Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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protubérance occipitale interne l.f.

protuberantia occipitalis interna (TA)

internal occipital protuberance

Saillie de la partie moyenne de la face endocrânienne de l’écaille de l’occipital.
Elle est située au même niveau que la protubérance occipitale externe. Elle répond au confluent des deux sillons des sinus transverses et du sillon du sinus occipital qui creusent souvent une dépression en son centre. Elle se prolonge en bas et en avant avec la crête occipitale interne.

pterygium unguis l.m.

pterygium unguis
Altération du tissu périunguéal dont on distingue deux types, le pterygium dorsal et le pterygium ventral ou inversé.
Le pterygium dorsal est un amincissement progressif du repli susunguéal avec expansion distale de la cuticule sur la tablette, pouvant aboutir à une fissuration longitudinale de l'ongle par fusion de l'épiderme du repli susunguéal avec la matrice, voire à une destruction de l'ongle : il correspond à une cicatrice de la matrice unguéale qui peut être ou postinflammatoire après lichen plan, dermatose bulleuse, radiodermite, etc., ou posttraumatique, ou due à des troubles circulatoires périphériques, ou congénitale. Le pterygium ventral, ou pterygium inversé, est une expansion distale de l'hyponychium qui adhère à la face inférieure de la tablette et efface le sillon unguéal distal : il est fréquemment observé dans la sclérodermie systémique et le phénomène de Raynaud.

Étym. gr. pterûgion : petite aile ; lat. unguis : ongle

Syn. ptérygion unguéal

pylore n.m.

pylorus  (TA)

pylorus

Segment au niveau duquel l’estomac se continue par le duodénum, à l’extrémité droite de l’antre pylorique.
Il est situé un peu à droite de la ligne médiane, à hauteur de la première vertèbre lombaire. Il répond extérieurement au sillon duodéno-pylorique. A son niveau les fibres circulaires de la tunique musculaire de l’estomac s’épaississent et constituent le sphincter pylorique. Le versant gastrique de la muqueuse du pylore est tapissé de glandes tubuleuses ramifiées (glandes pyloriques) dont l’aire s’étend vers la gauche presque jusqu’au quart inférieur de l’estomac. Le versant duodénal de cette muqueuse est caractérisé par la présence des glandes de Brunner. La lumière centrale du pylore constitue le canal pylorique.

Étym. gr. puloros : pylore

racine antérieure du nerf spinal l.f.

radix anterior nervi spinalis, radix motoria nervi spinalis (TA)

anterior root of spinal nerve, motor root of spinal nerve, ventral root of spinal nerve

Racine spinale antérieure constituée de quatre à sept radicules issues du sillon collatéral antérieur de la moelle spinale.
Elle comprend les fibres motrices centrifuges issues des cellules radiculaires de la corne antérieure de la moelle spinale.

Syn. anc. racine antérieure du nerf rachidien, racine motrice du nerf rachidien

racine postérieure du nerf spinal l.f.

radix posterior nervi spinalis, radix sensoria nervi spinalis (TA)

posterior root of spinal nerve, sensory root of spinal nerve, dorsal root of spinal nerve

Racine rachidienne postérieure qui se divise en trois à dix radicules avant de pénétrer dans le sillon collatéral postérieur de la moelle spinale.
Elle présente sur son trajet un renflement ellipsoïde, le ganglion sensitif du nerf spinal. Elle comprend les fibres sensitives dont le corps cellulaire (cellule en T) est situé dans le ganglion sensitif du nerf spinal et dont le prolongement centripète gagne la corne postérieure de la moelle.

Syn. racine sensitive du nerf spinal

radiation optique (de Gratiolet) l.f.

radiatio optica, fibrae geniculocalcarinae (TA)

optic radiation, geniculocalcarine fibres

Ensemble des neurones diencéphalo-corticaux des voies optiques.
Issus du corps géniculé latéral et du pulvinar, ils se dirigent d’abord transversalement de dehors en dedans dans le bras postérieur de la capsule interne, puis ils décrivent une courbe qui les porte en arrière. Ils longent la face latérale de la corne occipitale du ventricule latéral dans lequel ils forment une saillie, le calcar avis, et se terminent au niveau du fond et des deux lèvres du sillon calcarin. La radiation optique véhicule les impressions visuelles issues du champ temporal de la rétine homolatérale, du champ nasal de la rétine hétérolatérale, et d’une partie des zones maculaires des deux côtés.

