lupus érythémateux chronique l.m.
chronic lupus erythematosus, discoid lupus erythematosus
Forme cutanée relativement fréquente de lupus érythémateux, dont la définition repose essentiellement sur un aspect clinique de plaque associant érythème, hyperkératose et atrophie cicatricielle, siégeant surtout sur le visage et le cuir chevelu, et présentant très fréquemment une photosensibilité.
Un tableau anatomopathologique en général assez typique complète cette définition, ajoutant à l'atrophie épidermique et à l'hyperkératose une liquéfaction de la couche basale de l'épiderme, des bouchons cornés et un infiltrat inflammatoire lymphocytaire périannexiel avec, sur le plan immunologique, la présence à la jonction dermo-épidermique, de dépôts immuns mis en évidence en immunofluorescence par le "lupus band test".
L'expression lupus érythémateux tumidus désigne une variété à type de placard érythémateux et œdémateux sans atrophie ni hyperkératose, celle de lupus érythémateux crétacé une variété où l'hyperkératose est majeure et celle de lupus érythémateux chronique disséminé une forme actuellement plutôt rattachée au lupus érythémateux subaigu.
Si l'affection présente un lien de parenté certain avec les autres lupus érythémateux, elle reste dans l'immense majorité des cas strictement cutanée, grevée seulement de cicatrices inesthétiques. Elle peut toutefois être exceptionnellement associée à des signes de lupus érythémateux systémique. Son traitement repose sur les antipaludéens de synthèse et la photoprotection.
A. Cazenave, dermatologue français (1845)
Syn. lupus érythémateux discoïde
Lyme (maladie de) l.f.
Lyme disease, Lyme borreliosis
Maladie infectieuse due à un spirochète du genre Borrelia et dont l'évolution clinique comporte classiquement trois phases : la première est dermatologique, la deuxième est dominée par des manifestations rhumatismales et nerveuses, la troisième, tardive, a une symptomatologie surtout cutanée, articulaire ou nerveuse.
Les principaux agents étiologiques sont Borrelia burgdorferi (en Eurasie et en Amérique du Nord), B. garinii, et B. afzelii (en Europe). La transmission est assurée par des tiques (principalement Ixodes ricinus et I. persulcatus en Eurasie, I. dammini et I. pacificus en Amérique) et les réservoirs sont constitués par des mammifères forestiers (rongeurs, cervidés,...) et peut-être des oiseaux.
La phase précoce du tableau clinique correspond à l'érythème migrant (erythema chronicum migrans). Au cours de la deuxième phase, marquée par une dissémination, peuvent survenir méningite lymphocytaire, paralysie faciale, neuropathie périphérique, polyradiculonévrite hyperalgique, arthrites, plus rarement des troubles cardiaques (bloc auriculo-ventriculaire principalement), des lésions oculaires, une hépatite fruste. La troisième phase, plus tardive, peut comporter une acrodermatite chronique atrophiante, un lymphocytome cutané bénin et des manifestations articulaires ou neurologiques prolongées. Tous ces symptômes peuvent survenir isolément ou être associés selon diverses modalités ; l'évolution, en l'absence de traitement, se fait sur plusieurs mois ou années. L'isolement des bactéries est très difficile. Le diagnostic est surtout clinique mais peut être confirmé par des examens sérologiques (immunofluorescence, test ELISA) qui demeurent toutefois assez peu sensibles aux phases 1 et 2. Le traitement, qui doit être entrepris précocement et durer de deux à quatre semaines, fait appel à l'amoxicilline, aux cyclines, aux macrolides ou à la ceftriaxone.
La borréliose de Lyme est reconnue comme maladie professionnelle en France depuis 1942, dans le régime général d'assurance maladie (n°19) et dans le régime agricole (tableau 5 bis) pour toutes ses manifestations primaires (cutanées avec ou sans signes généraux), avec un délai de prise en charge de 30 jours, secondaires (neurologiques, cardiaques et articulaires) avec un délai de prise en charge de 6 mois, et tertiaires (encéphalomyélite progressive, dermatite chronique atrophiante et arthrite chronique destructive) avec un délai de prise en charge de 10 ans, et ceci pour tous travaux dans des zones présentant un couvert végétal et tous travaux de soins aux animaux ou en laboratoire de bactériologie ou parasitologie.
