation de l'hémiface du même côté.
Le syndrome de Pourfour du Petit résulte d'une irritation de la chaîne sympathique cervicale homolatérale.
Il est relativement rare dans sa forme complète mais il en existe des cas dissociés. La mydriase caractéristique qui est le signe quasi-constant et capital est en effet souvent isolée.
Ce syndrome est l’inverse de celui de Claude Bernard-Horner avec lequel il est souvent confondu ; pour achever la confusion, certains auteurs ont nommé la paralysie du sympathique cervical: syndrome de Pourfour du Petit-Claude Bernard.
Secondaire à des traumatismes cervicaux, il a été décrit au XVIIIe siècle par François Pourfour du Petit, chirurgien des armées de Louis XIV, comme complication des plaies cervicales par coup d'épée. Le syndrome peut aussi être une complication d'un goitre basedowien à prédominance unilatérale. Un cas ayant pour origine une lésion mésencéphalique ischémique a été rapporté. C'est une complication exceptionnelle de l'anesthésie locorégionale (bloc du plexus brachial par ex.), méconnue au départ et transitoire (elle régresse dans les trois mois).
Si la lésion de la chaine sympathique est définitive, l’évolution peut se faire vers un syndrome de Claude Bernard-Horner qui a les mêmes significations anatomiques et étiologiques ; il peut se compliquer de conjonctivite et d'épiphora (larmoiement).
F. Pourfour du Petit, anatomiste, chirurgien et ophtalmologiste français (1710 et 1727) ;S. Biffi, psychiatre italien (1846) ; J. F. Fulton: neurophysiologiste américain (1929) ; M. Kipfer, médecin français (1938) ; F. Velter, A. Tournay, ophtalmologistes français (1927) ; Florence Angélique-Talbot, médecin français (1995)
Syn. (cf. Réf.6 - bibliographie) : syndrome d’excitation du sympathique cervical, syndrome d’irritation du sympathique cervical, suractivation des voies sympathiques cervicales, mydriase unilatérale réactive, mydriase unilatérale spasmodique, Bernard’
→ système nerveux autonome, système nerveux autonome (atteinte du), Claude Bernard-Horner (syndrome de), mydriase
pression veineuse l.f.
venous pressure
Pression régnant dans les grosses veines du système circulatoire de l’homme qui peut être mesurée et enregistrée simplement à l’aide d’une aiguille dans la lumière d’une grosse veine et reliée à un manomètre.
La pression veineuse normale est de 10 à 12 cm d’eau.
L’hypertension veineuse est habituellement un signe de défaillance du cœur droit, entraînant une stase veineuse. La pression veineuse est un bon moyen d’appréciation de la défaillance cardiaque, et de l’efficacité de son traitement. Beaucoup plus rarement l’hypertension veineuse est liée à d’autres causes (péricardites, constriction péricardique).
La pression veineuse est très dépendante de la position du sujet et de la pression hydrostatique. En décubitus, elle est de quelques mm de mercure.
prévalence manuelle l.f.
manual prevalence
Utilisation préférentielle de l'une ou l'autre main.
C'est le signe le plus évident d'une asymétrie fonctionnelle hémisphérique.
Environ 90% des humains sont droitiers, c'est-à-dire utilisent préférentiellement la main droite dans les activités unimanuelles et se montrent plus adroits avec cette main qu'avec la gauche. Il existe en fait un gradient de gaucherie qui varie du droitier exclusif au gaucher exclusif.
La relation entre prévalence manuelle et latéralisation du langage est imparfaite. Le langage est latéralisé dans l'hémisphère gauche chez 96% des droitiers, et chez 70% des gauchers. Pour les 30% de gauchers restants, 20% ont une représentation bilatérale et 5% une représentation droite.
Syn. manualité