L. Gratiolet, anatomiste français (1815-1865)

Syn. anc. faisceau rétrolenticulaire, pédoncule postérieur de la couche optique, pédoncule postérieur du thalamus

rameau alvéolaire supérieur et médian l.m.

ramus alveolaris superior medius (TA)

middle superior alveolar branch

Branche inconstante du nerf infra-orbitaire né dans le sillon infra-orbitaire.
Il atteint le plexus dentaire supérieur par un canal creusé dans la paroi antéro-latérale du sinus maxillaire. Il se distribue aux racines des dents prémolaires.

Syn. anc. nerf dentaire moyen

→ nerf infra-orbitaire

rameaux atrio-ventriculaires de l'artère coronaire droite l.m.p.

rami atrioventriculares arteriae coronariae dextrae (TA)

atrioventricular branches of right coronary artery

Rameaux de l’artère coronaire droite, dans son trajet dans le sillon atrio-ventriculaire, destinés à l’atrium et au ventricule.

→ artère coronaire droite

rameaux atrio-ventriculaires de l'artère coronaire gauche l.m.p.

rami atrioventriculares arteriae coronariae sinistrae (TA)

atrioventricular branches of left coronary artery

Rameaux du rameau circonflexe de l’artère coronaire gauche, dans son trajet dans le sillon atrio-ventriculaire, destinés à l’atrium et au ventricule.

→ artère coronaire gauche

rameaux périnéaux du nerf cutané fémoral postérieur l.m.p.

rami perineales nervi cutanei femoris posterioris (TA)

perineal branches of posterior cutaneous nerve of thigh

Un ou plusieurs rameaux du nerf cutané fémoral postérieur qui se portent en avant et en dedans le long du sillon génito-crural et se terminent dans les téguments du périnée, des bourses ou des grandes lèvres de la vulve.

rameaux spinaux l.m.p.

Cette conception métamérique des artères spinales dans la vascularisation de la moelle spinale est ancienne et rarement rencontrée ; elle est d’origine fœtale ; au cours de la maturation et de la croissance fœtales, par un phénomène de sommation compa

spinal branches

Rameaux artériels naissant sur toute la hauteur du rachis : au cou, de l’artère vertébrale et de l’artère cervicale ascendante; au thorax, des artères intercostales; aux lombes, des artères lombaires ; au bassin, des artères sacrées.
Chacune d’elles s’engage dans le foramen intervertébral avec le nerf rachidien correspondant. Elle se divise en deux artères radiculaires antérieure et postérieure ; l’artère radiculaire antérieure, arrivée sur la ligne médiane, se bifurque en deux rameaux ascendant et descendant qui s’anastomosent avec les rameaux analogues venus des artères sus- et sous-jacentes pour participer à la constitution du tronc spinal antérieur ; l’artère radiculaire postérieure se divise au niveau du sillon collatéral postérieur en deux rameaux ascendant et descendant qui participent à la constitution de l’artère spinale postérieure. Les artères spinales antérieure et postérieure jouent le rôle le grands courants anastomotiques longitudinaux entre les différents segments de la moelle.
La distribution actuellement retenue des rameaux spinaux permet d’individualiser trois territoires dans la vascularisation artérielle de la moelle spinale : 1 - un territoire supérieur qui correspond à la moelle spinale cervicale et aux 2 à 3 premiers segments dorsaux ; sa vascularisation qui correspond à l’intumescence cervicale (C4 à C8) est riche, sous la dépendance essentiellement de l’artère vertébrale ; les rameaux spinaux sont plus ou moins regroupés de façon variable mais moins concentrés qu’au niveau lombaire. 2 – un territoire intermédiaire thoracique, du 4ème au 8ème segment thoracique ; à ce niveau la vascularisation moins riche conserve au plus près la disposistion métamérique d’origine sous la dépendance des raleaux spinaux des artères intercostales postérieures. 3- un territoire inférieur qui concerne les 4 derniers segments thoraciques et l’intumescence lombo-sacrée ; sa riche vascularisation est essentiellement sous la dépendance de l’artère de l’intumescence lombo-sacrée.