A. C. Steere, médecin rhumatologue américain (1977), Ch. Garin et A. Bujadoux, médecins internistes français (1922)
Étym. Lyme, ville du Connecticut (USA) où la maladie a été identifiée pour la première fois par Steere
Syn. borréliose de Lyme
→ erythema chronicum migrans, lymphocytome cutané bénin, acrodermatite chronique atrophiante, Lyme (neuropathies de la maladie de), Bannwarth (syndrome de), Lyme (arthrite de), borréliose de Lyme, Ixodes ricinus, Borrelia burgdorferi,Ixodidae, erythema chronicum migrans, ELISA (technique), amoxicilline, tétracyclines, macrolide, ceftriaxone
[D1, D4, E3, H1, I1, J1, L1 ]
Édit. 2019
lymphocytaire (culture mixte) l.f.
lymphocytic mixed culture
Réaction in vitro permettant d’apprécier la réactivité des lymphocytes d’un sujet à l’égard des antigènes d’histocompatibilité portés par les lymphocytes d’un autre sujet.
La culture mixte de lymphocytes peut être utilisée soit comme test d’histocompatibilité, soit pour apprécier l’immunocompétence des cellules T en cas de déficit immunitaire.
lyse (test de) l.m.
dye test
Test de sérologie naguère appliqué au sérodiagnostic de la toxoplasmose qui consiste à mettre en présence des toxoplasmes vivants, entretenus sur ascite de Souris, du complément et des dilutions du sérum à étudier.
Syn. réaction de Sabin et Feldmann
McIsaac (score de) l.m.
Score déterminant la conduite thérapeutique devant une rhinopharyngite aigüe ou une angine chez l’adulte et l’adolescent à partir de 15 ans.
Un score inférieur à 2 n’indique pas de traitement. Supérieur à 2 il justifie un test de diagnostic rapide (TDR) lequel conduira éventuellement à une antibiothérapie.
| critères | points |
| température > 38° | 1 |
| absence de toux | 1 |
| adénopathies cervicales douloureuses | 1 |
| augmentation du volume ou exsudat amygdalien | 1 |
| âge de 15 à 44 ans | 0 |
| âge > 45 ans | -1 |
| entre 3 et 15 ans le TDR doit toujours être réalisésans tenir compte de ce score |
W. J. McIsaac, médecin canadien ( 1998)
→ test de diagnostic rapide des angines streptococciques
Magitot (périmètre de) l.m.
Magitot's perimeter
Instrument ancien qui comportait un arc périmétrique orientable avec appuie-tête.
Le test était présenté au sujet à l'aide d'un pistolet projecteur d'indpar exemple Ce périmètre était une adaptation pour l'examen clinique du périmètre de recherche de Ferree et Rand.
A. Magitot, ophtalmologiste français (1935) ; C. E. Ferree et Gertrude Rand, psychologues américains (1934)
Manning (score de) l.m.
Manning score
Méthode échographique d'évaluation du bien-être fœtal et le risque de souffrance fœtale en appréciant les mouvements globaux, le tonus et les mouvements respiratoires du fœtus, la quantité de liquide amniotique, ainsi que le rythme cardiaque fœtal.
Chaque paramètre vaut deux points avec un total de 10. Le test peut être effectué dès que l’enfant est viable ; il permet de prendre la décision de provoquer l’accouchement s’il n’est pas satisfaisant.
F. A. Manning, gynécologue américain (1990)
Syn. profil biologique fœtal
Mann-Whitney (test de) l.m.
Mann-Whitney’s test
Test statistique non paramétrique pour estimer les liens entre deux variables qualitatives et une variable quantitative.
H. B. Mann et D. R. Whitney, mathématiciens américains (1947) ; F. Wilcoxon, statisticien américain (1945)
manœuvre de secouement rapide de la tête l.f.
head shaking test
Manœuvre de secouement rapide de la tête, dans les plans horizontal et vertical, ayant pour but d’explorer la symétrie des circuits vestibulo-oculaires.
Pour l’exploration dans le plan horizontal, le praticien fait effectuer à la tête du patient des mouvements rapides de rotation de droite à gauche durant 10 allers et retours environ. Les mouvements oculaires sont observés à l'arrêt de la tête en position médiane. Tout nystagmus déclenché dans de telles conditions est pathologique car il indique une asymétrie sur les circuits vestibulo-oculaires. Il bat vers le côté le plus puissant.
Pour l’exploration dans le plan horizontal, le mouvement de la tête est effectué de haut en bas mais le nystagmus observé n'a pas de valeur sémiologique univoque. En effet, un nystagmus vertical peut être observé chez des sujets indemnes de toute pathologie des récepteurs ou des voies vestibulaires.
La réalisation de ce test est améliorée par la vidéonystagmographie :
[P1]
Mantel-Haenszel (test de) l.m.
Mantel-Haenszel (test)
Test statistique non paramétrique pour estimer les liens entre plusieurs variables qualitatives et une variable qualitative.
N. Mantel et K. Haenszel, biostatisticiens américains (1959)
[E1]
Édit. 2020
Master (test de) l.m.
Master’s test, two-step test
Épreuve destinée à l’étude de la fonction cardiaque et plus particulièrement de l’électrocardiogramme dans l’effort.
Elle consiste à faire monter et descendre par le sujet étudié, un escabeau de deux marches de 20 cm de haut, pendant une minute et demi, à une cadence variable avec l’âge, le sexe et le poids.
Le test de Master est une des épreuves utilisées pour déceler l’insuffisance coronaire avant ses manifestations cliniques. On lui préfère généralement aujourd’hui l’utilisation d’un tapis roulant ou d’une bicyclette ergométrique.
A. M. Master, médecin cardiologue américain (1929 et 1935)
McArdle (maladie de) l.f.
McArdle’s disease
Myopathie métabolique à transmission autosomique récessive due au déficit enzymatique en phosphorylase musculaire qui dégrade le glycogène musculaire lors d’un exercice, ce déficit étant responsable d’une accumulation sous-sarcolemmique et intermyofibrillaire de glycogène (glycogénose de type V selon la classification de G. Cori).
Les manifestations débutent à la puberté, elles se caractérisent par une fatigabilité neuromusculaire, des crampes et des myalgies survenant à l’effort avec un « second souffle » à la poursuite de celui-ci.
Une absence d’élévation normale de l’acide lactique dans le sang veineux est observée lors du test à l’effort sous ischémie et la créatinekinase, déjà élevée au repos s’élève encore. Des épisodes de myoglobinurie surviennent dans la moitié des cas. Le déficit musculaire prédomine aux ceintures et devient permanent ; dans un tiers des cas une atrophie modérée plutôt proximale se développe.
Le diagnostic repose sur la biopsie musculaire qui montre une absence de phosphorylase sous coloration spécifique. Aucun traitement n’est connu, sauf à retenir l’utilité d’un régime riche en protéines. On doit simplement limiter l’exercice musculaire pour éviter l’apparition des symptômes.
L’anomalie génique se situe sur le chromosome 11 (11q13) et le produit du gène est la myophosphorylase.
B. McArdle, pédiatre britannique (1951), C. F. Cori (1896-1984) et Gertry Theresa Cori-Radnitz (1896-1957), médecins et chimistes américains d’origine tchèque, prix Nobel de médecine 1947.
Syn. glycogénose de type V
→ glycogénose, phosphorylase, myoglobinurie
MacIntosh (test de) l.m.
MacIntosh test
Manœuvre clinique permettant d'apprécier une instabilité antérolatérale du genou par lésion du ligament croisé antérieur.
Le genou d'abord placé en extension est porté progressivement en flexion avec valgus et rotation interne du tibia. Le plateau tibial latéral se subluxe en avant en légère flexion puis se réduit en flexion plus accentuée avec une sensation de ressaut.
Lemaire (signe de), jerk test
R. D. Galway et D. L. MacIntosh, chirurgiens canadiens (1972) ; M. Lemaire, chirurgien français (1967)
McNemar (test de) l.m.