A. Adamkiewicz, anatomopathologiste polonais (1882), H. Kadyi, médecin allemand (1889), L. Tanon, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1908), G. Lazorthes, neuro-chirurgien et anatomiste français, membre  de l’Académie nationale de médecine (1958 et 1961, 1971)

Syn. anc. artères spinales latérales

→ artère de l'intumescence lombo-sacrée

récessus duodénal inférieur l.m.

recessus duodenalis inferior (TA)

inferior duodenal fossa

Fossette péritonéale qui s’ouvre à la partie inférieure du sillon qui sépare le péritoine pariétal de la face latérale de la portion ascendante du duodénum tapissée du péritoine viscéral.
Elle est séparée d’une fossette identique sus-jacente, le récessus duodénal supérieur, par un repli péritonéal tendu de la portion ascendante du duodénum à la paroi postérieure de l’abdomen. Ce repli contient fréquemment la veine mésentérique inférieure.

Syn. anc. fossette duodénale inférieure

récessus duodénal supérieur l.m.

recessus duodenalis superior (TA)

superior duodenal fossa

Fossette péritonéale qui s’ouvre à la partie supérieure du sillon qui sépare le péritoine pariétal de la face latérale de la portion ascendante du duodénum tapissée du péritoine viscéral.
Elle est séparée d’une fossette identique sous-jacente, le récessus duodénal inférieur, par un repli péritonéal tendu de la portion ascendante du duodénum à la paroi postérieure de l’abdomen. Ce repli contient fréquemment la veine mésentérique inférieure.

Syn. anc. fossette duodénale supérieure

[A1]

Édit. 2018

récessus facial l.m.

facial recess

Fosette située dans la partie latérale du sinus postérieur ou rétrotympanum, au-dessus de l’éminence pyramidale.
Elle est délimitée latéralement par le sillon tympanique et médialement par le canal facial.
A travers cette région du récessus facial, il est possible d’accéder depuis la cavité mastoïdienne jusqu’à la caisse du tympan, tout en respectant le conduit osseux. Cette opération s’appelle la tympanotomie postérieure.

Syn. fosssette suspyramidale

récessus frontal l.m.

frontal recess

Sillon délimité par l’attache antérosupérieure du cornet nasal moyen et la paroi latérale de la cavité nasale.

région amygdalienne l.f

tonsil région

Ensemble des éléments entourant l’amygdale palatine : piliers antérieurs et postérieur, amygdale palatine, sillon glosso-amgdalien, région sous-amygdalienne.

région mentonnière  l.f.

regio mentalis (TA)

mental region

Région médiane inférieure de la face qui correspond à la saillie du menton.
Elle est limitée en haut par le sillon mento-labial, en bas par le bord inférieur de la mandibule et latéralement par deux lignes verticales fictives abaissées des commissures labiales.

Syn.  : région mentale

→ menton

région orale l.f.

regio oralis (TA)

oral region
Région entourant l’orifice buccal et comprenant les deux lèvres.
Elle est limitée en haut par la base du nez, en bas par le sillon mento-labial et latéralement par les sillons naso-labiaux.
Anc. dénomination: région des lèvres, région labiale

région rolandique l.f.

rolandic area

Région fonctionnelle sensori-motrice, centrée sur le sillon central de l’hémisphère cérébral et délimitée par les sillons pré- et postcentraux, correspondant au gyrus précentral et au gyrus postcentral au niveau de la convexité, se poursuivant par le lobule paracentral sur la face médiale.
Le cortex moteur primaire (aire 4 de Brodmann - FA ou gyrus précentral, et partie antérieure du lobule paracentral - M1) est un idiocortex agranulaire caractérisé par la présence de cellules pyramidales géantes retrouvées dans la couche V (cellules de Betz), impliqué dans le déclenchement des mouvements de l'hémicorps controlatéral. Les cellules pyramidales sont à l'origine de l'essentiel des fibres de la voie cortico-spinale ou pyramidale commandant les mouvements volontaires fins distaux et notamment des fibres cortico-motoneurales directes des muscles de la main. Le cortex moteur primaire est également à l'origine de voies extrapyramidales qui relaient à différents étages (noyaux de la base, tronc cérébral) et qui commandent des synergies larges en flexion ou extension de l'ensemble d'un membre.
L'aire somato-sensitive primaire (S1) ou aire de projection des sensibilités élémentaires (aires 3, 2, 1 de Brodmann - PA ou gyrus post-central, et partie postérieure du lobule paracentral) est un koniocortex granulaire somesthésique caractérisé par un développement abondant des grains dans la couche IV avec envahissement des couches III et V et par la disparition des cellules pyramidales. EIle est impliquée dans la perception discriminative des modalités élémentaires de la somesthésie.
La représentation corticale s'effectue selon une carte somato-topique (homonculus moteur et somato-sensitif de Penfield) et l'importance physiologique des diverses parties de chaque hémicorps controlatéral.
Cette région représente un couple fonctionnel ou servomécanisme, siège du réflexe transcortical ("functional stretch reflex"), qui adapte la réponse musculaire à une stimulation proprioceptive transitant par le cortex moteur. Les neurones pyramidaux forment avec leurs afférences somesthésiques des modules sensori-moteurs mis en jeu dans la commande des muscles controlatéraux lors du déplacement articulaire ou du maintien de position. Ces modules sont sous le contrôle de structures (néocervelet, noyaux de la base, aires associatives et région prémotrice) qui déterminent le choix des modules, le moment de leur activation et le gain du réflexe (Massion).