McNemar test
Test statistique paramétrique pour estimer les liens entre deux échantillons appariés et une variable qualitative.
Q. McNemar, statisticien américain (1947)
[E1]
Édit. 2020
méthodes de substitution absolue l.f.p.
methods of absolute replacement
Destinées à réduire l’étendue de l’expérimentation animale, elles utilisent divers procédés d’analyse in silico et in vitro.
- Systèmes experts permettant de modéliser les résultats obtenus de bases de données in vivo/in vitro dits également “méthodes QSAR”( pour Quantitative Structure Activity Relationships).
- Méthodes physico-chimiques, comprenant en particulier le DPRA (pour “Direct peptide reactivity”) permettant de prédire un potentiel sensibilisant, l’emploi de méthodes physiques, en particulier par chromatographie en phase liquide à haute performance, en remplacement de procédés biologiques pour le dosage et l’évaluation de la qualité des protéines recombinantes à usage thérapeutique.
- Systèmes reconstituée mettant en œuvre des récepteurs et des enzymes purifiés tels que les systèmes de cytochromes reconstitués pour suivre les voies de métabolisation d’un xénobiotique.
- Méthodes de biologie moléculaire à haut débit, dites “Omiques”.
- Méthodes utilisant des micro-organismes échappant à l’heure actuelle aux règles générales de considération des êtres vivants (par exemple test d’Ames pour la recherche d’éventuels effets mutagènes).
- Utilisation de cultures cellulaires (lignées ou cultures primaires).
- Utilisation de tissus reconstitués (par exemple peau, cornée, épithélium alvéolaire, etc.).
En fait ces méthodes ont actuellement des limites à leur utilisation en procédé unique de remplacement de l’animal entier.
Étym. lat. substituere : mettre à la place (de sub- et statuere : placer sous)
microstrabisme n.m.
microstrabismus
Hétérotropie non évidente à la simple inspection.
Le cover-uncover test est soit négatif, soit positif avec alors un très petit mouvement de refixation. Ce sont surtout les épreuves sensorielles qui font le diagnostic en mettant en évidence des anomalies soit monoculaires (amblyopie), soit plus souvent binoculaires (neutralisation, correspondances anormales, mauvaise stéréoscopie).
Étym. gr. micros : petit ; strabos : qui louche
Syn. microtropie
migration des macrophages (test de) l.m.
macrophage migration test
Test utilisé pour détecter et mesurer l'immunité à médiation cellulaire.
Les lymphocytes et les macrophages sont mélangés et introduits dans des tubes capillaires et incubés pendant une nuit dans un milieu de culture. Dans un milieu normal, les macrophages vont migrer en dehors des tubes. Dans un milieu contenant l'antigène, le MIF (Migration Inhibition Facor) produit par les lymphocytes sensibilisés agit directement sur les macrophages en inhibant leur migration à l'extérieur du tube.
Mariam George et J. H. Vaughan, biologistes américains (1962)
Étym. lat. migratio, de migrare : changer de séjour ; gr. macros : grand ; phagos : mangeur
→ facteur d'inhibition de la migration des macrophages (MIF)
milieux de culture du complexe tuberculosis l.m.p.
tuberculosis complex culture
Milieu solide à l'œuf coagulé, contenant du vert malachite pour inhiber la croissance des germes contaminants, le milieu de culture de Löwenstein-Jensen est le milieu de culture de référence.
À l'intérieur de ce complexe on ne peut identifier les différentes espèces en cause par hybridation. L'identification repose sur l'observation des colonies et sur les épreuves biochimiques.
Il existe plusieurs variantes du milieu de Löwenstein-Jensen : Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum poussent mieux si du pyruvate est additionné à ce milieu.
Le milieu de Coletsos donne des colonies plus volumineuses car en plus du glycérol, il contient du pyruvate et Mycobacterium bovis y pousse plus facilement.