Syn. région centrale

région sous-amygdalienne l.f.

Espace séparant l’amygdale palatine du sillon gosso-amygdalien et du carrefour des replis entre les deux piliers du voile du palais.

Syn. fossette sous-amygdalienne

région sublinguale l.f.

 regio sublingualis
sublingual region
Région latérale de l’étage inférieur du plancher buccal, comprise entre la racine de la langue avec le muscle hyo-glosse en dedans, l’os mandibulaire en dehors, le muscle mylo-hyoïdien en bas, et la muqueuse du sillon gingival en haut.
Elle contient la glande sublinguale.

Retortamonas intestinalis

Retortamonas intestinalis
Petit flagellé intestinal, mobile, sans rôle pathogène connu, possédant une forme kystique.
Le trophozoïte mesure 5 à 7µm sur 3 à 4µm, ne présente pas de sillon de torsion et possède deux flagelles antérieurs libres. Le kyste est piriforme et réfringent, il mesure moins de 6µm et peut être confondu avec celui de Chilomastix.

Syn. Embadomonas intestinalis

ride n.f.

wrinkle

Pli de la peau apparaissant peu à peu avec l'âge sur le visage, notamment sur le front et à l'angle externe de l'œil, où la convergence de plusieurs de ces néoformations forme la patte d'oie, ainsi que sur le cou, pouvant aller jusqu'à creuser un véritable sillon plus ou moins profond.
Il existe deux types de rides : les rides d'expression se formant très tôt, dues à l'activité des muscles peauciers, et les rides de vieillissement résultant des altérations du tissu collagène et élastique de la peau.

sac lacrymal l.m.

saccus lacrymalis (TA)

lacrymal sac

Segment des voies lacrymales interposé entre le canal d’union et le canal naso-lacrymal.
C’est un canal cylindrique occupant le sillon lacrymal du maxillaire. Il s’ouvre en bas dans le canal naso-lacrymal mais est fermé en cul-de-sac en haut, le canal d’union débouchant sur sa face latérale.

Schinzel-Giedion (syndrome de) l.m.

Schinzel-Giedion’s midface retraction syndrome

Syndrome de dysplasie ectodermique caractérisé par une dysmorphie faciale distinctive, une hydronéphrose, un retard de développement sévère, des malformations squelettiques caractéristiques et des anomalies cardiaques et des voies génitales.
La dysmorphie faciale comporte un proptosis avec profond sillon sous la paupière inférieure, un hypertélorisme et des traits grossiers. Sur la voûte du crâne existent de larges sutures et de nombreux os wormiens et sur la base du crâne un aspect sclérotique. Il existe par ailleurs un hypospadias avec micropénis chez le garçon et une hypoplasie des grandes et petites lèvres chez la fille, une hypertrichose, et des anomalies osseuses telles que côtes trop larges, os pubien hypoplasique et diaphyses des os longs épaissies. Les survivants ont tous un retard majeur et une épilepsie. L’anomalie est autosomique dominante et liée à la mutation du SETBP1 situé sur le locus chromosomique 18q12.3  (MIM 269150).

A. Schinzel, généticien autrichien, A. Giedion, pédiatre suisse (1978)

→ SETBP1

[A4,O6,Q2]

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