Ces milieux à l'œuf sont très sensibles. Les colonies y ont un aspect caractéristique. Ils ont un très faible coût de revient, mais leur opacité ne permet pas d'observer l'apparition des colonies précocement. La culture est lente, 20 à 30 jours pour Mycobacterium tuberculosis, 45 à 60 jours pour Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum. Les souches de Mycobacterium tuberculosis résistantes à l'isoniazide ont aussi une croissance lente.
Les milieux liquides et celui de Sauton permettent la croissance de Mycobacterium tuberculosis en une dizaine de jours sous forme d'un voile.
L'épreuve à la niacine (niacin-test) est positive pour Mycobacterium tuberculosis ; il réduit aussi les nitrates en nitrites (nitrate+). Mycobacterium bovis est nitrate(-) et niacine(-).
[D1]
mini mental state examination (modèle d'interrogatoire) l.f.
Orientation
10 questions à poser pour apprécier comment fonctionne la mémoire. Les unes sont très simples, les autres un peu moins.
Quelle est la date complète d’aujourd’hui ?
Si la réponse est incorrecte ou incomplète, posées les questions restées sans réponse, dans l’ordre suivant :
1. en quelle année sommes-nous ?
2. en quelle saison ?
3. en quel mois ?
4. quel jour du mois ?
5. quel jour de la semaine ?
Je vais vous poser maintenant quelques questions sur l’endroit où nous trouvons :
6. quel est le nom de l’hôpital où nous sommes ?
7. dans quelle ville se trouve-t-il ?
8. quel est le nom du département dans lequel est située cette ville ?
9. dans quelle province ou région est situé ce département ?
10. A quel étage sommes-nous ?
Apprentissage /3
Je vais vous dire trois mots ; je vous voudrais que vous me les répétiez et que vous essayiez de les retenir car je vous les redemanderai tout à l’heure :
11. cigare citron fauteuil,
12. fleur clé tulipe,
13. porte ballon canard.
Répéter les 3 mots.
Attention et calcul / 5
Voulez-vous compter à partir de 100 en retirant 7 à chaque fois ?
14. 93------15. 86------16. 79------17. 72------18. 65
Pour tous les sujets, même pour ceux qui ont obtenu le maximum de points, demander : voulez-vous épeler le mot MONDE à l’envers ?
Rappel / 3
Pouvez-vous me dire quels étaient les 3 mots que je vous ai demandés de répéter et de retenir tout à l’heure ?
11. Cigare citron fauteuil,
12. fleur clé tulipe,
13. porte ballon canard.
Langage / 8
22. Montrer un crayon. Quel est le nom de cet objet ?
23. Montrer votre montre. Quel est le nom de cet objet ?
24. Ecoutez bien et répétez après moi : « PAS DE MAIS-DE SI-NI DE ET »
Poser une feuille de papier sur le bureau, la montrer au sujet en lui disant : Ecoutez bien et faites ce que je vais vous dire :
25. Prenez cette feuille de papier avec votre main droite,
26. pliée la en deux,
27. et jetez-la par terre.
28. Tendre au sujet une feuille de papier sur laquelle est écrit en gros caractère : « FERMEZ LES YEUX » et dire au sujet : Faites ce qui est écrit.
29. Tendre au sujet une feuille de papier et un stylo, en disant : voulez-vous m’écrire une phrase, ce que vous voulez, mais une phrase entière.
Praxies constructives / 1
30. Tendre au sujet une feuille de papier et lui demander: voulez-vous recopier ce dessin en fermant les yeux ?
(Un dessin simple : deux rectangles prolongés par un triangle et se croisant à angle droit). Selon une recommandation de l'ANAES, un score (1 point par question) rendu en fin de test inférieur ou égal à 24 points permet d'évoquer un état de conscience altéré et d'orienter vers le diagnostic de la démence. Le score est modulé et pondéré en fonction d'une grille de points correspondants à l'origine socio-culturelle de la personne, son niveau d'étude et à la durée totale de l'examen. En fonction des sous-scores de chacune des parties, le type de démence peut être précisé : les troubles mnésiques orientent davantage sur le diagnostic de démence type Alzheimer, alors que les déficits de l'attention orientent sur le diagnostic d'une démence sous-corticale, un syndrome frontal ou encore une démence vasculaire.
Réf. version consensuelle du GRECO (Groupe de Réflexion sur les Evaluations Cognitives)
→ Folstein (minimental test de), ANAES, Alzheimer (maladie d'), démence sous-corticale, syndrome frontal, démence vasculaire
[H1, H3]
Édit. 2018
MNI-test sigle m. pour test de MonoNucléose Infectieuse
MNI-test
Test d’agglutination rapide sur lame, mettant en évidence des IgM spécifiques de la mononucléose infectieuse.
mort cellulaire (après irradiation) l.f.
cell death
Disparition d'une cellule causée par son irradiation.
Elle peut se produire lors de la première tentative de division. Plus fréquemment la cellule irradiée peut présenter quelques divisions successives et son atteinte se manifeste par la disparition de la totalité de sa descendance. On désigne cette condamnation de la descendance sous le nom de mort différée ou mort mitotique de la cellule irradiée. Le mécanisme biologique en cause n'est pas établi ; on l'attribue à une aggravation progressive de lésions de l'ADN au cours des quelques divisions successives qu'elles autorisent.
La cellule est considérée survivante si sa descendance dépasse la 6ème génération, c'est-à-dire un effectif d'une centaine de cellules. Ce test est utilisé pour évaluer le taux de survie des cellules irradiées avec les techniques de clonage.
motricité gastrique (étude de la) l.f.
Activité mesurée par manométrie et par des techniques visant à mesurer la vidange gastrique (scintigraphie, échographie, test respiratoire à l'acide octanoïque marqué au carbone 13 ou 14, marqueurs de dilution incorporés au repas, marqueurs radio-opaques), ou à enregistrer les variations de potentiel intragastrique (électrogastrographie ou électromyographie des phénomènes moteurs).
La manométrie est également utilisée pour explorer la motricité de l'intestin grêle et du côlon.
mucus cervical l.m.
cervical mucus
Sécrétion mucoïde complexe et fluctuante, élaborée par le canal cervical de l’utérus, qui fait l'objet d'une production cyclique sous dépendance hormonale.
Il a deux fonctions : optimisation de l'ascension spermatique vers l'utérus en période féconde et barrage mécanique et chimique aux infections. Il subit des modifications qualitatives, quantitatives et structurales qui le rendent plus ou moins pénétrable par les spermatozoïdes en fonction du cycle. Tenant une place fondamentale dans le processus de la reproduction, il est fréquemment impliqué dans les stérilités féminines. Son évaluation par étude de sa filance et le test de pénétration croisée des spermatozoïdes, de Hühner, fait partie du bilan de base de l'infertilité.
M. Hühner, chirurgien urologue américain (1913)
mutagénicité (test de) l.m.
mutagenicity test
Test destiné à détecter le caractère mutagène d'une substance et à évaluer son éventuel caractère carcinogène.
B. N. Ames, biologiste moléculaire américain (1973)
→ Ames (test d'), CHO (test), chromotest SOS
myasthénie congénitale / dystrophie des ceintures l.f.
congenital myasthenia / proximal myopathy
Maladie neuromusculaire de l’adolescent se traduisant par une faiblesse musculaire prédominant aux régions proximales des membres et aux membres supérieurs aggravée à l’effort et par la répétition des mouvements.
Les examens biologiques et l’EMG sont presque normaux. L’affection, de transmission autosomique récessive a été isolée au Québec dans des familles de Canadiens français. Elle est liée à des mutations du gène Dok7 (downstream of tyrosine kinase 7), locus en 4p16.2, codant pour une proténe membranaire intervenant avec la protéine MuSK (muscle specific kinase) et la rapsyne dans l’ancrage des récepteurs de l’acétylcholine (RACh) sur la membrane postsynaptique. Le diagnostic est fait par le test génétique. Le traitement par sambutamol est efficace.
Myriam Srour, B. Brais, neurologues canadiens (2010)
Étym. gr. mus : souris, muscle ; astheneia : manque de vigueur ( a- privatif ; sthenos : force) : dys- : prfixe indiquant la difficulté, un défaut ; trophê : le développement, la nourriture